• Alexandra David-Neel est la plus célèbre des explo­ratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans Lhassa, la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers.
    On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu'Alexandra David-Neel (1868-1969) a été une féministe de la première heure, journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ?
    Pour percer le mystère de la vie de cette femme incroyable, il y a un repère, un fil conducteur auquel Laure Dominique Agniel redonne toute sa place : son mari, Philippe. L'ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque.
    Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les 101 années de son existence. Les différents noms qu'elle a portés traduisent ce cheminement vers l'invention de soi : née Alexandra David, elle associe le nom de son mari au sien pour signer son oeuvre Alexandra David-Neel.
    Dans un style limpide et enlevé, Laure Dominique Agniel nous restitue la vie menée tambour battant d'une femme en avance sur son temps.

  • Growing up in the home of a cruel aunt and a harsh charity school, Jane Eyre, an orphaned young woman, accepts employment as a governess at Thornfield Hall and soon finds herself in love with her employer, the enigmatic Rochester. Reprint. 17,500 first printing.

  • «Je montrerai tout. Mon coeur, mes émotions. Vert - rouge - jaune - bleu - violet. Haine -amour - rire - peur - tendresse.» Niki hait l'arête, la ligne droite, la symétrie. A l'inverse, l'ondulation, la courbe, le rond ont le pouvoir de déliter la moindre de ses tensions. Délayer les amertumes, délier les pliures : un langage architectural qui parlerait la langue des berceuses. Aussi vit-elle sa visite au parc Güell comme une véritable épiphanie. Tout ici la transporte, des vagues pierrées à leur miroitement singulier. Trencadis est le mot qu'elle retient : une mosaïque d'éclats de céramique et de verre. De la vieille vaisselle cassée recyclée pour faire simple. Si je comprends bien, se dit-elle, le trencadis est un cheminement bref de la dislocation vers la reconstruction. Concasser l'unique pour épanouir le composite. Broyer le figé pour enfanter le mouvement. Briser le quotidien pour inventer le féérique. Elle rit : ce devrait être presque un art de vie, non ? «J'aime l'imaginaire comme un moine peut aimer Dieu.»

    Originaire de Valenciennes, Caroline Deyns a travaillé, durant ses études, pour la librairie universitaire Meura,qui prêtera son décor au calvaire de Monsieur H., premier des personnages à apparaître dans Tour de plume, roman choral publié aux éditions Philippe Rey en 2011. Après l'écriture, c'est au corps dansant d'investir le texte : celui, intensément libre, d'Isadora Duncan dont Perdu, le jour où nous n'avons pas dansé (éditions Philippe Rey, 2015) cherche à retracer les vies multiples.

  • Corentine

    Roselyne Bachelot



    Corentine ou l'histoire d'une revanche sur un avenir de malheur et de servitude.

    En 1890, une petite fille naît dans une famille de paysans bretons au coeur de ces montagnes noires où la misère pousse des milliers de gens à émigrer.
    Ses parents vont la placer, alors qu'elle n'a que sept ans, chez un riche propriétaire où, disait-elle, elle put enfin manger à sa faim.
    À douze ans, alors qu'elle ne parle quasiment pas le français, elle part comme domestique à Paris. Elle y connaît les humiliations, l'exploitation, le mépris, la violence d'un monde qui n'épargne rien ni personne.
    Jusqu'au jour où un homme pas comme les autres frappe à sa porte. La malchance a-t-elle enfin tourné ?
    Corentine était ma grand-mère. Une femme exceptionnelle qui m'a légué l'enseignement le plus précieux : savoir qu'il suffit de se battre pour transformer sa vie en destin.
    R. B.

