• A l'égal des oeuvres de Machiavel et de Clausevitz, ce traité de stratégie militaire, composé par Sun Tzu (VIe-Ve siècles avant J.C.), est un classique du genre. "L'Art de la guerre" ou "Les Treize Articles", où "chaque mot est une perle", pose les préceptes fondamentaux de la guerre et de la politique. Référence incontournable pour de nombreux stratèges contemporains, ce livre dangereux est un extraordinaire traité sur l'art de la tromperie et du retournement.

  • Édition enrichie de Jacques Van den Heuvel. Postface de Philippe Sollers.

    Convaincu de l'innocence de Calas exécuté en 1762, Voltaire met sa plume au service de la justice pour demander sa réhabilitation. Le négociant huguenot était accusé du meurtre de son fils qui voulait se convertir au catholicisme.
    Avec une ironie mordante et un style inimitable, l'écrivain plaide pour le respect des croyances et l'esprit de tolérance.
    Une réflexion très actuelle sur le système judiciaire, la responsabilité des juges et les effets pervers des lois.

  • Au début du XXe siècle, sous l'égide de l'Organisation sioniste mondiale, les fondements de l'État d'Israël tel que nous le connaissons sont posés. Coup de tonnerre : en 1905, Israel Zangwill quitte l'organisation dont il est un membre historique. Partisan de la création d'un État juif, il demeure sceptique quant à l'idée de le localiser en Palestine. À la fin de sa vie, Zangwill résume ses positions dans un ouvrage majeur, où il propose même une relecture de l'Ancien Testament.Il réconcilie le projet d'un État juif avec des idéaux pacifistes, humanistes, et révolutionnaires. Il se montre tout aussi soucieux de préserver son peuple de la montée des périls, que de respecter l'occupation historique du territoire convoité. Nécessairement, son propos prend aujourd'hui une lueur particulière.

    Israel Zangwill (1864-1926) est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Il connaîtra un certain succès littéraire. Conscient des dangers qui menacent les juifs à la fin du XIXe siècle, il s'interroge sur la survie de son peuple et envisage la création d'un État juif. Critique envers les visées coloniales de l'Organisation sioniste mondiale, il la quitte en 1905. Il fonde alors l'Organisation juive territorialiste qui entend créer un État juif hors de la Palestine.

  • Depuis quelques années, des groupuscules transhumanistes fantasment une mutation humaine. En nous « augmentant », nous pourrions vaincre la mort, et véritablement être « comme des dieux ». Mais opportunément, les mêmes, refusant tout déterminisme biologique, minimisent la véritable mutation en cours : celle de la planète. Or, si une mutation humaine est l'enjeu du siècle, elle doit nécessairement prendre acte des limites de la Terre. Elle procédera non d'une amélioration ou d'une augmentation de l'individu, mais d'un changement radical de la façon dont nous coexistons, entre humains, et entre humains et non-humains. Elle portera sur cet espace qui est « entre ». Elle sera politique. Dans cet essai, Nathanaël Wallenhorst poursuit son travail d'analyse critique de l'Anthropocène en dénonçant cette soif qui nous pousse à la possession illimitée et à la domination. La mutation qu'il appelle de ses voeux ? Repenser l'humanité comme une aventure en conciliant biologie et politique, jaillissement de la vie et organisation de la pensée. Et cela ne va pas sans soulèvement ni résistance...  

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Antonin Artaud. C'est à l'occasion d'une exposition Van Gogh au Musée de l'Orangerie en janvier 1947, peu avant sa mort, qu'Antonin Artaud écrit ce texte. Il n'y a pas loin, il le sait et il veut qu'on en soit persuadé, de Vincent Van Gogh à Artaud le Mômo. Le ton est âpre, l'ironie mordante, le style jaculatoire. Ainsi, écrit-il, "on peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh qui, dans toute sa vie, ne s'est fait cuire qu'une main et n'a pas fait plus, pour le reste, que se trancher une fois l'oreille gauche, dans un monde où on mange chaque jour du vagin cuit à la sauce verte ou du sexe de nouveau-né flagellé et mis en rage, tel que cueilli à sa sortie du sexe maternel". Pour l'auteur du Théâtre de la Cruauté, Van Gogh "ne s'est pas suicidé dans un coup de folie, dans la transe de n'y pas parvenir, mais au contraire il venait d'y parvenir et de découvrir ce qu'il était et qui il était, lorsque la conscience générale de la société, pour le punir de s'être arraché à elle, le suicida. Et cela se passa avec Van Gogh comme cela se passe toujours d'habitude, à l'occasion d'une partouse, d'une messe, d'une absoute, ou de tel autre rite de consécration, de possession, de succubation ou d'incubation."

