• La vie devant soi raconte l'histoire, dans le quartier de Belleville, à Paris, d'un petit garçon arabe orphelin, Momo, et d'une dame juive, âgée, malade, Madame Rosa, qui garde dans son appartement des enfants dont les mères travaillent ou ont disparu.
    Dès la publication du livre d'Émile Ajar, Momo et Madame Rosa sont devenus célèbres, presque des personnages publics, et le roman a été aussitôt traduit dans une multitude de pays.
    C'est que ce roman, qui provoque constamment le rire et les larmes, porte en lui toutes les questions, tous les drames et tous les rêves du monde d'aujourd'hui.
    Lorsqu'à la fin du livre la police enfonce la porte de la cave où le petit Momo veille le corps de Madame Rosa qu'il n'a pas voulu laisser conduire à l'hôpital, ces deux protagonistes d'un immense amour atteignent une fois pour toute la dimension de Légende, parce que face aux oppressions et aux injustices ils ont lutté jusqu'au bout, par la lumière et l'intelligence et par la force du coeur.
    La vie devant soi a reçu le prix Goncourt en 1975.

    1 autre édition :

  • Les rêveurs

    Isabelle Carré

    • Grasset
    • 10 January 2018

    «  On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur - certifiez-moi qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance...  »
      I. C. 
     
    Quand l'enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l'époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d'une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d'écriture.

    1 autre édition :

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

    1 autre édition :

  • Entre souvenirs et réflexions sur la nature, Wallace Stegner, écrivain majeur de l'Ouest
    américain, livre un témoignage sur un monde, aujourd'hui évanoui, qui a inspiré l'ensemble
    de son oeuvre. C'est le monde de son enfance, celui des Prairies du Montana et du Dakota,
    qui lui a appris à tendre l'oreille au bruit de l'eau des montagnes et à respecter la beauté
    immaculée de ses paysages. Ces lettres engagées transmettent ainsi la mémoire des
    hommes qui ont fait l'Amérique d'aujourd'hui, guidés par des valeurs héroïques comme la
    grandeur d'âme ou la dignité.

  • Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'État vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté. Véritable hymne à la désobéissance, Pense aux pierres sous tes pas est également un cri d'espoir. Et d'amour fou.

  • Claire, qui vit en Europe, passe l'été à Tokyo chez ses grands-parents. L'objectif de plus en plus lointain de ce séjour est d'emmener ces derniers en Corée renouer avec leur pays qu'ils ont fui pendant la guerre civile il y a plus de cinquante ans.
    Claire partage son temps entre le quartier coréen de Tokyo, l'appartement des grands-parents et le monde de la petite Mieko, dont elle doit s'occuper pendant les vacances d'été japonaises.

    L'écriture précise et dépouillée d'Elisa Dusapin parvient à plonger le lecteur dans une atmosphère intime de douceur et de violence feutrée. Elle excelle à décrire l'ambivalence propre aux relations familiales : les cruels malentendus comme l'amour entre les personnages sont d'une puissante justesse.

    Née en 1992 d'un père français et d'une mère sud-coréenne, Elisa Dusapin grandit entre Paris, Séoul et Porrentruy. Pour son premier roman paru aux Editions Zoé, Hiver à Sokcho elle reçoit le Prix Walser, le Prix Alpha, le prix Régine Desforges, et est lauréate de l'un des prix Révélation de la SGDL.

  • Deux générations. Trois femmes. Une trahison impardonnable.Berlin, 1933. Amies depuis leur plus tendre enfance, Ilse et Renate, deux adolescentes, sont confrontées aux bouleversements provoqués par la montée du nazisme. Séduite par l'esprit de corps et l'idéal prônés par les Jeunesses hitlériennes, Ilse incite Renate à s'enrôler, mais celle-ci, juive, est cruellement rejetée. Lorsque les lois de Nuremberg sont promulguées, les jeunes filles se retrouvent alors ennemies malgré elles... New York, 1989. Ava, la fille d'Ilse, hérite des lettres écrites par cette dernière à Renate. En les lisant, elle plonge avec stupeur dans l'histoire de cette femme qui n'a jamais su l'aimer. Fresque haletante et poignante, Les Lueurs du lendemain se penche sur les retombées intimes et invisibles du nazisme, et sur les conséquences dévastatrices des choix faits durant les heures les plus sombres de l'Allemagne.
    "Ce récit terrible et humain le confirme, comme se confirme cette intuition : l'Histoire narrée par les femmes ne se contente pas de raconter des faits, elle explore toujours les zones intimes de l'être, qui sont les moteurs de cette dernière." Gérard de Cortanze, HISTORIA"Une belle amitié au péril de l'idéologie (...). Un roman très fort, très poignant."LA MANCHE LIBRE

  • Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain.
    C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
    C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.« Laissez tomber tout ce que vous êtes en train de lire, il n'y a qu'un seul livre, et c'est celui-ci. » The Times

    Jenny Zhang est née à Shanghai en 1983 et a grandi à New York où elle a rejoint ses parents à l'âge de quatre ans. Elle est diplômée de Stanford et a publié deux livres de poèmes et un recueil d'essais.
    Apre Coeur est son premier roman.


    Web site : Jennybagel.com
    Instagram : @Jennybagel

  • - 57%

    Chaque nuit, Pecola priait pour avoir des yeux bleus. Elle avait onze ans et personne ne l'avait jamais remarque. Mais elle se disait que si elle avait des yeux bleus, tout serait diffrent. Elle serait si jolie que ses parents arrteraient de se battre. Que son pre ne boirait plus. Que son frre ne ferait plus de fugues. Si seulement elle tait belle. Si seulement les gens la regardaient. Quand quelqu'un entra, la regarda enfin, c'tait son pre et il tait saoul. Elle faisait la vaisselle. Il la viola sur le sol de la cuisine, partag entre la haine et la tendresse. Tout aurait pu tre diffrent pourtant si Cholly avait retrouv son pre, si Pauline avait eu une maison bien range comme elle les aimait, si Pecola avait eu les yeux bleus... Publi aux tats-Unis en 1970, L'oeil le plus bleu est le premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel 1993.

  • C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

  • Presqu'îles

    Yan Lespoux

    • Agullo
    • 21 January 2021

    " Le premier noyé de la saison, c'est un peu comme l'ouverture de la cabane à chichis, la première grosse pousse de cèpes ou la première gelée : ça rythme l'année. " Un premier recueil de nouvelles chez Agullo, pour inaugurer notre nouvelle collection petit format, Agullo Court. Une balade souvent très drôle dans le Médoc des Landes, territoire sauvage et méconnu.
    Préface d'Hervé Le Corre : " On pourrait passer en revue toutes les histoires de ce recueil tant elles collent à la mémoire, comme la résine aux doigts avec cette odeur forte. Yan Lespoux écrit sans lyrisme, sans pathos, au plus près de son sujet. "
    Un coin secret de champignons. Un tracteur en boîte de nuit. Une vierge phosphorescente. Un concert fantôme. Des chemins de sable qui serpentent entre les pins jusqu'à l'océan.
    L'envie de partir et le besoin de rester...
    Presqu'îles, ce sont des tranches de vie saisies au vol, tour à tour tragiques ou cocasses qui, à travers les portraits de personnages attachés de gré ou de force à un lieu, les landes du Médoc, parlent de la vie telle qu'elle est, que ce soit là ou ailleurs. Au fur et à mesure que ces textes courts se répondent et s'assemblent, un monde prend forme. Celui de celles et de ceux dont on ne parle pas forcément, que l'on ne voit pas toujours.
    Sans pathos, au plus près de son sujet, Yan Lespoux dessine un archipel de solitudes qui touche à l'universel.