  • Abandon

    Joanna Pocock

    Traduit de l'anglais par Véronique Lessard et Marc Charron

    Résumé
    Alliant chronique, récit de soi et de la nature, Abandon raconte l'Amérique indomptée et ses paysages sauvages. À l'aube de la cinquantaine, Joanna Pocock quitte sa vie londonienne pour le Montana. Elle observe le territoire, découvre l'imaginaire frontalier de l'Ouest américain et ses extrêmes. Elle traverse les forêts et les montagnes, dialogue avec les rivières, les loups et les bisons, relate ses expériences : maternité, deuil, crise climatique, réensauvagement, écosexe... Consciente de ce que l'humanité perd dans sa relation avec la terre, elle se met à l'écoute de ces communautés qui disent la fragilité de ce que c'est que vivre. En restituant l'Amérique dans sa démesure, Abandonaide à respirer.

    Extrait
    Parfois, tout ce que nous pouvons faire, c'est nous abandonner à nos circonstances, à nos désirs et à nos peurs, à notre besoin d'évasion, à nos échecs, à notre douleur, à notre état sauvage intérieur, à notre domestication et, de ce fait même, à l'essence qui est au centre de notre être.

    Échos de presse
    Il a fallu une femme pour écrire ce livre. Une écriture qui dit : Je suis ici, à l'intérieur d'un corps, un corps qui change, en interaction avec le monde qui change.
    Irish Times

    Envoûtant et profondément émouvant, Abandon nous oblige à considérer notre place dans un monde qui a plus de passé que d'avenir.
    The Spectator

    Abandon est une contribution importante à la bibliothèque de la nature
    Chloe Aridjis

    L'auteure
    Née à Ottawa, Joanna Pocock vit à Londres, où elle enseigne la création littéraire. Abandon, son premier livre, est acclamé par la critique.

  • Park avenue summer

    Renee Rosen

    • Belfond
    • 4 June 2020

    Quand Mad Men rencontre Le Diable s'habille en Prada. Ode à la féminité et à l'affirmation de soi, un roman d'apprentissage inspirant et savoureux qui rend hommage à l'une des icônes féministes les plus fantasques et les plus glamour du XXe siècle.En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac' chef de
    Cosmopolitan, Alice n'imaginait pas qu'elle allait faire la rencontre de sa vie. Petite provinciale de vingt et un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller
    Sex and the Single Girl.
    Mais cette grande visionnaire n'a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l'objet d'une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d'une femme est davantage dans la cuisine qu'à la tête d'un magazine.
    Parler à une nouvelle génération de femmes, débarrasser la presse de ses vieilles figures patriarcales est un défi de taille. Fascinée par Helen, Alice est prête à tout pour l'aider à inventer une " Cosmo Girl " fière, sûre d'elle, libérée de tout carcan puritain. Qu'importent les coups bas. Et les coups au coeur...

  • Nouvelles de Norma Dunning
    Traduit de l'anglais par Daniel Grenier

    Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent. Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloolik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le sud. Ces récits drôles et crus disent le racisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être inuit.

    Extrait
    J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ça me donne de la puissance. Ça m'apporte un étrange réconfort.

    Prix et distinctions
    o Prix littéraire Danuta Gleed 2017-2018 ;
    o Livre de l'année INDIEFAB 2018 (nouvelles) ;
    o Prix Howard O'Hagan 2018 pour la nouvelle ;
    o Classé 7e parmi les 99 meilleurs livres de 2017 du quotidien National Post.

    L'auteure
    Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

  • Le livre
    Le roman retrace le périple de deux amants qui quittent la Syrie en guerre pour se refugier au Canada, l'un se projette dans l'avenir alors que l'autre est mourant. Histoire d'exil, La balançoire de jasmin s'inspire des Mille et une nuits. Le conteur Hakawati rappelle les fables de leur passé. Nuit après nuit, il tisse les souvenirs de leur enfance à Damas, de leur exil, de la guerre, de leur histoire d'amour tandis que la Mort partage leur logis et prête l'oreille à tous leurs secrets.

