• Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 August 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

  • L'armée des ombres

    Joseph Kessel

    • Hatier
    • 21 March 2012

    OEuvre en extraits longs, en lien avec le thème « Agir dans la société » du nouveau programme de français en 3e.
    Résumé
    Dans un roman construit comme un thriller, Joseph Kessel retrace le parcours de ces hommes et de ces femmes - incarnés ici par Philippe Gerbier, Le Bison, Lemasque, Mathilde, Petit Jean - qui ont choisi la voie difficile de la Résistance au péril de leur vie.
    Un des chefs-d'oeuvre de l'écrivain et le roman-symbole de la Résistance.
    L'auteur
    Fils d'émigrés juifs, Joseph Kessel (1898-1979) a été engagé volontaire durant la guerre de 1914-1918, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Son oeuvre de journaliste et romancier se signale par son goût de l'aventure et son engagement.
    L'édition Classiques & Cie collège
    Soigneusement annoté, le texte est associé à un dossier illustré, qui comprend :
    - un guide de lecture intitulé « Un roman engagé sur la Résistance », avec des repères, un parcours de l'oeuvre et un groupement de documents,
    - une enquête documentaire, « Pourquoi et comment est née la Résistance ? ».

  • Qui a provoqué la chute de Jean Moulin ? Qui a livré d'Estienne d'Orves ? Qui est le traître à l'origine du démantèlement du réseau du musée de l'Homme ? Qui se trouve derrière la souricière qui entraîne l'arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ? Quel est le rôle des agents recrutés par les services allemands dès juin 1940, les fameux « VM » ?
    Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers constitués par les services secrets à la fin de la guerre et récemment déclassifiés. Il a rassemblé pour la première fois des informations et des documents inédits sur les agents qui ont travaillé pour l'occupant en infiltrant la Résistance. Ainsi, il raconte la traque des résistants par la police de Vichy, par l'Abwehr, par la Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l'administration militaire allemande. La plupart de ces affaires n'ont cessé d'alimenter des polémiques et n'ont pas livré tous leurs secrets, comme le drame de Caluire, pour lequel Jean-Pierre Azéma propose ici une mise au point.
    Cette enquête palpitante enrichit à la fois l'histoire de l'occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.

  • 14 juin 1940. Paris tombe aux mains des Allemands sans opposer de résistance. Commence alors un système d'oppression dans une ville déchue de son statut de capitale et qui change de visage. Paris devient le foyer des « collaborateurs » qui y paradent et y tiennent leurs meetings, celui du marché noir, de la spoliation des Juifs, du rationnement, de la peur et de la Résistance, traquée en permanence jusqu'à l'insurrection.

    Que sait-on réellement du ressenti des habitants au quotidien ? Quelle attitude adoptent-ils face à l'Occupant ? Comment se comportent les Allemands et comment jugent-ils ces Parisiens qu'ils côtoient ? Si beaucoup a été dit sur l'Occupation, peu d'historiens ont tenté de croiser les regards des deux bords sur ces années noires. Dominique Veillon explore aujourd'hui les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux, les journaux personnels et les témoignages, aussi bien allemands que français.

    Se mêlent alors dans une fresque inédite les vies des étudiants, des commerçants, des concierges, des mères de famille, des Juifs opprimés, des mondains ou encore des ouvriers, qui souffrent, s'accommodent ou profitent de la présence du vainqueur.

  • Petit livre des petits jeux pour jours de pluie Nouv.

    Plus de 150 jeux pour ne plus vous ennuyer lorsqu'il pleut à verse ! Petit livre ; 2,99 euros
    Ah, les journées pluvieuses... que l'onsoit de ceux qui aiment gambader dans les flaques ou rester au chaud à l'intérieur, il existe une multitude de petits jeux pour passer le temps ! Seul, entre amis ou en famille, venez découvrir une centaine de façon de vous occuper sans avoir à (trop) vous mouiller !
    Splash !Jeu d'extérieur / Seul ou à plusieurs Voici un petit jeu régressif et défoulatoir... Chaussez de vielles godasses et sortez faire ce que l'on vous a toujours empêché de faire lorsque vous étiez enfants : sauter à pieds joints dans les flaques d'eau !
    C'est qui le plombier ?Intérieur / Seul ou à plusieurs Il y a une fuite d'eau sous le lavabo de votre salle-de-bain ! Et 2 millilitres d'eau s'écoulent toutes les 30 secondes... Combien de litres d'eau aurez-vous perdu en 365 jours ?

