• Comme un écrivain qui pense que « toute audace véritable vient de l'intérieur », Leïla Slimani n'aime pas sortir de chez elle, et préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d'une nuit blanche à la pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d'art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ?Autour de cette « impossibilité » d'un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leila Slimani nous parle d'elle, de l'enfermement, du mouvement, du voyage, de l'intimité, de l'identité, de l'entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la pointe de la Douane, comme la cité sur pilotis vouée à la destruction et à la beauté, s'enrichissant et empruntant, silencieuse et raconteuse à la fois.C'est une confession discrète, où l'auteure parle de son père jadis emprisonné, mais c'est une confession pudique, qui n'appuie jamais, légère, grave, toujours à sa juste place : « Écrire, c'est jouer avec le silence, c'est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle ».    C'est aussi un livre, intense, éclairé de l'intérieur, sur la disparition du beau, et donc sur l'urgence d'en jouir, la splendeur de l'éphémère. Leila Slimani cite Duras : « Écrire, c'est ça aussi, sans doute, c'est effacer. Remplacer. » Au petit matin, l'auteure, réveillée et consciente, sort de l'édifice comme d'un rêve, et il ne reste plus rien de cette nuit que le parfum des fleurs. Et un livre. 

  • La vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l'art.
    Alors que l'Empire ottoman s'effondre et que les Arméniens sont persécutés, la famille du jeune Kaloust se réfugie à Constantinople.
    Le garçon, déjà connu pour son intelligence hors du commun, est émerveillé par la capitale
    du Bosphore et se pose pour la première fois la question qui allait le poursuivre toute sa vie :
    " Qu'est-ce que la beauté ? "
    Il ne sait pas encore qu'il va régner sur le monde naissant du pétrole, devenir l'homme le plus riche et le plus puissant de la planète... et le plus grand collectionneur de tous les temps.
    Inspiré de faits réels, L'Homme de Constantinople relate la vie extraordinaire du mystérieux Arménien, Calouste Gulbenkian, qui a changé le monde - et consacre définitivement J.R. dos Santos comme un auteur majeur des lettres portugaises et l'un des grands écrivains contemporains.

  • Deux spécialistes du Douanier Rousseau sont conviés par un énigmatique collectionneur dans sa demeure de Bâle pour authentifier une oeuvre du peintre.
    Commence alors un véritable jeu de piste avec pour seul point de départ un récit anonyme en sept chapitres relatant les dernières années de la vie de l'artiste.
    Coupés du monde et partageant leur amour pour la peinture, Orie, jeune historienne de l'art japonaise, et Tom, assistant-conservateur au MoMA de New York, découvrent le mystère stupéfiant de la genèse d'un tableau célèbre - et les perturbantes zones d'ombre du monde de l'art.
    En connaisseuse passionnée de la peinture de Rousseau, l'auteur compose une enquête-puzzle autour de la figure émouvante d'un artiste totalement dévoué au rêve et à la vision qui l'habitent. Un roman qui ne s'adresse pas uniquement aux amateurs de peinture mais tout simplement aux amateurs de beauté, et de mystère.

    Historienne de l'art, conservatrice et romancière, Harada Maha est née en 1962 à Tôkyô.
    Son premier roman, Dans l'attente de bonnes nouvelles, s'est vu décerner le Japan Love Story Award, vendu à plus de 370 000 exemplaires, il est aussi adapté au cinéma. Elle reçoit en 2012 et le 25ème prix Yamamoto Shugorô pour La Toile du Paradis.

  • En 1961 est mort Roland, l'éléphant de mer du zoo de Berlin. Au moment d'ouvrir son estomac, on découvrit à l'intérieur de l'animal une pléiade d'objets insolites : un fume-cigarette rose, quatre bâtonnets d'esquimaux, une broche, une épingle à cheveux...
    Le Musée des redditions sans condition est à l'image de ce trésor. Constitué d'une mosaïque de récits, d'anecdotes, de souvenirs, il raconte une histoire simple, faite de déplacements et de nostalgie : une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin. Celle-ci imagine à son tour la fuite de sa mère un demi-siècle plus tôt, de la Bulgarie vers la Yougoslavie. Comment rendre compte de l'exil et de ce qu'il représente pour ceux qui l'ont vécu, ceux dont la vie tient dans une valise pleine de souvenirs disparates, vieilles photos, journaux intimes, objets rescapés de l'enfance ?
    Tour à tour drôle, malicieux ou mélancolique, Le Musée des redditions sans condition retrace de façon lumineuse la vie de personnages partagés entre deux cultures.

