• De Platon à Hannah Arendt, en passant par Averroès, Machiavel et Nietzsche, cet ouvrage retrace les moments-clés de l'histoire de la philosophie. Synthétique et pédagogique, il présente l'essentiel de ce qu'il faut retenir pour comprendre les principaux courants. Des citations expliquées introduisent l'oeuvre de chaque philosophe abordé, et des encadrés illustrent ses concepts en s'appuyant sur des exemples de la vie quotidienne. Clair, précis et concret, ce livre montre l'évolution de la pensée philosophique d'hier à aujourd'hui.

  • L'oeuvre de Hegel n'a pas fini de fasciner et d'effrayer ceux pour qui la philosophie n'est pas un vain mot. Pour tous, le livre de Kostas Papaioannou, bref et dense, clair et profond, fournit la meilleure des «initiations». Derrière les abstractions logiques du Système, il met à jour le souci pathétique qui, dès les écrits de jeunesse, donne à la pensée hégélienne son unité: réconcilier l'homme avec le monde, avec le temps, avec lui-même. Un choix de textes fondamentaux, dont certains fort rares, tous traduits par Papaioannou, éclaire cet essai brillant et original, honnête et solide aussi, dans lequel la sympathie intellectuelle, née d'une longue familiarité avec les écrits de Hegel, n'exclut pas la distance historique et critique nécessaire. Cette nouvelle édition s'accompagne d'une note sur les fondements de la politique hégélienne et d'un texte inédit sur Hegel et la Révolution française.

  • Né à Sinope au IVe siècle av. J.-C. et mort à Corinthe après un long séjour à Athènes, Diogène est un personnage exubérant et scandaleux dont les provocations sont restées célèbres : il fait l'amour et se masturbe en public, éconduit Alexandre le Grand comme un importun et insulte ses contemporains. Figure de la transgression, il n'est pourtant pas un apôtre de l'ensauvagement : ce n'est pas la civilisation que Diogène conteste, mais les servitudes encombrant notre vie matérielle et les conventions nous inféodant aux puissants. Mode de vie et pensée tout ensemble, le cynisme de Diogène est une manière neuve de philosopher qui, loin des constructions théoriques complexes, reste au plus près des réalités quotidiennes. En proposant l'idéal d'une vie simple soustraite aux illusions du désir, cette philosophie offre aux individus et aux sociétés un contre-pouvoir libérateur. Sa critique des valeurs sociales et sa puissance de dérangement n'ont pas échappé à Nietzsche ni à Foucault. Elles gardent toute leur actualité pour qui s'interroge sur les bienfaits et les méfaits de la croissance économique, sur les exclusions déchirant le monde humain. Étienne Helmer enseigne la philosophie à l'Université de Porto Rico (États-Unis). Il est l'auteur, entre autres ouvrages, de La Part du bronze. Platon et l'économie (2010) ; Épicure ou l'économie du bonheur (2013) ; Le Dernier des Hommes. Figures du mendiant en Grèce ancienne (2015).

  • George Berkeley (1685-1753), Irlandais, anglican, évêque, philosophe atypique, est célèbre pour la formule esse est percipi: être c'est être perçu.
    Cette formule signifie ceci: ce que nous appelons objet ou chose n'existe qu'en tant qu'il est perçu seul ce qui a un esprit ou une intelligence perçoit l'esprit ou l'intelligence ne perçoit que des idées donc ce que nous appelons chose ou objet est une idée qui n'existe que dans (pour) un esprit ou une intelligence qui le perçoit. Identifier l'être et le perçu, rien n'est plus singulier dans l'histoire de la philosophie - même dans celle du sens commun: pour être perçu il faut bien être, d'abord.
    Berkeley a laissé de nombreux essais, traités, dialogues philosophiques et sermons. Sa philosophie, appelée immatérialisme, est dirigée contre toutes les formes de matérialisme, en particulier celles qui croient en la substance matérielle. Si matière il y a, elle est un système de signes, un langage.
    La puissance et la vigueur de sa pensée ont nourri bien des philosophes. Hume s'en est inspiré pour la critique des idées abstraites et Mill pour l'associationnisme. Emerson y a puisé l'articulation entre la philosophie et la pauvreté, la phénoménologie, des intuitions sur la conscience et le monde, Wittgenstein une philosophie du langage et Bergson la nature des idées.
    La philosophie de Berkeley peut offrir à notre temps distrait, où le lien entre le perçu et le percevoir est lâche, des instruments de reconquête de l'attention et de la présence de l'esprit au monde.
    André Scala est agrégé de philosophie. Il a notamment publié Spinoza, Traité de la Réforme de l'entendement, introduction, traduction et notes (1991), et Spinoza (1998).

