• Rosary, Californie. Ici, pas de palmiers et de plage dorée mais une raffinerie de pétrole, une décharge de pneus et de fervents chrétiens évangéliques. C'est ici que Helen tente de vivre une adolescence normale, malgré le décès de sa mère et un père à côté de la plaque. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa bande d'amis plus ou moins marginaux, les « Têtes-de-bite », et sur celui de sa tante, une voyante mal tolérée par la communauté.
    Alors que les adolescents se cherchent à coups d'Action ou Vérité et d'antiques romans porno, la tension monte à Rosary : le cabinet de voyance de la tante de Helen est de plus en plus menacé, et quelques-uns de ses amis commettent des actes qui pourraient leur coûter cher.
    Des dieux sans majuscule déborde de personnages aussi tordus que touchants. À les voir se lancer dans l'exploration hasardeuse de leurs coeurs respectifs, on glane de quoi réviser sa copie sur l'art et la manière de bâtir une famille face à un avenir dont on ignore tout.

  • Parmi les ordures de la décharge géante qui jouxte la ville de Mexico, Rafael a trouvé ce qu'il cherchait : un livre. Un vieux livre à la couverture rouge et usée. Voilà qui fera un cadeau idéal pour l'anniversaire de Pablo, son grand frère qui rêve de devenir médecin et qui fait tout pour y parvenir. Ils vivent seuls dans une minuscule cabane faite de cartons, dans le bidonville qui est le royaume de Mario, un tyran qui terrorise et rackette tout le monde.
    Au milieu du bidonville, dans les locaux de l'association « Au Coeur du Monde », Claire, une jeune Française, a choisi de s'occuper des plus démunis pendant un an. Elle a tout laissé en France : une vie confortable, des études florissantes et son fiancé.Tous ces personnages vont voir leurs destins se mêler grâce au Gipsy book, testament philosophique et spirituel d'un vieux gitan à son petit-fils. Alors qu'en ce matin du 19 septembre 1985, la terre se met à trembler à Mexico...

  • Dans une gigantesque décharge, en Italie, un groupe d'adultes et d'adolescents survivent en triant des déchets qu'ils recyclent, réparent et vendent. Il y a Iac, en rupture avec sa famille, Lira Funesta qui parle trop, Saddam le Turc qui lance l'appel à la prière du sommet d'un monticule de déchets, et Argos, le géant zimbabwéen. Il y a aussi le Vieux, toujours endormi sous sa couverture. Autour d'eux gravitent Silvia, fille d'un grand chirurgien esthétique, et Lorenzo, le pompier qui veut le bien de tous. La survie de la petite communauté va être mise en péril par la découverte de déchets toxiques, qui n'auraient jamais dû se trouver là... Véritable microcosme, la décharge, lieu de vie, de transit et de trafics, est un personnage à part entière de Corps à l'écart.

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