  • Des centaines de livres ont été écrits sur Picasso. Mais rares sont ceux qui lui donnent la parole. Ici, c'est la voix de Picasso que l'on entend parler librement de politique, des femmes, du monde de l'art, d'argent, de la vie. Cet immense artiste est aussi - mais qui peut en douter - un intellectuel, à tout le moins un homme hors du commun, qui aime discuter, se confronter et affirmer ses convictions. On découvre qu'il manie redoutablement la formule assassine, le trait d'humour, la maxime et l'historiette. On savoure les propos tenus par Picasso à Braque ou Matisse, à ses innombrables amis poètes comme Cocteau, Éluard, Prévert, et, plus rarement, à des journalistes. Les souvenirs et confidences rapportés par sa compagne Françoise Gilot, par son ami le photographe Brassaï, par son principal marchand Daniel-Henry Kahnweiler, par sa camarade Hélène Parmelin et par bien d'autres tissent un livre éclairant et surprenant.Sous la plume lumineuse de Laurent Greilsamer se dessine une face méconnue de l'artiste. Le monde de Picasso respire sur les cimaises des musées du monde entier, mais c'est aussi un monde de mots à lire de toute urgence.

  • Le 3 juin 1959, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne : "L'évolution de l'art vers l'immatériel". Porte d'entrée idéale vers son oeuvre et sa biographie, ce texte révèle les motifs constitutifs de son oeuvre: le rituel, la couleur, le vide, le judo, le ciel et le feu... Au-delà de la provocation et la performance, il élabore une théorie autant poétique que spirituelle d'un art sans limites, à l'instar du travail d'un John Cage sur le silence.
    Nombre des pistes esquissées ici aboutiront dans les années suivantes. Yves Klein élaborera par exemple une Architecture de l'air, ou encore délivrera des reçus aux acquéreurs d'oeuvres immatérielles. Avant de mourir, il confie à un ami : "Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n'y ferai que des oeuvres immatérielles."

    Yves Klein (1928-1962) est un artiste français. En 1957, il met au point le "bleu Klein", signature de ses monochromes. En 1958, il expérimente sa technique emblématique du "pinceau vivant" : une femme au corps enduit de peinture qu'elle applique sur la toile. Dès lors, Klein s'évertue à s'affranchir de la ligne et du dessin. Il a une première crise cardiaque en 1962, après avoir assisté à la projection de Mondo Cane, dans lequel son travail est tourné en dérision. Il meurt le 6 juin 1962.

  • Premières lectures. Pour enfants dès 6 ans.
    Mystère dans le plus grand musée du monde... Un tableau de maître a disparu au musée du Louvre. Hercule Carotte démarre tout juste l'enquête mais, déjà, le tableau est revenu à sa place ! Qui a bien pu le voler ? La liste des suspects est longue...
    Les Premières Lectures niveau 2 accompagnent les enfants en CP et CE1, avec  :
    - Une vraie intrigue, découpée en chapitres pour faire des pauses.
    - Un petit dico pour enrichir son vocabulaire.
    - Des bonus pédagogiques et ludiques pour prolonger la lecture en s'amusant.

  • Parce que les dinosaures fascinent les enfants, cette imagerie saura les captiver et leur faire découvrir ces animaux impressionnants. Des grandes scènes, quelques gros plans sur l'activité de chacun, des textes courts adaptés aux tout-petits.

  • Les aventures rocambolesques et pleines de tendresse d'une famille pas comme les autres qui, à la veille des grandes vacances, sauve une élève en détresse, prépare à bride abattue la kermesse de l'école, y participe avec entrain et assiste à l'arrivée d'un gros lot hors du commun.

  • Un roman drolatique et tendre à souhait !Les tribulations d'une famille catho entre rentrée des classes en camion de pompiers et Noël déjanté !À partir de 9 ans

  • Timoté et ses copains visitent le Musée du Louvre ! Timoté est un petit lapin qui, au fil des albums, partage sa vie avec ses copains et sa famille.
    Aujourd'hui, avec Lili et son papa et Maxou, ils visitent le Musée du Louvre.
    Ils découvrent la pyramide de verre, croise " La victoire de Samothrace " et la célèbre " Joconde ". Ils s'interrogent devant les célèbres " Saisons " d'Arcimboldo et " Le Tricheur à l'as de carreau ". Ils admirent l'imposant portrait de Louis XIV et celui de l'Infante Marie-Thérèse et s'amusent devant " Saint Georges et le Dragon ".
    En bonus, 4 pages de jeux pour se souvenir de cette belle visite.
    Un album en partenariat avec le Musée du Louvre.

