• La Rose des vents est un roman d'aventures inspiré de faits réels. Tandis qu'aux États-Unis la conquête de l'Ouest bat son plein, l'Empire russe est engagé dans une course pour asseoir sa puissance dans l'Extrême-Orient et sur la côte pacifique. C'est alors que le tsar confie une mission d'importance au navigateur Guennadi Nevelskoï. Le 12 mai 1849, le navire Baïkal entre dans la baie d'Avatcha, mais un changement de destination intervient et le vrai but de l'expédition est révélé. En lisant ce roman aux nombreuses péripéties, à la trame sentimentale discrète et plein de suspens, on a le sentiment de toucher du doigt ce qu'il faut d'efforts, d'ingéniosité, d'intrigues, de hasards... pour parvenir à une décision politique et humaine à l'effet déterminant sur l'histoire du monde.

    Andreï Guelassimov est né en 1965 à Irkoutsk. Son premier roman, La Soif, paru en 2004, lui a assuré une notoriété jamais démentie sur la scène littéraire russe et internationale. Il est l'auteur de 6 romans et nouvelles publiés en français (Actes Sud et Babel) qui font découvrir chaque fois une nouvelle facette de l'écrivain. Avec La Rose des vents Guelassimov, désormais un auteur publié aux des Syrtes, se lance dans le roman historique et d'aventure.

  • Toutes les analyses l'annoncent : la Chine deviendra immanquablement la première puissance économique du monde. Alors que la dynamique de développement américaine et son aura politique semblent en panne, la Chine réalise une percée multiforme unique au monde. Que ressortira-t-il de l'affrontement entre les deux grands adversaires ? Déjà, l'expansionnisme chinois suscite des réactions de méfiance croissante chez ses partenaires. Mais la Chine nourrit des ambitions de conquête à long terme mûrement réfléchies, tandis que les autorités américaines en sont à gérer le court terme... Dressant le portrait de la situation de ces deux pays, l'auteur analyse les enjeux de cette rivalité et nous alerte : entre la démocratie et la dictature, à la première de démontrer sa force et sa vitalité.

    Pierre-Antoine Donnet est journaliste, ancien rédacteur en chef de l'Agence France-Presse.

  • Dans cette enquête choc, le reporter Antoine Mariotti nous entraîne dans les coulisses de la guerre en Syrie. Il raconte le fiasco des Occidentaux à mener ce conflit complexe et pourquoi Bachar el-Assad est, envers et contre tous, toujours au pouvoir.

    Antoine Mariotti a interviewé une centaine d'acteurs majeurs du conflit en France, aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, en Russie, en Syrie ou en Iran : des chefs d'État, des ministres, des conseillers, des diplomates, des espions, des militaires, des opposants et des membres du pouvoir syrien. Il montre la manière dont nos dirigeants ont pris leurs décisions, souvent contre l'avis de leurs experts, de leurs services de renseignement, les yeux rivés sur les sondages. Comment l'opposition en exil, déconnectée, a induit les Occidentaux en erreur. Comment la coalition internationale a frappé des cibles fictives pour satisfaire l'opinion publique. Et pourquoi la Russie n'est pas totalement maîtresse du jeu.

    L'auteur nous fait vivre, comme si on y était, les moments clés dans les ambassades à Damas, aux côtés d'Obama dans le bureau ovale, avec François Hollande à l'Élysée ou dans les négociations sans fin entre l'Américain John Kerry et le Russe Sergueï Lavrov.

    Voici le récit sidérant de dix ans d'une guerre interminable, de cascades de mauvaises décisions et d'aveuglement des puissances occidentales.

  • Existe-t-il des limites à la toute-puissance du Parti communiste ? La question environnementale est-elle sans espoir ? Que signifient les tensions avec Taïwan ? Quelle est la réalité de l'interdépendance économique entre la Chine et les États-Unis ?

