• L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Jean-Michel est très heureux, en apparence : il a une femme brillante, un enfant éveillé, une belle carrière dans l'immobilier. Pourtant, ce bonheur est illusoire.

    Les bleus sur sa joue pourraient être imputables à un mauvais coup au rugby. S'il n'ose pas en parler, c'est parce que la vérité est dérangeante. Un homme battu, c'est le déshonneur, mais battu par sa femme, c'est l'extrême soumission, la castration au ciseau à bois.
    Jean-Mi endure les gifles et reste avec sa femme, jusqu'au jour où une rencontre improbable lui ouvre les yeux sur sa vie de couple.
    « La violence est apparue incolore, insidieuse, avant d'éclabousser nos murs. D'abord une remarque désobligeante, ensuite des reproches, puis des gifles distribuées entre mes manquements et mes oublis. Je croyais que ce serait passager, que tu allais redevenir comme avant. Et plus tard, un coup de pied, un cendrier lancé à la figure. Tu me cognes pour canaliser la tempête qui prend toute la place dans ta tête.
    Parce que c'était plus qu'une claque, Marylène, c'était l'hôpital et des points de suture. Une gueule de mec brisé. »
    Nicolas Robin, 44 ans, est l'auteur de plusieurs romans, dont trois, très remarqués, parus aux éditions Anne Carrière : Roland est mort (2016), Je ne sais pas dire je t'aime (2017) et Une folie passagère (2019). Dans La Claque, il aborde le sujet encore méconnu et pourtant bien réel des hommes battus.

  • Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l'espoir toujours déçu d'apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s'affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l'aide à remettre d'aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l'importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n'est pas ce qu'il prétend.

  • Moi, violent ?

    Nous sommes collectivement de plus en plus conscients de la violence du monde : on parle de discriminations raciales, de violences sexistes, de crimes incestueux... pour ne citer que quelques-unes des violences ordinaires. Mais toujours, le violent, c'est l'autre ! Et dans nos relations, c'est justement cette peur de l'autre qui est source de violence. Cet ouvrage explore les différents aspects de cette violence interpersonnelle : la séduction, l'emprise, la jalousie, la médisance, l'indifférence, l'idéalisation...

    Pour chacun de ces poisons relationnels, il met en regard la lecture psychanalytique et le point de vue des trois religions abrahamiques - le judaïsme, le christianisme et l'islam - car dans leur quête d'Absolu, les religions sont les premières concernées par ces formes de violence. Accessible, précis et vivant, ce livre essentiel vient éclairer ce qui constitue le coeur du fanatisme en s'appuyant sur des exemples de la littérature, d'une part et sur des extraits des textes fondateurs (la Bible et le Coran), d'autre part.

    Tarik Abou Nour est imam, professeur, théologien, président de l'IESIP (Institut d'enseignement supérieur islamique de Paris) et responsable du premier site français de droit musulman malikite.

    Philippe Haddad est diplômé du séminaire israélite de France. Rabbin de l'Union libérale israélite de France (ULIF), il enseigne, il écrit et il est l'un des principaux contributeurs d'Akadem.

    Nicole Jeammet est psychanalyste et maître de conférences honoraire en psychopathologie à l'université René Descartes-Paris V. Elle est déjà l'auteure de plusieurs ouvrages.

    Gilles-Hervé Masson, prêtre depuis 1990, devient dominicain en 1999 et développe le département de théologie des éditions du Cerf. Il est actuellement vicaire à la paroisse Saint-Eustache de Paris.