  • « J'enfile mes écouteurs et laisse mon esprit voyager au rythme de Could you be loved de Bob Marley. Dans la torpeur qui m'envahit, j'entends le ronronnement monotone de la voix de mon prof, M. Desombres : "Cette peinture d'une délicatesse infinie nous dévoile tout le romantisme lyrique, bien qu'atypique, d'un peintre, qui, des années 1876 à 1879, sans doute, avait le coeur et les pensées tournés vers la volonté de retranscrire des émotions palpitantes..." Je me réveille quatre heures après. Le chef de cabine annonce le début de la descente de notre avion vers l'aéroport de Buenos Aires où il est 11 heures du matin et où la température est de 27 degrés. »
    La suite des aventures de Jade au rythme du tango argentin. Entre la naissance des jumeaux, un mystérieux vol de tableau et les retrouvailles avec Gaspard... le coeur de Jade n'a pas fini de palpiter !

  • Regarder, toute une affaire ? Neuf secondes, c'est en moyenne le temps accordé à une oeuvre par les visiteurs de musées. Pourquoi l'art ne parvient-il pas à capter davantage notre attention ? En guise de réponse, cet ouvrage propose à tous les amateurs d'art une méthodologie simple et accessible, intitulée la Cérémonie du regard. Les deux pratiques qui la composent, "l'appareil photo" et "le dialogue silencieux", sont décrites étape par étape pour aider le visiteur à se mettre en présence de l'oeuvre, à la regarder avec attention et à entrer en contact avec elle. Franchir le seuil du musée, se détendre, ouvrir le regard, profiter de la visite... un plaisir à la portée de tous !

    Véronique Antoine-Andersen, après des études d'histoire de l'art, a travaillé au Musée en Herbe, au Centre Pompidou, à la Halle Saint-Pierre et à la Cité de l'architecture et du patrimoine auprès des publics. Commissaire de l'exposition Art Brut et Compagnie, la face cachée de l'art contemporain, elle a publié plusieurs ouvrages sur l'art chez Actes Sud Junior et Conversation avec Kitty Crowther aux éditions Pyramyd.

    Préface de Claire Merleau-Ponty (cofondatrice du Musée en Herbe,enseignante en muséologie à l'École du Louvre et chef du service international à l'Ecole du Louvre)

  • La véritable histoire des NymphéasGiverny, automne 1886. Émilie, jeune protégée de Claude Monet fait la rencontre de Francis Hawkins, fils d'un galeriste de New York venu rencontrer le célèbre peintre impressionniste. L'une vit en France, l'autre aux États-Unis mais, malgré cette distance, ils le savent : un jour, ils se marieront. Cette promesse marque le début d'un amour pur qui sera pourtant souvent perturbé par les aléas de l'Histoire. Un amour qui traversera 4 saisons, 4 périodes de l'oeuvre de Monet et qui sera toujours bercé par les magnifiques couleurs du jardin du peintre, lorsqu'il réalisera ses célèbres Nymphéas...Tant par le scénario que par le dessin, Frank Sécka et Vincent Gravé nous replongent avec force dans la fin de l'oeuvre de Monet, période Giverny, et dans ce bouillonnant moment artistique que fut le début du XXe siècle en France.

  • Les muses et l'artParis, hiver 1893. Par l'intermédiaire de son ami le marchand d'art Paul Durand Ruel, Auguste Renoir rencontre Erik Satie au cabaret montmartrois du Chat Noir. En discutant, Renoir se rend compte qu'il connait la future épouse de Satie qui fut un temps l'une de ses muses. À l'époque, le peintre avait deux modèles féminins favoris qui étaient également ses maîtresses : Suzanne Valadon, qui posa pour Danse à la Ville, et Aline Charigot pour Danse à la Campagne. Deux rivales, de caractères totalement opposés, qui se jalousaient Renoir et dont le destin a ironiquement voulu que leurs tableaux soient toujours exposés côte à côte. Une relation tumultueuse qui démontre l'influence des muses sur les artistes de l'époque.Dodo et Ben Radis nous replongent dans l'effervescence artistique du Montmartre de la fin du XIXe siècle : cette période de transition entre la Commune et la première guerre Mondiale qui fut l'une des plus prolifiques de l'histoire des arts.

