• Beloved

    Toni Morrison

    « Le 124 était habité de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé... » À Bluestone Road, près de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, Sethe, l'ancienne esclave, et les siens, sont encore marqués par le souvenir de la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée. Jusqu'au jour où une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli. Ce roman aux résonnances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer.

  • - 20%

    LA SAGA LES DERACINES Après Les Déracinés et L'Américaine, découvrez le troisième tome de la superbe fresque historique imaginée par Catherine Bardon. Au coeur des Caraïbes, en République dominicaine, la famille Rosenheck ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Jour après jour, Ruth se félicite d'avoir écouté sa petite voix intérieure : c'est en effet en République dominicaine, chez elle, qu'il lui fallait poser ses valises. Il lui suffit de regarder Gaya, sa fille. À la voir faire ses premiers pas et grandir aux côtés de ses cousines, elle se sent sereine, apaisée. En retrouvant la terre de son enfance, elle retrouve aussi Almah, sa mère, l'héroïne des Déracinés. Petit à petit, la vie reprend son cours et Ruth - tout comme Arturo et Nathan - sème les graines de sa nouvelle vie. Jusqu'au jour où Lizzie, son amie d'enfance, retrouve le chemin de Sosúa dans des conditions douloureuses.
    Roman des amours et de l'amitié, Et la vie reprit son cours raconte les chemins de traverse qu'emprunte la vie, de défaites en victoires, de retrouvailles en abandons.
    Guerre des Six-Jours, assassinat de Martin Luther King, chute de Salvador Allende... Catherine Bardon entrelace petite et grande histoire et nous fait traverser les années 1960 et 1970. Après Les Déracinés, salué par de nombreux prix, et le succès de L'Américaine, elle poursuit sa formidable fresque romanesque.
    " La saga qui nous transporte. " Olivia de Lamberterie,
    ELLE

  • Deuxième tome d'une trilogie qui dépeint la vie des petites gens à Tahiti, Frangipanier nous fait retrouver son attachante communauté et les liens qui la font vivre : Materena, Pito et leurs enfants qui ont grandi ainsi que tous les membres de leur quartier, cousins, cousines et taties. Toujours dans la fraîcheur et la gaieté qui traversent L'Arbre à pain, Leilani, la fille de Materena, y manifeste ses élans d'émancipation, pour elle comme pour sa mère, face aux pesanteurs de la société tahitienne. Abordée avec la drôlerie, la sensibilité et le style rythmé par les accents d'un parler vrai, cette réalité se laisse déguster dans un cocktail qui a fait le succès du roman précédent et n'a rien perdu de sa saveur. Notamment édité en Hollande, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada, en Italie, en Espagne, en Norvège, en Finlande et au Brésil, Frangipanier a été finaliste au Grand prix littéraire de New South Wales-Australie en 2005 et du Prix Orange en 2006.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • Délivrances

    Toni Morrison

    Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes. Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité. « Rusé, sauvage, et élégant... Toni Morrison distille des éléments de réalisme et d'hyperréalisme dans un chaos magique, tout en maintenant une atmosphère narrative séductrice et poétique, voire toxique... Une fois encore, Toni Morrison déploie une écriture courageuse et sensuelle qui fait d'elle, sans doute, la plus grande romancière contemporaine. » Lisa Shea, Elle « Toni Morrison ajoute une nouvelle pierre à l'édifice d'une oeuvre [...] au sein de laquelle elle ne cesse d'examiner, d'interroger les conflits et les changements culturels de notre époque. Délivrances est incontestablement un nouveau chef-d'oeuvre. » Jane Ciabattari, BBC

  • La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau.
    Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l'armoise ou du thé vert fait maison.
    Mais si Hatoko excelle dans l'art difficile d'écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d'écrire ce qui brille au fond de son coeur.
    Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d'Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur.

    Ogawa Ito est née en 1973. Elle chante, écrit des livres pour enfants, des articles pour des magazines de cuisine et de voyage. Son premier roman, Le Restaurant de l'Amour retrouvé, a été adapté au cinéma au Japon et est devenu un best-seller mondial. Il a reçu en France le prix Eugénie Brazier.

    A découvrir également aux Editions Picquier : Le Restaurant de l'Amour retrouvé, Le Ruban, Le Jardin Arc-en-Ciel, La Papeterie Tsubaki.