    Extrait
    « Pour nous, la plupart des lieux étaient interdits. Nous nous sommes rencontrés dans une Damas déchirée par la guerre, aimés dans une Beyrouth sectaire, installés ensuite au Canada. Nos préliminaires se résumaient à trouver un endroit où aucun agent de police, aucun parent en colère, aucun voisin curieux ne pouvaient nous voir. Rideaux tirés, nous retenions nos cris de plaisir dans un semblant d'intimité, un éphémère sentiment de sécurité. »

    Échos de presse

    « Deux amants face à la mort. Deux hommes que la guerre et les lois religieuses ont bien failli briser à tout jamais! [...] Roman d'une grande beauté, oscillant entre l'ombre et la lumière, mais empreint d'une belle poésie et d'une grande tendresse [...]. Assurément l'un des plus beaux romans sur cette thématique que j'ai lus depuis longtemps! »
    Billy Robinson, Les Libraires

    « Ce premier roman est à la fois le
    témoignage d'un coming out, une leçon d'histoire, une critique de l'autoritarisme et un plaidoyer sur la nécessité de raconter. »
    Kamal Al-Solaylee, Quill and Quire

    « Tour à tour sombre et merveilleux, violent et doux, le premier roman de Ahmad Danny Ramadan se lit comme la lettre d'amour déchirée d'un fils gay pour sa mère patrie, la Syrie - un regard porté sur notre époque afin de s'inventer un avenir. »
    The Globe and Mail

    L'auteur
    Né en 1984, Ahmad Danny Ramadan est romancier, conférencier, chroniqueur et militant pour la cause des réfugiés homosexuels. D'abord exilé au Liban, il s'installe à Vancouver en 2014. Après deux recueils de nouvelles publiés en arabe, il publie son premier roman (The Clothesline Swing / La balançoire de jasmin). Le roman a été traduit en hébreu.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • « Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. »

    Résumé
    "Je veux écrire à marée basse."

    Rien du tout, c'est l'espace où tout s'effondre, la forme, le genre, l'être. S'ouvre le trou noir, auquel il faut revenir pour naître. Ces fragments frôlent l'extinction, débordent, fuient, rejoignent la chute, les limites. Se mêlent et se contaminent générations, itinéraires, désirs. Dits d'insoumission afin de déboulonner assises et nations. L'écrit revendique sa survie, irrécupérable, jusqu'à la fin.

    Extrait
    Écoute : je ne cherche pas à rétablir, à déterrer les preuves, je ne cherche pas à me refaire une histoire pour revenir à quelconque origine. Je chante les mémoires minées, une dislocation désirante, je chante le coeur effondré des étoiles, l'horizon absolu d'un trou noir qui défigure l'espace-temps, je chante l'orgasme et la dépossession. Les glaciers fondent, relâchent des bactéries millénaires. À marée basse, on découvre les corps des noyés. Je veux écrire à marée basse.

    Point de vue de l'auteure
    Ce livre marque un autre rapport au genre, à la forme, à l'écriture. Il y a quelque chose de beaucoup plus vulnérable, mais aussi de beaucoup plus risqué. Je ne me mesure pas à la certitude des formes. Je ne suis plus intéressée par les prothèses narratives, les personnages, les événements. Je veux retracer autre chose. Le mouvement d'effritement de la vie même. Je veux que mon écriture veille les nombreuses extinctions dont nous sommes témoins.

    L'auteure
    Née à Montréal, Olivia Tapiero fait partie des voix les plus assumées de sa génération. Écrivaine et traductrice, elle a publié chez Mémoire d'encrier en 2017 Phototaxie.

  • Gerda Cadostin, femme d'origine paysanne, raconte grandeurs et malheurs d'Haïti, avec un premier roman percutant, qui relate avec force et dans une langue flamboyante, la vie de trois générations de femmes au village de Guérot.