  • Batons rompus

    Dubuffet/Benoit

    • Minuit
    • 25 April 2019

    Au cours du second semestre 1976, Jean Dubuffet eut de nombreuses conversations sur son travail avec Marcel Péju, lequel en établit ensuite une transcription. Mais Jean Dubuffet s'opposa à sa publication : dans son esprit, il s'agissait seulement d'une ébauche en vue de la préparation d'entretiens plus élaborés.
    Cependant, il autorisa en 1980 Jacques Berne à mettre ces textes au net et, quelques mois plus tard, il s'en inspira pour rédiger lui-même une série d'entretiens fictifs. Ce sont ces pages, regroupées à l'origine sous le titre Questionnaire à bâtons rompus qui constituent les cent quatre premiers numéros du présent volume.
    À la mort de Jean Dubuffet, en mai 1985, on trouva le manuscrit sur sa table, pourvu du titre, abrégé, de Bâtons rompus et augmenté, selon sa propre expression, d'un « train de rallonge », rédigé en mai 1983 et en avril 1984.
    Fondation Jean Dubuffet

    Cet ouvrage est paru en 1986.

  • Costa Rica, découvrez le pays, de San José aux parc nationaux, avec ce guide de voyage culturel et pratique, contenant des adresses d'hôtels et restaurants, et des circuits.
    S'il est un pays associé aux Guides de voyage Ulysse, c'est bien le Costa Rica, véritable paradis de l'écotourisme! Depuis 1990, avec la parution de son tout premier guide, Ulysse a su faire découvrir et apprécier cette magnifique destination d'Amérique centrale à des milliers de voyageurs. Encore aujourd'hui, le guide Ulysse Costa Rica, maintenant entièrement en couleurs, s'avère la meilleure référence en la matière. Il comprend un portrait géographique, historique et culturel étoffé, une description détaillée de tous les attraits dont les réserves et parcs nationaux (cotés selon un système d'étoiles), une sélection des meilleurs restaurants et hôtels dans toutes les catégories de prix, de nombreuses suggestions d'activités de plein air, un lexique français-espagnol ainsi que qu'une quarantaine de cartes et plans précis vous permettant de créer un itinéraire à votre mesure.

  • L'art du scandale1912, Vienne. Le fougueux Egon Schiele fait parler de lui dans la capitale autrichienne. Fasciné par les plaisirs interdits, ce jeune peintre est réputé pour dessiner de très jeunes filles dans des positions lascives et suggestives, s'attirant les foudres de la bienpensante bourgeoisie. Accusé à tort d'avoir violé l'un de ses derniers modèles, une mineure, Schiele est à présent en prison en attente de son jugement. Pour assurer sa défense, ses deux meilleurs amis et son avocat vont faire appel aux plus grands de l'époque alors rassemblés à Vienne : Stefan Zweig, Sigmund Freud, Gustav Klimt... tous, captivés par le génie de Schiele et par amour pour l'art, vont conjuguer leurs talents et leur influence.Peintre sulfureux cultivant le goût du scandale, mort à l'âge de 28 ans, Egon Schiele est une étoile filante de l'histoire de l'art. Sa courte vie aura pourtant marqué l'art du XXe siècle. Retraçant l'épisode de son incarcération de 1912, Dimitri Joannidès et Nicolas Sure nous font découvrir la personnalité tout en excès de ce prodige, et en profitent pour nous plonger dans l'effervescence artistique qui habitait Vienne au début du XXe siècle.

  • L'espoir nourrit le désespoirDébut 1819, Francisco de Goya, atteint de surdité, emménage dans une nouvelle propriété, la Quinta Del Sordo, en compagnie de l'un de ses modèles, Leocadia Weiss, et de sa fille, Rosario. Au premier abord terrifiée par le vieux peintre et la noirceur de ses tableaux, la jeune fille demeure fascinée par sa capacité à engendrer des univers entiers à la seule force de ses pinceaux. De son côté, Goya s'émerveille de la vitalité de l'enfant qui lui permet de surmonter sa solitude et sa mélancolie. Une véritable complicité s'installe entre ces deux êtres que tout oppose... Mais, peu à peu, Rosario s'étiole, se dessèche. Goya la croit alors atteinte du désespoir qui le ronge. Il s'accuse de l'avoir contaminée. Le tableau Saturne dévorant l'un de ses enfants est peint sous cette influence...

