• - Venez voir ! hurle mon père, à peine rentré du travail.

    Nous l'entourons. Il a les yeux rouges, ses mains jointes tremblent. Ma mère arrive en s'essuyant sur un torchon. Il pose sur la toile cirée un morceau de papier journal enroulé. Comme fou, il n'a même pas pris la peine de se laver les mains.


    - J'ai trouvé, j'ai trouvé !


    Il défroisse délicatement le morceau de papier dont l'encre a bavé, en tremblant.

    - Regardez !

    Il ouvre ses mains... Une pépite ! Elle étincelle dans le reflet de nos prunelles d'enfants, clignote dans les yeux de ma mère.

    Il est beau, ce rêve. C'est mon plus beau.


    Auteur notamment du Thé au harem d'Archi Ahmed (1983), Mehdi Charef, qui a publié trois autres romans et réalisé onze films, retrouve l'écriture après treize ans d'interruption. Rue des Pâquerettes revient sur son arrivée en France en 1962, à 10 ans, dans le bidonville de Nanterre : il y raconte sa difficulté à comprendre son père, qui les a arrachés, lui, sa mère et sa soeur, à leurs montagnes pour les faire venir en France ; l'humiliation, la boue et le froid du bidonville ; mais aussi l'enthousiasme de son instituteur, l'amitié des camarades, la douceur d'Halima ; et sa grand-mère, persuadée que la vie d'un enfant qui pose autant de questions ne pourra être que trop pleine.

    Né en Algérie en 1952, romancier, scénariste et cinéaste, Mehdi Charef est arrivé en France en 1962. Il a connu les bidonvilles, les cités de transit et l'usine avant de publier quatre romans, tous au Mercure de France, et de réaliser onze films, dont Le Thé au harem d'Archimède (1984) et Graziella (2005).

  • Dans la communauté très unie du Paradis, un bidonville délabré caché au milieu des gratte-ciels luxueux de Bangalore, cinq jeunes filles à l'aube de l'âge adulte forgent des liens indestructibles. Musulmanes, chrétiennes, hindoues, homosexuelles ou hétérosexuelles, toutes pleines de vie, ces filles s'aiment, s'acceptent sans réserve et partagent le peu qu'elles possèdent. Jeunes femmes marginalisées, elles sont déterminées à se transcender. Lorsque le gouvernement local décide de raser leurs huttes de tôle afin de construire un centre commercial, les filles et leurs mères s'y opposent. Ensemble, elles partent en guerre contre les bulldozers envoyés pour détruire leurs maisons et contre la municipalité qui aimerait que les familles comme les leurs restent à jamais cachées !

    Mathangi Subramanian est éducatrice et auteure. Née dans le Minnesota, elle a vécu plusieurs années à New Delhi. Diplômée de Brown et de Columbia, elle a déjà publié trois livres jeunesse/jeunes adultes. Les toits du paradis est son premier roman pour adultes. Elle est l'une des membres fondateurs de l'institut UNESCO Mahatma Gandi d'éducation pour la paix.

  • Parmi les ordures de la décharge géante qui jouxte la ville de Mexico, Rafael a trouvé ce qu'il cherchait : un livre. Un vieux livre à la couverture rouge et usée. Voilà qui fera un cadeau idéal pour l'anniversaire de Pablo, son grand frère qui rêve de devenir médecin et qui fait tout pour y parvenir. Ils vivent seuls dans une minuscule cabane faite de cartons, dans le bidonville qui est le royaume de Mario, un tyran qui terrorise et rackette tout le monde.
    Au milieu du bidonville, dans les locaux de l'association « Au Coeur du Monde », Claire, une jeune Française, a choisi de s'occuper des plus démunis pendant un an. Elle a tout laissé en France : une vie confortable, des études florissantes et son fiancé.Tous ces personnages vont voir leurs destins se mêler grâce au Gipsy book, testament philosophique et spirituel d'un vieux gitan à son petit-fils. Alors qu'en ce matin du 19 septembre 1985, la terre se met à trembler à Mexico...

  • L'épidémie du coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Vulnérables physiquement et exposés publiquement, quand ils sont totalement à la rue, ils subissent souvent des niveaux élevés d'exiguïté et de promiscuité quand ils sont dans les centres d'hébergement. Pour Julien Damon se posent alors la question de l'ajustement des services, mais aussi des problèmes plus fondamentaux comme celui du consentement au confinement.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a récemment publié, chez le même éditeur, Qui dort dehors ?