  • La voix de Jérusalem Nouv.

    Au début du XXe siècle, sous l'égide de l'Organisation sioniste mondiale, les fondements de l'État d'Israël tel que nous le connaissons sont posés. Coup de tonnerre : en 1905, Israel Zangwill quitte l'organisation dont il est un membre historique. Partisan de la création d'un État juif, il demeure sceptique quant à l'idée de le localiser en Palestine. À la fin de sa vie, Zangwill résume ses positions dans un ouvrage majeur, où il propose même une relecture de l'Ancien Testament.Il réconcilie le projet d'un État juif avec des idéaux pacifistes, humanistes, et révolutionnaires. Il se montre tout aussi soucieux de préserver son peuple de la montée des périls, que de respecter l'occupation historique du territoire convoité. Nécessairement, son propos prend aujourd'hui une lueur particulière.

    Israel Zangwill (1864-1926) est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Il connaîtra un certain succès littéraire. Conscient des dangers qui menacent les juifs à la fin du XIXe siècle, il s'interroge sur la survie de son peuple et envisage la création d'un État juif. Critique envers les visées coloniales de l'Organisation sioniste mondiale, il la quitte en 1905. Il fonde alors l'Organisation juive territorialiste qui entend créer un État juif hors de la Palestine.

  • Quitter psagot

    Berg Yonatan

    Dans Quitter Psagot, Yonatan Berg revient sur son enfance au sein d'une colonie juive de Cisjordanie peuplée de Juifs pratiquants, à quelques centaines de mètres de Ramallah, capitale de l'autorité palestinienne.Yonatan Berg raconte l'organisation du village, l'endoctrinement de la jeunesse dans une ligne religieuse marquée à droite, comment il s'est senti mal à son aise dans ce milieu, surtout après son passage dans un lycée de Jérusalem puis en trois années de service militaire.Quitter Psagot est un texte personnel, touchant aux questions de l'éducation et des choix de vie. Et une fois le choix fait d'une vie non conforme à la route tracée par les parents, hors de la colonie et de l'engagement religieux extrême, une douleur persiste.

    Yonatan Berg est un écrivain et poète, né en 1981 à Jérusalem dans une famille pratiquante. Il a grandi à Psagot, une colonie juive de Cisjordanie proche de Ramallah. Mal à l'aise dans ce milieu religieux et nationaliste, il s'en nourrit pour écrire. Après son service militaire et trois années à l'étranger, il suit des études littéraires. Il vit à présent à Jérusalem.Son premier roman Donne-moi encore cinq minutes est paru en traduction française à l'Antilope en 2018.

  • Annexée par le Japon à la fin du XIXe siècle, l'île d'Okinawa a été le théâtre d'une sanglante bataille d'avril à juin 1945, qui a décimé plus d'un quart de la population, avant d'être placée sous administration américaine, qui y établit des bases abritant des armes atomiques et biologiques.Ôe Kenzaburô, dans ce texte âpre, lyrique et désolé, est une voix sans concession, à la colère sans remède, portée par les rencontres et les amitiés scellées avec les habitants de l'île, dont il détaille l'oppression et suit les combats de près.Cette rencontre avec Okinawa le confronte à la définition de l'identité du Japon en tant que nation, et de ses habitants. Et de lui-même.

    Ôe Kenzaburô est né en 1935 dans un village au milieu des forêts de l'île de Shikoku. Il fait de brillantes études de lettres à l'université de Tôkyô, passionné de littérature française. En 1963, la naissance de son premier fils handicapé et la rencontre des victimes de Hiroshima forgent son écriture et son oeuvre, couronnée par le prix Nobel de littérature en 1994.Du même auteur aux éditions Picquier : Adieu, mon livre ! ; L'Ecrivain par lui-même, entretiens avec Osaki Mariko.

  • Sous l'Occupation allemande, le marché de l'art a été florissant. Les marchandises affluent, certaines issues des spoliations des familles juives. Une semaine après l'entrée des troupes allemandes dans Paris commence la saisie des oeuvres d'art leur appartenant.