    Résumé
    Écriture du corps. Humour corrosif. Narration nouvelle. Mémoire ancrée dans l'imaginaire créole. Gerda Cadostin campe avec brio une galerie de personnages hauts en couleur : la vieille Sang Cochon, le clan des Estimé, les Esprits du vaudou, les pères invisibles, et les soeurs jumelles, Joséphine et Aline, qui prennent pour époux le même homme. Laisse folie courir fait entendre les crépitements et odeurs du pays d'enfance. Ces visages et univers singuliers sont servis par une langue belle et audacieuse.

    Extrait
    Ses yeux épiant l'entourage et les clôtures. Bien en chair dans sa vieille dodine sur la galerie, tante Mézine admet sans surprise l'impossibilité des jumelles à dormir séparées et la possibilité de se placer toutes les deux ensemble avec le même homme.
    - Oui, le même homme ! s'enflamment les jumelles habillées en nuances de rose dedans dehors de la tête aux pieds du devant-jour à l'angélus.
    - En 60 ans de vie religieuse dans le département de l'Artibonite, chuchote-t-elle, tant de vies s'échinent entre impossible et surnaturel.
    Les deux soeurs réconfortées par tante Mézine se hasardent. De bébés en gestation à ceux dans les bras des femmes. Célibat avancé. La trentaine devant leur porte. Joséphine et Aline ont envie d'accoucher elles aussi. Sans rien changer dans leurs habitudes. Sans autre souffle dans leur souffle. Un accroc aux usages. Un seul mari pour deux soeurs. Un mari chez elles. Dans leur maison à elles. Héritée de leurs parents Sidieu et Mirasia.

    L'auteure
    Née en Haïti en 1958, Gerda Cadostin vit en France. Laisse folie courir est son premier roman.

  • Centré sur la vie d'une famille de colons dont la plantation est frappée par une malédiction naturelle, Balai de sorcière est un roman foisonnant où la réalité tragique est travaillée par la magie du carnaval.

    Traduit de l'anglais par Christine Pagnoulle

    Résumé
    Balai de sorcière Balai de sorcière retrace l'histoire de la malédiction coloniale d'une île des Caraïbes. Le roman raconte les traversées, dévoile mémoires et archives, chemine entre grandeurs, misères et mythes. Puisant dans la tradition du carnaval, Lawrence Scott brouille les pistes, renverse perspectives et hiérarchies. Le dernier représentant de la dynastie des Monagas de los Macajuelos, Lavren, merveilleux conteur, « lévite entre les siècles, les races, les genres, dans les interstices du temps, à l'écoute du désir des femmes et du silence des hommes ».

    « Balai de sorcière » désigne une malédiction naturelle frappant les planteurs. En effet, ce balai de sorcière est le nom du foisonnement bleu-vert provoqué par un parasite qui donne aux rameaux des arbres attaqués, en l'occurrence les cacaoyers, l'aspect hirsute d'un balai et dont les conséquences pour le planteur (la stérilité de l'arbre) sont suffisamment sinistres pour évoquer la sorcière.

    Extrait
    Lavren Monagas de los Macajuelos, le dernier des Monagas, qui lévite entre les siècles, les races, les genres, dans les interstices du temps, à l'écoute du désir des femmes et du silence des hommes

    Point de vue de la traductrice
    Dans ce récit échevelé, la réalité tragique est travaillée par la magie du carnaval. Le résultat est un texte croustillant comme du bon pain, un texte léger qui appelle la gelée de goyaves, mais aussi un texte qui continuera longtemps, bien mieux que n'importe quelle enquête, n'importe quel traité historique, à nous faire vivre les failles et déchirures sur l'île de Trinidad / Kairi, et l'espoir indomptable de mains qui se tendent.

    L'auteur
    Fils d'un père allemand et d'une mère française appartenant à l'aristocratie terrienne de Trinidad, Lawrence Scott est un auteur incontournable de la Caraïbe anglophone.