  • Un jour, à Lourdes, en plein hiver, une belle dame apparaît à une petite fille toute simple. À partir de ce jour, la vie de Bernadette est bouleversée. Elle va porter au monde entier le message de la Sainte Vierge.
    Ce message de Lourdes qui touche encore aujourd'hui beaucoup de pèlerins et de malades : changer son coeur pour suivre Jésus.Les grands saints ont consacré leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire ouvre la grande aventure de la sainteté.Idéal pour les 5-7 ans.

  • « C'est exaltant de voir à quel point les couleurs sont différentes d'un pays à l'autre. On pourrait croire qu'il existe un nombre limité de jaunes, de roses ou de verts. Mais ici, les palettes de couleurs sont infinies. Je suis toujours surprise par un nouvel éclat doré que le soleil dessine sur un nuage en se couchant. Debjani ne m'avait pas menti : en Inde, tout a une couleur particulière. »La fin des aventures de Jade dont la vie ne cesse d'être trépidante! Cette fois, elle rejoint son amie Debjani à Calcutta pour créer une Fondation au coeur d'un bidonville. Parviendra-t-elle à mener à bien ce projet ? Son histoire d'amour avec Gaspard résistera-t-elle à l'éloignement ? Et quel est ce parfum de mystère qui plane sur la ville...

  • Une amnistie vient d'être promulguée au Brésil et l'ex-gouverneur de l'État de Pernambouc, Miguel Arraes, rentre à Recife en septembre 1979 après quinze ans d'exil. À cette occasion, Robert Linhart part enquêter dans les régions sucrières du Nord-Est brésilien : comment les ouvriers agricoles ont-ils vécu ces années de dictature ? Où en est le mouvement paysan ?
    Exode des paysans vers les bidonvilles. Progression de la faim avec la monoculture sucrière. Travail des enfants.
    Trente-cinq ans après sa parution en 1980, ce livre reste un témoignage accablant sur la situation de l'époque et, par bien des aspects, sur celle d'aujourd'hui.

    « Mourir de faim avec tous les documents du monde, contrat de travail assurances, fiches de paye. Mourir de faim pour le "modèle exportateur" et les rentrées de devises.
    À mesure que je recueillais témoignages et données, la faim m'apparaissait avec une terrible netteté comme la matière et le produit d'un dispositif compliqué jusqu'au raffinement. La faim n'était pas une simple absence spectaculaire, presque accidentelle, d'aliments disponibles. (...) Ce n'était pas une faim simple, une faim primitive. C'était une faim élaborée, une faim perfectionnée, une faim en plein essor, en un mot, une faim moderne. Je la voyais progresser par vagues, appelées plans économiques, projets de développement, pôles industriels, mesures d'incitation à l'investissement, mécanisation et modernisation de l'agriculture. Il fallait beaucoup de travail pour produire cette faim-là. De fait, un grand nombre de gens y travaillaient d'arrache-pied. On s'y affairait dans des buildings, des bureaux, des palais et toutes sortes de postes de commandement et de contrôle. Cette faim bourdonnait d'ordres d'achat passés par télex, de lignes de crédit en dollars, marks, francs, yens, d'opérations fiévreuses sur les commodities markets (les Bourses de matières premières, où les spéculateurs vendent, revendent, achètent, rachètent dix, quinze, trente fois le même lot de sucre, de cacao ou de coton avant même qu'il ne soit récolté, faisant chuter ou s'envoler les cours, toujours de façon à concentrer les bénéfices et à déposséder le petit producteur direct), de transactions foncières, d'anticipations, d'astuces et de bons coups. On n'en avait jamais fini d'entrer dans le détail de la production de cette faim. »

  • Depuis que maman a dit à ma grand-mère qu'on allait bientôt rejoindre mon père en France, Hanna vient tous les jours à la maison. Pour mon père, vivre sans nous est une épreuve. Nous lui manquons, la décision est prise. Moi, au début, je n'ai rien ressenti, je ne savais pas quel effet ça faisait d'être là-bas. Ensuite, je me suis mis à vivre avec une inquiétude tenace que je trimballais partout. Et la tristesse en prime : quitter Hanna, le reg, ma tribu, Abdel, tout. J'ai prévenu l'école de mon départ. La maîtresse est ravie pour moi. Elle dit qu'en France, il y a des feux verts et rouges qui règlent la circulation, des cabines d'ascenseur dans les maisons très hautes, des trains qui roulent dans les tunnels. - Ton père habite où ? Quand j'ai répondu Nanterre, elle était moins ravie pour moi... Du reg algérien de son enfance au bidonville de Nanterre, Mehdi Charef raconte les tribulations d'un petit garçon dont la vie n'a pas toujours été facile. Pour vivre, il a dû se battre : chez lui, sur la terre de ses ancêtres, comme en France, son nouveau pays d'accueil, au milieu des années 1960. Humaniste et généreux, l'auteur dresse un tableau attachant de sa famille et propose le récit de son expérience d'immigré.