    En quelques décennies, la Chine est devenue la deuxième puissance mondiale. L'ampleur de son marché, ses choix stratégiques mais aussi ses déficiences impactent l'avenir de tous, comme l'a démontré la pandémie de Covid-19 partie de Wuhan. Révélant son vrai visage, autoritaire et nationaliste, la Chine de Xi Jinping trace ses nouvelles routes de la soie pour renforcer son influence globale, réinvestit militairement la haute mer, réprime au Xinjiang et contrôle son peuple d'une main de fer. En 100 questions/réponses, voici un tableau passionnant de l'« hyperpuissance » chinoise, trop longtemps objet d'une fascination sans recul.

  • Le charme discret des series Nouv.

    Les séries que nous aimons exercent sur nos vies un charme discret. Elles influencent notre façon de voir le monde, nos représentations politiques, sociétales, économiques, écologiques. Elles s'invitent désormais dans les débats sur le pouvoir, l'avenir de la planète, les minorités, les sexualités. Leur force, adossée à des plateformes telles que Netflix, Amazon Prime Video, MyCanal ou Disney+, est considérable. Les séries participent d'un soft power mondial à l'ampleur inédite. Virginie Martin a décrypté cet univers qui sait si bien nous plaire. Elle en révèle les coulisses : scénaristes, financements, messages. Elle montre comment ces séries, hypnotiques, peuvent aussi nous éveiller et nous stimuler.

  • Plus rien ne régule la bonne marche de la planète : rupture d'accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties, basculement géoéconomique vers l'Asie, menaces nationalistes et écologiques... le monde est-il devenu incontrôlable ?

    Avec son double regard d'historien et de spécialiste des relations internationales, Thomas Gomart souligne la mutation inédite des rapports de force - ascension de la Chine, unilatéralisme des États-Unis, fragmentation de l'Europe, retour de la Russie - et des sujets transversaux comme l'énergie et le climat, les transformations de la guerre, le cyber ou la pression démographique et migratoire. Avec une grande clarté, il invite les Européens à un exercice de lucidité sur un monde de moins en moins à leur image. Thomas Gomart est historien et directeur de l'Institut français des relations internationales (Ifri). Il est membre des comités de rédaction de Politique étrangère, de la Revue des deux mondes et d'Études dont il assure la chronique internationale.

  • Il est courant de déplorer le déclin de la souveraineté de l'État-nation, qui semble devoir être aujourd'hui supplantée par la puissance du capital mondial. Restaurer la verticalité de l'État et son autorité serait ainsi la seule voie pour contester le globalisme néolibéral. C'est contre cette illusion, encore trop répandue à gauche, que Pierre Dardot et Christian Laval ont entamé ce long parcours dans l'histoire complexe et singulière de l'État occidental moderne, depuis sa naissance à partir du modèle de l'Église médiévale jusqu'à son rôle actuel d'État-stratège dans la concurrence mondiale.
    Comprendre les aléas et les détours de cette construction, c'est mettre à nu les ressorts d'une domination sur la société et sur chacun de ses membres qui est fondamentalement de l'ordre de la croyance : les " mystères de l'État ", le culte de sa continuité qui oblige ses représentants par-delà leur succession, la sacralité dont ces derniers aiment à s'entourer dans l'exercice de leurs fonctions, autant d'éléments qui ont pu changer de forme, mais qui demeurent au principe de sa puissance. En retraçant cette généalogie, il s'agit pour les auteurs de montrer que l'on ne peut répondre aux défis de la mondialisation capitaliste et du changement climatique sans remettre en cause cet héritage. Car l'invocation de la souveraineté " nationale " est devenue l'alibi de l'inaction climatique et de la perpétration des écocides.
    Pour affronter ces enjeux globaux, il est indispensable de s'attaquer à un tel régime d'irresponsabilité politique qui dispense les gouvernants de rendre des comptes aux citoyens. C'est dire qu'il faut ouvrir la voie à un au-delà de la souveraineté étatique.

