• L'art d'enseigner le chinois Nouv.

    « L'art c'est comme le chinois, ça s'apprend », aurait dit Picasso. Il aurait pu ajouter que l'enseignement du chinois constitue un art à part entière. C'est ce que démontre Jean François Billeter dans son essai L'Art d'enseigner le chinois, adressé à tous les lecteurs, et non seulement aux professeurs ou étudiants de chinois.

    Dans cette réflexion sur le pouvoir des mots, il révèle toute la finesse requise pour enseigner cette langue en tout point différente de la nôtre. Comme la musique, le chinois, pour être compris, doit être pratiqué. Le lecteur est ainsi invité à s'approprier quelques phrases caractéristiques pour comprendre comment entrer dans cet idiome, même sans en être familier. Jean François Billeter se révèle être, en plus d'un brillant sinologue, un pédagogue modèle.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • Le nouveau Missel des dimanches 2021 c'est :- Un contenu riche, varié et grand public : tous les textes de toutes les messes de l'année, des suggestions pour la célébration, des méditations, des textes de grands spirituels, les Saints de la semaine, les fêtes ...- Un vrai renouvellement de contenu depuis 3 ans : un calendrier liturgique de l'année, des encadrés, des repères visuels pour les grands temps liturgiques, un grand cahier de prières pour toutes les circonstances ...- Un groupe de 10 auteurs expérimentés : prêtres, diacres, moines, laïcs, hommes et femmes, spécialistes de la liturgie, de toutes les régions de France, enracinés et engagés dans la réalité des paroisses et représentatifs de toute l'Église et des besoins des lecteurs.

    2 Autres éditions :

  • Un ouvrage pratique pour apprendre à incarner et travailler sa voix, et en faire un atout, écrit par Émilie Brigand, comédienne et animatrice radioÉmilie est comédienne et animatrice radio. À travers cet ouvrage, elle souhaite accompagner les lecteurs sur le chemin de l'incarnation de leur voix. Bien incarner sa voix, cela signfie être bien avec elle, comme dans ses baskets : tout est possible selon le chemin que l'on a décidé de suivre et l'intention que l'on met !
    Chaque chapitre s'ouvre sur un épisode autobiographique si bien que l'ouvrage est construit sur une chronologie personnelle, basée sur le travail fait par l'auteur sur sa propre voix et sur ce que ce cheminement lui a appris. Le lecteur suit ainsi la progression d'Émilie tout en réalisant la sienne, grâce au partage des témoignages d'élèves de l'auteur et de professionnels - orateurs de tout genre - rencontrés et interviewés, et grâce à des exercices simples qui leur permettront d'expérimenter ce que le théâtre et la radio, mais aussi la psychologie, le yoga, la pleine conscience, nous donnent comme outils pour des changements dans notre quotidien, notre vie professionnelle et bien plus encore.

  • À l'école, quand on nous demandait ce que nos parents faisaient dans la vie, je n'avais rien à répondre, car mes parents ne faisaient rien. Ce n'était pas leur faute. Je ne comprenais pas pourquoi ils avaient fait un enfant. Ils m'ont eue, mais nous avons failli être deux. Souvent je me dis qu'ensemble il aurait été plus facile de vivre avec eux, d'obéir à ceux qui ne désiraient rien créer. À la place, je suis deux. Je ne peux ni te libérer, ni t'avaler pour de bon. J'ai dû apprendre. J'ai grandi avec toi, je suis partie avec toi, vers une lumière que moi seule arrive à voir. Ce n'est pas juste, mais c'était la seule solution.

  • La primauté du mot comme origine du sacré prend une importance particulière dans la tradition juive. Dans ce texte lumineux, Gershom Scholem montre comment la mystique juive a relié le nom et la révélation. Ce que d'autres religions accordent à l'image sacrée, représentation du divin, le judaïsme le confie à la parole, à l'invocation. Pour la Kabbale, la Création émane du nom de Dieu, toute chose ayant été créée à partir des 22 lettres de l'alphabet. Ainsi, le travail sur la langue devient la tâche principale de la mystique juive. À l'origine de chaque forme linguistique est, précisément, le nom de Dieu, dont les variations infinies intéressent la science prophétique : un art combinatoire vertigineux à même de faire de la langue de la raison un langage sacré.