  • Au milieu des bidonvilles de Calcutta, Mère Teresa est le sourire qui réconforte, les bras qui consolent, les mains qui caressent, le regard qui rend la dignité, les larmes qui compatissent, la lumière de Jésus dans les ténèbres de la misère.
    Elle trouve Dieu dans les plus pauvres, elle les chérit et devient la mère de tous.Les grands témoins de la foi consacrent leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire est un chemin vers la sainteté.
    Idéal pour les 5-7 ans.

  • Au coeur de la Pologne occupée par les Allemands, les jeunes prennent les armes pour se défendre. L'un d'eux s'y refuse, croyant plus à la force de la prière.
    En réponse à l'appel de Dieu, il devient prêtre au péril de sa vie. Ce jeune homme s'appelle Karol Wojtyla.
    En 1978, il est élu pape et prend le nom de Jean-Paul II. Il va faire trente fois le tour de la Terre pour annoncer l'amour de Dieu.Les grands témoins de la foi consacrent leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire est un chemin vers la sainteté.
    Idéal pour les 5-7 ans.
    Découvrez vite les livres Mame en format numérique.

  • - 50%

    Puerto Apache

    Juan Martini

    Puerto Apache est un bidonville autogéré en plein coeur de Buenos Aires, sur la rive du río de la Plata. Ses habitants sont pleinement conscients de leur condition d'exclus et se revendiquent comme étant " un problème du XXIe siècle ". Parmi eux, le Rat, qui vit de petits larcins. Mais son activité la plus lucrative, c'est de travailler pour un caïd de la ville : il doit retenir des séries de nombres, sans les noter, et les restituer telles quelles à un autre dealer. Il ne sait pas à quoi tous ces chiffres correspondent, mais qu'importe, l'affaire paie bien... Jusqu'au jour où il se retrouve pieds et poings liés sur une chaise, passé à tabac par des inconnus qui voient en lui plus qu'un simple maillon de la chaîne. Qui veut la peau du Rat ? Pourra-t-il trouver refuge dans les rues de Puerto Apache ?

  • Quatre Algériens partent étudier en France après avoir décroché leur Bac : comme beaucoup, ils rêvent du pays des Droits de l'Homme, et c'est portés par leurs rêves qu'ils découvrent le froid, le racisme et le terrorisme. Désireux de tirer l'humanité vers le haut, ils sèment des graines de paix là où la guerre, les politiques et la diplomatie ont toutes échoué.


  • L'incertitude domine le débat sur les nouveaux territoires urbains, souvent perçus par défaut : non-ville, a-t-on dit durablement dans des revues savantes. La volatilité du vocabulaire qui désigne ces espaces est particulièrement sensible au cours des périodes d'extension urbaine forte et rapide, comme la fin du XIXe siècle ou les cinquante dernières années du XXe siècle. Les mots tentent alors leur chance et leur succès dépend de leur degré d'appropriation sociale. Les mots de la ville s'expriment dans des registres aussi bien universels que très localisés ; leurs références combinent des éléments géographiques, économiques et sociaux qui se traduisent par des termes techniques, des appellations populaires ou des toponymes. La richesse des lexiques étudiés dans cet ouvrage réflète la grande variété des modèles de croissance des villes qui, bien souvent, n'exclut ni la monotonie des paysages ni la violence de la modernité.

  • Mirages

    Daniel Boulon

    De 1984 à 2008, au coeur d'une Afrique bigarrée, les itinéraires croisés de plusieurs personnages et leur parcours dans un univers de misère. Une belle leçon d'amour et d'espoir pour ce livre qui mêle avec talent réalité et fiction.
    L'Ethiopie est ravagée par la famine, les villages sont mis à feu et à sang. Le petit Amanuel voit son père sauvagement assassiné et sa soeur disparaître. Il doit alors fuir avec le reste de sa famille vers Addis-Abeda et se réfugier dans un bidonville. Amanuel et ses frères grandissent dans la rue. Ils y survivent à l'aide de petits boulots, de larcins, de mendicité, dans un environnement où règnent l'injustice et la violence. Adultes, ces enfants rêvent d'une vie meilleure et de Djibouti, eldorado pour ces candidats idéaux à l'exil. Chimère et désillusion. Seuls les plus téméraires dépasseront leurs rêves.

