• Ça fait longtemps, qu'il y a des migrants ? Comment protège-t-on les réfugiés ? Les enfants, ils migrent aussi ?Migrants, réfugiés, sans-papiers... un livre pour lutter contre les idées fausses et les préjugés, comprendre l'actualité et changer notre regard sur « les autres ».Écrit par Bérangère Taxil, professeure de droit international, spécialisée en droit des réfugiés, et Émilie Lenain, juriste spécialisée en droit des étrangers.

  • D'où vient la devise de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité ? Une république, c'est quoi ? Les droits de l'homme, ça concerne aussi les femmes et les enfants ? Est-on libre de choisir sa religion et de dire ce que l'on veut ? L'égalité entre les filles et les garçons, ça date de quand en France ? Et la fraternité, ça veut dire quoi ? Un livre indispensable pour répondre à toutes ces questions, et pour comprendre comment ces valeurs sont appliquées chaque jour dans ta vie quotidienne.

  • La citoyenneté - le « droit d'avoir des droits », comme l'a définie Hannah Arendt - est aujourd'hui refusée à des centaines de millions de personnes - déracinés, réfugiés, apatrides et autres « illégaux ». Pour quelques happy fews, en revanche, les passeports sont des produits de luxe qu'ils collectionnent comme des toiles de maître, pour se simplifier la vie et payer moins d'impôts.

    Ce reportage montre ce qu'est devenue l'idée de citoyenneté à l'ère des gigantesques mouvements de population et de la privatisation des États. D'un côté, les ultra-riches ont accaparé le titre de « citoyens du monde » et sont les seuls à jouir, avec leurs capitaux, d'une planète sans frontières. De l'autre, des nationalités bradées, comme dans l'invraisemblable transaction conclue entre l'une des nations les plus pauvres du monde, les Comores, et les Émirats arabes unis qui, pour régulariser la situation des apatrides sur leur territoire, ont acheté au prix de gros des dizaines de milliers de passeports comoriens.

    Une captivante enquête sur les cosmopolites, volontaires ou malgré eux.

  • L'immigration est aujourd'hui au coeur de la cohésion des sociétés et constitue un enjeu d'importance dans les relations internationales. C'est aussi une épreuve nationale comme le sont le chômage de masse, l'exclusion sociale, l'échec scolaire ou l'inégalité homme/femme. Beaucoup d'affirmations sont énoncées sur les populations étrangères qui ne reposent sur aucune réalité empirique, aucune preuve, aucune démonstration satisfaisante : « Les mouvements migratoires remettent en cause les identités nationales », « Les passeurs sont la cause de l'immigration clandestine », « Une politique d'immigration trop laxiste provoque forcément un appel d'air », « Le printemps arabe a provoqué un afflux de migrants sans précédent vers l'Europe », « D'ici 2050, le réchauffement climatique provoquera la migration d'au moins un milliard de personnes », etc.
    Smaïn Laacher, qui fait autorité sur les questions d'immigration et des flux migratoires internationaux, nous propose une compréhension rigoureuse du fait migratoire, de son histoire, de sa complexité contemporaine et de ses enjeux politiques.

  • Étranger indésirable, pour un jour ou pour toujours, le Sans-papiers est un mythe qui participe aux fondements culturels d'une nation. Avec ses héros, ses luttes glorieuses et ses épisodes dramatiques, le mythe du Sans-papiers renvoie à des enjeux politiques, sociaux et symboliques fondamentaux : qu'est-ce que mener une vie à la fois ordinaire et non-officielle ? Comment le Sans-papiers et l'État s'accommodent-ils, chacun, du légal et de l'illégal, jusqu'à la régularisation, acte de quasi-transsubstantiation par lequel l'État transforme l'inconnu en connu, l'innommable en nommable, l'officieux en officiel ?

  • Devant la tombe de sa mère à Alger, Suzanne El Kenz, Palestinienne vivant en France, mêle le passé et le présent, se souvient et espère dans des tonalités parfois légères et rieuses, parfois tragiques. Son rêve ? Que les Palestiniens retrouvent un pays en paix, « qu'il y ait un match de foot et que les enfants de notre nation se disputent contre des enfants d'une autre nation, et qu'après la victoire ou la défaite, qu'on voie un grand défoulement populaire dans les rues transmis par toutes les radios et les télévisions du monde. Oui, c'est ça un pays. Réel. »

  • « C'est à une recherche de l'origine de nos idées présentes sur l'étranger que ce petit livre invite. Connaître ce qui nous attache à la nation, c'est se connaître, et donc mieux garder son sang-froid lorsque le monde change. » (H. L. B.) Comment naît la crainte récurrente de l'immigration perçue comme une invasion ? Comment intègre-t-on, ou plus exactement, comment ­assimile-t-on, des étrangers ? Et quels étrangers ? Pourquoi l'attitude vis-à-vis du sol et du sang, par conséquent la conception d'appartenance nationale, a-t-elle été modifiée ? Hervé Le Bras est démographe et l'un des plus grands spécialistes français en histoire sociale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont, récemment, Le mystère français, avec Emmanuel Todd (Le Seuil, 2013).

