• Le Japon est la planète habitée la plus proche de la Terre : pas facile, de prime abord, d'en saisir les codes, d'explorer ses facettes cachées, d'identifier ses tabous et ses obsessions. Des réalisateurs et écrivains nous ouvrent pourtant la voie pour comprendre ce monde si proche et si lointain, pour peu que nous soyons attentifs à ce qu'ils disent entre les lignes ou en pleine lumière. Il est question ici d'un archipel de livres et de films reliés par des passerelles qui permettent de circuler d'un point à l'autre, des premiers pas du roman moderne à l'Age d'or du cinéma. Au terme d'une déambulation en compagnie de Natsume Sôseki, Junichirô Tanizaki ou Ryû Murakami, d'Akira Kurosawa, Mikio Naruse ou Hirokazu Kore-eda, se dessine un portrait du Japon d'hier et d'aujourd'hui.Chaque chapitre est une fenêtre ouverte sur un aspect de la société nipponne, par laquelle je jette un regard d'écrivain."

    Né en 1963, à Limoges, Eric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, récits et nouvelles. En 2010, il reçoit Le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Nagasaki, traduit dans une vingtaine de langues. En 2012, il est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyôto, une expérience transcrite dans un journal, Malgré Fukushima.

  • Avant de s'imposer comme un immense metteur en scène - Les 400 coups, Jules et Jim, Fahrenheit 451, Baisers volés, L'Enfant
    sauvage, La Nuit américaine, L'Histoire d'Adèle H., L'Homme qui aimait les femmes, Le Dernier Métro, La Femme d'à côté, Vivement dimanche !, etc. -, François Truffaut (1932-1984) a inauguré une nouvelle façon de regarder les fi lms et d'en parler. Ses articles passionnés pour les Cahiers du cinéma en témoignent.
    Ce livre, devenu une Bible pour tous les cinéphiles, rassemble les articles que Truffaut avait lui-même sélectionnés : Capra, Hawks, Hitchcock, Kubrick, Wilder, Clouzot, Cocteau, Ophuls et Guitry notamment pour les Français, sans oublier les textes sur ses « copains de la Nouvelle Vague », ainsi que des articles consacrés à ses réalisateurs préférés : Ingmar Bergman, Jean Renoir, Charlie Chaplin, Orson Welles, Luis Buñuel, Carl Dreyer, Jean Vigo...
    Le premier de ces écrits : « À quoi rêvent les critiques ? » analyse l'ambiguïté des relations entre les créateurs et ceux qui les jugent. « Lorsque j'étais critique, écrit François Truffaut, je pensais qu'un fi lm, pour être réussi, doit exprimer simultanément une idée du monde et une idée du cinéma ; La Règle du jeu ou Citizen Kane répondaient bien à cette définition. Aujourd'hui, je demande à un fi lm que je regarde d'exprimer soit la joie de faire du cinéma, soit l'angoisse de faire du cinéma et je me désintéresse de tout ce qui est entre les deux, c'est-à-dire de tous les films qui ne vibrent pas. »

  • Elle voudrait tout y mettre... une âme lucide et apeurée se dissimulant dans une autre, le grand jeu héroïco-comique du désastre intérieur, l'incapacité à dire non, à se fâcher, à refuser, un paysage de charbon, quelques larmes, une grande actrice.Prix du Livre Inter 2012

  • L'incroyable parcours de vie de l'homme qui a réglé toutes les cascades du cinéma français et international depuis quarante ans.
    Sa vie est un roman. Pilote de course (deux titres de champion de France), ancien mari de Kiki Caron, vainqueur au 24 heures du Mans en 1997, Jean-Claude Lagniez débute dans les cascades de cinéma aux côté de Rémi Julienne avant de monter sa propre structure. Il a été la doublure de Roger Moore dans James Bond, a coaché Matt Damon, est l'ami de Jean Todt et Michael Schumacher, il a appris à conduire à Dany Boon et Guillaume Canet ne ferait pas un film sans lui.
    Sous les ordres John Frankenheimer, il a participé à la plus longue scène de poursuite automobile au cinéma avec Robert de Niro et c'est lui qui a réglé l'accident de scooter de Jean Dujardin dans les "Petits mouchoirs "
    Vous avez peut-être vu ses dernières poursuites en voiture dans Balle Perdue sur Netflix ou bien l'avez-vous confondu (comme Alain Delon) avec Gérard Depardieu qu'il a doublé sur de nombreuses cascades. C'est lui en tout cas qui a officié sur les Jason Bourne et Mission Impossible 6.
    Dans ce livre, il se raconte avec verve et dévoile les coulisses du cinéma français et international.

