• Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • «Un roman exceptionnel. Le meilleur livre sur Haïti. Le plus fort, le plus juste, et peut-être le mieux écrit.» Dany Laferrière

    Résumé
    Retranchées dans des cités qui tirent leur nom de la légende biblique - Puissance Divine, Bethléem - des gangs de bandits pillent, violent et assassinent, en toute impunité. Celia, adolescente, cherche à survivre, tantôt en se prostituant, tantôt en faisant la chronique des femmes de la cité sur les réseaux sociaux, où elle devient influenceuse. Les villages de Dieu dit l'effondrement et la banalité du mal dans cette ville de Port-au-Prince livrée à ses démons.

    Extrait
    Je n'avais pas peur. J'étais habituée au bruit des armes. J'ai grandi dans cette cité où jamais il n'y avait eu de trêves, où la mort circulait à midi comme à minuit. Grand Ma était morte il y a neuf mois, de peur. C'était un soir particulièrement difficile d'un dimanche qui avait calmement commencé, jusqu'à ce que la rumeur circule que des gars du gang de Makenson avaient sifflé sur le passage de la copine d'un des membres influents de celui de Freddy alors qu'elle revenait de l'église. Les deux gangs qui faisaient la loi dans la Cité n'étaient jamais à court de provocations mutuelles, mais il n'y avait jamais eu, jusqu'à ce dimanche soir, d'affrontement direct. Je me rappellerai toujours les yeux exorbités de ma grand-mère, ses mains qui serraient fort mon poignet, et moi qui criais : « Grand Ma, tu me fais mal ! » Elle avait dit dans un râle : « Cécé, Célia, mon enfant, pitit mwen, Cécé, je sens que mon coeur va exploser, je vais mourir. »

    L'auteure
    Née à Port-au-Prince, Emmelie Prophète est romancière poète, et journaliste. Son oeuvre est publiée aux éditions Mémoire d'encrier.

  • Conçu comme un voyage botanique qui emmène le lecteur sur les cinq continents, Arbres en péril déploie l'histoire de ces migrants végétaux qui au fil des siècles ont agrémenté parcs et jardins, et dont l'avenir à l'état sauvage est largement menacé. Communément plantées dans notre environnement proche, les essences d'ornement peinent à subsister dans leur milieu naturel. Combien de cèdres, de séquoias, de marronniers et de milliers d'autres espèces subissent les nuisances causées par les hommes ? Surexploitation forestière, sécheresse, pathogènes, urbanisation galopante entraînent un déclin massif qui affecte près de la moitié de la diversité arboricole de la planète. Il subsiste toutefois l'espoir que le grand public par son intérêt croissant pour ces grands

    Technicien forestier et ingénieur écologue, David Happe s'investit depuis 25 ans en faveur de l'étude et de la protection de la biodiversité. Au travers de nombreux articles publiés dans des revues à destination du grand public ou des professionnels, il s'est régulièrement attaché à mettre en lumière la diversité et le rôle essentiel de la flore en général et des arbres en particulier.

  • Manifeste pour un vin inclusif Nouv.

    « Si vous attendez de ce livre un petit bouquin distrayant, passez votre chemin (non revenez, on va rire un peu quand même). Attention, ça va piquer : le monde du vin est largement sexiste, classiste, raciste, LGBTphobe et validiste. La bonne nouvelle c'est qu'on peut tenter de comprendre ce qui nourrit ces inégalités pour y remédier. Avec l'éclairage de linguistes, sociologues, anthropologues, mais aussi les témoignages de professionnel·les ou d'amatrices et amateurs de vin, j'ai exploré son langage, démêlé l'écheveau complexe et souvent tordu que constitue le vocabulaire du vin, décortiqué tout ce qui coince : misogynie, invisibilisation, harcèlement, plafond de verre, manque de légitimité... Les obstacles sont nombreux. Dans ce manifeste, je propose donc d'autres façons de s'exprimer un verre à la main, plus respectueuses de la diversité du mondovino. Parce que la langue est un outil d'émancipation et qu'on a tout à gagner à redonner du sens aux mots partage et convivialité. »

    Sandrine Goeyvaerts est caviste dans la région de Liège, sommelière, journaliste et autrice. Le Manifeste pour un vin inclusif est son cinquième livre.