  • Une momie au musée ; niveau 1

    ,

    lu par Édouard Baer

    Être une momie de 2000 ans n'est pas chose facile : les os rouillent, les articulations fatiguent... Et avec le réveil de son petit chat espiègle Képabo, la nuit ne sera pas de tout repos !

    Texte lu par Édouard Baer pour la fonction audio de l'ebook.

    Pour en savoir plus sur les différentes modalités de lecture des livres numériques Colibri, rendez-vous sur le site
    colibri.belin-education.com

  • Art, débauche et enlèvements... Bienvenue à Montmartre !À la fin du XIXe siècle, Montmartre est un quartier interlope. Un quartier où les bourgeoises viennent s'encanailler auprès des voyous et des filles de mauvaise vie ; où les vols et les bagarres sont fréquents, alors que la police des moeurs fait des descentes régulières dans les établissements mal famés. C'est là, dans les salles enfumées des bals, que Toulouse-Lautrec gagne sa réputation de peintre du vice et des bas-fonds... Mais au début de l'année 1895, une sordide affaire secoue le milieu de la nuit montmartroise : des jeunes femmes de bonne famille disparaissent, sans témoins... Très vite, les soupçons se concentrent sur l'entourage de Toulouse-Lautrec, que les moeurs peuvent facilement impliquer dans un rapt. Des individus qui figurent tous sur les tableaux du peintre, où les silhouettes des récentes disparues semblent se dessiner en arrière-plan...

  • Un monde déraisonnable pour un artiste visionnaire1890. Voilà plusieurs mois que Vincent Van Gogh s'est installé à Auvers-sur-Oise. Johanna, la femme de son frère Théo atteint de la syphilis à un stade très avancé, s'apprête à venir le rejoindre. Avant son départ, elle s'entretient avec le célèbre peintre Gauguin qui revient sur sa cohabitation avec Van Gogh à Arles : ses crises d'épilepsie, ses tentatives de suicide, l'épisode de l'oreille tranchée, sa folie présumée... tout cela ne serait que supercherie, mise en scène !Pour cet album des « Grands Peintres » consacré au génial Van Gogh, l'inimitable Michel Durand s'est intéressé aux derniers instants de la vie du maître, à Auvers-sur-Oise. Par son talent et son graphisme uniques, il nous transporte comme jamais dans l'expressionnisme de la fin de l'oeuvre de Van Gogh, nous montrant que la folie n'est pas forcément là où on l'imagine...

  • L'origine d'un chef-d'oeuvre... Paris, octobre 1866. En pleine mutation sous l'impulsion du baron Haussmann, la ville-lumière attire tout ce que le monde compte de génie de son époque. Un soir, lors de la première de l'opéra La Vie parisienne, une jeune femme est retrouvée morte égorgée. Entièrement nue, un chiffon sur le visage, les jambes écartées et le sexe en évidence, sa pose rappelle fort étrangement L'Origine du monde de Gustave Courbet. Exposé dans un secret tout relatif chez l'excentrique Khalil Bey, ce tableau fait depuis quelques temps parler de lui dans la capitale. Et alors que d'autres jeunes femmes sont retrouvées mortes dans les mêmes circonstances, la police entrevoit le véritable but du tueur : retrouver le modèle du tableau !

  • Imaginez la fin du monde, qui est, comme chacun sait, beaucoup plus simple à concevoir que la fin du capitalisme. Imaginez l'extinction de notre espèce et que vous vouliez préserver et transmettre la mémoire de cette constellation de pratiques, de formes, d'usages et d'objets que nous avons fini par appeler littérature. Telles étaient les règles du jeu que nous pratiquions, mes étudiants et moi, ces dernières années. Avec eux, je souhaitais travailler le coeur de notre condition narrative. Il fallait retrouver des gestes qui résonnent avec notre situation et réinventent le monde en le peuplant de récits. Trois d'entre eux nous ont retenus : celui de Shéhérazade et des Mille et Une Nuits, celui de l'affaire dite de Tarnac et de L'Insurrection qui vient, enfin celui du Décaméron. Puis le lieu où nous avions trouvé refuge pour résister à la décomposition de l'institution universitaire a fermé ses portes. Ne restent sur les murs que des images et les paroles que les occupants y ont tressées. Cet espace devient alors un musée où nous revisitons, comme dans un rêve, les trois ou quatre mille ans à peine durant lesquels les humains n'auront joué qu'à cela : tromper la mort en se racontant des histoires.

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