  • Dans ce journal de bord, Patrick Chesnais se raconte en toute intimité et toute liberté. Des larmes, des anecdotes, beaucoup d'humour. Après Il est où, Ferdinand ? (Michel Lafon, 2008), le nouveau livre d'un des acteurs préférés des Français.
    Dans son premier livre, Il est où, Ferdinand ? (2008), il évoquait le lien d'un " père orphelin ", écrasé de chagrin, et de son fils.
    Douze ans ont passé. Patrick Chesnais poursuit son journal intime du désordre quotidien, abordant aussi bien sa propre enfance, sa famille, ses amours que ses tribulations de comédien. Sans manquer de raconter ses incroyables histoires de survie.
    Des larmes, des bizarreries, des rires, des silences, des chuchotements et des imprévus : tels sont les ingrédients de ce livre où se manifestent à nouveau sa verve et son humour, entre ironie et désespoir.

  • Quand un fils de dictateur, chef de la propagande et fou de cinéma, rêve de faire un blockbuster, mieux vaut ne pas être de la distribution.
    Shin et Choi l'ont appris à leurs dépens. Kidnappés par Kim Jong-il en 1978, le célèbre réalisateur sud-coréen et son actrice vedette n'ont dû leur survie qu'à leur obéissance aveugle au Cher Dirigeant.
    Leur mission : faire de la Corée du Nord une grande nation du cinéma. Leurs moyens : illimités. Leur salaire : la peur. Leur espoir : la fuite. Leur hantise : la mort.
    Dans ce thriller grinçant, où le spectacle de l'arbitraire provoque autant le rire que l'effroi, tout paraît invrai¬semblable - et pourtant tout est vrai.

  • Sophia Loren

    Sophia Loren

    C'est la découverte d'une boîte remplie de lettres et de photographies qui inspire à Sophia Loren ce livre plein de vie, où se déploie le destin d'une gamine peu sûre d'elle mais d'une beauté « à faire ressusciter les morts », d'une jeune Napolitaine qui, en l'espace de quelques années, conquit le monde.
    Derrière la star, on découvre le sourire d'une femme timide mais déterminée, qui dès l'enfance a enduré bien des épreuves, a travaillé toute sa vie avec acharnement et a su aimer d'une passion authentique. Sophia Loren nous guide ainsi en personne dans sa ville natale de Pozzuoli dévastée par la guerre, dans la Cinecittà des premiers grands péplums américains, dans le Naples en noir et blanc de Vittorio De Sica. Elle nous fait marcher sur les pas de Cary Grant, Marcello Mastroianni ou Audrey Hepburn, nous emmène avec elle sur les tapis rouges de Hollywood, Cannes et Berlin en compagnie de Charlie Chaplin, Ettore Scola et tous les plus grands. Mais elle nous conduit aussi dans les coulisses, là où bat son coeur d'épouse, de mère et de grand-mère, au sein d'une famille qu'elle considère depuis toujours comme son meilleur film.
    Au-delà du voyage passionnant dans l'histoire du cinéma, c'est aussi un conte de fées qui, un jour, est devenu réalité.
    Sophia Loren compte parmi les actrices les plus célèbres au monde. Au cours de son extraordinaire carrière, elle a joué dans plus de cent films et remporté de multiples récompenses, parmi lesquelles le Lion d'or du festival de Venise, cinq Golden Globes, un prix d'interprétation féminine à Cannes, l'Oscar de la meilleure actrice, en 1962, pour La Ciociara, et, en 1991, un Oscar pour l'ensemble de sa carrière.

    Cahiers photo papier/numérique

    VO : Ieri, oggi, domani
    Portrait de Sophia Loren © Alfred Eisenstaedt / The LIFE Picture collection / Getty Images
    Éditeur original : Rizzoli
    © 2014 RCS Libri S.p.A., Milano.
    Tous droits réservés.
    Pour la traduction française : © Flammarion, 2014.