  • Friction : que se passe-t-il dans les " zones-frontières " où se développe une économie sauvage, ravageant les ressources, les plantes, les animaux, les forêts et les cultures humaines ? Où aucun droit ne limite plus la puissance de bandes armées qui constituent l'avant-garde d'un capitalisme à la fois moderne et archaïque ? Anna Tsing nous emmène à Bornéo chez les Dayaks meratus, mais ce pourrait aussi bien être en Amazonie au Brésil.
    Friction : comment entendre le cri de tous ceux et celles - humains et non-humains - qui disparaissent dans un maelstrom de destructions où la forêt laisse place à des plantations de palmiers à huile ? Comment apprendre à regarder une forêt que l'on croyait sauvage comme un espace social, habité ? Comment faire l'histoire de la botanique en redonnant aux peuples indigènes le rôle qui a été le leur ?
    Friction : comment des lycéens et des étudiants indonésiens amoureux de la nature ont-ils appris, pas à pas, à refaire de la politique sous la dictature ? Comment les alliances les plus boiteuses peuvent-elles être fécondes ?
    Friction : comment faire de l'ethnographie sans se plier aux règles de l'orthodoxie académique, sans théorie à vérifier, mais en fabulant, en rendant perceptibles des aspects de la réalité souvent considérés comme accessoires ? Avec Anna Tsing, il faut apprendre à mettre en suspens nos routines perceptives et nos jugements normatifs, apprendre à sentir et ressentir, à développer une culture de l'attention, apprendre avec ce qui la fait hésiter, avec ce qui l'oblige à multiplier les manières de raconter, les méthodes ethnographiques.

  • La géopolitique, en tant qu'étude des relations internationales, rend compte du phénomène de la mondialisation tout en analysant ses mécanismes.

    Pédagogique, ce guide commence par définir la géopolitique. Pratique, il propose ensuite 50 fiches thématiques et documentées pour dresser un panorama des conflits, des problématiques et des tendances du monde actuel. Il constitue une synthèse d'introduction et de référence sur le sujet. Cette nouvelle édition comprend des cartes mises à jour et des textes inédits.

  • Le xxe siècle a vu le choc de deux idéologies, démocratie et capitalisme contre dictatures fascistes et communistes. Le xxie a d'ores et déjà fait voler ce clivage en éclats, révélant de nouveaux enjeux déterminants pour l'avenir du monde.
    Cette ère nouvelle confirmera-t-elle l'effacement des États-Unis au profit d'une résurrection des grands empires - turc, iranien, russe et surtout chinois ? À la faveur de cette redéfinition des équilibres, l'Europe redeviendra-t-elle un acteur majeur de la scène internationale ?
    Le " siècle des défis " verra-t-il la résolution d'interminables conflits - israélo-palestinien, indo-pakistanais, intercoréen -, l'émergence de l'Afrique et des sociétés du monde arabo-musulman, revitalisées par un nouveau contrat social enfin respectueux des droits et des libertés des peuples ?
    Catalyseur de ces questionnements, la crise de la Covid-19 semble déjà placer l'humanité face à la nécessité de repenser le monde et de faire émerger des modèles de société plus justes, urgences auxquelles s'ajoutent les menaces climatiques et la raréfaction des ressources énergétiques.
    Ce livre de réflexion et d'analyse se veut une introduction aux grandes tendances géopolitiques des " temps intéressants " où le monde est entré et dont il dresse la carte.