  • Sodoma

    Frédéric Martel


    " L'homosexualité dans le clergé est une question très sérieuse qui me préoccupe. "
    Pape François

    Le célibat des prêtres ; l'interdiction du préservatif par l'Église ; la culture du secret sur les affaires d'abus sexuels ; la démission du pape Benoît XVI ; la misogynie du clergé ; la fin des vocations sacerdotales ; la fronde contre le pape François : un même secret relie toutes ces questions. Ce secret a longtemps été indicible. Il porte un nom : Sodoma. La ville biblique de Sodome aurait été détruite par Dieu en raison de l'homosexualité de ses habitants. Or, aujourd'hui, c'est au Vatican que l'on trouve l'une des plus grandes communautés homosexuelles au monde.
    Pendant quatre années, Frédéric Martel a vécu en immersion à l'intérieur du Vatican et mené l'enquête sur le terrain dans une trentaine de pays. Il a interrogé des dizaines de cardinaux et rencontré des centaines d'évêques et de prêtres.
    Ce livre révèle la face cachée de l'Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu'au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l'homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l'Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable qu'il soit homosexuel en privé.
    " Derrière la rigidité, il y a toujours quelque chose de caché ; dans de nombreux cas, une double vie. " En prononçant ces mots, le pape François nous a confié un secret que cette enquête vertigineuse révèle pour la première fois.
    Sodoma paraît simultanément dans vingt pays.

    1 autre édition :

  • L'enfance de Pia, c'est courir à perdre haleine à l'ombre des arbres, écouter gronder la rivière, cueillir l'herbe des fossés. Observer intensément le travail des hommes au rythme des saisons, aider les parents aux champs pour rembourser l'emprunt au Crédit agricole. Appartenir à une fratrie remuante et deviner dans les mots italiens des adultes que la famille possède des racines ailleurs qu'ici, dans ce petit hameau de Charente. Tout un monde à la fois immense et minuscule que Pia va devoir quitter pour les murs gris de l'internat. Et à mesure que défile la décennie 1970, son regard s'aiguise et sa propre voix s'impose pour raconter aussi la dureté de ce pays qu'une terrible sécheresse met à genoux, où les fermes se dépeuplent, où la colère et la mort sont en embuscade. Une terre que l'on ne quitte jamais tout à fait.

  • LA SAGA LES DERACINES Après Les Déracinés et L'Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au coeur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Jour après jour, Ruth se félicite d'avoir écouté sa petite voix intérieure : c'est en effet en République dominicaine, chez elle, qu'il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l'héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth - tout comme Arturo et Nathan - sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu'au jour où Lizzie, son amie d'enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
    Roman des amours et de l'amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu'emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
    Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende... Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L'Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.
    " La saga qui nous transporte. " Olivia de Lamberterie,
    ELLE

  • Songeuse, Tommy arpente la vaste maison du Connecticut qui désormais lui appartient. Pendant vingt-cinq ans, elle l'a partagée avec Morty, son employeur et ami, célèbre auteur de livres pour enfants. Après la mort soudaine de l'artiste, la voilà héritière de tous ses biens avec la lourde responsabilité de gérer son patrimoine littéraire. C'est donc elle qui doit accueillir l'acteur engagé pour incarner Morty à l'écran, et l'aider à s'approprier son rôle en fouillant le passé. Et Tommy de s'interroger : connaissait-elle vraiment cet homme qu'elle a côtoyé si longtemps ?

  • Au coeur du roman, il y a Xin, le petit garçon de cinq ans témoin de la terreur qu'inspire le tigre, de la disparition du père par une nuit de pluie diluvienne ensorcelé par une voix qui appelle à l'aide, de la mort d'une soeur. Puis Xin succombe, tombé au fond d'un puits après les inondations. Ses parents ne peuvent faire le deuil de sa mort, quand survient un autre cataclysme, l'invasion japonaise. Mais Xin renaît des années plus tard, sachant seulement qu'il porte le prénom d'un oncle dont on lui cache l'histoire. Et les malheurs continuent à s'abattre : la rébellion communiste, la mort du père écrasé par un arbre. Car si Xin est au coeur du roman, c'est parce que Xin veut dire « souffrance », comme si la souffrance et la pluie étaient les deux seules choses qui ne s'arrêtaient jamais.

    Kim Ng Chew - dont le nom chinois est Huang Ching-shu - est né le 9 novembre 1967, en Malaisie, dans une famille originaire du Fujian. Diplômé de littérature chinoise classique de l'université nationale de Taiwan, il est aujourd'hui professeur à la National Chi Nan University.
    Ecrivain, professeur et essayiste, Kim Ng Chew est lauréat de très nombreuses récompenses littéraires dont le Grand Prix du Salon du Livre de Taipei et le Prix Trépied de la Littérature tous deux décernés à La Pluie.