  • Le fil du temps

    Bernard Thomasson

    • Bookelis
    • 12 January 2019

    Ariana va-t-elle briser son rêve d'enfance et accepter de voir sa mère vieillir ? Jonas a-t-il vraiment rencontré le même jour la même femme avec 60 ans d'écart ? Qui est ce tueur en série qui s'intéresse tant à la vitesse ? Qu'est-ce qui pousse Tyler à rester dans l'immobilisme de Cuba, pays qu'il découvre à peine ? En séjour à la villa Médicis, cette romancière affirmée va-t-elle tomber dans les bras du jeune historien d'art qui lui sert de guide ? Comment gagner du temps en parlant avec son chat ?

    En 13 nouvelles - dont un mini-polar de 50 pages - Bernard Thomasson s'empare du temps, pourtant insaisissable, et le conjugue dans des récits de vie troublants et touchants.
    Entre le temps absolu régi par les lois physiques et celui que nous ressentons, parfois trop court ou parfois très ennuyant, il créé ce qu'Étienne Klein appelle dans sa préface un « tiers-temps » où la fiction entraîne le lecteur à la recherche de son propre temps.

    Auteur de plusieurs romans au Seuil ou chez Flammarion ('Un été sans alcool' sur la Résistance, plusieurs fois primé, 'Ma petite Française' qui raconte Berlin, ou '42 km 195' véritable plongée au coeur du marathon), Bernard Thomasson dévoile ici une nouvelle face de son talent.


  • Ce voyage vers l'ailleurs ne pouvait se faire qu'en chevauchant Pégase sur la ligne de l'esprit. "Car l'esprit est une droite lancée vers la lumière."


    Frédéric Halbreich nous propose ces"Vues du sol" comme autant de clichés improbables, dans une époque qui ne l'est pas moins.

  • Bertrand Morane avait une quarantaine d'années. Il vivait à Montpellier où il travaillait comme ingénieur à l'Institut Études de la Mécanique des Fluides. C'est un métier qui le satisfaisait mais auquel il cessait de penser dès qu'il avait franchi les portes du laboratoire car la passion de Bertrand était exclusive : la femme, les femmes, toutes les femmes.
    Pour Bertrand les jambes de femmes étaient des « compas qui arpentent en tous sens le globe terrestre, lui donnant son équilibre et son harmonie ».
    Ni playboy ni dragueur traditionnel, Bertrand était un chasseur solitaire et anxieux. Il n'avait pas de famille, pas d'amis et, sur son agenda, en face de la mention « Personne à prévenir en cas d'accident », il n'avait inscrit aucun nom. Comme tout le monde, Bertrand avait souffert, comme tout le monde, il avait fait souffrir, peut-être un peu plus que tout le monde...
    Il éprouvait une émotion véritable en face de chaque nouvelle femme, chacune lui semblait posséder quelque chose d'unique et d'irremplaçable, une promesse de plaisir qu'il ne fallait pas laisser se perdre.
    L'Homme qui aimait les femmes est à la fois le roman que le personnage principal du film écrit et le scénario du film de François Truffaut vient de tourner.

  • Sissie est une jeune orpheline qui rêve de devenir Chanteuse, mais elle devra grandir et persévérer pour devenir une diva ! Sans oublier le retour agaçant de sa rivale, l'ex de son futur mari, une fille insupportable... Les problèmes s'accumulent : la vie du couple est en balance, le voisin est au courant, la belle-mère s'y ingère, y compris les paparazzis... Un roman mené avec beaucoup d humour, qui mêle jalousie et persiflage.

    Biographie de l'auteur :
    Née en 1984, Divine Kanza est éditrice des éditions La lettrine Culture et Journaliste littéraire du magazine La lettrine Culture, mais elle reste avant tout une auteure. Son style d'écriture est cinématographique, loufoque, avec plein d'humour. Elle trouve sa place dans tous les registres littéraires. Son mouvement littéraire est le Burlesque : se traduisant par le cinéma, l'humour, le ton... Elle est également proverbiale et crée ses propres expressions françaises.Ses oeuvres contemporaines et classiques adaptées au style de Voltaire, Molière donnent un grand plaisir aux lecteurs.
    Son proverbe : - Sans l'amour je te hais, même étant borgne, et sans la haine je t'aime au point de ne plus te haïr.