  • La beauté du ciel

    Sarah Biasini

    « Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit."  »Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider.  Car cette mère n'est pas n'importe quelle femme. Il s'agit d'une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l'amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions :  comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu'on est habitée par la mort et qu'elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d'une mère que le monde entier idolâtre ?  Comment devenir à son tour mère ? La réponse, l'auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l'amour qu'elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l'ont élevée comment autant d'autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout. 

  • « Pour mourir libre, il faut vivre libre. » La vie et la mort s'entrelacent au coeur de ce « Manifesto » pour un père bientôt disparu. Proche de son dernier souffle, le corps de Félix repose sur son lit d'hôpital. À son chevet, sa fille Léonor se souvient de leur pas de deux artistique - les traits dessinés par Félix, peintre et sculpteur, venaient épouser les notes de la jeune apprentie violoniste, au milieu de l'atelier. L'art, la beauté et la quête de lumière pour conjurer les fantômes d'une enfance tôt interrompue. Pendant cette longue veille, l'esprit de Félix s'est échappé vers l'Espagne de ses toutes premières années, avant la guerre civile, avant l'exil. Il y a rejoint l'ombre d'Ernest Hemingway. Aujourd'hui que la différence d'âge est abolie, les deux vieux se racontent les femmes, la guerre, l'oeuvre accomplie, leurs destinées devenues si parallèles par le malheur enduré et la mort omniprésente. Les deux narrations, celle de Léonor et celle de Félix, transfigurent cette nuit de chagrin en un somptueux éloge de l'amour, de la joie partagée et de la force créatrice comme ultime refuge à la violence du monde.

  • - 29%

    Rattraper le temps perdu
    Lise et Cerise n'ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D'ailleurs c'est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d'Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s'invite dans l'équation. Elle efface tout, même les ressentiments, et apporte d'inespérées retrouvailles. Car il n'est jamais trop tard pour s'aimer... Dans la famille Venoge, on se déchire avec panache. Pourtant, la tendresse est bien là, en embuscade, et lorsqu'elle s'engouffre enfin dans la brèche, elle transforme les années perdues en heures gagnées. Lorraine Fouchet nous l'affirme,
    le bonheur est réservé à tout le monde.

  • Les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes. Des voix féminines y résonnent et s'entremêlent, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.
    Il y a Cora, qui épouse un fermier au début du XXe siècle.
    Il y a Madge, leur fille, et Sharon Rose, élevées comme des soeurs.
    Madge qui devient une femme de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier.
    Et Sharon Rose qui part étudier à Chicago, observant de loin la vie de la famille et de la ferme qui continue sans elle.
    C'est l'époque où arrivent le téléphone, le réfrigérateur et la télévision - la modernité. C'est l'époque où le monde, leur monde, change.

    /> Paru en 1980, Chant des plaines n'avait jamais été traduit dans notre langue. Les lecteurs français pourront dorénavant découvrir l'écriture éblouissante de Wright Morris, capable d'embrasser l'immensité des paysages comme l'intimité sensible de ces femmes fortes.

  • - 64%

    Rien de plus fort que l'amour d'une mère.
    Kate Madison est à la tête d'une boutique de vêtements florissante à SoHo, en plein coeur de New York. Veuve, elle a élevé seule ses quatre enfants et les voit désormais faire leurs propres choix, parfois à son plus grand désarroi.
    L'aînée, Isabelle, brillante avocate, succombe au charme d'un de ses clients, impliqué dans une affaire criminelle. Julie, elle, croit avoir rencontré l'homme idéal, qu'elle épouse et suit à Los Angeles après avoir tout abandonné derrière elle. Justin vit difficilement de sa plume et désire ardemment un enfant avec son partenaire, bien qu'ils ne soient pas prêts à assumer une telle responsabilité. La pression aura-t-elle raison de leur relation ? Quant à Willie, le benjamin, il s'investit dans une histoire d'amour qui les surprendra tous...
    Si Kate ne peut empêcher ses enfants de commettre des erreurs, elle apprendra que le plus important est d'être là pour eux, quoi qu'il arrive...

  • Qu'est-ce qu'un bébé ?
    Pourquoi si peu de bébés dans la littérature ?
    Que faire des discours qui les entourent ?
    Pourquoi dit-on "bébé" et pas "le bébé" ?
    Qu'est-ce qu'une mère ? Et pourquoi les femmes plutôt que les hommes ?