  • Le développement de la psychologie scientifique et des autres sciences touchant aux problèmes de l'esprit est, selon Piaget, irréversible, reposant sur la conscience des erreurs qu'on ne fera plus car, en science, il n'est pas possible de se tromper deux fois de la même façon.

  • Parmi les philosophes qui s'inscrivent dans la généalogie fameuse - et peut-être mythique - inaugurée avec Platon, Martin Heidegger (1889-1976) est historiquement le plus proche de nous. Ce livre est un essai de présentation de sa pensée selon un ordre qui n'est pas celui de l'oeuvre même: plutôt une sorte de reconstruction pédagogique.
    Il expose d'abord les deux grandes intuitions de Heidegger: celle de l'existence et celle de la différence ontologique entre être et étant. Puis il fait le point sur les prolongements contemporains de l'oeuvre heideggerienne, sujets de réflexion, débats, ou orientations qui sont importants dans notre monde et nous viennent de lui. On traite ainsi de la technique, de l'herméneutique (pensée radicale de l'Interprétation), d'une certaine conception de l'histoire de la philosophie et de l'idée du ""voisinage de la pensée et de la poésie."" Enfin on introduit le lecteur au débat sur l'adhésion de Heidegger au nazisme en proposant quelques réflexions qui servent de conclusion.

  • Par opposition aux trois lignes d'interprétation traditionnelles du hégélianisme (langage, travail, communication), cette étude tente de ressaisir le sens du projet philosophique total de Hegel en politique, en examinant la manière dont s'élabora son système à une période cruciale de sa formation.

  • L'histoire de la philosophie peut être présentée comme une série d'efforts pour démystifier les illusions de la conscience commune. Cette étude part des traditions sceptiques et idéalistes, pour examiner ensuite les modernes philosophies du soupçon, et évoquer pour finir la sensibilité intellectuelle d'une post-modernité à laquelle le rêve d'un dévoilement critique semble être devenu étranger.

  • Les grands noms de la philosophie allemande, les sources austro-allemandes de la philosophie analytique, les philosophies de la culture, l'école de Francfort, les philosophies politiques, le rationalisme critique, littérature et philosophie.

  • À quelles conditions pourrions-nous tenir le langage de l'expérience à propos de l'affrontement de l'homme et de l'absolu ? Saurions-nous produire un concept de l'expérience, qui rende justice à ce qui se passe et ne se passe pas, lorsque l'homme ne se préoccupe plus seulement de penser l'absolu, mais aussi de penser à lui en l'aimant ? Aux constructions théoriques organisées autour du concept de sentiment religieux (Schleiermacher), ou dans le seul élément du savoir par concepts (Hegel), nous proposons une alternative : monde et terre (Heidegger) sont l'a priori de l'expérience. Mais l'homme qui s'occupe de l'absolu - d'un absolu qui soit personne et promesse de relation, de Dieu - cesse d'incarner ces figures natives de son humanité que sont le Dasein et le mortel. Il ne s'agit certes pas de prendre congé de la phénoménologie. Il s'agit de rendre compte, phénoménologiquement, de ce qui n'est pas donné dès le commencement, de ce qu'on ne peut déduire des règlements transcendantaux de l'existence. La description de ce qu'on nomme par convention la liturgie cerne ainsi une région et une modalité de l'expérience qui nous imposent de redéfinir plusieurs concepts. Il ne faut pas présumer trop vite que nous savons déjà ce qu'il en est de l'humanité de l'homme. Mais, lorsque son aptitude à la liturgie et les contraintes qu'elle impose ont été élucidées, un ou deux moyens nous sont donnés de savoir qui nous sommes. L'homme a d'autres choses à faire que prier mais, peut-être, ne pourrait-on percevoir le sens de ces autres choses, si ne se déployait d'abord la liturgie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Philosophie, poésie, mystique : entre ces champs divers de la connaissance et de l'action, le présent ouvrage, en décrivant l'efflorescence des formes montre l'implication de l'esthétique littéraire dans la philosophie d'aujourd'hui.

  • Ce volume propose l'examen du concept d'espace dans les diverses aires sémantiques où on le rencontre. La notion est étudiée du double point de vue, encyclopédique et philosophique.