  • « Un élargissement des frontières herméneutiques de la spatialité littéraire et
    cinématographique en francophonie constitue un important et nécessaire moment de réflexion que les études réunies dans ce volume veulent marquer. »

    Cet ouvrage est l'un des premiers travaux scientifiques consacrés aux littératures et aux cinémas francophones sous l'angle d'une géocritique postcoloniale. Développée au début des années 2000 autour des travaux de Bertrand Westphal, la géocritique est un nouveau champ d'étude de la représentation des espaces référentiels dans les narrations littéraires et non littéraires. Cet ouvrage en analyse les potentialités
    sémantiques dans les textes et les films francophones contemporains et montre comment des villes comme Dakar, Bizerte, Paris, Port-au-Prince, Libreville, Cyrthe ou le Cap révèlent de nouvelles topographies
    urbaines dont les formes architecturales et les histoires humaines sont reconstruites de manière surprenante dans les romans et les films francophones.

    Collaborateurs : Françoise Naudillon, Mbaye Diouf, Sihem Sidaoui, Obed Nkunzimana, Sada Niang, Whitney Bevill, Mouhamadou Cissé, Morgan Faulkner, Srilata Ravi, Josias Semujanga, Vincent Simédoh, Désiré Nyela, Kodjo Attikpoé, Lamia Mecheri.

  • Punaises

    Laurent Lemay

    Le temps d'un automne de bouette et de pluie, un jeune homme nous fait partager ses cigarettes de fins de soirée et son jogging matinal. Les études en cinéma et son emploi stagnant dans une petite épicerie de Rosemont. Les visites éclair dans le nid familial, où sa petite soeur s'isole depuis des jours et des nuits. Une audition pour obtenir un rôle minable dans un film d'horreur. Un plan de vengeance aux contours grotesques. Une idylle sans espoir, étanchée à coups de grands verres d'alcool et de rages de sucre. Voilà une histoire d'infestations multiples. Un je-ne-sais-quoi qui démange au fond du squelette. Et l'impossibilité de se gratter comme on le voudrait.


  • Qu'est-ce que vous vous dites quand vous vous levez fièrement, rempli
    de patriotisme, pour accomplir votre devoir civique et que l'on vous
    dit que vous l'avez déjà fait ? Y a-t-il un double de vous qui
    participez aux activités électorales à votre place ?
    A travers une écriture maîtrisée, St Antoine de La Vuadi nous livre sa plus belle nouvelle.

  • Séquences numéro 293 arbore une couverture rouge Cinemania, le festival de films francophones montréalais qui a fêté ses 20 ans en novembre. La revue ne cache pas son engouement pour cette manifestation marquée de présences cannoises fortes (notamment Party Girl, en couverture, auréolé de la Caméra d'or 2014) et issues d'autres festivals confirmés. Ce numéro fait aussi un retour sur d'autres festivals de films comme le FFM, Fantasia, le TIFF ainsi que sur le Festival Internacional de Cine de San Sebastián. Quant à la section « Laboratoire expérimental », on y célèbre le cinéma d'animation tchèque, et la section « Gros plan » s'attarde entre autres sur Gone Girl de David Fincher et Love Project de Carole Laure.

  • Oeuvre de fiction qui se penche sur la relation de trois amis sur le point de se séparer, le ciné-roman FM Youth, comme le film, livre un portrait réaliste de la jeunesse franco-manitobaine, dans ses goûts, dans sa langue, dans ses aspirations et dans ses conflits. La puissance de FM Youth est d'évoquer l'histoire collective d'une société en plongeant dans l'intimité et le drame humain des trois camarades. C'est une histoire racontée avec humour, parfois avec insolence et irrévérence, mais aussi avec tendresse et générosité.

    C'est à Saint-Boniface que vivent Natasha, Charlotte et Alexis. Incapables d'imaginer un avenir vécu dans une communauté aussi restreinte, Natasha et Charlotte sont à la veille de quitter pour poursuivre leurs rêves à... Montréal. C'est une séparation difficile pour leur ami Alexis. Sur une période de 24 heures, les trois amis sillonnent les rues de Saint-Boniface, visitent leurs endroits préférés, partent en quête d'amours impossibles, se pointent vers un house party, avant de se perdre dans leurs souvenirs et de faire leurs adieux.