    Sandrine Goeyvaerts est caviste dans la région de Liège, sommelière, journaliste et autrice. Le Manifeste pour un vin inclusif est son cinquième livre.

  • Prix Giller 2020
    L'un des livres incontournables de 2020, selon la revue Time Magazine, le
    New York Times et les revues Salon, The Millions et Vogue.

    Résumé
    Un jeune homme peint des clous au salon de coiffure du quartier. Une femme plume des poules dans une usine de transformation alimentaire. Un père emballe des meubles destinés à des maisons qu'il n'aura jamais les moyens d'habiter. Une femme au foyer apprend l'anglais en écoutant des téléromans.

    Souvankham Thammavongsa donne voix à des personnages qui luttent pour gagner leur vie, fait résonner leurs espoirs, leurs déceptions, leurs amours, leurs actes de résistance et surtout leur quête d'appartenance. Écrites avec compassion et ponctuées d'humour et d'ironie, ces nouvelles célèbrent ceux et celles qui tentent de trouver leurs repères loin de chez eux, ces ouvriers essentiels qui travaillent dans le bas ventre du monde. Avec une prose libre et intime d'une puissance inouïe, l'auteure dresse un portrait inoubliable d'enfants bienveillants, d'hommes blessés et de femmes fébriles pris entre cultures, langues et valeurs. Des personnages qui désirent la vie. Et dans ces nouvelles, ils vivent brillamment. Férocement.

    Tendre et farouchement vivant, le livre Le K ne se prononce pas présente Souvankham Thammavongsa comme l'une des voix les plus innovatrices de sa génération.

    Extrait
    L'enfant se mit à lire. Tout alla bien jusqu'à ce qu'elle arrive à ce mot. Il n'avait que cinq lettres, mais il aurait tout aussi bien pu en avoir vingt. Elle le prononça comme l'avait fait son père, mais elle sut qu'elle avait faux car Miss Choi ne tourna pas la page. Au lieu de cela, elle pointait le mot en tapant sur la page comme si par magie la bonne prononciation se ferait entendre. Mais l'enfant ne savait pas comment le prononcer.

    Tap. Tap. Tap. Une fille aux cheveux jaunes finit par s'écrier : « C'est knife ! Le k ne se prononce pas », levant les yeux au ciel comme s'il n'y avait rien de plus facile au monde.

    L'auteure
    Née dans un camp de réfugiés laotien à Nong Khai, en Thaïlande, et établie à Toronto, où elle a grandi, Souvankham Thammavongsa est l'auteure de trois livres de poésie. Lauréate du Prix d'O. Henry, elle a été artiste en résidence à la résidence Yaddo aux États-Unis. Elle a présenté son oeuvre au Musée Guggenheim de New York. Le K ne se prononce pas lui a valu le Prix Giller en 2020.

  • Résumé
    Après quinze années d'absence, Manuel revient à Fonds-Rouge, en Haïti. Le village est en proie à la sécheresse, les habitants vivent dans la pauvreté, les tensions sont quotidiennes. Manuel, qui a travaillé dans les plantations de canne à sucre à Cuba et qui connaît les techniques de l'irrigation, réussit à trouver une source. Après avoir partagé son secret avec Annaïse, il tente de persuader les villageois divisés de travailler ensemble pour faire circuler l'eau. Dans une ultime tentative de réconciliation, Manuel réussit à ramener la dignité humaine et la réconciliation à Fonds-Rouge.

    Gouverneurs de la rosée, chef d'oeuvre de Jacques Roumain, traduit dans plus d'une vingtaine de langues, est le livre de la solidarité, de l'amour et de la vie.

    Extraits de presse
    "Chaque fois, quelque part dans le monde, que l'on me demande un seul roman haïtien à lire, je réponds toujours Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain."
    Dany Laferrière

    "i>Gouverneurs de la rosée est peut-être unique dans la littérature mondiale parce qu'il est sans réserve le livre de l'amour."
    Jacques Stephen Alexis

    "Jacques Roumain nous livre une leçon de vie, osons le mot, un exemple de combat pour élever la part d'humanité en nous."
    Émile Ollivier

    "Il y a heureusement un assez grand nombre de livres dont on peut conseiller : lisez-les. Il y en a très peu dont on ait envie de dire : il faut que vous les lisiez. Si vous mourez sans les avoir lus, vous avez manqué quelque chose d'important. Gouverneurs de la rosée est de ceux-ci."
    André Still

    L'auteur
    Jacques Roumain est né à Port-au-Prince le 4 juin 1907. Il est sans doute l'écrivain haïtien le plus lu et le plus connu. Poète, journaliste, militant marxiste, romancier, polémiste, ethnologue, Jacques Roumain est décédé le 18 août 1944 à Port-au-Prince.