  • Pour permettre aux étudiants de DEUG, IUFM, prépas, de s'initier à ce courant de la philosophie, préparer leurs exposés et leurs dossiers, réviser leurs partiels et leurs examens.

  • Aux côtés de George Berkeley et David Hume, John Locke (1632-1704) est l'un des principaux maîtres de l'empirisme britannique. Beaucoup fréquenté au XVIIIème siècle, notamment par Voltaire, ce grand philosophe est tombé dans un relatif (et injuste) oubli. Le développement du cognitivisme lui vaut aujourd'hui un regain d'intérêt dans le monde anglo-saxon il semble donc opportun de faire de son OEuvre une présentation « continentale ».
    Prenant comme base de sa réflexion le célèbre Essai sur l'entendement humain (1690), Alexis Tadié étudie successivement chez Locke: la théorie des idées, l'abstraction, la distinction entre qualités primaires et secondaires, le concept de substance, la causalité et le pouvoir, l'identité, le langage, la nature de la connaissance et le scepticisme. Il présente aussi deux développements importants de la pensée de Locke, chez Berkeley et chez Leibniz.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La théorie de la vérité que propose Davidson à titre de cadre sémantique s'épanouit en une philosophie du langage, connue sous le nom d'interprétation radicale. Cette étude tente une évaluation critique du programme de Davidson, à partir d'une question à la fois historique et conceptuelle sur les rapports entre le projet d'une théorie de la vérité et celui d'une sémantique formelle.

  • « Voici l'heure où le Dieu dans l'homme se réveille Et se mesure avec les Dévas créateurs. Le Génie et l'Amour annoncent la merveille : Le feu du ciel qui tombe aux noires profondeurs. Pour un monde nouveau, l'âme ailée appareille. Soyez libres, - et vous serez libérateurs ! » Debout, je m'écriai : « Si la flamme immortelle Qui dompte les humains et fait de l'homme un roi, Se cache dans ta main, donne-moi l'étincelle ! » Mais il me répondit : « L'étincelle est en toi ; Fais la jaillir. - J'entends la foule qui m'appelle Des souffrants sans espoir et des chercheurs sans foi. » Il partit... et je vis une rose trémière, Où brillait un diamant, éclose à mon chevet. Mais Lui - marchait déjà dans l'ombre coutumière Sur la route infinie où son pas se gravait. Derrière lui traînait un sillon de lumière Et, devant lui, l'Aurore immense se levait. Edouard Schuré Trois dernières strophes du poème « L'éveilleur ».

  • Pourquoi les styles de Deleuze ? Si le style comme problème de multiplicité ne saurait se plier chez Deleuze à de simples exercices rhétoriques, et s'il recoupe, à hauteur de dignité équivalente, les plans intensifs de la philosophie, de l'histoire de la philosophie et de l'art, cela suffirait-il à justifier que soit ouvert le chantier d'une stylistique deleuzienne ? Bien qu'elle soit complexe, la question mérite d'être engagée.
    Précédé de cinq lettres inédites de Gilles Deleuze.

  • La pensée de Marx est célèbre pour ses différentes critiques : critique de la philosophie hégélienne, de la philosophie critique, de la philosophie tout court, de la religion, de la politique, du socialisme utopique, de l'économie politique... Une telle insistance ne peut être fortuite, elle indique bien plutôt un projet théorique original, critique en ce qu'il se veut polémique, mais aussi en ce qu'il se veut non dogmatique. L'ouvrage, en s'attachant aux étapes principales de l'évolution intellectuelle de Marx, montre que, toujours, le motif critique reste constitutif, depuis la jeunesse, alors que Marx adhère à la philosophie critique des jeunes hégéliens, jusqu'à la maturité, lorsque Le capital donne son couronnement à l'entreprise de la critique de l'économie politique. Il s'avère, en fait, qu'un même projet critique traverse les différentes étapes de l'oeuvre, et qu'il constitue l'un des foyers à partir duquel elle doit être interprétée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La différence désigne la simultanéité de la scission et de l'identité, la distance positive qui unit, sans négativité, les contraires.

  • La pensée de Nietzsche suggère et appelle de nouvelles et continuelles reformulations. Le souci qui fut le sien, celui du dépassement du nihilisme, demeure le souci premier. Pour sortir d'un potentiellement interminable crépuscule des valeurs et des sens

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