  • Qui était la belle Rashna ? Quels secrets ont disparu avec elle quand le boeing Kangchenjunga s'est abîmé sur un glacier du Mont Blanc en janvier 1966 ? Un écrivain peut-il redonner vie et combler les zones d'ombre, les silences ? De l'Inde des années 50 aux rives du lac Léman, le portrait d'une femme de tête, singulière et passionnée.
    En janvier 1966, un avion d'Air India explose en plein vol sur le massif du mont Blanc, à l'endroit même où le Malabar Princess s'était écrasé en 1950. On retrouve le corps intact d'une jeune femme, une Indienne nue, vêtue de ses seuls bijoux : c'est Rashna, la belle Parsie. Presque cinquante ans plus tard, sa fille Anusha reconnaît le sari de sa mère dans une exposition. Quentin, un écrivain en mal d'inspiration ayant perçu son trouble, est aussitôt subjugué par la jeune femme. Une certitude germe en lui : ce sari lui donnera la trame de son prochain ouvrage. De rencontre en rencontre, Anusha tente de restituer les bribes de ses souvenirs, ses songes de petite fille hantés par le deuil, tandis que Quentin comble les vides, invente... Et le roman dans le roman apparaît. Quels étaient les secrets de Rashna, cette présence-absence obsédante ? Pourquoi a-t-on retrouvé tous ses bijoux, sauf un, un diamant inestimable ?

  • Petit dernier de la famille, Poil de Carotte est le souffre-douleur de sa mère. Corvées, gifles, humiliations, rien ne lui est épargné. Heureusement, dans la vie de Poil de Carotte, il y a aussi la nature, les jeux avec grand-frère Félix et les parties de pèche avec son parrain...

    Drôles, cruelles, touchantes, une suite de saynètes qui composent le portrait inoubliable d'un enfant mal-aimé.

    Titre recommandé par le ministère de l'Éducation nationale au collège.

    6 Autres éditions :

  • Ici c'est La Fourrière, un "village de nulle part" et c'est un enfant qui raconte : massacrer le chien de "la grosse conne de voisine", tuer le cochon avec les hommes du village, s'amuser au "jeu de l'arabe", rendre les coups et éviter ceux des parents. Ici on vit retiré, un peu hors-la-loi, pas loin de la misère aussi. Dans cette Guerre des boutons chez les rednecks, les bêtes sont partout, les enfants conduisent leurs parents ivres morts dans des voitures déglinguées et l'amitié reste la grande affaire. C'est un pays d'ogres et d'animaux errants, un monde organique fait de pluie et de graisse, de terre et d'os, où se répandent les fluides des corps vivants et ceux des bestioles mortes. Même le ramassage scolaire ressemble au passage des équarisseurs. Mais bientôt certains disparaissent, les filles vous quittent et la forêt finit par s'éloigner. D'une bagarre l'autre, la petite musique de ce premier roman vous emmènera jusqu'à l'adolescence, quand la douleur fait son entrée et que le regard change, dans les turbulences d'une langue outrancière au plus près du rythme de l'enfance : drôle et âpre, déchirante et fièvreuse, traversée de fulgurances.

  • Sur une place de Marrakech, un conteur relate l'histoire d'Ahmed, un homme au destin aussi troublant que fabuleux. Élevé dans le mensonge pour sauver l'honneur de son père, Ahmed n'a de masculin que le nom. Un sexe et une condition imposés qu'il finit par revendiquer : à vingt ans, il pousse le zèle jusqu'à s'unir à une fille délaissée, bientôt complice de sa vertigineuse descente aux enfers... Écrivain d'origine marocaine mondialement connu, Tahar Ben Jelloun est né à Fez en 1944. Il a écrit des romans, des essais et des recueils de poésie. Il a obtenu le prix Goncourt pour La Nuit sacrée en 1987 et le prix international IMPAC en 2004 pour Cette aveuglante absence de lumière, également en Points. « Une aventure qui semble sortie tout droit des Mille et Une Nuits. » J. M. G Le Clézio

  • Trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le premier, l'écrivain-voyageur, à 67 ans, évoque son rapport à l'âge, à la mémoire, et naturellement à l'enfance, « état de convoitise et de peur où tout ce qui arrive pour la première fois, cadeau ou blessure, laisse une marque indélébile ». Au centre du livre, le texte éponyme un récit savoureux, quasi-proustien, qui raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, Nicolas triompha de l'« une des figures les plus détestées » de son enfance : Bertha, la bonne prussienne. Le dernier texte est un hommage au père, bibliothécaire et « conteur tout à fait extraordinaire », voyageur « par procuration » au travers des livres.