  • Blood type T.3 ; jusqu'au sang

    K. A. Linde

    • Milady
    • 25 November 2020

    Le prix du sang

    Le monde a basculé dans le chaos. Reyna n'avait que vingt et un ans quand elle a accepté de devenir la compagne de sang du séduisant Beckham, pensant que ce n'était qu'un modeste prix à payer pour nourrir ses frères. Mais rien ne s'est déroulé comme prévu, à commencer par sa relation avec Beckham. À présent, prise dans le tourbillon d'une rébellion en déroute, Reyna doit fuir la cité conquise par l'élite vampire avec ses amis. Malgré les pertes subies, malgré leurs plans réduits à néant, Reyna devra trouver la force nécessaire pour enfin mener sa mission à bien et mettre un terme au conflit.
    « Délicieux, unique et sexy ! » Rachel Van Dyken, autrice de Reborn
    « Une série extraordinaire ! » Lady with a Quill
    « Le nouveau monde de K.A. Linde m'a littéralement captivée. » The Scarlet Siren
    « Un concept unique et original, mêlant passion, suspense et intrigue, écrit avec brio et instantanément addictif. » Totally Booked Blog
    « Cette nouvelle trilogie vous rendra accro. Intense du début à la fin. » Dreamy Reads

  • Séparée de son mari qui lui faisait vivre l'enfer, Lindsey a de nouveau l'impression d'être espionnée et suivie jusque chez elle. Et si Andrew, son ex-mari, était revenu ? Un thriller glaçant, par Chevy Stevens, l'auteure de Séquestrée, vendu à plus de 120 000 exemplaires.
    Lindsey a refait sa vie sur une île proche de Vancouver. Voilà dix ans, la jeune femme avait pris la décision de fuir avec sa fillette un mari qui, sous une apparence d'homme idéal, lui faisait vivre l'enfer.
    Aujourd'hui, Lindsey a la sensation d'être suivie et espionnée jusque chez elle comme autrefois. Pour elle, ca ne fait aucun doute : Andrew, son ex-mari sorti depuis peu de prison veut se venger.
    /> Andrew, lui, prétend qu'il a changé. Sincère repentance ou manipulation machiavélique ?
    L'enfer recommence ! Et ses flammes vont tout dévaster...

  • Ils se disent pères spirituels, directeurs de conscience, guides, éveilleurs. Trop souvent ils ne sont que des gourous. Comment distinguer l'accompagnateur du charlatan, dominateur et manipulateur ? Comment rompre avec les scandaleuses impostures qui ruinent les Églises ? Un guide enfin sûr !
    Plus jamais ça ! La tempête révélant les crimes des fondateurs s'abat sur l'Église catholique. L'effort de transparence ne saurait pourtant se résumer, prévient Pavel Syssoev, à établir la comptabilité du passé. Avant le viol physique, il y a le viol psychique. Derrière l'abus sexuel, se tient l'abus spirituel. Les deux participent de l'abus de pouvoir et c'est toute une représentation de l'autorité qu'il s'agit d'évangéliser sans cesse.
    Sous le prétexte de favoriser les charismes, la vague spiritualiste des guides de la contemplation a tourné à l'épidémie assassine des gourous de la domination. Le conseiller de l'âme s'érige progressivement en maître de tout. Il est prêtre, mais aussi laïc. Homme, mais aussi femme. Chef de communauté, mais aussi franctireur. Invariablement, il dit apporter la liberté et réclame la servilité. Il met la paternité spirituelle au service de ses intérêts propres.
    Dressant l'histoire de la direction spirituelle, précisant ses formes et ses limites, analysant ses déviations, Pavel Syssoev appelle à une prise de conscience radicale sur ce mal qui est à la racine des maux actuels. Puisant dans la Tradition, il donne aussi le cadre et les repères indispensables à la reconstruction d'une authentique relation de paternité spirituelle.
    Un livre tranchant qui s'adresse à tous ceux qui désirent le renouveau de la vie spirituelle dans l'Église.
    Dominicain, théologien enseignant la philosophie, Pavel Syssoev est spécialiste de l'histoire des doctrines et prédicateur des retraites. Il a reçu la charge d'être le prédicateur du pèlerinage du Rosaire à Lourdes en 2020.