  • C'est l'ouvrage d'un homme qui, en théoricien, en praticien, en activiste, dédie sa vie à la défense de l'exception culturelle française qui a longtemps su échapper aux règles du marché et de la libre concurrence. L'auteur dénonce « les dogmes mortifères de la concurrence sans rivage et de la performance managériale ». La culture peut-elle changer la vie ? Oui, répond l'auteur car « elle donne un sens profond à des gestes ordinaires ». Un texte vraiment nécessaire alors que « les souverainistes », sous prétexte de s'opposer à la mondialisation, veulent occuper le haut du pavé et rassembler les foules tout en détruisant, eux aussi, la diversité.

    Serge Regourd, docteur en Droit public, est l'auteur de plus de deux cent cinquante publications qui portent sur la culture, la télévision, le cinéma, notamment L'Exception culturelle (PUF, 2004) et Éloge des seconds rôles (Séguier, 2005). En 2015, il s'engage en politique. Élu conseiller régional, il devient président de la Commission Culture de la Région Occitanie. En 2016, Serge Regourd, parfois surnommé le "professeur citoyen" devient professeur émérite à l'université Toulouse-1-Capitole.

  • Abandon

    Joanna Pocock

    Traduit de l'anglais par Véronique Lessard et Marc Charron

    Résumé
    Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages. À l'aube de la cinquantaine, Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre. En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandonaide à respirer.

    Extrait
    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, à l'essence qui est au centre de notre être.

    Échos de presse
    Il a fallu une femme pour écrire ce livre. Une écriture qui dit : Je suis ici, à l'intérieur d'un corps, un corps qui change, en interaction avec le monde qui change.
    Irish Times

    Envoûtant et profondément émouvant, Abandon nous oblige à considérer notre place dans un monde qui a plus de passé que d'avenir.
    The Spectator

    Abandon est une contribution importante à la bibliothèque de la nature
    Chloe Aridjis

    L'auteure
    Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création littéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Nouvelles de Norma Dunning
    Traduit de l'anglais par Daniel Grenier

    Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent. Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloolik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le sud. Ces récits drôles et crus disent le racisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être inuit.

    Extrait
    J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ça me donne de la puissance. Ça m'apporte un étrange réconfort.

    Prix et distinctions
    o Prix littéraire Danuta Gleed 2017-2018 ;
    o Livre de l'année INDIEFAB 2018 (nouvelles) ;
    o Prix Howard O'Hagan 2018 pour la nouvelle ;
    o Classé 7e parmi les 99 meilleurs livres de 2017 du quotidien National Post.

    L'auteure
    Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

  • Le livre
    Le roman retrace le périple de deux amants qui quittent la Syrie en guerre pour se refugier au Canada, l'un se projette dans l'avenir alors que l'autre est mourant. Histoire d'exil, La balançoire de jasmin s'inspire des Mille et une nuits. Le conteur Hakawati rappelle les fables de leur passé. Nuit après nuit, il tisse les souvenirs de leur enfance à Damas, de leur exil, de la guerre, de leur histoire d'amour tandis que la Mort partage leur logis et prête l'oreille à tous leurs secrets.

    Extrait
    « Pour nous, la plupart des lieux étaient interdits. Nous nous sommes rencontrés dans une Damas déchirée par la guerre, aimés dans une Beyrouth sectaire, installés ensuite au Canada. Nos préliminaires se résumaient à trouver un endroit où aucun agent de police, aucun parent en colère, aucun voisin curieux ne pouvaient nous voir. Rideaux tirés, nous retenions nos cris de plaisir dans un semblant d'intimité, un éphémère sentiment de sécurité. »

    Échos de presse

    « Deux amants face à la mort. Deux hommes que la guerre et les lois religieuses ont bien failli briser à tout jamais! [...] Roman d'une grande beauté, oscillant entre l'ombre et la lumière, mais empreint d'une belle poésie et d'une grande tendresse [...]. Assurément l'un des plus beaux romans sur cette thématique que j'ai lus depuis longtemps! »
    Billy Robinson, Les Libraires