  • Le retour de la Chine sur l'échiquier mondial, entamé lors de la Grande crise financière de 2008, s'accélère avec le Covid de 2020. L'empire du Milieu s'affirme en nouveau " rival systémique ", bousculant les équilibres mondiaux sur le plan géopolitique, économique et financier.
    L'Occident doit donc étudier de manière objective ce système, reposant sur des principes généralement à l'opposé des siens de manière à en identifier les faiblesses et les forces, quand bien même celles-ci viendraient remettre en cause ses convictions les plus profondes.
    Il semble nécessaire de repenser structurellement les fondations de la relation entre Europe et Chine pour construire au xxie siècle le " Grand Pont en avant ". Pour cela, il faut accepter une profonde rupture avec les habitudes et schémas du passé, de la part des dirigeants tant politiques qu'économiques, des décideurs tant chinois qu'européens.
    David Baverez propose une approche unique, non pas celle d'un sinologue, politologue ou sociologue confirmé, tournant son regard vers le passé, mais celle d'un investisseur occidental vivant quotidiennement en Chine et habitué à défricher les disruptions à venir. Il imagine des dialogues imaginaires entre le président Xi Jinping et cinq experts européens, des échanges sans concessions ni tabous, à l'opposé du " politiquement correct " ambiant.
    David Baverez dresse une cartographie à la fois originale, dépassionnée et dérangeante de ce que pourrait être une nouvelle relation économique, technologique, financière entre l'Europe et la Chine sans gommer pour autant les immenses défis relever. Ni pro- ni antichinois, ce livre se veut avant tout une invitation adressée au lectorat occidental à combler son déficit de connaissance de la réalité chinoise.

  • Combinant une approche thématique et une vision géographique, l'auteur de cet ouvrage rappelle les grandes étapes de la mondialisation depuis le début du vingtième siècle, afin de mieux décrire la troisième phase qui se met en place. Observant ensuite le choc social, particulièrement violent, il analyse enfin quatre thèmes majeurs : la santé, le changement climatique, les risques financiers et la dette, l'économie numérique.
    Le livre s'achève par un bref tour du monde, indispensable étant donné que chaque région a sa façon de gérer, ou de ne pas gérer, les crises sanitaire et économique, en s'interrogeant sur les perspectives de moyen terme dans le contexte créé par la montée en puissance de la Chine et par la guerre froide sino-américaine.

    Hubert Testard, haut fonctionnaire, ancien conseiller économique et financier en Asie, enseigne à Sciences-Po Paris. Il est l'auteur d'ouvrages sur l'Asie et l'investissement chinois en France.

  • Jean-Pierre Filiu offre à lire une histoire du monde arabe depuis l'expédition d'Égypte en 1798 jusqu'à aujourd'hui. Il montre de façon magistrale que l'histoire des Arabes est intimement liée à la nôtre, celle de l'Occident, de l'Europe, de la France, et que ces deux siècles souvent tragiques et sanglants sont aussi l'histoire d'une émancipation et d'une libération.
    Depuis des décennies, l'actualité offre l'image d'un monde arabe sombrant dans la violence et le fanatisme. Comme si une malédiction frappait ces peuples, de l'interminable conflit israélo-palestinien aux guerres d'Irak et de Syrie, en passant par l'essor du jihadisme international.
    Jean-Pierre Filiu remonte à l'expédition de Bonaparte en Égypte, en 1798, pour nous livrer une autre histoire des Arabes. Une histoire intimement liée à la nôtre, celle de l'Occident, de l'Europe, de la France. Une histoire faite d'expéditions militaires et de colonisations brutales, de promesses trahies et de manoeuvres diplomatiques, une histoire de soutien à des dictatures féroces ou à des régimes obscurantistes, mais tous riches en pétrole.
    Cette " histoire commune " qui a fait le malheur des Arabes ne doit pas faire oublier une autre histoire, largement méconnue : une histoire d'émancipation intellectuelle, celle des " Lumières arabes " du XIXe siècle, mais aussi une histoire d'ébullition démocratique et de révoltes sociales, souvent écrasées dans le sang. Autant de tentatives pour se libérer du joug occidental et de l'oppression des despotes, afin de pouvoir, enfin, écrire sa propre histoire.
    Sous la plume de Jean-Pierre Filiu, les convulsions du présent se prêtent alors à une autre lecture, remplie d'espoir : dans la tragédie, un nouveau monde arabe est en train de naître sous nos yeux.
    Prix Augustin-Thierry des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2015