  • 40 histoires de femmes sans foi ni loi, libres et subversives ! Une journaliste d'investigation à la fin du XIXe siècle, ça n'est pas commun. Tout comme une femme qui fait le tour du monde en voiture... en 1922. Une reine qui mène d'une main de fer son armée au XVIIe siècle, on n'y croyait pas, quant à voir une sculptrice devenir femme d'affaires pendant la Révolution française... il nous fallait des preuves ! Les destins de Nellie Bly, Aloha Wanderwell, Anna Zingha, ou encore Marie Tussaud nous les apportent.
    Les 40 femmes qui peuplent les pages de ce livre ne sont ni polies, ni gracieuses, ni soumises : qu'elles aient accompli des exploits, comme James Barry qui s'habilla en homme toute sa vie pour pouvoir exercer la chirurgie, ou bravé la loi, comme la brigande Marion du Faouët qui volait les riches pour donner aux pauvres, elles ont toutes pris leur destin en main, dépassant la condition que leur réservait leur statut de femmes. Faisant fi des conventions, des diktats imposés à leur sexe, elles ont tout fait pour réaliser leurs rêves et atteindre leurs buts - devenir impératrice, réaliser des films ou défendre les SDF -, quitte à faire preuve de violence ou de cruauté, et parfois même à sacrifier des vies.
    Mettons un terme à la légende paternaliste selon laquelle les femmes sont forcément angéliques, douces et dévouées. La fréquentation de ces infréquentables vous le démontrera : les femmes aussi sont capables de tout, du meilleur comme du pire !

  • Ayiti

    Roxane Gay

    Par l'auteure de Bad Feminist

    Dans Ayiti , Roxane Gay rompt avec les stéréotypes et les idées fausses
    sur les Haïtiens et les Américains d'origine haïtienne.

    Traduit de l'anglais par Stanley Péan

    Résumé
    Ayiti rassemble quinze récits de Roxane Gay explorant les expériences de la diaspora haïtienne en Amérique du Nord. Gay n'hésite pas à critiquer ni à montrer comment les malheurs d'Haïti attirent les médias. C'est une langue crue, pleine d'audace et de saveurs, qui raconte Haïti.
    Un couple marié veut quitter le pays en bateau pour l'Amérique. Une jeune femme se procure un philtre d'amour vaudou pour piéger un camarade de classe. Une mère emmène un soldat étranger chez elle comme pensionnaire (de son lit !). Et une femme, qui déménage plus tard en Amérique pour une nouvelle vie, conçoit une fille au bord d'une rivière en fuyant un massacre terrifiant...

    Échos de presse
    « S'appuyant sur sa propre expérience de diaspora, Roxane Gay montre la complexité de l'identité haïtienne en Amérique. »
    Financial Times, Best Books of 2018

    « Gay offre l'image d'une Haïti honnête, vivante, respirante, et non statique ni condamnée. Ayiti donne aux lecteurs et aux lectrices une perspective plus nuancée du pays que la vision simpliste des nouvelles télévisées et d'Internet. Le livre attire notre attention de deux manières. Premièrement, il nous fait réaliser que nous sommes complices de l'idée qu'Haïti est une nation où dominent destruction et pauvreté. Deuxièmement, et peut-être avec plus d'impact, le livre suggère que la tragédie et la beauté ne s'excluent pas mutuellement, qu'en fait, ces deux réalités peuvent partager un espace compliqué. »
    Necessary Fiction

    L'auteure
    Roxane Gay, née en 1974, est une auteure, professeure et éditrice américaine d'origine haïtienne. Ayiti a été publié en anglais en 2011.

    Roxane Gay est l'auteure du best-seller Bad Feminist.

  • Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • Adoptez une vie sexuelle libérée et féministe !
    Quand vient le moment des rencontres amoureuses et des relations sexuelles, nombre de femmes ont des peurs tenaces et manquent de confiance en elle et en leur corps. Plutôt que d'apprécier et d'explorer leur sexualité sans retenue, elles s'insuiète de détails qui sont devenus des complexes : épilation, bourrelets, manque d'expérience...
    Dans ce livre graphique , Flo Perry aborde ses sentiments et questions, mais bien d'autres encore, comme celles du consentement, du désir, de la monogamie. Son objectif : permettre de profiter d'une vie sexuelle plus épanouie, et féministe !

  • Je suis une maudite sauvagesse
    chronique d'An Antane Kapesh
    Édition bilingue innu-aïmun / français
    Édité et préfacé par Naomi Fontaine
    Traduit en français par José Mailhot

    Résumé
    Un classique. Dans Je suis une maudite Sauvagesse, An Antane Kapesh dresse un constat de la situation des Autochtones et plaide en leur faveur. Monologue inquiétant. Cri d'une Innue qui voit son peuple se laisser assimiler et sa culture se détériorer sous l'action du Blanc.

    Extrait de la préface de Naomi Fontaine
    « Elle était Innue. Elle était née dans la forêt, avait vécu jusqu'à l'âge adulte comme nomade. Et il y a eu la réserve, le pensionnat, la haine, le racisme comme un système, le vol de son territoire, le vol de son humanité. Lorsqu'elle écrit : Je suis une maudite Sauvagesse, ce n'est ni de la témérité ni de l'arrogance. Elle pèse le poids de ce regard porté sur elle, sans baisser les yeux. Car elle sait, ce que nous avons oublié, nous les héritiers du Nord, elle sait la valeur de sa culture. Elle n'est pas colonisée. Je n'avais jamais rien lu de tel avant. »

    L'auteure
    Née en 1926 dans le Grand Nord, la vie d'An Antane Kapesh bascule en 1953 lorsque le gouvernement déracine sa famille de ses terres. Commence alors son long combat pour la préservation des territoires, de la culture et de la langue des Innus. Ses livres Je suis une maudite Sauvagesse / Eukuan nin matshi-manitu innushueu (paru pour la première fois en 1976) et Qu'as-tu fait de mon pays ? / Tanite nene etutamin nitassi ? relatent sa vie et sa pensée sur l'histoire des Innus. Mère de huit enfants, elle décède à Sept-Îles en 2004. Gardienne de la pensée innue, elle est une source d'inspiration pour les écrivains autochtones.


    An Antane Kapesh : la première écrivaine innue

  • Agrapha

    Luvan

    • La volte
    • 10 September 2020

    À l'origine fut un manuscrit du xe siècle. Apocryphe, peut-être pas.À l'origine furent huit femmes, chacune venue d'un lointain horizon, unies dans une grotte au coeur de la forêt.Ensemble, elles racontent ou taisent leur vie de recluses, leur destinée loin du monde et pourtant si proche de lui. Elles parlent mille langues en une seule, mêlant leur âme en un poème morcelé que l'autrice ensuite cimente d'or et de miel. Et de cette tresse de mots naîtra l'apocalypse.Dans ses cahiers, l'autrice a minutieusement recousu l'histoire de cette constellation féministe, désormais sanctuaire que le temps s'est chargé d'éroder. Mais son enquête se dilue avec sa mémoire. Les souvenirs se troublent : n'est-ce pas elle, cette entité manquante, la neuvième femme ayant appartenu à ce clan d'illuminées radieuses ? A-t-elle réellement écrit ces fragments aux côtés de ses soeurs d'antan ?

    Il subsiste de leurs existences des traces indicibles que seule l'écriture parvient à faire rejaillir. Parmi les odeurs d'écorces et les accents d'anciens parlers, c'est à l'aube de l'an mil qu'irradient le vécu de ces femmes et leur puissance épiphanique.Aux antipodes du roman historique ou du roman de fantasy, Agrapharenoue avec les sources de la matière médiévale tout en proposant une expérience historique à la fois plus immersive - donc familière - grâce à son processus narratif ; et plus étrangère - donc plus exotique - grâce à son parti-pris langagier radical.