    NICOLAS BOUVIER (1929-1998), est un des plus grands écrivains de langue française de la deuxième moitié du 20e siècle, voyageur, photographe et iconographe.

  • La première fois, j'avais six ans...... Je prenais mon bain, mon père s'est déshabillé et est entré dans la baignoire. Ça a duré jusqu'à mes 14 ans, lorsque j'ai eu la force de fuir, de parler. Tous les jours des enfants sont attaqués dans leur propre maison, dans leur propre chambre. Par ceux qui sont censés le plus les protéger. Tant que ça durera, je n'aurai pas de repos. Isabelle Aubry
    Dans ce témoignage bouleversant, Isabelle Aubry raconte le calvaire de son enfance piétinée et nous parle du combat qu'elle mène avec son association Face à l'inceste.En fin d'ouvrage, elle formule vingt-neuf propositions pour que l'inceste soit reconnu comme un crime spécifique et imprescriptible, et en finir avec cette loi du silence qui, chaque année, brise des milliers de vies.6,7 millions de français, soit 10 % de la population, déclarent avoir été victimes d'inceste. (Ipsos, novembre 2020)

  • Venir apres - nos parents etaient deportes Nouv.

    « Je suis une fille de déportée. En relisant ces mots, j'ai un sentiment d'étrangeté et d'irréalité. Ma mère a été déportée. »Comment dire cette enfance singulière, ces parents qui parlaient avec un accent, ces toutes petites familles déracinées, ces traces de la Shoah sur la deuxième génération qui n'a pas connu les camps, mais a grandi dans le traumatisme de cette tragédie ?Danièle Laufer a recueilli les témoignages d'une vingtaine de femmes et d'hommes, comme elle nés de survivants des camps nazis. Tous ont estimé que l'heure était venue pour eux de parler afin de transmettre la mémoire de ce qui les a « à la fois détruits et construits ».Avec une grande sensibilité, elle a tissé ensemble leurs histoires, leurs émotions et les siennes. Venir après se lit comme le roman de vies hantées par des fantômes, où surgit malgré tout la joie d'être là.

    Danièle Laufer est née en 1951 et a passé son enfance au Maroc. Fille d'une juive allemande déportée dans les camps, elle suit son père à Paris au divorce de ses parents quand elle a 16 ans. Devenue journaliste, elle a passé sa vie à raconter celle des autres, en faisant des incursions dans l'intimisme à l'occasion d'un livre sur sa mère, de documentaires, ou de son dernier doc paru en 2017. Elle a un grand talent pour tisser un lien entre son histoire et celle des témoins qu'elle interroge.

  • En 1961 est mort Roland, l'éléphant de mer du zoo de Berlin. Au moment d'ouvrir son estomac, on découvrit à l'intérieur de l'animal une pléiade d'objets insolites : un fume-cigarette rose, quatre bâtonnets d'esquimaux, une broche, une épingle à cheveux...
    Le Musée des redditions sans condition est à l'image de ce trésor. Constitué d'une mosaïque de récits, d'anecdotes, de souvenirs, il raconte une histoire simple, faite de déplacements et de nostalgie : une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin. Celle-ci imagine à son tour la fuite de sa mère un demi-siècle plus tôt, de la Bulgarie vers la Yougoslavie. Comment rendre compte de l'exil et de ce qu'il représente pour ceux qui l'ont vécu, ceux dont la vie tient dans une valise pleine de souvenirs disparates, vieilles photos, journaux intimes, objets rescapés de l'enfance ?
    Tour à tour drôle, malicieux ou mélancolique, Le Musée des redditions sans condition retrace de façon lumineuse la vie de personnages partagés entre deux cultures.

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