  • Haïti, première décennie du troisième millénaire.
    Célestina, femme pilier de son quartier populaire, en pince un peu pour son employé et locataire, Charlemagne Exumé. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que le jeune informaticien a reçu bien malgré lui des pouvoirs étranges dont il ne sait que faire. Certes, il y a du travail pour un super-héros tropical : manigances du président Messidor : manigances du président Messidor, réussite grimpante du caïd Nickelson... mais la tâche est-elle si simple ?
    Ne vaut-il pas mieux se contenter de regarder papillonner dans l'entourage de sa patronne les nombreuses fleurs du quartier, de petite et de grande vertu, Louzie, Dorothy et surtout Mamoune, la belle conquérante ?

  • A lo largo de 50 años labarriada se ha constituidoen una modalidad de accesoal suelo y a la viviendapara quienes por alguna uotra razón se han encontradoexcluidos de losmercados convencionales.Vistas en la historiareciente de la ciudad deLima, las barriadas no sonsolamente esteras ni invasiones.Se han convertidoen un elemento constitutivode la estructura mismade la ciudad, tanto ensus aspectos físicos comoculturales.El libro que presentamoscumple dos objetivosigualmente importantes.Por un lado describe laevolución de las barriadasde la ciudad de Lima hastanuestros días, y por otroanaliza la evolución de laspolíticas hacia la vivienday la barriada, así como delos parámetros de interpretaciónde estas realidades.La definición mismade lo que se entiendepor barriada es objeto deun tratamiento que examinapreviamente la evoluciónen su comprensión.El lector encontrará eneste texto un completoensayo de reconstrucción histórica y geográfica delas barriadas en la ciudadde Lima. La informaciónempírica que muestra ylas tendencias que analizaresultan fundamentalespara efectuar un balanceque nos permita entrar delleno a repensar la ciudadde Lima de la década delnoventa.

  • La comparación de los datos recolectados en ocho barrios populares de Quito y de Guayaquil permite, por una parte, estudiar de manera evolutiva la "integración" progresiva de estos barrios al tejido urbano "tradicional" y evidenciar la existencia de transferencias funcionales, de mutaciones socio-económicas, de transformaciones arquitectónicas en estos barrios, el funcionamiento de estos espacios urbanos y su estructuración interna y externa, y por otra, entender las analogías y las diferencias existentes a nivel de la consolidación de los barrios de las dos ciudades. ¿Llega a ser el barrio popular de antigua formación un barrio en el estricto sentido de la palabra? ¿Son los procesos de evolución idénticos en las dos ciudades? ¿Es la "velocidad" de consolidación igual en Quito y Guayaquil? ¿Influyen en el grado de consolidación las diferentes formas de acceso a la tierra urbana y las estrategias de la población y de las organizaciones barriales? ¿Induce el crecimiento demográfico de los barrios populares una extensión de la superficie urbanizada y/o una tugurización de los "antiguos" barrios populares? Son unas de las preguntas a las cuales será quizá posible aportar elementos de respuesta.

  • En las barriadas de Lima la vivienda se produce por medio de la autoconstrucción espontánea, sin que los pobladores cuenten con la asistencia técnica del Estado o con el apoyo de algún organismo público o privado. Cerca de 150,000 lotes en Lima ya tienen muros de ladrillo y otros 150,000 lotes van a tenerlo en los p´roximos años. ¿Hay algo que aprender de la experiencia de las barriadas ya consolidadas? Más del 50°/o de las edificaciones en barriadas limeñas han superado la etapa de la estera desde hace 10 años. Ha llegado, entonces, el momento de evaluar las ventajas y desventajas de este sistema de provisión de vivienda popular y de romper con el mito de los desarrollos espontáneos de la vivienda en el Perú Una de las principales conclusiones del presente libro -resultado de una investigación llevada a cabo en barriadas con más de 15 años de lotizadas y cerca de 20 años de formadas- es que el Estado no puede eludir ahora la responsabilidad que le toca en apoyar a la vivienda popular que se construye.

  • « La vie est douce à l'ombre des terrasses profondes du quartier toujours fleuri des Jacarandas. Qu'importe la sécheresse au-dehors, les bidonvilles qui n'en finissent de gonfler et la corruption qui ronge le pays, le gin-tonic coule à flot et on trinque à la douceur africaine. Tomas est le roi de Bulawayo, il a tout, une épouse parfaite, des maitresses, de l'argent, beaucoup, et même l'amitié du Président. Mais le vent va tourner, et Tomas, tout perdre. »

empty