  • En 1894, l'état-major de l'armée est secoué par une affaire qui ébranle la société tout entière : un officier a trahi. Alfred Dreyfus, juif alsacien, est le coupable idéal. Sa dégradation, sa déportation sur l'île du Diable, son retour en France, ont divisé la société. Avec "J'accuse", Emile Zola symbolise l'engagement intellectuel face au pouvoir, au mensonge et à la soumission.

  • De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « "Shakespeare a tout prévu" ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. »

    Walter Benjamin (1892-1940) a compté parmi ses interlocuteurs Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht. Il est l'auteur d'Origine du drame baroque allemand, Paris, capitale du XIXe siècle, Petite Histoire de la photographie préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique. Il s'exile à Paris en 1933. Lors de l'invasion allemande, il gagne l'Espagne pour s'embarquer pour les USA. Menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Le Corbusier (1887-1965) est l'un des plus grands architectes du XXe siècle connu entre autres pour la conception de la Cité radieuse de Marseille. Il est aussi plasticien, urbaniste, et designer. Mais au fil des ans et des publications, on le qualifie régulièrement de réactionnaire, de vichyste, de bolchevique voire d'antisémite.

    En 2015, la grande exposition Le Corbusier organisée au centre Pompidou cinquante ans après le décès de l'architecte à Roquebrune Cap-Martin relance une vive polémique. Ses détracteurs accusent l'architecte de la modernité d'avoir été fasciste et d'avoir cherché à travailler pour le gouvernement de Vichy.

    Pour y voir clair, la Fondation Le Corbusier et le centre Georges-Pompidou ont demandé à d'éminents spécialistes, historiens de l'architecture contemporaine, philosophes et spécialistes des années 1930 et 1940 de restituer l'itinéraire et la pensée de cet architecte sans égal qui a répondu aux demandes de son temps. Voici le fruit de ces analyses qui permettent de montrer toutes les facettes de la personnalité de Le Corbusier sans rien cacher ni dissimuler.

  • Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, Guillaume Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l'opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s'est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n'avons pas su empêcher. » Officier de la Force d'action rapide, détaché au sein d'une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d'extraction de personnes menacées. Sous couvert d'une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l'armée. Il décrit les errements de l'armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles. Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « humanitaire » durant laquelle l'armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables.
    Ancien lieutenant-colonel, saint-cyrien, Guillaume Ancel a rejoint en 2005 le monde des entreprises. Il est l'auteur de Vent glacial sur Sarajevo dans la collection Mémoires de guerre aux Belles Lettres (2017). Préface de Stéphane Audoin-Rouzeau.

  • Juif, Oscar Mandel ne craint pas de se livrer à une critique virulente de ses coreligionnaires : le maintien des rites du "peuple élu de Dieu" entretient leur retrait. Ce qui, non seulement peut attiser la crainte et la haine, mais apparaît aussi incongru face à l'ampleur des massacres que ce peuple a subis. Mandel écrit des pages chargées d'émotion sur son incompréhension, enfant, des rites de la religion judaïque. Indignation intime qu'il évalue à l'échelle de l'histoire. Comment perpétuer une religion qui repose sur un charnier s'étalant sur des siècles ? Comment assurer son salut sans, en premier lieu, assurer son bien-être, voire sa survie ici-bas ? Mandel ose ici un pamphlet d'une grande force sur un sujet réputé sensible : la religion comme foyer de l'intolérance et de la violence.

