• La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.
    © 1992, Flammarion, Paris.
    Édition corrigée et mise à jour en 2008 Titre VO : "On the origin of species by means of natural selection, or the Preservation of favoured races in the struggle for life" Couverture : Virginie Berthemet© Flammarion

    1 autre édition :


  • En sociologue de la culture, Olivier Moeschler n'analyse pas les films en critique. Il n'approche pas l'action de l'Etat comme un juriste. Il ne considère pas le public comme un sondeur d'opinion. Dans le parcours très nouveau et fascinant de ce l

  • Le « genre » véhicule peurs et fantasmes. Mal connu, le mot est aujourd'hui employé à tort et à travers et instrumentalisé politiquement ; ce qui réduit généralement les débats à un florilège d'idées reçues. Il serait ainsi une « mode américaine », une « lubie de féministes » ou encore une « théorie fumeuse », voire dangereuse, cherchant à nier les différences entre les femmes et les hommes et à s'immiscer dans les salles de classe et les têtes des enfants... Face à tant de confusion, il est fondamental d'apporter un éclairage sur ce que le genre est, et sur ce qu'il n'est pas. Car le genre est un concept bien précis et tout à fait sérieux. Il constitue un outil qui a été historiquement mobilisé - et continue de l'être - au coeur des mobilisations féministes relatives aux rapports de pouvoir entre les sexes, servant notamment à mettre à jour la nature sociale des processus qui attribuent à chacune des catégories sexuées des caractéristiques présentées comme naturelles. Les études sur le genre constituent aujourd'hui en France un champ de recherche florissant et dynamique, au sein duquel sont formulées et analysées des questions fondamentales portant sur des sujets aussi variés que le travail, la santé, le langage, la violence, la sexualité ou encore le sport, la famille, la religion, etc. Ces questions, comme les réponses qui peuvent leur être apportées, concernent tout le monde. C'est précisément pour cela qu'il est essentiel de rendre les réflexions sur le genre accessibles au plus grand nombre, au-delà du milieu universitaire où elles sont encore trop souvent confinées.

  • À sa mort en 1996, François Mitterrand a laissé une génération orpheline. Sympathisants de SOS-Racisme, étudiants contestataires de 1986, lecteurs de Globe, tous l'avaient porté lors de sa réélection en 1988 avant de s'en détacher au crépuscule du second septennat.
    À l'instar de Julien Dray, Harlem Désir ou Isabelle Thomas, ces jeunes gens à qui l'avenir semblait promis se sont retrouvés pris en tenaille entre une gauche cadenassée par ses apparatchiks et une droite honnie. Il aura fallu l'élection d'un Nicolas Sarkozy fasciné par les années Mitterrand pour leur ouvrir les portes du pouvoir. Si beaucoup ont été approchés, seuls quelques-uns ont franchi le pas, reniant les idéaux de leur jeunesse.
    Parmi eux Fadela Amara et, surtout, Georges-Marc Benamou, figure emblématique de ces «enfants de Mitterrand». Porte-voix de sa génération lorsqu'il dirigeait le magazine Globe entre 1985 et 1994, ultime confident du président socialiste, conseiller de Nicolas Sarkozy, son itinéraire illustre le destin de la génération Mitterrand.
    Sachant flairer l'air du temps mieux que quiconque, ce personnage balzacien passe pour un intrigant sans foi ni loi. Si l'on retient surtout de lui les polémiques auxquelles son nom a été associé, l'enquête incisive de Maud Guillaumin montre qu'il est le fils de son époque, celle des coups médiatiques où le culot finit toujours par payer.
    En filigrane, l'histoire de Georges-Marc Benamou raconte aussi les années 80 et 90. Entre le portrait en clair-obscur et la fresque collective, Les Enfants de Mitterrand revient sur un moment déterminant pour la gauche et jette un éclairage inédit sur la situation politique actuelle.

  • Bien manger, vivre longtemps, aimer mieux et plus fort ; voilà les préoccupations des temps modernes. Qui passent par la nourriture !
    Mais entre les peurs alimentaires relayées par les médias, les craintes quant à la qualité des plats et des messages de prévention inapplicables, plus personne ne s'y retrouve. Résultat : chacun se concocte ses propres menus ou régimes... à ses risques et périls.
    Ainsi, de nouvelles « religions alimentaires » se développent. Végétariens, végétaliens, partisans du sans gluten et du bio, ennemis des aliments cuits, du lait ou des produits de synthèse, tous défendent leurs croyances avec passion. Mais leurs pratiques, loin de nos traditions, suscitent débats, polémiques et interrogations. Et ces modifications alimentaires, sont-elles bonnes pour la santé, efficaces même ?
    Pour vous aider à y voir clair, à balayer mensonges et idées reçues, le Dr Jean-Michel Cohen a enquêté. Il décrit les raisons de l'apparition de ces modes de vie, dévoile leurs répercussions sur nos organismes, indique leurs conséquences sur nos manières d'être. Tout en livrant des recommandations pratiques à la fois scientifiquement étayées et de bon sens.
    Bien manger, vivre plus vieux, aimer plus fort est possible. Dans cette ordonnance santé riche en surprises, mises en garde et conseils, le Dr Jean-Michel Cohen le prouve.

  • Le Nouvel Obs, toute une légende ! Ses combats, ses polémiques, ses aveuglements, ses audaces : une histoire fascinante qui éclaire les cinquante dernières années de la France. Carrefour des gauches et salon de la vie intellectuelle française, prescripteur d'enthousiasmes et arbitre des snobismes, ce grand hebdo né en 1964 a servi de nid douillet à une famille d'egos attachants, capricieux et hauts en couleur. Telle est l'exception médiatique française dont Jacqueline Remy raconte l'histoire au fil des souvenirs et des confidences de nombreux protagonistes, du plus modeste plumitif jusqu'à l'attelage fondateur des duettistes, qui, à hue et à dia, ont mené leur « enfant » pendant un demi-siècle, avec passion : Claude Perdriel, le grand argentier, et Jean Daniel, le maître à penser.
    Cet hebdo, ils l'ont tant aimé... Qui pouvait imaginer, en revisitant son passé, qu'il serait mis en vente au moment de fêter son cinquantenaire par celui qui en était devenu l'actionnaire unique et fervent ?

  • Loumoni, un jeune étudiant vivant dans une société en proie à la corruption et à la violence politique, ne rêve que de quitter son pays pour aller tenter sa chance ailleurs. Pourtant, pour réussir son projet d´émigration, il doit faire face aux différentes démarches administratives qu´exige, entre autres, l´obtention d´un passeport, d´un carnet de vaccination, d´un visa ou d´un laissez-passer. C´est au cours de ces démarches administratives qu´il va découvrir la réalité d´un mal très profond qui minait la vie sociopolitique dans son pays et dont les symptômes les plus saillants sont la corruption et la dégénérescence de l´adversité politique en violence armée et en haine ethnique. Récit de voyage dans lequel alternent dialogues et monologues, où apparaissent des personnages aux profils variés, ce roman est une plongée dans les profondeurs de la réalité sociopolitique d´un pays corrompu et déchiré par la violence politique, et où l´on ne semble pouvoir survivre que par la débrouille.

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