    Le gouvernement de Vichy oblige les galeristes juifs à céder leurs tableaux aux administrateurs provisoires, tandis que les autorités occupantes en confisquent une partie. Dès lors, l'hôtel des ventes de Drouot, qui a interdit « de manière absolue » son entrée aux Juifs, ne désemplit pas. Les ventes des objets d'art atteignent des prix records. Après une longue enquête en Europe et aux États-Unis, et grâce à des archives jusque-là inexploitées, Emmanuelle Polack dresse un tableau précis du marché de l'art sous l'Occupation. Sous sa plume se déploie une galerie impressionnante de protagonistes - marchands, commissaires-priseurs, antiquaires, experts, courtiers, acheteurs, conservateurs. Pour comprendre le rôle de chacun, on entre dans le lieu de leurs activités - appartements, galeries, salles de ventes aux enchères, palaces, banques. Une faune d'intermédiaires peu scrupuleux profite sans retenue de la confiscation des oeuvres d'art. On découvre le destin tragique de galeristes juifs victimes de l'« aryanisation » du monde de l'art. Après la guerre, peu de sanctions seront prises. Aujourd'hui, de nombreuses oeuvres n'ont toujours pas été restituées à leurs propriétaires. Elles sont les témoins silencieux de l'Histoire. Un livre essentiel sur une page sombre de l'histoire française.

  • Au printemps 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes. Le présent recueil rassemble quatre articles de Simone Weil (1909-1943) rédigés in situ. Il s'agit de mettre en avant la lucidité et le génie d'une philosophé qui travailla en usine. Et de rappeler que la grandeur et l'importance des combats ouvriers résident avant tout dans l'invention de nouveaux moyens de lutte pour combattre l'aliénation et l'exploitation

    Décédée à 34 ans, Simone Weil (1909-1943) n'a publié aucun livre de son vivant mais laisse une oeuvre considérable. Elle fut tour à tour enseignante en philosophie, ouvrière d'usine, engagée aux côtés des anarchistes en Espagne, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, mystique et chrétienne sans église... Plusieurs de ses écrits, comme Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale ou L'Enracinement, sont des classiques indispensables pour penser une civilisation nouvelle.

  • Purge

    Sofi Oksanen

    « Un vrai chef-d´oeuvre. Une merveille.  J´espère que tous les lecteurs du monde, les vrais, liront Purge. »  Nancy HustonEn 1992, l´union soviétique s´effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.  Ainsi, lorsqu´elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l´occupation soviétique et l´amour qu´Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu´au bout, quel qu´en soit le prix.  Sofi Oksanen s´empare de l´Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d´Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?  Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

  • Ce livre porte sur les nombreux rassemblements organisés de 1944 à 1967 par des groupements juifs parisiens pour commémorer la Shoah et la Seconde Guerre mondiale. Dans un monde juif pluriel, très politisé et fortement clivé, ces cérémonies constituaient un rituel sociopolitique, un vecteur de mémoire et une ressource identitaire. Au vu de cette dense activité commémorative et des fonctions qui lui étaient assignées, il apparaît que la Shoah ne fut en aucun cas passée sous le boisseau au sein de la vie publique juive dont il convient aussi de réévaluer la vitalité dans la France de l'après-guerre, car ces commémorations participèrent pleinement à la reconstruction de la collectivité juive. C'est autour de ses morts que celle-ci revint à la vie au lendemain de la guerre et du génocide.

    Simon Perego est agrégé et docteur en histoire. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2016 à Sciences Po Paris sous la direction de Claire Andrieu et dont est issu cet ouvrage, a été distinguée par le prix de thèse francophone en études juives 2017 et le Prix Henri Hertz 2018 de la Chancellerie des Universités de Paris. Ses travaux actuels portent sur les populations juives de langue yiddish après la Seconde Guerre mondiale et leurs pratiques testimoniales.

  • Dehors il pleut, Apolline s'ennuie... rien ne la satisfait, jusqu'au moment où elle trouvera la bonne idée !Une histoire du quotidien des tout-petits interprétée avec humour par la petite Apolline et son inséparable doudou.À la fin de l'histoire ; les conseils d'une éducatrice Montessori pour aider votre enfant à accepter de s'ennuyer parfois et comprendre tous les bienfaits de l'ennui. Une lecture idéale dès 18 mois.