  • La robe blanche

    Nathalie Léger

    Il y a quelques années, Nathalie Léger découvre une histoire qui l'intrigue et la bouleverse : une jeune artiste, Pippa Bacca, qui avait décidé de se rendre en autostop de Milan à Jérusalem en robe de mariée, pour porter un message de paix dans les pays en conflit ou en guerre, est violée et assassinée par un homme qui l'avait prise en voiture au sud d'Istanbul. La narratrice découvre que cette histoire vraie qui la touche tant en accompagne ou en révèle une autre, la sienne. Elle comprend que sa mère lui demande la même chose : réparer sa propre histoire blessée en racontant son mariage, l'ordinaire de ce qui s'est passé, l'échec, l'abandon, les larmes, en exposant l'injustice de son divorce.
    Mais si une robe de mariée ne Suffit pas à racheter les souffrances de l'humanité, les mots pourront-ils suffire à rendre justice aux larmes d'une mère ?

  • Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent"Absolument sublime, un des dix livres de l'année" Gérard Collard - Le Magazine de la santé.Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.
    Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
    Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir.
    Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
    Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne.
    La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

  • LAURA KASISCHKE
    ESPRIT D'HIVER


    Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

    « Et si c'était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s'impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire

    « Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. »
    Marine Landrot, Télérama


    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aurélie Tronchet

    Illustration de couverture :
    John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail)
    Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco

    ISBN : 978-2-267-02522-4

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • La vie parfaite

    Silvia Avallone

    Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier Labriola et part accoucher, seule. Parce que l'avenir n'existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu'elle n'a que dix-huit ans et que son père est en prison, elle envisage d'abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d'enfant torture Dora jusqu'à l'obsession. Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins de leur histoire. Et tous ces géants fragiles, ces losers magnifiques, cherchent un ailleurs, un lieu sûr, où l'on pourrait entrevoir la vie parfaite.
    Avec un souffle prodigieux et une écriture incandescente, Silvia Avallone compose un roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir.

  • Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l'histoire américaine du xxe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

    Les Douze Tribus d'Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l'Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d'un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d'une mère insaisissable et le parcours d'une nation en devenir.

  • - 67%

    Pour conserver son pouvoir face à la majorité noire qui augmentait et se révoltait, le gouvernement a chargé une commission d'aller enquêter sur le racisme institutionnel dans le monde entier. En Australie, aux Pays-Bas, aux États-Unis, ses membres ont observé ce qui était efficace et ce qui ne l'était pas. De retour en Afrique du Sud, ils ont élaboré le système d'oppression raciste le plus extrême que l'humanité ait jamais connu.Trevor Noah naît en 1984 à Johannesbourg d'une mère noire et d'un père blanc. Sous l'apartheid, qui interdit les relations interraciales, son existence même est déjà un crime. Malgré le racisme et la violence qui l'entourent, il multipliera les subterfuges afin de mener une vie libre... et drôle.

    en 1984 d'une mère noire et d'un père blanc, sous l'apartheid qui divisait encore l'Afrique du sud, Trevor Noah est un crime du fait même d'exister. Sa mère choisit de le faire passer pour un coloured, une ethnie autorisée dont la couleur de peau est proche des métis. Émigré à Los Angeles, il rejoint le programme télévisé The Daily Show en 2014, dont il prend rapidement la direction. Le New York Times le cite en 2018 dans sa liste des "100 personnes les plus influentes du monde".

  • Les pêcheurs l'ont surnommée Claire de l'eau. Quand ils l'ont arrachée aux flots et ramenée au village, la jeune naufragée ne se souvenait de rien, sauf de son prénom. Personne ne sait qu'elle a grandi dans la communauté, une société où les couleurs n'existent pas et où les émotions sont interdites. Personne ne peut imaginer qu'elle a été programmée pour être mère porteuse, qu'elle a été inséminée à l'âge de quatorze ans, qu'elle a eu un fils, qu'on le lui a arraché. Depuis, Claire n'a plus jamais été la même, obsédée par cet enfant qu'elle a tenu une seule fois dans ses bras, hantée par ses boucles blondes et ses yeux clairs. Elle fera tout pour retrouver son fils, jusqu'à accepter un terrible sacrifice...