  • Comment travaillent les services d'espionnage et quel rôle ont-ils joué dans les évènements majeurs des XXe et XXIe siècles ? Surveillance des dirigeants de partis d'opposition, agents étrangers en opération, lutte anti-terroriste... Jérôme Poirot, ancien adjoint du coordonnateur national du renseignement, nous apporte un regard nouveau sur cet univers mystérieux.Le renseignement est un univers propice aux fantasmes car on ne sait pas ce que font ces mystérieux services. La quête de la vérité, qui est en toutes choses hasardeuse, difficile, devient aléatoire lorsqu'il est question d'espionnage. Le renseignement favorise l'apparition de mythes et de légendes parce qu'il ne sait vivre que caché. La fiction qui le met en scène en donne toujours une image biaisée : trop pur ou trop machiavélique, loyal ou complotiste, bienfaiteur de l'humanité ou va-t-en-guerre. Quel rôle ont joué les services de renseignement dans des évènements de premier plan des XXe et XXIe siècles ? Ont-ils accompli les prouesses qu'on leur attribue parfois ou, a contrario, ont-ils été aussi inefficaces qu'on le pense en certaines circonstances ? Autant le grand public comprend quel rôle ils peuvent jouer dans la lutte contre le terrorisme, autant il ignore tout de leur action dans le domaine des relations internationales. Le but de cet ouvrage est de permettre au lecteur de porter un regard nouveau sur les services eux-mêmes et sur des épisodes de notre histoire, parfois récente, d'apercevoir une autre réalité que celle qu'il connaît, d'échanger une part de naïveté contre une ration de lucidité.
    Sommaire
    Les services américains auraient-ils pu empêcher le 11 septembre ?
    Il existerait des services de renseignement dont l'existence est secrète
    Quelle part ont pris les services du IIIe Reich dans les victoires et dans la défaite ?
    Les espionnes ne servent-elles qu'à recueillir des confidences sur l'oreiller ?
    L'Union européenne doit se doter d'un service de renseignement : un FBI européen
    Les services américains auraient-ils pu prévoir et éviter Pearl Harbor ?
    Les services de renseignement sont-ils des va-t-en-guerre ou des acteurs de la paix ?
    Des services de renseignement étrangers veulent déstabiliser l'Union européenne et ses États membres
    Les services de renseignement sont-ils incontrôlables ?
    Le gouvernement français espionne les dirigeants des partis d'opposition
    La lutte anti-terroriste relève-t-elle des services de renseignement ?

  • Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté.Ils sont psychopathes, sociopathes, névropathes... Ils règnent sur les pays du Caucase ou d'Amérique Latine, sur la Corée du Nord ou sur les Philippines. Ils régissent de façon extravagante la vie de la Maison Blanche ou du Kremlin. Ils violentent et massacrent leur propre peuple comme en Syrie. Ils abaissent leur fonction comme en Thaïlande, tourmentent leurs opposants comme aux Maldives.
    Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté. Certains sont catalogués par l'ONU comme " criminels de guerre ", ou encore ils sont accusés de " génocide ". Le monde les regarde oeuvrer, souvent sans réagir. Tous n'ont pas commis les mêmes atrocités. Le Président Philippin se vante d'avoir, à plusieurs reprises, tué de ses mains. Donald Trump n'a jamais pointé son revolver sur un passant New Yorkais. Mais tous ces personnages affichent certaines caractéristiques troublantes. Et ils présentent un risque pour la planète. Bachar al-Assad, avec un demi-million de morts sur la conscience, peut mettre le Proche Orient à feu et à sang. Kim un-Jung peut rayer de la carte une ville américaine ou japonaise. Et Donald Trump qui demande souvent à ses conseillers militaires à quoi peut bien être utile une bombe atomique si on ne peut pas s'en servir n'est guère rassurant. En dépit des tragédies du XXe siècle, la longue lignée des monstres se renouvelle dans un monde globalisé, où jamais l'information n'a autant circulé.