  • En couverture de ce numéro, nous découvrons le personnage de King Dave, nouveau film de Daniel Grou (qui délaisse, le temps d'un film, son pseudonyme Podz). Récit d'une simplicité ahurissante, ce plan-séquence de 90 minutes demeure une surprise estivale qui partagera sans doute la critique et le public par son je-m'en-foutisme, son ton bordélique, son refus de narration linéaire, ses erreurs assumées. La revue nous offre, en plus d'une analyse critique, une entrevue avec le réalisateur. Ailleurs dans ce numéro, des articles abordent Francofonia d'Alexandre Sokourov, documentaire offrant un regard fascinant sur l'histoire du Louvre sous l'occupation nazie, La loi du marché de Stéphane Brizé, qui a valu à Vincent Lindon le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2015, et Au-delà des montagnes du réalisateur Jia Zhangke, surnommé le Balzac chinois. Le dernier long métrage d'Emmanuelle Bercot, La tête haute, portrait minutieux du parcours d'un jeune délinquant, ainsi que la dernière oeuvre du grand Nanni Morretti, Mia madre, sont aussi à l'honneur dans ces pages.

  • Fourteen-year-old Preston Craft is organizing a film festival for his school's film club. When one of the films goes missing two days before the festival begins, Preston is convinced it was stolen and is determined to get it back. The only indication of the theft is a suspicious shadow that Preston noticed right before he discovered the film was gone—but Preston is legally blind and no one quite believes him. However, not unlike the gritty private eyes in the classic black-and-white films he adores, Preston refuses to give up. Can he solve the mystery based on such a shady clue?

  • Température(s)

    Marie Alhondiga

    Sur un ton librement inspiré de "La vie est belle" de Roberto Bégnini et de "La vie devant soi" de Romain Gary, "Température(S)" propose une vision décalée de ce qui se passe dans nos sociétés depuis l'apparition du nouveau coronavirus. Aux pensées d'un jeune garçon passionné de cinéma, convaincu que seul Bruce Willis est capable de sauver le monde, se mêlent des points de vue tour à tour naïfs, oniriques, satiriques, optimistes ou pessimistes pour proposer une lecture différente de la pandémie de COVID-19. Dans ce roman, il est question de températures. De ses montées et de ses descentes incontrôlées à l'intérieur de nos corps et de nos esprits. De celles aussi qui régissent notre planète et ses changements d'état. Pour naviguer entre ces extrêmes qui arbitrairement oscillent entre brûlures du feu et brûlures de la glace, le héros nous entraîne vers un autre monde. Un monde tombé sous la coupe du règne de Pangolin 1er et du Joker aux cheveux jaunes dans lequel l'Italie ne parviendrait à survivre que grâce à ses Cannoli. Un marasme à faire rire, sourire ou peut-être même pleurer, rythmé par les envois réguliers des deux coeurs rouges de Cindy. Parce que tout bien considéré, il n'y a finalement que ça, qui vaut vraiment la peine. L'amour... Et les deux coeurs rouges de Cindy.

  • Le numéro du printemps de la revue Séquences est dédié à ceux et celles qui, en enseignant, en produisant, réalisant ou programmant font vivre le cinéma en région, loin de la métropole. Le dossier thématique leur cède la parole, d'abord avec la publication d'un manifeste pour la diversité territoriale du cinéma québécois, puis en présentant des portraits de travailleurs et artisans, en s'intéressant à Wapikoni mobile, à la conquête cinématographique de l'Abitibi ou encore au régionalisme et à la ruralité au sein du cinéma québécois. Le numéro se penche aussi sur le passage des Beatles au grand écran, sur le genre du film psychocosmique et sur la franchise L'Histoire sans fin. Retrouvez également plusieurs critiques de films récents, quatre courts métrages et une analyse de l'échange des points de vue dans une séquence du film Persona d'Ingmar Bergman.

  • Cette boite à vers fera la confidence


    D'une racine de la féminité


    Enfoncée quelque part dans la distance


    Entre nos regards court-circuités.



    Puisse-t-elle ne jamais oublier


    La portion de temps partagé


    En anges aux mains mouillées,


    Loin du confort envisagé !

  • L'air, le vent, le varech, les vagues. Le mont Saint-Pierre veille sur un petit village de Gaspésie bordé par l'eau salée du fleuve. L'hiver, les hommes partent chasser ou couper du bois dans la forêt. À leur retour, ils se rasent la barbe et font des enfants.

    1944, l'homme de la maison n'est pas là. Il n'est jamais revenu depuis qu'il a remarqué la singulière pilosité de sa fille. Il est vrai qu'une jeune fille de onze ans affublée d'une barbe n'a rien de banal. Et les rideaux de plus en plus épais qu'installe la mère aux fenêtres intriguent autant qu'ils dissimulent.

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