    Gershom Scholem (1897-1982) a édité et diffusé les grands textes de la Kabbale et conféré à l'étude du mysticisme juif le statut de discipline à part entière. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire et à la philosophie religieuse du judaïsme : Les Grands Courants de la mystique juive, Les Origines de la Kabbale ou encore La Kabbale et sa symbolique. Il fut lié d'une profonde amitié avec Walter Benjamin, qu'il rencontre pour la première fois dans un café de Berlin.

  • La vie d'Hervé Odermatt est un incroyable roman. Enfant naturel d'une jeune fille de bonne famille alsacienne et d'un étudiant chinois, il est élevé par des paysans de la Loire, pauvres mais très aimants, après la disparition de son père. À dix-huit ans, sa vie bascule lorsqu'il s'engage dans la Résistance.À partir de ce moment, sa vie ne cessera plus d'être mêlée à la grande histoire et au destin des personnalités les plus célèbres du XXe siècle. Avec un réel talent de conteur, Hervé Odermatt entraîne le lecteur à sa suite dans un récit d'une grande richesse, entre plongée dans le Montmartre des années 1950, découverte des dessous du marché de l'art, évocation de ses nombreuses amitiés avec les puissants de ce monde... jusqu'à la description de la plus inattendue des rencontres. Car, finalement, ce destin extraordinaire n'était-il pas, dès le début, placé dans la main de Dieu ?

  • Que penser de Cronos dévorant ses enfants ? D'Athéna sortie de la tête de Zeus ou de Persée décapitant la Méduse ? se demande d'emblée Walter F. Otto. L'invraisemblance de ces mythes tend à maintenir une distance avec ce qu'ils entendent illustrer. Pourtant, le mythe est constitutif de notre être, il gît dans l'ombre quand la raison se déploie dans la lumière, comme le jour cède à la nuit. Il est aussi un garant de la poésie. Que l'on songe à Dante, Homère ou Goethe. Dynamique, le mythe apparaît créateur et appelle l'action. Avec passion, Otto révèle son essence et, par là, nous invite à comprendre ce qui, fondamentalement, nous anime, voire nous enthousiasme, au sens propre.

    Le philosophe et historien des religions Walter Friedrich Otto (1874-1958) est l'auteur de deux chefs-d'oeuvre, Les Dieux de la Grèce (1929) et Dionysos, le mythe et le culte (1933). Aux côtés de Karl Reinhardt, il est l'une des grandes figures de la philologie allemande. Son approche originale du paganisme et des mythes a permis de renouveler la connaissance de la civilisation grecque.

  • Sous la forme d'un récit à 4 voix, Julie Chaboud raconte sa rencontre avec trois personnes bousculées par la vie, comme elle : Dany, 70 ans, vit seul depuis un divorce douloureux ; Osas, jeune nigériane, est victime d'un réseau de prostitution ; Florence, religieuse contemplative, a rencontré Dieu à la suite d'un très grave accident. L'auteur, jeune mère de famille, a découvert tardivement la trisomie de son deuxième enfant et se bat avec son mari pour protéger leur petit garçon des préjugés. Au fil des chapitres aux voix différentes, on découvre petit à petit l'histoire de chacun, leurs blessures, leurs combats, leurs espérances avant qu'ils se retrouvent lors d'une tournée avec une association qui vient en aide aux prostituées. Plus rien ne sera comme avant..."Ce petit livre est comme un conte qui ouvre à une réalité nouvelle où la lumière est tendresse." Jean Vanier, fondateur de l'Arche

  • De la grammatologie

    Derrida Jacques

    « Les langues sont faites pour être parlées, l'écriture ne sert que de supplément à la parole... L'écriture n'est que la représentation de la parole, il est bizarre qu'on donne plus de soin à déterminer l'image que l'objet. » (Rousseau) Ce livre est donc voué à la bizarrerie. Mais c'est qu'à accorder tout son soin à l'écriture, il la soumet à une réévaluation radicale. Et les voies sont nécessairement extravagantes lorsqu'il importe d'excéder, pour en penser la possibilité, ce qui se donne pour la logique elle-même : celle qui doit déterminer les rapports de la parole et de l'écriture en se rassurant dans l'évidence du sens commun, dans les catégories de « représentation » ou d'« image », dans l'opposition du dedans et du dehors, du plus et du moins, de l'essence et de l'apparence, de l'originaire et du dérivé.
    Analysant les investissements dont notre culture a chargé le signe écrit, Jacques Derrida en démontre aussi les effets les plus actuels et parfois les plus inaperçus. Cela n'est possible que par un déplacement systématique des concepts : on ne saurait en effet répondre à la question « qu'est-ce que l'écriture ? » par un appel de style « phénoménologique » à quelque expérience sauvage, immédiate, spontanée. L'interprétation occidentale de l'écriture commande tous les champs de l'expérience, de la pratique et du savoir, et jusqu'à la forme ultime de la question (« qu'est-ce que ? ») qu'on croit pouvoir libérer de cette prise. L'histoire de cette interprétation n'est pas celle d'un préjugé déterminé, d'une erreur localisée, d'une limite accidentelle. Elle forme une structure finie mais nécessaire dans le mouvement qui se trouve ici reconnu sous le nom de différance.