    « Ce premier roman est à la fois le
    témoignage d'un coming out, une leçon d'histoire, une critique de l'autoritarisme et un plaidoyer sur la nécessité de raconter. »
    Kamal Al-Solaylee, Quill and Quire

    « Tour à tour sombre et merveilleux, violent et doux, le premier roman de Ahmad Danny Ramadan se lit comme la lettre d'amour déchirée d'un fils gay pour sa mère patrie, la Syrie - un regard porté sur notre époque afin de s'inventer un avenir. »
    The Globe and Mail

    L'auteur
    Né en 1984, Ahmad Danny Ramadan est romancier, conférencier, chroniqueur et militant pour la cause des réfugiés homosexuels. D'abord exilé au Liban, il s'installe à Vancouver en 2014. Après deux recueils de nouvelles publiés en arabe, il publie son premier roman (The Clothesline Swing / La balançoire de jasmin). Le roman a été traduit en hébreu.

  • "J'aimerais que vous la connaissiez la fille au ventre rond. Celle qui élèvera seule ses enfants. Qui criera après son copain qui l'aura trompée. Qui pleurera seule dans son salon, qui changera des couches toute sa vie. Qui cherchera à travailler à l'âge de trente ans, qui finira son secondaire à trente-cinq, qui commencera à vivre trop tard, qui mourra trop tôt, complètement épuisée et insatisfaite. Bien sûr que j'ai menti, que j'ai mis un voile blanc sur ce qui est sale."

    Un récit sans concession. La justesse du ton et de la voix. La parole belle, féconde et vraie. L'extrême humilité d'une réserve amérindienne. Des vies échouées au large d'une baie. La grandeur d'un peuple oublié. La condition humaine. Et une prose lumineuse.

    "Le regard neuf... Kuessipan est aussi différent de la littérature innue qui l'a précèdé que Le Survenant l'était des romans de la terre québécois."
    Louis Hamelin, Le Devoir

    "Bons baisers de la réserve... Naomi Fontaine est résolument tournée vers l'avenir."
    Chantal Guy, La Presse

  • Lâchez-nous la grappe ! déconstruire les injonctions pour se sentir plus libre Nouv.

    Sur son compte Instagram, Noémie partage sa vision bienveillante, pédagogique et inclusive du féminisme dans un joyeux mélange de mèmes, de réflexions personnelles et de "grands pas féministes"; envoyés par sa communauté.Dans son premier livre, elle raconte son parcours, ses expériences et ses prises de conscience successives des injonctions rencontrées depuis son enfance. Elle propose à toute personne qui le souhaite de la suivre, pas à pas, sur le chemin d'une déconstruction qui libère et redonne confiance en soi.Si vous n'avez plus envie de devoir porter des soutiens-gorges ou du maquillage pour vous sentir bien, si vous vous interrogez sur la répartition de la charge domestique dans votre couple, si vous voulez réfléchir à une éducation égalitaire pour vos enfants ou lutter contre l'injonction à en avoir... Vous trouverez dans ce livre des réponses à vos questions et des pistes de solution concrètes, émises sans jugement ni injonction contradictoire.

  • Recueil de poésie traduit en dix langues. Mémoire d'encrier détient les droits en langue française. Ciel de nuit blessé par balles est résolument un chef-d'oeuvre qui peint la vie humaine dans toutes ses facettes : l'exil, l'amour, l'enfance, le sexe, la violence. La poésie américaine retrouve ses grandes obsessions avec ce poète vietnamien de 28 ans.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Le troisième tome d'une série de danse pas comme les autres !
    Depuis qu'ils ont réalisé une vidéo avec la YouTubeuse BetterDanse, Victoire et ses amis se sentent pousser des ailes ! Victoire n'en revient pas de lire autant de commentaires positifs des internautes à son sujet. Elle commence enfin à avoir confiance en elle et à se considérer comme une vraie danseuse. Mais un
    post négatif fait tout basculer. Victoire se retrouve plongée trois ans en arrière, quand tous les élèves de son ancienne école se moquaient d'elle. Heureusement, elle peut compter sur ses meilleurs amis Antoine, Effia, Lou et Max pour la soutenir. Victoire parviendra-t-elle à reprendre confiance ?
    Une collaboration avec Gulli, 1ère chaîne jeunesse en termes d'audiences, qui est une vraie caution auprès des parents, notamment grâce à son prix du premier roman jeunesse et au lancement de son label " Lire avec Gulli ".
    Les tomes 1 et 2 sont toujours disponibles dans toutes les librairies :
    Une battle explosive et
    Le Concours vidéo. Retrouve aussi dans la même collection les trois tomes de la série " Objectif Champions ", et le premier tome d'une toute nouvelle série autour de la cuisine :
    Miam et Cie - Journal d'une apprentie pâtissière.