  • La place importante de l'islam dans l'Europe d'aujourd'hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l'écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle : sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l'Espagne musulmane médiévale serait parvenu à l'harmonie entre les religions, au prix d'une séparation nette entre les croyants.
    Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l'essentiel. Car l'Espagne médiévale est d'abord un lieu où l'on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses ; si l'on y dialogue, si l'on y traduit, si l'on y polémique, c'est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l'autre.
    La véritable leçon de l'Andalousie, pour nous, est peut-être là : le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus. Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.


  • La Bêtise : La Lutte de Flaubert.


    « On l'a lu et relu ce dictionnaire désopilant et un tantinet féroce. » Télérama

    « Le rire, ici aussi, est au bord des larmes, si proche à cause de la férocité de Flaubert, de sa clairvoyance cynique. » Le Magazine littéraire

    « Pour rester dans les délices inépuisables de l'infinie bêtise. » Pages

    Le Dictionnaire des idées reçues fut l'oeuvre de la vie de Flaubert. La dénonciation de la bêtise, et d'abord la dénonciation de sa propre bêtise, est omniprésente.

    Gustave Flaubert (1821-1880) est l'un des plus grands romanciers français. On peut citer ses oeuvres phares comme Madame Bovary, L'Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet... Le Castor Astral a publié Le Candidat, Le Dictionnaire des idées reçues et Le Gueuloir.

  • Sous la forme médiévale du bestiaire, cet ouvrage narre l'histoire de plus d'une centaine d'animaux réels ou imaginaires - comme la colombe ou le basilic, le cheval et le perroquet, l'âne et le chameau, l'éléphant et le dragon, le phénix et le paon, le céraste et l'unicorne. Ils ont continument accompagné, par leur fonction symbolique, l'affirmation de l'autorité pontificale, mais ont parfois été convoqués par ceux qui entendaient critiquer, réformer ou délégitimer la papauté comme institution. Le cheval, prestigieux élément symbolique de pouvoir et de vie de cour, a cavalé pendant quinze siècles auprès des papes. La cour la plus ancienne du palais du Vatican s'appelle encore aujourd'hui Cour du Perroquet en souvenir du fait que pendant des siècles les perroquets ont eu la fonction d'annoncer vocalement le pape en tant que souverain. Comme les rois de France, les papes ont possédé des ménageries  ; celle du pape Médicis, Léon X, avait accueilli le magnifique éléphant blanc indien offert par le roi Manuel Ier du Portugal et dont Raphaël nous a laissé le portrait. Au revers de cette médaille, l'animal devint aussi un instrument de satire anti-pontificale, dans les drôleries de superbes manuscrits enluminés, avec des singes et des serpents portant la couronne du pape (la tiare), bien avant que Luther et ses collaborateurs à Wittenberg (Lucas Cranach et Philippe Melanchthon) ne se servent de l'image du pape-âne (Papstesel) pour nourrir leur polémique anti-papale.


  • De l'enquête journalistique à la biographie romancée


    Inspirée d'une histoire vraie

    Pour ses amis, sa famille, ses voisins, Molly Norris a disparu en septembre 2010. En quelques jours, presque toute trace de son passage sur Terre a été effacée.
    Elle a intégré le programme de protection des témoins du FBI. Trempait-elle dans un sombre trafic de traite humaine, s'était-elle attaquée à un malfrat trop influent ?
    Non, Molly était caricaturiste et elle a pris parti en pleine polémique sur les représentations du prophète Mahomet. Son dessin est devenu viral, les menaces de mort ont afflué, son monde s'est emballé.
    Cela va faire 10 ans qu'elle a disparu. Un destin pour lequel Sophie Carquain, romancière et journaliste, s'est passionnée.
    « Il m'a fallu faire face à cette situation inédite : écrire la biographie romancée de quelqu'un qui vit encore mais n'existe plus sous son vrai nom.
    Je suis donc partie en quête d'informations "vraies", j'ai utilisé tout ce que j'ai pu, puis, quand plus rien n'était disponible, j'ai basculé dans le roman.
    Quand l'enquête tourne court, alors, c'est la romancière qui vient au secours de la journaliste. Tout est vrai. Et tout est inventé. Ce livre est aussi le récit d'une enquête. » Sophie Carquain

    L'auteur
    Sophie Carquain, journaliste et écrivaine, a écrit plus de 200 histoires, contes et romans pour enfants et adultes traduits en plusieurs langues. Elle est notamment l'auteure de Trois filles et leurs mères aux éditions Charleston (+ de 10 000 ex. vendus).