  • Jean-Frédéric Schaub, né à Paris en 1963, ancien élève de l'École normale supérieure, ancien membre de l'École des hautes études hispaniques-Casa de Velázquez, est actuellement maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales;
    Quand Lavisse affirme "Louis XIV fut un roi plus espagnol que français...", il reprend un thème élaboré dans le Refuge protestant et illustré au XIXe siècle par les historiens de tendance républicaine. S'agit-il simplement de l'enregistrement d'un argument pamphlétaire? On peut penser, au contraire, que la dette de la monarchie française à l'égard de l'espagnole fut bien réelle. Les textes français du Grand Siècle témoignent de la réception d'un héritage espagnol que Versailles et l'affirmation nationale postérieure ont fini par gommer. Retrouver les traces de cette reconnaissance, c'est critiquer les fondements de l'"exception française" tout autant que de la "différence espagnole".

  • En 2010, en France, un nom «à consonance israélite» éveille les soupçons de l'administration. En 2010, en France, un militaire noir n'est pas un Français comme les autres. En 2010, en France, un sous-préfet peut enjoindre à un Français de naissance de demander une carte de séjour. En 2010, en France, si les hasards de la vie vous ont fait naître à l'étranger ou si votre histoire familiale trouve ses racines à l'étranger, y compris les anciennes colonies, un acte aussi banal qu'une demande de passeport vire au calvaire et à l'humiliation. Il vous faudra alors prouver que vous êtes français, mais comment prouver une évidence qui vous accompagne depuis la naissance ?
    Au fil des années, les témoignages de recalés de la nationalité se sont accumulés. Aujourd'hui, devant l'exaspération croissante, le ministère de l'Intérieur affirme, contre toute évidence et en empiétant sur les prérogatives de la justice, que l'administration est moins tatillonne... tout en menaçant de déchéance de leur nationalité les "Français d'origine étrangère". On n'empêche pas un pyromane de jouer avec le feu au risque de mettre le feu à la maison. Bien plus qu'une simple tracasserie administrative, cette suspicion d'usurpation interroge sur la nation (la nationalité française serait-elle si précieuse ?) et sur soi-même (si je ne suis pas français, que suis-je ?).

  • Associé depuis la plus haute Antiquité à la pratique guerrière, le mercenariat serait le « deuxième plus vieux métier du monde ». Durant toute l'époque moderne, Jean Bart ou encore les gardes suisses s'illustrèrent au service des rois de France. Or avec la Révolution française et l'institution de la conscription, les combattants non nationaux sont perçus comme des hommes sans foi ni loi qui se vendent au plus offrant. Appât du gain certes, mais également engagement idéologique et soif d'aventure, telles sont les principales motivations de ces hommes éparpillés à travers le monde, dont certains sont entrés dans la légende, à l'image de Garibaldi.
    Le XXe siècle est marqué par une continuité de l'engagement mercenaire avec la constitution de légions étrangères, de la Première à la Seconde Guerre mondiale en passant par la guerre d'Espagne.
    Les conflits de décolonisation voient ensuite la recrudescence de ces « Affreux ». Figure emblématique de cette époque, le nom de Bob Denard résonne alors de l'Afrique à l'Asie.
    Décriés à l'ère de la « Nation en armes », destinés aux opérations militaires parallèles au XXe siècle, les mercenaires ont connu une nouvelle mutation au XXIe siècle avec la prolifération des sociétés militaires privées, telle la sulfureuse Blackwater en Irak. Et aujourd'hui plus que jamais depuis 1789, ils peuvent proclamer : « Le monde est notre patrie », leur devise.

  • Les immigrés originaires du Maghreb, de Turquie ou d'Afrique, sont, depuis vingt ans au cur des débats publics réactivés par l'actualité liée au terrorisme islamiste et à la présence musulmane en Occident. Souvent nés en France et de nationalité française, ils sont présentés comme un problème et accusés de n'être pas loyaux envers la France, de profiter du système social français, de pratiquer le prosélytisme religieux, de remettre en question la laïcité, de promouvoir le communautarisme...La mise en cause multiforme dont ils sont l'objet induit un doute sur leur qualité même de Français : sont-ils des Français comme les autres ? L'ouvrage répond à de multiples questions (religion, comportements politiques, systèmes de valeurs, rapport au modèle républicain, statut des femmes, intégration et égalité des chances, identités et sentiment communautaire) et dessine ainsi un portrait de la France plurielle.

  • Autobiographie de Norah Shariff qui risque de créer des remous, le livre Les Secrets de Norah nous amène dans un monde dur, rempli d'obstacles s'interposant entre sa famille immédiate et la liberté. En effet, elle a grandi dans un enfer créé à la fois par les comportements abusifs et violents d'un père dégénéré, les stricts préceptes de ses grands-parents, et dans un système religieux opprimant. Elle-même victime des conjonctures, Norah cherche malgré tout à constamment épauler, voire surprotéger sa mère, qui subit quotidiennement un véritable calvaire où la violence tant physique que psychologique est de mise. Avec le temps, Norah se rend bien compte qu'elle est en train d'y laisser sa vie en entier. Cependant, sa force de tempérament et son audace seront ses deux clés maîtresse pour se libérer de ses horribles entraves.

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