  • L'histoire commence le 24 septembre 1853 avec la
    prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France de Napoléon III, et elle ne s'achèvera pas le 4 octobre 2020, quel que soit le résultat du scrutin par lequel les habitants du
    Caillou sont appelés, pour la seconde fois, à voter pour ou contre l'indépendance de l'île. Le processus inédit engagé par les accords de Matignon de 1988, consécutifs à la tragédie de la grotte d'Ouvéa entre les deux tours de l'élection présidentielle de cette année, puis par l'accord de Nouméa de 1998, dont le préambule reconnaît pour la première fois officiellement le fait colonial de la République française, touche à son terme.
    Après une
    transition de trente ans, la
    Kanaky-Nouvelle-Calédonie, ainsi que voudraient la nommer les tenants de l'indépendance, est-elle prête pour la pleine souveraineté ? Les clivages entre Kanak et Caldoches, qui ont fait des dizaines de morts pendant les années 1980, ne sont pas effacés, mais ils se sont reconfigurés, laissant aujourd'hui ouvertes aussi bien la possibilité de leur dépassement que celle d'un nouvel embrasement.
    Archipel géographique, mosaïque ethnique, concentré d'invention poli-tique, la Nouvelle-Calédonie est aussi un laboratoire institutionnel et un modèle d'intelligence collective qui nous parle, au présent, de ce qu'était notre passé et de ce que pourrait être notre avenir. Cette île, qui fut l'une des rares colonies de peuplement de la France et dont le peuple autochtone - les Kanak - a failli disparaître, pourrait-elle constituer la première décolonisa-tion réussie de l'État français et être, grâce aux pratiques de ce peuple, le lieu d'un autre rapport à la terre, d'une économie non capitaliste et d'une politique de long terme, pour habiter ensemble un monde postcolonial ?

  • Alors que le grand public connaît mal les arcanes de la diplomatie, Daniel Jouanneau nous conduit de A à Z à la découverte des multiples et passionnantes facettes (politiques, culturelles, littéraires...) de la diplomatie française et internationale.
    "Les questions internationales intéressent beaucoup, les médias consacrent à la politique étrangère la place qu'elle mérite, mais l'opinion connait souvent mal le rôle de ceux qui la mettent en oeuvre : les diplomates. Les préjugés ont la vie dure, les interrogations sont récurrentes et parfois teintées d'ironie. Les images se superposent : le cynisme de Talleyrand, l'art de l'esquive et du non-dit, la tasse de thé de l'ambassadeur, les réceptions dans de belles résidences, bref un monde à part, vivant dans l'entre soi, superficiel, et surtout de moins en moins utile puisque chefs d'État et ministres se téléphonent en permanence, et que l'international n'est plus depuis longtemps l'apanage des spécialistes. Rien n'est plus faux. Diplomate, c'est un vrai métier, un métier de professionnels, un métier d'action, exercé par des hommes et des femmes fiers de servir l'État, passionnés et engagés. Leurs missions sont multiples. À travers les grands personnages qui ont marqué l'histoire de la politique étrangère - pas seulement la nôtre - et par une présentation des lieux et des moyens de la diplomatie d'aujourd'hui, ce livre présente les différentes facettes de ce très beau métier. J'ai été un diplomate heureux et j'explique pourquoi." Daniel Jouanneau