  • Ces « essais, reportages et ruminations », tous inédits en français, composent un extraordinaire portrait historique, social et culturel de l'Amérique contemporaine. Ils révèlent un Norman Mailer inattendu, romancier n'hésitant pas à aller « au charbon », à se frotter à la réalité multiple et changeante de son pays. Ce livre apporte un précieux complément à des classiques maileriens d'investigation tels que Les Armées de la nuit, Le Chant du bourreau, ou Oswald, un mystère américain.

    Norman Mailer est né en 1923 à Long Branch, New Jersey, et a grandi à Brooklyn. Après avoir obtenu son diplôme de l'université de Harvard, il a été fusilier dans le Pacifique Sud pendant la seconde guerre mondiale. Il a publié son premier livre, Les Nus et les morts (Albin Michel, 1968), en 1948. Mailer a remporté le National Book Award et le prix Pulitzer en 1968 pour Les Armées de la nuit (Grasset, 1970) et a reçu à nouveau le prix Pulitzer en 1980 pour Le Chant du bourreau (Laffont, 1980).


  • L'espérance de vie a baissé pour la première fois en 2016.

    Les hôpitaux tuent, les médicaments tuent, beaucoup plus que la voiture ou le cannabis : tous les ans une ville de la taille d'Angoulême ou Bastia est rayée de la carte.
    Les petits hôpitaux sont voués à disparaître d'ici dix à quinze ans.
    Les personnes âgées et les personnes handicapées subissent un véritable enfermement.
    La désertification s'accentue.
    Et, pendant ce temps-là, le « docteur » Google s'apprête à prendre le relai de notre vieille sécurité sociale avec une offre de santé globale.

    D'où qu'on l'observe, notre système de santé est en panne. Simples citoyens, patients, professionnels, nous avons tous été témoins, quand ce n'est pas victimes, de ses dysfonctionnements. Plus grave encore, nous avons perdu confiance dans l'un des fondements de la Ve République, dont la médecine publique est une composante essentielle.

    Voici le bilan rigoureux et sans concession d'un observateur convaincu que la santé participative est la seule alternative à l'effondrement de notre système de santé.
    Antoine Vial, expert et acteur de l'innovation en santé aujourd'hui, propose ainsi que nous concevions ensemble les dispositifs, les aides techniques, les services et les organisations de demain afin d'apporter des réponses concrètes aux enjeux de la collectivité et aux aspirations de chacun.

  • Le christianisme syriaque nous a légué le troisième corpus littéraire du monde chrétien ancien, le plus important après le grec et le latin. Les écrits poétiques d'Éphrem de Nisibe (306-373) comptent sans aucun doute parmi ses plus belles pages. Les Hymnes contre les hérésies présentées ici, outre leur qualité littéraire, ont la valeur d'un texte de fondation. Alors que la légende veut qu'Édesse, ville-berceau des chrétiens syriaques, ait été convertie au temps de Jésus, le chantre de Nisibe nous fait découvrir l'élaboration complexe de l'« orthodoxie » au IVe siècle, au coeur de multiples courants religieux. C'est cette orthodoxie, construite sur des oppositions, alternant attaque et défense, qui constitua par la suite la « tradition syriaque » tout court. Ces 56 hymnes composent un ensemble théologique à l'architecture admirable où une conception précise de Dieu, du monde, de l'homme et du salut est définie contre des croyances alternatives - celles des systèmes de Bardesane, Marcion et Mani principalement. Elles permettent en creux de mieux connaître les premières formes de christianisme de la région. L'engagement dans la lutte théologique s'incarne dans une écriture poétique dense, qui fourmille d'images entrelaçant allusions bibliques, scènes de la vie courante et monde naturel. Éphrem n'hésite pas à s'adresser à ses destinataires - ses coreligionnaires rassemblés lors de la liturgie - ou à ses adversaires, par de vives interpellations qui viennent animer le texte et lui donner sa force persuasive.