  • Un témoignage et des conseils pratiques pour se libérer des relations toxiques

    Jackson MacKenzie a partagé sa vie avec un pervers narcissique et il témoigne dans ce livre de son histoire pour que d'autres victimes qui se retrouvent prises au piège comme lui prennent conscience du danger à vivre avec ce type de personnalités toxiques.
    Pour l'auteur, un pervers narcissique est avant tout un manipulateur, sans empathie, qui prend un plaisir sadique à faire du mal aux autres sans éprouver de remords. Lorsqu'on est en couple avec un pervers narcissique, après la phase d'idéalisation, qui crée un lien très fort de confiance, s'ensuivent une phase de dévaluation, puis un troisième temps avec une rupture soudaine avec la victime, souvent pour rejoindre une future victime.
    À ce stade, l'arrogance et la supériorité du pervers s'expriment ouvertement et violemment : mensonges, périodes de silence prolongé, provocations, accusations infondées...
    L'auteur décrypte à travers sa propre histoire les mécanismes de ce type de relation. Étape par étape, il détaille comment reprendre confiance en soi et en les autres, retrouver l'empathie.
    Un processus libérateur qui permet de mieux se connaître, de trouver enfin le bonheur et de ne plus jamais retomber dans ce type de relations perverses.
    Oui, on peut se remettre d'une telle relation, encore faut-il en décrypter les mécanismes pour réussir à y mettre fin !

    Un homme qui a partagé la vie d'un pervers narcissique

    Jackson MacKenzie est le cofondateur de PsychopathFree.com, un site qui rassemble une communauté de plusieurs millions de personnes qui ont vécu des relations perverses. Puisant dans son expérience personnelle, il aide ces personnes à se reconstruire en les caochant et à retrouver confiance en eux. Il a également écrit Whole Again: Healing Your Heart and Rediscovering Your True Self After Toxic Relationships and Emotional Abuse. Il habite aux États-Unis.

  • La neuvaine est une forme de prière toujours appréciée des croyants. Elle consiste à méditer, durant neuf jours consécutifs, des textes de l'Écriture et de la tradition ecclésiale, tout en confiant à Dieu une intention particulière. Ce livret présente une neuvaine inédite à Notre Dame qui ôte les épines. Le texte, revêtu de l'Imprimatur, est riche de citations bibliques et de références à la spiritualité mariale des plus grands saints. Cette neuvaine, qui se prie facilement, obtient de nombreuses grâces, notamment dans l'ordre d'une libération des blessures intérieures et extérieures qui font cruellement souffrir : épines de haine, d'incrédulité, de désespoir, d'orgueil, de mensonge, d'égoïsme, de dépendances aliénantes, de conflits relationnels, d'emprises démoniaques. Elle prend toute sa force si l'on veut bien se plier à une authentique démarche de conversion, qui passe par le repentir et la réconciliation.

  • À 16 ans, en 1989, Sophie Ducrey rencontre la communauté Saint-Jean, fleuron du renouveau catholique de la « génération Jean-Paul II ». Ayant de fortes aspirations spirituelles, elle se confie à un prêtre qui va devenir son accompagnateur. Elle témoigne ici de l'emprise psychologique dans laquelle elle va tomber, ainsi que des abus sexuels subis à partir de sa majorité.
    Il lui faudra près de quinze ans pour entamer des démarches afin de faire reconnaître la violence des actes dont elle a été victime. Au sein de la communauté Saint-Jean et de la hiérarchie de l'Église, elle subit une loi du silence dont elle montre, de manière précise et avec une rare acuité, la mécanique implacable. Et quand elle porte plainte devant la justice civile, les faits sont prescrits.
    Dans ce récit pudique et bouleversant, Sophie Ducrey raconte comment l'emprise et le déni ont pu étouffer sa liberté et sa parole. Elle nous offre aussi le récit vibrant du combat d'une femme - portée par une foi demeurée intacte - sortie vivante et plus forte de cette traversée de l'enfer.

  • La phobie, peur irrationnelle d´une situation sans danger manifeste, nous concerne tous. Chacun a connu sa ou ses phobies et a pu les perdre ou les garder. Peur des souris ou des araignées, vertige, claustrophobie, peur de rougir, phobies scolaires soulèvent la menace d´une angoisse gênante et parfois panique. Elles contraignent à des manoeuvres d´évitement ou à des conduites « contre-phobiques », mais elles marquent aussi le caractère et influencent les relations sociales, amoureuses, tout comme l´ensemble de la vie psychique.