    De la grammatologie est paru en 1967.

  • Recluse dans un appartement de Lisbonne, confiée par le neveu de son mari défunt aux soins d'une employée de maison, une vieille actrice vit ses dernières heures. Celle qui a fait une carrière modeste sur les planches sent progressivement la parole se refuser à elle. Les souvenirs ressurgissent : des moments savoureux alternent avec d'autres plus sombres, António Lobo Antunes tisse une infinité de fils passant d'un personnage à l'autre avec une liberté effrontée, sans jamais perdre son humour. Tous ses personnages pourraient reprendre à leur compte cette confidence de l'un d'entre eux : Si au moins quelqu'un voulait bien me prendre dans ses bras, me faire sentir qu'il y a une place pour moi dans ce monde. Lire la prose du plus grand écrivain portugais - qui est aussi l'un des écrivains majeurs de son temps - est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. Bruno Corty, Le Figaro

  • « Dans ce livre je vais tenter de disserter joyeusement de la mort, tout en sachant que nous y sommes tous condamnés. Autant en être conscient tout de suite plutôt que d'avaler un jour son bulletin de naissance en s'apercevant trop tard que la vie est brève : "Merde, il fallait mourir, je ne m'en étais pas rendu compte !" Jésus est vainqueur de la mort. C'est la puissance du chrétien.
    Quand la mort frappe, il est beau de savoir que nous allons vers quelqu'un qui s'appelle Dieu. Alors elle n'est plus à craindre car elle sera une merveilleuse rencontre avec celui que nous avons tant prié sur terre, et qui nous aime. À ceux qui contestent la mort, je dis simplement que la plus grande aventure de la vie, c'est l'amour. Un magicien prodigieux que nous, chrétiens, appelons Dieu-Amour, nous a créés, nous a faits pour aimer. Dites donc, ce serait un sacré pourri s'il nous mettait sur terre et qu'ensuite, à notre mort, tout soit terminé...
    Certains disent que ce sera le plus beau jour de notre vie. Personnellement je le pense. Anticiper ce grand jour, c'est refuser de vivre une vie close sur elle-même, c'est s'ouvrir, pendant notre séjour sur terre, au mystère de l'au-delà. Croyants, nous sommes des vivants appelés à une autre vie. Préparons-nous dès à présent à ce passage vers l'Amour. » G uy Gilbert

  • Édition officielle de la Conférence des évêques de France "La joie de l'Évangile remplit le coeur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Je désire m'adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par

  • Les savoirs concernant les bébés et les jeunes enfants se sont renouvelés de façon foisonnante

    dans tous les domaines disciplinaires : médecine, biologie et génétique, sociologie et anthropologie, psychologie et psychanalyse, sciences de l'éducation...

    Être de langage et de cognition, être de sensorialité et d'affectivité, être de subjectivité et de socialité, être de motricité et déjà être de pensée, voici le bébé à la fois décortiqué par chacune des disciplines sous ses multiples coutures, mais également diversement emmailloté selon la qualité des liens qu'elles tissent ou non autour de son berceau. Comment le bébé et le jeune enfant, pris dans cette constellation, s'en tirent-ils, autrement qu'à hue et à dia ?

    Cet ouvrage invite au dialogue et à la reliance entre tous les champs disciplinaires autour des tout-petits concernant la période prénatale, les étayages de la parentalité, le développement précoce et ses aléas et les enjeux des apprentissages premiers.

    Alors qu'une commission « des 1000 premiers jours » a été créée par le gouvernement, les auteurs questionnent les politiques publiques de prévention en petite enfance, avec des apports critiques d'exemples internationaux, afin d'examiner les enjeux d'une revitalisation du dispositif de PMI.