  • « Les adultes d'aujourd'hui, ces charognes, les charognes de cette génération : tous, les uns comme les autres, sont des pourris. Ces enfoirés, on peut leur marcher dessus, les bourrer de coups de pied, on peut leur en faire voir de toutes les couleurs, on pourra jamais rien leur faire qui soit trop atroce. Ces charognes, je vais tous les mettre publiquement au défi et les foutre par terre. C'est mon droit, c'est celui de notre génération. » La guerre est désormais finie et dans le Japon détruit, occupé par les Américains, règne une activité fébrile consacrée à la survie. Dans ce monde dominé par les trafiquants du marché noir, des femmes s'imposent, souvent devenues prostituées par nécessité. Sous l'oeil de leurs partenaires masculins, elles deviennent sources de mystérieuses visions aux couleurs chrétiennes...
    Ishikawa Jun (1899-1987) livre une peinture crue de l'après-guerre dans des récits énigmatiques et envoûtants où s'exprime un refus de toute autorité et de tout ordre moral. Récits traduits et présentés par Vincent Portier, professeur agrégé de japonais à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

  • En mission dans la périphérie de Bagdad, le lieutenant Emma Fowlers, compétente et droite, fait de son mieux pour assurer les bons choix tactiques, motiver sa section, être aussi juste que possible. Mais aujourd'hui, elle doit récupérer le corps de son adjoint près d'une maison éventrée. Elle le sait : cette mort est le résultat d'erreurs et de magouilles. Remontant alors le temps, le roman revient sur les évènements qui ont conduit au désastre. L'attentat qui a tué deux soldats, et qui, peut-être, aurait pu être évité. Des informateurs suspects, des renseignements douteux - "la guerre est une saloperie", certes, - mais que faire si l'ennemi se trouvait aussi dans son propre camp ? A quel moment l'enchaînement tragique aurait-il pu être arrêté ?

  • Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la " faim de lecture " propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ?

    Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la " faim de lecture " propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en œuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération.

    Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral...

  • Le journal de guerre de Léon Werth entre 1940 et 1944: « pour l'historien, un des témoignages les plus directs et les plus précieux dont il puisse disposer pour recomposer l'évolution des esprits dans un coin de terre française, entre les temps nauséeux de l'armistice stagnant et cette grande année de la Libération. » Lucien Febvre, Les Annales, 1948

  • Bons squatters ou fauteurs de troubles ? L'image des squatters est contrastée, autant que le sont leurs actions, qu'il s'agisse d'occupations de locaux par des sans-logis, ou sans-papiers, de centres sociaux autogérés, de "squarts" d'artistes ou de modes de vie alternatifs. Les mouvements sont multiformes, et leurs motivations nombreuses...
    L''intérêt de cet ouvrage est de retracer les étapes de l''invention du squat comme mode d'action collectif, de la fin du 19e siècle jusqu''à nos jours et dans différents pays. Il met en lumière deux grandes typologies, le squat "classiste" qui revendique un droit au logement et le squat "contre-culturel" qui met en avant le droit à un espace pour vivre autrement.
    Dans tous les cas de figure, le squat, en tant que mode d''action collectif, a ceci de remarquable qu'il constitue ipso facto la réponse à la demande dont il est porteur.

  • Quel est l'état d'esprit des Français au moment de l'armistice ? Comment les Allemands sont-ils accueillis en France ? Qu'apprend-on à l'école sous Vichy ? Comment fonctionnent les tickets de rationnement ? Comment s'habille-t-on ? Comment se déplace-t-on ? Qui sont les premiers résistants ? Combien compte-t-on de réfractaires au STO ? Qui sont les Français engagés au service de l'ennemi ? Comment les Français vivent-ils la Libération ?En 100 questions sur la vie quotidienne des Français pendant les heures sombres de l'Occupation, on est loin des clichés et des stéréotypes de Français « collabos contre résistants ». Inspiré par la série télévisée Un village français, qui raconte le quotidien des habitants d'une petite ville du Jura, proche de la ligne de démarcation, ce livre permet de mieux comprendre ce qu'ont vécu les Français, leurs souffrances, leurs engagements, et parfois leurs revirements.