  • CORONAVIRUS, GUERRES DE PILLAGE, FAIM, MALADIES, ESCLAVAGE MODERNE, POLLUTION... LA MONDIALISATION TUE.
    L'épidémie de coronavirus fut un traumatisme mondial profond : près d'un milliard d'êtres humains durent être confinés dans quelque trente-cinq pays et des dizaines de milliers sont morts. Son impact économique gigantesque fut aussi un révélateur brutal de la dangerosité de la mondialisation. Car si l'épidémie fut le déclencheur de la Grande Récession dans laquelle nous nous débattons encore, la mondialisation, elle, en fut la poudrière.
    Concentration extrême de l'appareil industriel mondial en Chine, chaînes mondiales d'approvisionnement fondées sur le zéro stock, marchés financiers débridés, pression générale à la baisse sur les dépenses publiques dont les dépenses de santé : la mondialisation, système économique planétaire, a permis que dans un sinistre effet-papillon, une infection à Wuhan provoque rapidement des morts, des pénuries de toutes sortes et une récession à travers toute la planète.
    Les morts du coronavirus, bien que traumatisantes, ne sont cependant que l'arbre qui cache la forêt des victimes de la mondialisation. Nous démontrerons en effet dans ce livre que de 1992 à 2018, la mondialisation a causé plus de 400 millions de morts.
    600 000 sont morts de l'invasion américaine de l'Iraq pour prendre le contrôle de ses ressources pétrolières. 6,5 millions sont morts dans des guerres de pillage, en particulier au Congo-Kinshasa pour ses richesses minières. 11 millions sont morts de faim alors qu'assez de nourriture est produite pour alimenter toute l'humanité. 60 millions sont morts sur le poste de travail, c'est-à-dire de la pression mondiale à la baisse sur les conditions de santé et de sécurité de la main d'oeuvre. 69 millions sont morts de pollution atmosphérique, c'est-à-dire des rejets toxiques de ce système économique mondial consumériste et productiviste. 256 millions sont morts de maladies pourtant soignables, c'est-à-dire morts de la répartition des ressources plutôt que des maladies elles-mêmes.
    Ces plus de 400 millions de morts sont le thème de ce livre noir de la mondialisation.

  • Cet essai en quatre actes s'ouvre sur un dialogue entre Achille (la force) et Ulysse (la ruse) en présence d'un Hector (l'humilité) venu en observateur les voir s'invectiver sur les ambivalences de la victoire du Néolithique à nos jours. Que signifie « gagner une guerre » dans l'histoire ? A quand remonte justement la dernière guerre victorieuse ? Les Vietnamiens contre la France et les Etats-Unis entre 1946 et 1975 ? La guerre de l'OTAN contre le Kosovo en 1999 ou encore l'intervention de la France au Mali en 2013 ? En second lieu, Hector et Achille écoutent le stratège Ulysse leur expliquer où se situe la notion de victoire sur la matrice guerre-paix et négociations-conflictualités. Dans un troisième temps, Hector et Ulysse se tournent vers le guerrier Achille, qui revisite nos trois dernières décennies d'hubris et s'explique sur ces impossibles victoires lors des guerres onusiennes ou des interventions humanitaires souvent ratées. Enfin, dernier acte de cet échange, Hector s'adresse pour la première fois à Achille et à Ulysse pour leur démontrer que la plus efficace des manières de « gagner une guerre aujourd'hui » consiste d'abord à renoncer à la puissance et à la ruse ; ensuite à endosser l'éthique d'humilité. Un livre ambitieux au propos fondamentalement original, extrêmement fécond, et appelé à devenir un incontournable des études sur la guerre et la paix. 

  • Nous vivons dans un monde où les soubresauts de l'économie font les gros titres : de l'assouplissement des réglementations bancaires aux États-Unis à l'établissement de tarifs douaniers susceptibles de déclencher des guerres commerciales internationales. Les racines de cette situation sont profondes. Dans Crashed, l'historien Adam Tooze montre que les bouleversements d'aujourd'hui ont une origine commune dans la crise économique de 2008 et ses répercussions. Si la crise financière a d'abord été présentée comme une péripétie locale, ce qui s'est passé à Wall Street à partir de 2008 a en réalité bouleversé toutes les régions du globe : des marchés financiers occidentaux aux usines et chantiers en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine. La crise a déstabilisé l'Ukraine, semé le chaos en Grèce, suscité la question du Brexit et préparé le terrain à Trump. C'est la crise la plus grave endurée par les sociétés occidentales depuis la fin de la Guerre froide. Reconstituant l'histoire, l'auteur analyse en détail les décisions et le positionnement des acteurs qui ont dominé l'actualité économique, politique et internationale de ces dix dernières années. Il le fait au prisme de multiples thématiques originales : itinéraires du développement économique et de la dette à la surface du globe ; inégalités politiques issues de l'interdépendance financière des pays ; effets de la crise sur l'ascension spectaculaire des réseaux sociaux et le malaise des classes moyennes. Toujours avec la rigueur de l'historien, Adam Tooze prolonge son étude jusqu'à aujourd'hui et s'interroge sur la perspective d'un ordre mondial progressiste, stable et cohérent à l'avenir.