  • Parcours à travers l'oeuvre - psychanalytique, philosophique et, en un sens, poétique - de Pierre Fédida, ce livre interroge la façon dont une pensée de l'absence se devait de produire une théorie des rapports entre corps, parole, souffle et image : une théorie du « souffle indistinct de l'image ». C'est une approche de paradoxes. C'est la surprise de découvrir les affinités de l'air et de la pierre, de la danse et de la sépulture, de l'art et de la généalogie. C'est une façon de s'interroger sur la respiration du temps dans l'image. Cet ouvrage est paru en 2005.

  • Lacan disait à ses élèves : « Moi, je suis freudien, si vous voulez être lacaniens, à vous de le montrer. » C'est précisément ce que ce séminaire tente de faire : comment être lacanien avec Freud, tout contre Freud.

    Lacan est certainement un élève de Freud puisque l'oeuvre de celui-ci a intégralement inspiré la sienne. Il avait pour Freud la plus grande admiration du fait de son courage intellectuel, de la solitude, malgré le nombre de ses disciples, qu'il a assumée au sein d'une capitale, d'un milieu, d'une culture qui lui étaient fondamentalement hostiles.

    Il reste que ce que Lacan a introduit et que Freud a manqué, c'est le rôle du langage en tant qu'il est constitutif de notre vie psychique et bien sûr corporelle, et de cette instance incroyable qui s'appelle l'inconscient et qui, à notre insu - insu de mauvais gré -, dirige nos pensées, nos désirs et notre existence.

  • "Que votre livre de prière et de méditation habituel soit les Actes des Apôtres. Allez là pour trouver l'inspiration. Et le protagoniste de ce livre, c'est l'Esprit Saint"Répondant à l'invitation du pape François, qui inaugure par ces mots le mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019 pour célébrer le centenaire de l'exhortation apostolique sur la mission Maximum illud, Mgr Dubost livre dans cet ouvrage original et enthousiasmant un double commentaire, littéral et pastoral, des Actes des Apôtres.Comprendre comment l'Esprit Saint a animé le cercle des premiers disciples pour les envoyer annoncer jusqu'aux confins du monde l'Évangile du Christ, c'est en effet comprendre que, encore aujourd'hui, la mission est au coeur de la vocation chrétienne. Tout chrétien est invité à s'engager sur des chemins d'annonce innovants. Par-delà une actualité ecclésiale spécifique, cet ouvrage constitue ainsi une précieuse ressource pour tous ceux qui, seuls ou en groupes, souhaiteraient s'engager davantage, concrètement, dans cette aventure - en n'oubliant jamais, grâce à des prières ponctuant chaque chapitre, la place essentielle qu'y tient l'Esprit Saint.

  • Le livre de l'oubli

    Bernard Noël

    'Ces notes, écrites en 1979, sont publiées ici pour la première fois dans leur ensemble. Le mot "oubli" a surgi alors pour désigner la masse obscure dans laquelle me semblait puiser l'écriture. La mémoire n'offre que du déjà vécu, déjà su : l'oubli révèle de l'inconnu au fond de lui dissimulé. L'exercice de l'écriture, pour peu qu'il soit débarrassé d'intentions, fait surgir et s'exprimer des éclats de l'immense dépôt commun que notre langue recueille depuis toujours. Aucune parole n'est perdue mais toutes sont oubliées en attendant que nous reviennent par l'écriture des parties impersonnelles de ce que nous savons sans le savoir...'

  • Nicole Malinconi échange avec Jean-Pierre Lebrun autour des questions de l'écriture, de la langue et de l'altérité.

    Dans un dialogue vivant et accessible, les auteurs ouvrent un champ de questions qui intéressent autant les professionnels de la santé mentale que tout citoyen s'interrogeant sur ce que parler veut dire. Utilisant des références littéraires, cinématographiques, psychanalytiques, linguistiques, sociologiques, philosophiques, ils se demandent comment une société traite la langue et comment la langue transforme la société.

  • Les ados, ça cause !

    Marie Springer

    • Eres
    • 26 September 2019

    Si le titre de cet ouvrage précise que « les ados, ça cause », disons plus précisément que « ça peut causer » si nous - adultes - nous les réinscrivons dans un bain de paroles.

    Cet ouvrage part de l'expérience de l'auteure au sein d'une maison pour enfants à caractère social. L'auteur y parle de rencontres : rencontres avec des adolescents pour la plupart déscolarisés, désengagés dans leur vie mais aussi avec des éducateurs, qui eux-mêmes parlent de leur propre rencontre avec ces adolescents. Le livre témoigne de la portée des effets du signifiant et nous rappelle que notre condition humaine quotidienne est d'être des êtres parlants. Son objectif est de faire entendre aux éducateurs que dans leur quotidien il y a une nécessité « à faire parler un adolescent » dans un espace qui met en scène des mots, une parole où l'équivocité de la langue fait loi.