  • Quelles sont les transformations les plus significatives intervenues dans les sciences sociales depuis vingt-cinq ans ? À partir de comptes rendus d'ouvrages qui ont fait date, Jean-Louis Fabiani propose un récit cohérent de la trajectoire de la discipline en France et aux États-Unis. Bourdieu, Foucault, Abbott, Passeron, Boltanski et Latour sont parmi les grands noms qui font l'objet de ces textes incisifs. Pour l'auteur, la lecture est une pratique sociologique à part entière. L'analyse des notions majeures à l'oeuvre en sociologie témoigne de l'entrelacs permanent de la structure - le macrologique - et de l'événement - le micrologique - aussi bien que des conditionnements durables et des coalitions éphémères. Qu'en est-il alors des promesses d'une théorie générale dans cette discipline redevenue centrale en sciences sociales ? Ce livre dresse un bilan provisoire et dessine l'espace de discussion dans lequel évolue la sociologie contemporaine.

  • À l'occasion du 65e anniversaire de la parution du livre de Desmond Leslie et George Adamski, "Les soucoupes volantes ont atterri", l'ufologue Michel Zirger fait le point sur ce qui se passa réellement l'après-midi du 20 novembre 1952 dans le désert californien. Ce jour-là, George Adamski rencontra un « homme de l'espace » descendu d'une « soucoupe volante ». La scène fut observée par six témoins.
    Michel Zirger dévoile ici des preuves inédites absolument extraordinaires qui tendent à authentifier ce premier contact extraterrestre.
    Des photographies prises ce jour-là, traitées récemment par informatique, montrent maintenant clairement le grand « vaisseau mère » haut dans le ciel, libérant le petit « vaisseau éclaireur » en vue de l'atterrissage, et, ce qui est encore plus bouleversant, l'extraterrestre lui-même, à qui Adamski donna plus tard le nom de « Orthon ».
    Ce livre incontournable, dérangeant et historique, va grandement secouer les fondements de l'ufologie mondiale ainsi que notre vision du monde !

  • Selon le document appelé Donation de Constantin, l'Empereur Constantin aurait fait don, au IVe siècle, de l'Empire à la Papauté, établissant ainsi pour des siècles le pouvoir temporel du Pape. Pourtant, cette Donation est un faux, ce que démontre ici avec vigueur, et dans un style pamphlétaire virtuose, le grand humaniste Lorenzo Valla (1407-1457). Publié en 1442, l'essai de Lorenzo Valla démonte, un à un, tous les mécanismes de ce grand faux historique avec des arguments tant philologiques que de pure vraisemblance. Le texte de Valla peut être considéré comme fondateur de la critique moderne, notamment par les concepts de « vrai » et de « faux » qu'il substitue pour la première fois aux anciennes notions de texte « authentique » ou « apocryphe ».

  • «Mais situons d'abord M. Georges Bernanos dans nos perspectives littéraires. Il n'a pas été d'abord facile à définir. "Sous le soleil de Satan" le faisait apparaître comme un romancier du surnaturel, spécialité assez rare en France et qui n'a pas de province littéraire bien établie. "L'imposture" et "La joie" semblaient préciser M. Georges Bernanos comme le romancier du prêtre, autre spécialité extrêmement difficile et chez nous peu commune. Mais bientôt, les dons de polémiste de M. Georges Bernanos éclataient dans la "Grande peur des bien-pensants", mettant alors sa pensée, sa tradition intellectuelle en pleine lumière.» (Ramon Fernandez)