  • L'éducation des enfants, l'accompagnement des parents, la prise en charge d'adolescents, le soin apporté aux personnes âgées mobilisent, comme toute relation humaine, de l'amour (donc de la haine), de l'affection (donc de la détestation), de l'empathie (donc de l'hostilité)... il est temps d'en parler ! Les sentiments, les affects, les émotions animent les premiers liens dans lesquels toute personne se construit, mais aussi tous ceux qui seront noués par la suite. Des aléas de ces premières relations - être mal aimé, trop aimé, insuffisamment aimé - va dépendre, pour une large part, le développement ultérieur du sujet. Puisque la relation est l'outil principal de l'action sociale, l'engagement du professionnel dans une rencontre affectée par les sentiments avec le sujet accompagné est nécessaire. À une époque où l'expertise savante tend à supplanter l'art de la rencontre, les coauteurs, chercheurs en sciences humaines et praticiens du travail social, montrent qu'il est indispensable de prendre en compte cette dimension centrale et d'assumer la responsabilité de cette charge à porter. 

  • Roman espistolaire ou roman policier, Le Dernier Eté est celui que vit le gouverneur de Saint-Petersbourg menacé de mort... En cette année 1906, les pressentiments qui hantent Lusinja von Rasimkara, l'épouse du gouverneur, vont se révéler justifiés. Quand elle a engagé un secrétaire pour servir de garde du corps à son mari, elle a scellé le destin de sa famille. L'arrivée de ce jeune homme hors du commun bouleverse les esprits. Il se rend bientôt indispensable. Son emprise protectrice ne cesse de grandir, mystérieuse, presque menaçante...

  • Pouvoir donner la mort implique de ne plus voir dans la victime un autre soi-même mais seulement un objet à supprimer pour servir des visées personnelles ou idéologiques. Or, si le criminel à l´échelle individuelle ou groupale peut prétendre ignorer l´énigme de son acte qui le dissocie de la solidarité humaine, c´est alors la société qui s´y trouve confrontée. Dans une absolue perplexité telle que la reflètent les médias, elle ne sait que multiplier les termes propres à la rejeter : « barbarie collective », « folie individuelle », autant de manières de répéter à l´infini la question sans se donner les moyens de répondre sur ce qui s´est effectivement passé et peut pourtant refaire surface à tout moment, en tous lieux et à toute époque. La psychanalyse apporte des éléments de compréhension sur la paralysie de la pensée liée à l´homicide, en vue de contribuer à le réintégrer dans une dimension qui permette de l´entendre, de le prévenir et de tenter de le soigner.

  • Dénouer les liens toxiques À l'oeuvre dans chaque type de relation (professionnel, amical, familial, amoureux), l'attachement peut receler un besoin parfois inconscient de dominer l'autre ou de s'y soumettre. Si chaque lien est potentiellement

  • Addictions, attaques psychiques, ruptures mentales : est démoniaque tout ce qui nous parasite. Les prières de délivrance des grandes traditions chrétiennes nous aident à nous en libérer.
    Le premier self-help détox contre le Malin et ses diableries.
    L'Évangile est une parole qui libère. Au fil de l'histoire, l'annonce de la liberté en Christ revêt des formes variées. Aujourd'hui, de plus en plus de chrétiens redécouvrent la puissance de la prière de délivrance.
    Alors que notre désir de liberté parfois s'égare et que les expériences de dépendance se multiplient (addictions, ésotérisme, relations malsaines), la prière de délivrance recentre la personne sur l'action de l'Esprit Saint en elle.
    Loin de l'idée sensationnelle qu'on peut s'en faire, elle est une ressource pour vivre le combat - ordinaire - de la vie chrétienne.
    Ce livre s'adresse à ceux qui découvrent comme à ceux qui ont besoin d'approfondir les fondements théoriques ou pratiques de ce ministère.