  • De 1940 à 1944, alors que les Français vivent le pire, Vichy invente un outil diabolique : le Service des contrôles techniques, chargés de surveiller les Français à travers leurs correspondances et leurs communications téléphoniques.
    Rapidement, cet organe ultrasecret de surveillance sert à des fins policières : identifi er les dissidents, repérer les ennemis de l'État et faire la chasse aux juifs. 5 000 fonctionnaires tenus au secret travaillent dans l'ombre pour fournir quotidiennement aux dirigeants des rapports sur ce qui se dit et se trame. Des hommes aussi retors que redoutables - tels l'amiral Darlan ou René Bousquet - font de cette offi cine une « machine de guerre » très dangereuse pour ceux qui ont le malheur d'avoir été repérés, avec le risque d'être emprisonnés et envoyés dans les camps, d'où peu d'entre eux reviendront.
    Après de longues recherches aux Archives nationales, Antoine Lefébure dévoile aujourd'hui des milliers de lettres et d'échanges téléphoniques. Ces histoires où se mêlent témoignages bouleversants, banalités du quotidien et récits épiques révèlent une France occupée à la fois inconnue et au plus près de la vérité.

  • Géographie française

    Gabriel Garran

    Le destin commande de vivre, parfois impérieusement. Alors que son père est arrêté puis déporté à Auschwitz et que sa mère échappe de peu à la rafle du Vél'd'Hiv, Gabriel, treize ans, entre malgré lui dans la clandestinité. Ce petit Parisien, fils d'immigrés polonais, qui a grandi entre Belleville et Ménilmontant, entame une vie d'exil dont les étapes s'inscrivent dans la « géographie française » pour échapper à la persécution. Commence alors pour lui le temps de la survie.Passant la ligne de démarcation le jour où les Allemands envahissent la zone libre, il change de nom, se retrouve au rythme de ses déracinements bûcheron, trieur de clous, livreur en triporteur et finit la guerre gardien de chèvres au pied du Vercors.Ce roman de formation dans lequel Gabriel Garran évoque une initiation à la fois affective, littéraire et politique est un magnifique témoignage que nous livre ce grand homme de théâtre.

  • Le 31 mars 1814, à l'issue d'une bataille féroce qui a fait quinze mille morts en moins de vingt-quatre heures, le tsar Alexandre Ier entre triomphalement dans les rues de Paris. C'est la fin de la campagne de France menée par les Russes et leurs alliés,

  • Si, comme tant d'autres, vous n'avez pas encore gagné au loto, vous êtes contraint de composer chaque jour avec des collègues de mauvais poil, une direction hystérique et des tâches possiblement assommantes. Comment transformer ce sinistre quotidien au bureau ? C'est très simple : adoptez l'esprit Gaston ! Son ingéniosité n'a d'égale que sa nonchalance... Ce qui lui permet de survivre à d'innombrables journées de travail.De stratégies d'évitement en occupations variées, ce manuel fait le tour de toutes les possibilités qui s'offrent à vous pour ne surtout pas travailler... et semer une belle pagaille au bureau.

  • L'enfant-mandragore

    David Vall

    Novembre 1970. Sous une identité usurpée, une femme avide de vérité entre au service d'Anton Hauser, vieil homme mourant reclus dans sa riche propriété au bord du lac Léman. Certaine que sous le nom de Hauser se cache un criminel de guerre qui a échappé à la justice, la femme se risque bientôt dans une relation ambiguë avec celui qu'elle s'est juré de retrouver avant Dieu. Mais auprès du vieil homme malade vit un enfant singulier, au comportement étrange et aux propos insensés. Il prétend marcher sur cette Terre depuis plus de quatre siècles, être né d'une sorcière brûlée vive pour hérésie, avoir servi de modèle au peintre Michelangelo Merisi da Caravaggio et suivi son actuel protecteur sur les chemins de la perdition. En échange d'un répit pour le vieil homme, le garçon propose à la femme de lui raconter sa propre histoire et les secrets de son protecteur désormais aux portes de la mort. L'enfant est-il vraiment condamné à traverser l'Histoire sans vieillir, à en être le témoin maudit des heures les plus admirables comme les plus noires ? Est-il doté d'un esprit manipulateur, habité par la folie, ou au contraire frappé d'une lucidité terrible sur le monde ? En décidant d'écouter cet enfant qui n'en est peut-être plus un, la femme entame une plongée dans le passé et la psychologie des profondeurs, un voyage vers le salut ou sa propre perdition.

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