  • Yéti, Bête du Gévaudan, monstre du Loch Ness, grand serpent de mer... le bestiaire de la cryptozoologie fascine autant qu'il hérisse. Coincée entre scepticisme et crédulité, science pour les uns - les découvertes de l'okapi ou du saola témoignent de la validité de la démarche -, pseudo-science pour d'autres, la cryptozoologie n'en finit pas de faire débat. Pour tenter d'y voir plus clair, il est donc important de passer en revue certaines des « causes célèbres » de la cryptozoologie et, au-delà de l'existence ou non de ces animaux, de s'interroger aussi sur l'édifice culturel, sociologique et ethnographique qui s'est construit autour. Car quand bien même certains de ces êtres mystérieux n'auraient pas de réalité biologique, il n'est pas interdit d'introduire une part d'imagination, voire de rêve, dans la recherche scientifique. Si le rêve est maîtrisé, la recherche n'en devient que plus créative.

    Docteur ès sciences, Eric Buffetaut est Directeur de Recherche émérite au CNRS (Laboratoire de Géologie de l'École normale supérieure, Paris), spécialiste de la paléontologie des vertébrés. Son intérêt pour la cryptozoologie, remonte à la lecture, pendant son adolescence, des livres de Bernard Heuvelmans sur ce sujet.

  • « Si je décide de prendre la plume, c'est pour témoigner de ma vie, de ma réalité, de ma lutte quotidienne puisque pendant trop d'années, on m'a confisqué la parole pour décrire ce que je vivais. »
    Trois ans après le succès de son premier roman « Dans la peau d'un Thug », Nargesse BIBIMOUNE reprend sa plume pour raconter son quotidien, celui d'une femme qui a décidé de porter le voile en France.
    Dans un contexte sociétal actuellement sous tension, « Confidences à mon voile » nous présente le parcours d'une Française qui tente de résister contre les polémiques et les préjugés. Les récits s'enchaînent au fil des années : souvent douloureux, parfois drôles, toujours instructifs dans les vérités qu'ils révèlent. Au cours du livre la narratrice grandit, tout autant que l'indignation face aux injustices qu'elle subit.
    Professeurs, clients de restaurants, entretiens d'embauche ; le train, le lac, le travail, la salle de sport ou le métro... Multiples personnes relayant le racisme, multiples lieux théâtres de discriminations donnant la sensation que l'oppression peut se déclencher partout, et par toutes et tous.
    Tout au long de l'ouvrage, c'est un système entier qui se retrouve disséqué, montrant que le racisme est une mécanique systémique qui tombe d'en haut et qui broie les gens d'en bas, ainsi que le produit des institutions dont nous héritons malgré nous.

  • Il est des mots qui tuent - symboliquement, lorsqu'il s'agit de ruiner la réputation d'un adversaire, ou physiquement, quand le mot d'ordre se fait slogan. Dès lors, s'interroger sur la notion de violences intellectuelles revient à poser la question de la responsabilité de ces professionnels de la parole que sont les intellectuels. Ce livre collectif entend le faire dans la longue durée de l'analyse historienne : de l'attaque ad personam dans la rhétorique romaine à l'imaginaire guerrier des intellectuels contemporains, en passant par les formes de la dispute médiévale ou de la controverse savante à l'époque moderne. Dans tous les cas, il s'agit bien de mettre au jour les règles et les usages de la polémique, mais aussi d'identifier les moments où les règles sont transgressées, remettant en cause l'ensemble du système.Textes de Étienne ANHEIM, Vincent AZOULAY, Patrick BOUCHERON, Pascal BRIOIST, Jean-Luc CHAPPEY, Fabienne FEDERINI, Jérémie FOA, Cédric GIRAUD, Charles GUÉRIN, Dominique IOGNA-PRAT, Bernard LAHIRE, Charlotte NORDMANN, Dinah RIBARD, Yann RIVIÈRE, Valérie ROBERT, Nicolas SCHAPIRA, Jacques SÉMELIN, Bénédicte SÈRE, Stéphane VAN DAMME, Laurent-Henri VIGNAUD, Alexandre WENGER.

empty