  • Enfile tes crampons et rejoins l'équipe pour ce troisième tome 100 % foot !
    Alors que le match de Coupe de France contre l'Olympique de Marseille permet au SC Mont-Soleil d'accéder aux 32ème de finale, l'équipe, qui se repose sur ses lauriers, se laisse distancer en championnat, jusqu'à frôler le ridicule et à se mettre en danger. Gilles Garnier, le coach, est en colère et le fait savoir, mais ses remontrances sont mal accueillies par certains joueurs. La scission est proche : d'un côté, Lily, Matéo et Thomas plaident pour plus de rigueur et organisent même des entraînements supplémentaires ; de l'autre, Liam, Mehdi et Nine assurent que Mont-Soleil est ainsi et que la discipline, ça commence à bien faire. Jade, qui pourrait éventuellement faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre, paraît distante et prétend qu'elle doit " plus travailler au collège "... Pour l'amour du football, parviendront-ils à s'entendre et à mettre de côté leurs différends ?
    Une collaboration avec Gulli, 1ère chaîne jeunesse en termes d'audiences, qui est une vraie caution auprès des parents, notamment grâce à son prix du premier roman jeunesse et au lancement de son label " Lire avec Gulli ".
    Les tomes 1 et 2 sont toujours disponibles dans toutes les librairies :
    Un match épique et
    Un pour tous, tous pour un !Retrouve aussi dans la même collection : les tomes 1 et 2 de " Graines de danseurs ".

  • Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • Alors que nous sommes confrontés à une crise sans précédent, alors que bon nombre d'entre nous mobilisent toutes leurs ressources pour traverser la tourmente, la solidité de nos raisons de lutter devient un enjeu vital. Mais tenir pour tenir n'a en réalité pas de sens. Il nous faut, pour cela, une cause plus profonde. Il nous faut, pour cela, l'espérance.Paul Valadier mène pour nous, dans ces pages aussi énergiques qu'inspirées, un magistral travail de discernement sur le véritable visage de celle-ci. Chemin faisant, il nous montre comment les épreuves, les échecs, les désillusions mêmes, peuvent nous le révéler. Ainsi ce livre ne traite pas seulement d'espérance : il exprime, en lui-même, un puissant témoignage personnel sur celle-ci.

  • Ayiti

    Roxane Gay

    Par l'auteure de Bad Feminist

    Dans Ayiti , Roxane Gay rompt avec les stéréotypes et les idées fausses
    sur les Haïtiens et les Américains d'origine haïtienne.

    Traduit de l'anglais par Stanley Péan

    Résumé
    Ayiti rassemble quinze récits de Roxane Gay explorant les expériences de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord. Gay n'hésite pas à critiquer ni à montrer comment les malheurs d'Haïti attirent les médias. C'est une langue crue, pleine d'audace et de saveurs, qui raconte Haïti.
    Un couple marié veut quitter le pays en bateau pour l'Amérique. Une jeune femme se procure un philtre d'amour vaudou pour piéger un camarade de classe. Une mère emmène un soldat étranger chez elle comme pensionnaire (de son lit !). Et une femme, qui déménage plus tard en Amérique pour une nouvelle vie, conçoit une fille au bord d'une rivière en fuyant un massacre terrifiant...