  • Avant-propos C'est ici que ça va se passer ; chapitre 1 Éthiopie - Turbulent paradis de la bière ; chapitre 2 L'histoire - La conquête de l'Afrique ; chapitre 3 Nigeria - Intégration à tous égards ; chapitre 4 Vente et marketing - Guerres de la bière ; chapitre 5 Sierra Leone - Le mystérieux ange gardien ; chapitre 6 Impact - Créativité comptable ; chapitre 7 Afrique du Sud - Bataille pour les townships ; chapitre 8 Commerce socialement responsable - Alcool et philanthropie ; chapitre 9 Burundi - Les dictateurs vont et viennent, Heineken reste ; chapitre 10 Travailler chez Heineken - On violait ces femmes ; chapitre 11 Congo - C'est ici qu'on apprend les ficelles du métier ; chapitre 12 Zones de conflit - Éthique en temps de guerre et de dictature ; chapitre 13 Rwanda - Brasser de la bière pour des génocidaires ; chapitre 14 Et Heineken ? - Réactions et stratégie ; chapitre 15 Mozambique - Avantages fiscaux en échange de propagande ; Conclusion Une île de perfection dans un océan de misère ; Épilogue de la version française le patron et la promotrice

  • REPÈRES ET CLÉS POUR DÉCRYPTER L'ACTUALITÉ

    Pour quelles raisons les migrants quittent-ils leur pays d'origine ? Comment choisissent-ils leur pays d'arrivée ? Quel impact les migrations ont- elles sur les pays de départ ? Comment les pays d'accueil gèrent-ils l'ensemble des arrivants ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontestée, l'auteure propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de ce phénomène mondial. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux.

    "Catherine Wihtol de Wenden permet de comprendre de façon lumineuse l'un des défis stratégiques et sociétaux majeurs du XXIe siècle."
    Pascal Boniface

    NB : cet ebook est édité en couleurs et est adapté aux tablettes, smartphone, PC/Mac. En revanche, sur les liseuses noir et blanc, la lecture des cartes et schémas peut devenir difficilement compréhensible.


     

  • Kenneth White nous emmène sur les petites îles de l'Atlantique tropical, cet archipel à la courbe gracieuse qui s'étend de la côte du Venezuela à la Floride : les Antilles. Il les a fréquenté de longues années durant, sillonnant l'espace marin, les arpentant à pied. Tout commence dans l'Archivo General de Indias à Séville, où White tombe sur un vieux livre où il était question des premières approches de ces îles : la Deseada, Marigalanta, La Dominica, Barbados etc. C'est comme une musique lointaine à ses oreilles. L'Archipel du songe est une histoire de migrations, de langues diverses, de rencontres avec des conteurs et des pêcheurs, d'expériences diverses vécues à travers les territoires, de moments de sensation et d'extase dans des solitudes en compagnie d'iguanes et de flamants roses.

    Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 pour La Route bleue. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de six récits et de trois essais.

  • Le XXe siècle a été le siècle de l'explosion démographique. Le XXIe sera celui du vieillissement de l'humanité. Déjà à l'oeuvre en Europe et en Asie, le déclin démographique est un défi pour la planète. Ce livre pionnier décortique la révolution en gestation. Une planète qui vieillit et se vide de ses habitants, c'est une planète plus calme et plus écologique. Mais aussi plus terne, sans jeunesse, sans feu, moins innovante, et économiquement en panne.
    " Le médicament qui n'aura pas été inventé, la technologie qui n'aura pas été perfectionnée, le tout parce qu'il y a moins de gens cette année que l'année précédente - comment évaluer cela ? Un déficit d'optimisme juvénile : voilà le prix très élevé que nous pourrions avoir à payer pour notre décroissance démographique. "

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