• Faillite annoncée du multiculturalisme en Allemagne et en Grande-Bretagne, chasse aux Roms en France et en Italie, criminalisation des Latinos aux États-Unis, conflits interethniques et racisme anti-Blancs en Afrique, racisme anti-Noirs en Europe, émeutes antichrétiennes en Asie et au Moyen-Orient, antisémitisme croissant et islamophobie mondialisée...Comment expliquer la permanence des préjugés racistes en dépit d'une mobilisation antiraciste sans précédent ? Quelles sont les pratiques dominantes de rejet de l'autre ? Assistons-nous à l'émergence de nouvelles frontières ethno-raciales ?Selon une approche à la fois théorique, historique et comparée, cet ouvrage évalue la nature et les contours du racisme contemporain. Il analyse comment l'obsession sécuritaire se combine dans de nombreux pays à un repli identitaire de plus en plus exclusif, pour légitimer un renforcement du contrôle social des minorités et un durcissement du contrôle aux frontières.Donner les bases théoriques et historiques pour aider à lutter contre le racisme, le repli et le rejet de l'autre, telle est l'ambition de cet essai.

  • Ce livre est d'abord un témoignage, celui de ces hommes et de ces femmes qui se construisent une place entre ici et là-bas. C'est la première étude concernant les associations de migrants marocains impliqués dans le développement.L'auteur aborde sous un angle nouveau la relation entre migration et développement en s'interrogeant non pas sur les effets de la migration en matière de développement mais sur le pourquoi de l'implication des migrants. Le développement apparaît alors comme un moyen instrumentalisé par les différents groupes en présence.Thomas Lacroix rénove l'approche sur le transnationalisme en l'analysant comme le creuset où s'invente une nouvelle identité migratoire, un nouveau mode d'intégration.

  • On a beaucoup écrit que si, dans le passé, la religion avait constitué un principe essentiel de différenciation politique, il n'en allait plus de même aujourd'hui. On s'est également demandé si la classe sociale continuait d'avoir une incidence sur le comportement politique.
    En fait, les comportements politiques et les systèmes d'opinions et d'attitudes qui leur sont associés restent fortement dépendants du niveau d'intégration religieuse et de l'appartenance objective et subjective à une classe sociale. Ce que l'analyse, menée à partir d'entretiens non directifs et d'enquêtes par questionnaires, révèle, à l'origine des comportements politiques, ce sont les croyances et les convictions, les implications affectives, la représentation du champ social, les systèmes de normes et de valeurs caractéristiques notamment du catholicisme et de la classe ouvrière. L'emprise de ces structures symboliques est largement tributaire de l'histoire des individus et de leurs groupes d'appartenance.
    L'analyse de données collectées en 1966 et sa confrontations avec des résultats plus récents montrent à la fois le profond enracinement culturel des systèmes d'attitudes ainsi constituées et leur évolution, inséparable des mutations globales de la société française.

empty