  • L'emprise émotionnelle peut être tout aussi dangereuse que la maltraitance physique. Mais elle est bien plus insidieuse tant il est parfois difficile de comprendre de quoi l'on est victime... et de s'en rendre compte à temps. L'emprise peut nous concerner tous car elle touche tous les domaines de la vie, que ce soit la vie professionnelle, amoureuse ou familiale, et toutes les classes sociales. Fort heureusement, il est possible de se protéger des relations toxiques et c'est tout l'intérêt de ce livre captivant et salvateur : - Comment reconnaître l'emprise émotionnelle dès les premiers signes. - À quel prédateur ai-je affaire ? Manipulateur, pervers narcissique, prédateur paranoïaque, psychopathe... Comment les différencier pour mieux s'en protéger ? Comment agissent-ils ? - Et, bien sûr, comment en finir avec l'emprise : les moyens de se protéger avant d'être victime, déceler les signes qui ne trompent pas, décrypter la relation, alerter un proche, accepter de l'aide... et se reconstruire. Votre vie vous appartient. Ne donnez à personne le pouvoir de vous dominer et de voler votre existence.

  • Joli coeur

    Dominique Meyer

    « Me pardonnerez-vous si, en racontant votre vie, j'en fais plus un roman qu'une biographie ? Du reste, comment puis-je savoir ce que fut votre vie ? »
    A partir d'une lettre écrite par sa grand-mère plus de cinquante ans avant, Françoise remonte le temps... Elle entreprend d'écrire Joli Coeur le roman d'une rencontre qui a bouleversé quatre femmes de sa famille. La guerre, entre temps, n'a pas réussi à reléguer les souvenirs... 17 ans d'amour, d'attente se sont écoulés dévalant le coeur d'Augustine comme un torrent plutôt qu'une douce rivière. Ils ont érodé son âme elle aussi en guerre, mais contre elle-même, une autre facette de sa cruauté.
    Dominique Meyer, enseignante, est l'auteur de cet ouvrage. Elle refusera qu'on l'encense, cependant on ne résiste pas à lui trouver des petits airs ou plutôt des grands airs de Maupassant pour sa verve réaliste parfois sans concession derrière laquelle elle et lui cachent un grand romantisme.

  • Mathilde a disparu

    Leno Solveig

    Ou est passee Mathilde ?
    Sa voiture est retrouvee sur le parking de l'entreprise.
    Sa voisine, ses collegues de bureau, ses parents, son ex-compagnon, son amoureux transi, d'autres personnes encore l'ont croisee le jour de sa disparition, mais finalement, qui la connaissait vraiment ? Au fil des temoignages, le policier charge de l'enquete decouvre une jeune femme aux prises avec de redoutables dangers. Parviendra-t-il a la sauver ?
    La course contre la montre est lancee...

    « Disparaitre, c'est parfois le seul moyen pour que les gens s'interessent vraiment a vous. »

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Comment dire le mal-être au travail ? Que faire des émotions ressenties au travail, celles qu'on ne peut pas exprimer parce qu'on se révèlerait « trop sensible », ou pas suffisamment « performant » ni « professionnel » ? Comment dire la peur, celle qui est jugée « irrationnelle » ? Considérés comme des « ressources humaines », les travailleurs n'arrivent plus à donner du sens à ce qu'ils vivent.

    Nourri d'une recherche socio-anthropologique, cet ouvrage présente une analyse du langage utilisé dans le management en articulant les registres de la pensée, de l'éprouvé et de l'action. Avec des illustrations saisissantes et des références théoriques diversifiées, l'auteur analyse les dévastations qu'occasionne le management moderne en toute tranquillité, en toute impunité :celui-ci ne provoque pas seulement du mal-être au travail. Par l'utilisation de sa novlangue, il participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symboliques, au formatage des émotions, à l'écrasement des intelligences individuelles et collectives.

    Agnès Vandevelde-Rougale ne se contente pas de démonter le processus d'intériorisation du discours dominant, elle souligne le potentiel de résistance de l'individu et les voies qui s'offrent à lui pour se dégager de ces entraves langagières et faire face à la violence plus ou moins ordinaire à l'oeuvre dans les organisations.