  • Traduit de l'anglais par Arianne Des Rochers et Natasha Kanapé Fontaine

    Résumé
    Dans ce deuxième recueil visionnaire, qui constitue la suite de Cartographie de l'amour décolonial (2018), Simpson déploie de nouveau le fragment littéraire comme outil d'intervention décoloniale. Son écriture à la fois poétique et provocante génère une réalité décolonisée qui résiste aux discours dominants et échappe aux catégorisations consacrées. Une corneille qui observe un chevreuil accro au sel de voirie ; le lac Ontario qui inonde Toronto pour refaire le monde à zéro ; des amants qui séjournent dans le dernier recoin de la forêt boréale ; trois camarades qui recueillent de l'eau d'érable dans un quartier cossu ; et Kwe qui obtient son permis d'arme à feu en campagne ontarienne...

    Des fragments afin de piéger le grand récit. Un regard neuf, puissant et tranchant pour raconter autrement le monde. Leanne Betasamosake Simpson associe - dans des formes brèves et inédites - contes autochtones, musique, science-fiction, réalisme contemporain et voix poétique.

    Extrait
    « du moment où tu as réussi à t'enfuir de ceux qui t'emprisonnaient, personne n'allait plus jamais se mettre dans ton chemin. va chercher ton propre fusil. fabrique-toi ton propre filet. tue ton propre orignal. prends-toi deux maris et une épouse et rends-les fous en leur vouant un amour pur. donne naissance à une nation de façon indigne, en rampant dans l'urine et les excréments et la saleté et les entrailles fumantes de la trahison. »

    Écho de presse
    « Ludique, fougueuse et farouchement drôle, Leanne Betasamosake Simpson écrit des histoires d'amour irrésistibles dans la gueule du génocide. Génie de la forme et inventrice de genres non conventionnels, il n'y a tout simplement personne comme elle. »
    Naomi Klein

    L'auteure
    Écrivaine, musicienne, membre de la communauté Michi Saagiig Nishnaaberg, Leanne Betasamosake Simpson est l'une des figures de proue du mouvement de la résurgence autochtone au Canada. Est paru également chez Mémoire d'encrier Cartographie de l'amour décolonial (Islands of Decolonial Love: Stories & Songs, 2018)

  • Le tarot de l'unité

    ,

    • Tana
    • 1 October 2020

    Face aux bouleversements du monde, une remise en question de la relation à soi et aux autres est devenue une nécessité. Notre monde est régi par l'équilibre de deux polarités : le masculin et le féminin. Après plusieurs millénaires de patriarcat à l'origine de tant de conflits et de blessures entre les hommes et les femmes, le temps de la réconciliation est arrivé et celle-ci passe d'abord par soi-même. En chaque être humain réside un couple intérieur fait de ce masculin et de ce féminin qui doit être conscientisé, harmonisé, pour espérer faire émerger un nouveau modèle de couple, affranchi de la guerre des sexes.
    La tarologue Hélène Huc, après un long cheminement personnel et initiatique avec le tarot de Marseille, nous invite dans cet ouvrage à découvrir le tarot sous un nouveau jour. Elle révèle et décrypte les clefs que nous offrent les arcanes pour nous aider à accomplir ce processus d'unité intérieure. Grâce au décodage de la symbolique des cartes et à une grille de lecture alchimique rendue accessible, ce livre nous ouvre à la compréhension profonde du symbolisme des cartes autant qu'il nous propose d'oeuvrer à l'intégration du masculin et du féminin en soi, pour mieux aller à la rencontre de l'autre. Les illustrations originales et puissantes de la tarothérapeute et plasticienne AJ Dirtystein viennent donner force et vie à cette approche nouvelle du tarot dans toute sa portée transformatrice.
    Pour se réapproprier une sagesse féminine et s'inventer un masculin nouveau