  • Alors que cinq siècles les séparents, un peintre et une romancière vont se retrouver liés par le plaisir des mots et des livres, et surtout par un lieu : le Mont St Michel. Chacun leur tour, portés par la force et la beauté du lieu, ils vont en arpenter tous les recoins et y trouver l'inspiration.
    Aux belles heures de sa bibliothèque, le Mont-Saint-Michel était connu comme la Cité des livres. C'est là, entre les murs gris de l'abbaye, que, au XVe siècle, un peintre pleura un amour incandescent qui le hanta à jamais et c'est là qu'il découvrit, envoûté par les enluminures, la beauté du métier de copiste. C'est également là, entre ciel et mer, que cinq cents ans plus tard une romancière viendra chercher l'inspiration. Est-il encore possible d'écrire quand on vient de donner la vie ?
    Dans ce lieu si emblématique, leurs destins se croisent malgré les siècles qui les séparent.
    À la fois roman et carnet d'écriture, Au péril de la mer est un fabuleux hommage aux livres et à ceux qui les font.
    Prix littéraire du Gouverneur général 2015" Une dentelle d'eau, d'encre et de pierre dont on ne veut perdre aucun fil. "
    - L'Actualité" L'écriture de Dominique Fortier est portée par une langue riche, belle et évocatrice. "
    - La PressePrix littéraire du Gouverneur général 2015

  • Depuis la naissance de la Ve République, l'État français mène une guerre larvée contre une partie de sa population. Les jeunes des quartiers populaires descendants de l'immigration postcoloniale subissent une opération, quotidiennement répétée, de " désenfantisation " : ils ne sont pas traités comme des enfants mais comme des menaces pour la survie du système. Combien d'entre eux sont morts à cause de cette désenfantisation ? Combien ont été tués par la police en toute impunité ? Combien de mères ont pleuré leurs enfants victimes de crimes racistes devant les tribunaux ?
    En s'appuyant sur les luttes menées par les Folles de la place Vendôme, dans les années 1980, comme sur les combats du Front de mères aujourd'hui, Fatima Ouassak montre, dans ce livre combatif et plein d'espoir, le potentiel politique stratégique des mères. En se solidarisant systématiquement avec leurs enfants, en refusant de jouer un rôle de tampon entre eux et la violence des institutions, bref, en cessant d'être une force d'apaisement social et des relais du système inégalitaire, elles se feront à leur tour menaces pour l'ordre établi.
    Ce livre a l'ambition de proposer une alternative politique portée par les mères, autour d'une parentalité en rupture alliant réussite scolaire et dignité, et d'un projet écologiste de reconquête territoriale. Son message est proprement révolutionnaire : en brisant le pacte social de tempérance qui les lie malgré elles au système oppressif, les mères se mueront en dragons.

  • La vieillesse renouvelle la terreur à l'infini. Elle ramène l'être sans finir au commencement. Le commencement qu'au bord de la tombe j'entrevois est le porc qu'en moi la mort ni l'insulte ne peuvent tuer. La terreur au bord de la tombe est divine et je m'enfonce dans la terreur dont je suis l'enfant.
     

  • Les gens créent une réalité et ils en sont ensuite les victimes. Athéna s'est rebellée contre cela - et elle l'a payé très cher.
    HERON RYAN, journaliste
    Athéna m'a utilisée et manipulée, sans la moindre considération pour mes sentiments. Elle était ma maîtresse, chargée de transmettre les mystères sacrés, de réveiller la force inconnue que nous possédons tous. Quand nous nous aventurons sur cette mer inconnue, nous faisons confiance aveuglément à ceux qui nous guident - croyant qu'ils en savent plus que nous.
    ANDREA MCCAIN, actrice de théâtre
    Le grand problème d'Athéna, c'est qu'elle était la femme du XXIIe siècle, alors qu'elle vivait au XXIe - et qu'elle permettait à tous de le voir. L'a-t-elle payé ? Sans doute. Mais elle aurait payé bien plus cher si elle avait réprimé son exubérance. Elle aurait été amère, frustrée, toujours inquiète de « ce que les autres vont penser», disant toujours «laisse-moi résoudre d'abord ces problèmes, ensuite je me consacrerai à mon rêve », se plaignant sans cesse que « les conditions idéales ne se présentent jamais ».
    DEIDRE O'NEILL, connue sous le nom d'Edda

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