  • La question du pouvoir dans les conduites humaines, l'exacerbation de la possessivité jusqu'à la violence la plus destructrice, sont une source permanente de préoccupations ; pourtant le sujet est délaissé par la théorie psychanalytique. Freud avait introduit la notion de « pulsion d'emprise » qui promettait d'en rendre compte mais qui n'a pas donné tous les développements auxquels il l'avait promise, et il l'a lui-même abandonnée. Rendre compte des forces d'emprise s'avère cependant essentiel pour la théorie psychanalytique. Mais peut-on séparer pouvoir et sexualité ? La pulsion, véhicule psychique de la sexualité, peut-elle s'envisager indépendamment de ce qui la met en oeuvre par rapport aux autres individus ? L'analyse des conduites d'emprise oblige à réinterroger la notion même de pulsion et à en proposer un modèle nouveau. Née dans l'histoire des premières relations, la pulsion se forme de la combinaison de deux courants d'investissements « en emprise » et « en satisfaction », lesquels conduisent une charge libidinale qui varie selon les moments et l'état fonctionnel du psychisme ; le déséquilibre entre ces forces qui composent la pulsion entraîne la défaite de l'esprit.

  • De la surprotection aux abus, vivre en huis clos n'est pas sans risque pour les personnes âgées et leur entourage familial. Les auteurs analysent les mécanismes à l'oeuvre, alertent sur les conséquences et ouvrent des pistes pour en sortir. Nombre de personnes âgées vieillissent en huis clos. De la (sur)protection disqualifiante à l'abus véritable, une même logique : situations fermées, verrouillées, où la parole, les actes, voire les pensées de l'un, sont contrôlés plus ou moins fermement par l'autre. Les relations familiales se dégradent, les aides professionnelles sont entravées. Reconnaître, comprendre une situation de huis clos est la première étape décisive avant son ouverture qui n'est jamais simple.

  • En raison de son importance, l'alimentation a une place à part dans le paysage développemental du bébé. A priori solidement ancrée dans la physiologie, elle s'avère plus fragile qu'il n'y paraît. Les recherches épidémiologiques récentes montrent que 25 % à 35 % des bébés en clinique pédiatrique ordinaire sont sujets à des difficultés d'alimentation restrictive. Pour 2% des bébés et jeunes enfants, ces difficultés peuvent devenir plus importantes et se transformer en grave trouble du comportement alimentaire mettant leur vie en danger.

    Les troubles précoces du comportement alimentaire sont complexes et hétérogènes. Les protagonistes sont nombreux, les causalités multiples et les intrications somatopsychiques importantes. À partir de l'histoire de six bébés qui souffrent d'un trouble du comportement alimentaire différent, l'auteur s'attache à dégager des pistes étiologiques mais aussi thérapeutiques. Le référentiel psychanalytique de l'auteur est enrichi par l'observation du bébé, par la recherche pédiatrique et neuroscientifique ainsi que par l'approche pluridisciplinaire de son expérience au sein de l'hôpital pédiatrique de Toulouse.

  • Les troubles des conduites alimentaires constituent un motif fréquent de consultation, essentiellement chez l'adolescent mais aussi chez l'enfant. Par leur aspect parfois extrême, par les risques évolutifs qu'ils présentent, ils mobilisent les soignants et nécessitent souvent des interventions en urgence.

    Qu'ils se présentent sous la forme de l'anorexie ou de la boulimie, voire de leur alternance, les symptômes n'ouvrent pas sur la compréhension du fonctionnement psychique qui les sous-tend.

    Le bilan psychologique, éclairé par la référence à la théorie psychanalytique, contribue à la connaissance, non pas du trouble, mais du sujet qui le présente. Il offre à ce titre une aide à la prise en charge pour l'équipe soignante et une ouverture à la compréhension pour la famille.
    />
    Ouvrage publié avec le CLINAP.

empty