    Échos de presse
    « S'appuyant sur sa propre expérience de diaspora, Roxane Gay montre la complexité de l'identité haïtienne en Amérique. »
    Financial Times, Best Books of 2018

    « Gay offre l'image d'une Haïti honnête, vivante, respirante, et non statique ni condamnée. Ayiti donne aux lecteurs et aux lectrices une perspective plus nuancée du pays que la vision simpliste des nouvelles télévisées et d'Internet. Le livre attire notre attention de deux manières. Premièrement, il nous fait réaliser que nous sommes complices de l'idée qu'Haïti est une nation où dominent destruction et pauvreté. Deuxièmement, et peut-être avec plus d'impact, le livre suggère que la tragédie et la beauté ne s'excluent pas mutuellement, qu'en fait, ces deux réalités peuvent partager un espace compliqué. »
    Necessary Fiction

    L'auteure
    Roxane Gay, née en 1974, est une auteure, professeure et éditrice américaine d'origine haïtienne. Ayiti a été publié en anglais en 2011.

    Roxane Gay est l'auteure du best-seller Bad Feminist.

  • « Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. »

    Résumé
    "Je veux écrire à marée basse."

    Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

    Extrait
    Écoute : je ne cherche pas à rétablir, à déterrer les preuves, je ne cherche pas à me refaire une histoire pour revenir à quelconque origine. Je chante les mémoires minées, une dislocation désirante, je chante le coeur effondré des étoiles, l'horizon absolu d'un trou noir qui défigure l'espace-temps, je chante l'orgasme et la dépossession. Les glaciers fondent, relâchent des bactéries millénaires. À marée basse, on découvre les corps des noyés. Je veux écrire à marée basse.

    Point de vue de l'auteure
    Ce livre marque un autre rapport au genre, à la forme, à l'écriture. Il y a quelque chose de beaucoup plus vulnérable, mais aussi de beaucoup plus risqué. Je ne me mesure pas à la certitude des formes. Je ne suis plus intéressée par les prothèses narratives, les personnages, les événements. Je veux retracer autre chose. Le mouvement d'effritement de la vie même. Je veux que mon écriture veille les nombreuses extinctions dont nous sommes témoins.

    L'auteure
    Née à Montréal, Olivia Tapiero fait partie des voix les plus assumées de sa génération. Écrivaine et traductrice, elle a publié chez Mémoire d'encrier en 2017 Phototaxie.

  • o Nos abeilles meurent jour après jour et nous assistons, spectateurs, à un véritable effondrement de l'écosystème.o 40 % de notre alimentation dépend pourtant de la pollinisation. Qu'avons-nous fait
    pour en arriver là ?Apiculteur amateur à Tréogat, Sven Niel poste sur Facebook, en avril 2018, une vidéo intitulée "Mes abeilles sont en train de crever !" Il dénonce, dans un acte spontané, l'hécatombe à laquelle il fait face : une mortalité de ses abeilles hors norme. Cette vidéo sera visionnée 7 millions de fois. Porte-voix d'un mouvement d'exaspération, Sven Niel nous invite à devenir acteur du changement grâce à 10 solutions concrètes pour que chacun puisse agir au quotidien !

  • Je suis une maudite sauvagesse
    chronique d'An Antane Kapesh
    Édition bilingue innu-aïmun / français
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit en français par José Mailhot

    Résumé
    Un classique. Dans Je suis une maudite Sauvagesse, An Antane Kapesh dresse un constat de la situation des Autochtones et plaide en leur faveur. Monologue inquiétant. Cri d'une Innue qui voit son peuple se laisser assimiler et sa culture se détériorer sous l'action du Blanc.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    « Elle était Innue. Elle était née dans la forêt, avait vécu jusqu'à l'âge adulte comme nomade. Et il y a eu la réserve, le pensionnat, la haine, le racisme comme un système, le vol de son territoire, le vol de son humanité. Lorsqu'elle écrit : Je suis une maudite Sauvagesse, ce n'est ni de la témérité ni de l'arrogance. Elle pèse le poids de ce regard porté sur elle, sans baisser les yeux. Car elle sait, ce que nous avons oublié, nous les héritiers du Nord, elle sait la valeur de sa culture. Elle n'est pas colonisée. Je n'avais jamais rien lu de tel avant. »

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.


    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • La permaculture offre une approche bien précise et cohérente de ses plantations et de leur organisation. Dans cet ouvrage, Annie Lagueyrie, journaliste spécialisée en permaculture, vous apprend à bien choisir les plantes qui composeront et compléteront votre jardin ou votre potager : variétés, lieux de plantation et design, bonnes associations, besoins en lumière et en eau, entretien...Légumes, vivaces, arbustes ou arbres, plantez la bonne plante au bon endroit !

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

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