  • Jonny Appleseed, l'un des 100 meilleurs titres de 2018 selon le Globe and Mail

    Traduit de l'anglais par Arianne Des Rochers

    Résumé
    Vivant hors réserve et cherchant tant bien que mal à s'acclimater à la vie urbaine, Jonny devient travailleur du cybersexe pour gagner sa vie. Il a devant lui très exactement une semaine avant de devoir rentrer à la réserve pour assister aux funérailles de son beau-père. Les sept jours qui suivent se déclinent comme un rêve enfiévré : histoires d'amour, traumatismes, sexe, liens familiaux, désirs et ambitions, souvenirs déchirants de sa kokum (grand-mère) si chère, etc. La vie de Jonny consiste en une série de ruptures, mais aussi de liens inextricables. Tout en se préparant au retour à la maison, Jonny tente de rassembler les divers morceaux de sa vie.

    Échos de presse
    « Voilà un exploit de perfection littéraire. Je suis ébloui, Jonny. Je te suis reconnaissant, Joshua. Je suis stupéfait de tout ce que tu nous offres ici à honorer, à chérir et à découvrir. Tu es mon nouveau héros. »
    Richard Van Camp, écrivain

    « Joshua Whitehead redéfinit les possibilités de l'écriture autochtone queer dans son puissant premier roman. Jonny Appleseed transcende les genres d'écriture et mélange le sacré et le sexuel pour forger une expression viscérale du désir et de l'amour décoloniaux. »
    Gwen Benaway, auteure

    « La langue de Whitehead est parfois concrète, très contemporaine, truffée de références à la culture populaire, du film Titanic à la télésérie Stranger Things en passant par le jeu vidéo Crash Bandicoot. Par endroits, le ton se fait onirique, adopte une envergure mythique [...] Les pages qui concernent l'enfance, souvenirs de première fois, tendres ou déchirants, traduisant le courage d'une communauté ou mettant en relief de révoltantes inégalités, sont particulièrement puissantes. »
    Christian Saint-Pierre, Le Devoir

    « Jonny Appleseed, ce premier roman, n'est rien de moins qu'un miracle. »
    Canadian Art


    L'auteur
    Joshua Whitehead est un poète et romancier bi-spirituel autochtone du Canada. Membre oji-cri/nehiyaw de la Première Nation manitobaine de Peguis, il est l'auteur du recueil de poésie Full-Metal Indigiqueer, publié en 2017. En 2016, Whitehead a reçu le Prix d'histoire du Gouverneur général en arts et récits autochtones. Son roman Jonny Appleseed, publié en anglais au printemps 2018 a retenu l'attention de la critique dès sa parution, il a reçu le prix Georges Bugnet et le Lambda Literary Award. Il a également été finaliste au Prix du Gouverneur General, au Amazon Canada First Novel Award, au Carol Shields Winnipeg Book Award, au Winnipeg Book Award, au Alberta Literary Award, sur la longue liste pour le Scotiabank Giller Price et il est considéré comme l'un des 100 meilleurs titres du Globe and Mail.

  • Pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes !
    Les sexes féminins foisonnants des années 1970, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages " beauté ", le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leur restaient sur le corps.
    Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire. À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, son livre se veut un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes.
    Journaliste, auteur, chroniqueur sur RTL et sur Paris Première, éditeur, Stéphane Rose multiplie les casquettes. Dans l'intimité, il confie volontiers que celle d'essayiste du poil et des relations amoureuses (En finir avec le couple, La Musardine, 2020) est sa préférée.

  • Résumé
    L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins
    blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes.
    Ce sont juste des naissances. »

    Extrait de la préface
    Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une
    tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd'hui, c'est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau
    et à Cèdre.

    L'auteure
    Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l'une des grandes voix de la
    littérature des Premières Nations.

    Traduit de l'anglais par Joannie Demers

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