  • Un premier roman brillant, caustique et érudit : lorsque Ramón, avocat renommé, perd l'usage de la parole, c'en est fini de sa vie tranquille. Entre superstitions et médecines alternatives, il embarque sans le savoir dans une épopée tragi-comique.
    À cinquante ans, Ramón, avocat brillant et père de deux adolescents, découvre qu'il est atteint d'une forme rare de cancer. Il se voit alors obligé de subir une ablation de la langue, seule solution pour permettre la guérison.
    Désormais privé de parole, Ramón se lie d'amitié avec un perroquet amateur de grossièretés et fait la connaissance de Teresa, sa psychanalyste friande de gâteaux au cannabis, et d'Aldama, son médecin, convaincu que le cas de Ramón pourra lui apporter une renommée internationale.
    /> Confrontés à leurs incertitudes, tous les trois vont faire l'expérience des bouleversements engendrés par la simple mutation d'une cellule microscopique.
    Avec un humour cinglant, Jorge Comensal, nouvelle voix de la littérature mexicaine, nous livre une tragicomédie fascinante.

  • Le pape François aime rappeler le rôle essentiel des grands-parents dans les familles et la référence qu'ils constituent pour les générations suivantes. Dans le prolongement des paroles du pape, Andrea Pagnini nous livre une belle réflexion sur le rôle des grands-parents et sur la beauté de ce qu'ils nous transmettent. Un livre qui souligne avec tendresse et bonheur la richesse et la vocation des grands-parents.Titre original : Nonno Francesco. La ricchezza dell'età.

  • En nous, peu à peu, le doute s'est insinué : cette humanité dont le paradigme, plus ou moins idéalisé, a structuré le rapport des Occidentaux à eux-mêmes et aux autres existe-t-elle encore ? A-t-elle jamais existé et si oui depuis quand ? Et si oui encore, quels sont ses traits distinctifs ? Ces traits sont-ils universels (au sens de identiques toujours et partout) ? Constate-t-on dans la modernité un effacement ou une déformation, un délitement ou une transformation de ces traits ?

    Ces interrogations s'inscrivent dans la continuité du questionnement porté par Michel Foucault il y a 50 ans. Les auteurs le reprennent et le transforment, à partir de cet objet intime et toujours étranger que le corps constitue pour chacun et pour les autres.

    C'est donc du corps qu'il s'agira ici, au sens non seulement du corps propre, mais également du corps pulsionnel, imaginaire, malade, etc. Quelles projections anthropomorphiques sont à l'oeuvre dans les inventions technologiques de l'intelligence artificielle et des biotechnologies ? Quels sont les enjeux subjectifs de la demande de maîtrise technologique sur le corps en matière de génie génétique, prothèses, ou lutte contre le vieillissement ? Comment les dispositifs machiniques interfèrent-ils dans la vie affective du sujet et la construction de son image ? Quels rapports de pouvoir sont impliqués dans les techniques génétiques et les appareillages prothétiques ?

    C'est à l'élaboration de ces interrogations que concourt ce travail collectif.

  • La psychanalyse se définit traditionnellement en tant que « cure de parole ». Toutefois, même si les mots, témoins de la réalité psychique des deux protagonistes de la relation analytique, restent les agents essentiels des transformations attendues de la cure, le corps s'exprime également dans l'espace analytique. Émotions, sensations, agirs tissent eux aussi l'échange entre analyste et analysant. L'ouvrage interroge la participation de telles manifestations dans le travail analytique.

    L'intérêt accordé au langage du corps dépasse la seule situation analytique. Il concerne tout psychothérapeute soucieux de questionner la relation qui fonde sa pratique. 

  • Au plus profond de notre coeur demeure un grand désir d'aimer et d'être aimé(e), pour toujours. Mais ce grand rêve d'amour, comment le rendre réel lorsque l'on est un jeune homme, une jeune fille d'aujourd'hui ? Loin de tout moralisme, Inès Pélissié du Rausas montre dans ce livre limpide et touchant que le véritable mariage d'amour est la réponse à ce désir d'absolu. Appuyant sa réflexion sur les plus beaux passages de la Théologie du corps de Jean-Paul II, elle nous éclaire tant sur le « dessein bienveillant » de Dieu à notre égard que sur la puissance effective de sa grâce, qui vient au secours de notre faiblesse et qui nous donne d'aimer.

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