• Glacé

    Bernard Minier

    • Xo
    • 28 August 2014

    Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d'un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée.
    Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
    Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d'altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ?
    Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l'extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !
    Bernard Minier a grandi au pied des Pyrénées. Primé à l'issue de plusieurs concours de nouvelles, il publie avec Glacé son premier roman.

  • « - Et vous, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?

    - Eh bien, je suis psychiatre.

    Très souvent, j'observe que mon interlocuteur a un léger mouvement de recul... »

    Les psychiatres suscitent de la méfiance ; ne sont-ils pas un peu manipulateurs ? Et puis, comment être sûr de choisir le bon ?

    Avec beaucoup de bienveillance et de pédagogie, le docteur Sylvie Wieviorka donne des clefs pour ouvrir les bonnes portes : quelles sont les questions importantes à se poser avant de consulter ; à qui s'adresser (psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste...) ; les avantages et les limites des différentes thérapies.

    Au travers de cas pratiques vécus, elle nous fait entrer dans le huis-clos fascinant entre le psychothérapeute et son patient, et dans sa propre tête, ses questionnements, ses doutes et les solutions trouvées.

    Un livre dont la lecture fait déjà du bien.

  • Avec une véhémence impitoyable, Artaud impute à la société le mal dont a souffert Van Gogh et accuse son psychiatre, le Dr Gachet, de l'avoir poussé au suicide. La prétendue folie du peintre est une construction sociale. La "lucidité supérieure" propre à l'artiste, et partagée avec l'auteur, permet à Artaud d'honorer la fougue du génie, force contestataire en soi et facteur de marginalisation. Qu'il soit poète ou peintre, l'artiste se voit interné, comme Artaud le fut, ou incapable de s'intégrer dans une société qui confond génie et tare psychologique.

    Et quand Artaud aborde la peinture proprement dite, c'est comme si lui-même s'emparait du pinceau ou, au demeurant, du couteau. C'est tranchant, expressif, cinglant. Il sait trouver le mot frappant, convaincre, emporter avec lui le lecteur.

    Comédien (La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer ou Napoléon Bonaparte d'Abel Gance), Antonin Artaud (1896-1948) fera des forces incontrôlables dus aux troubles nerveux qui l'affectent le ferment de son oeuvre (L'Ombilic des limbes, Le Pèse-nerfs, L'Art et la mort). Il cultivera toute sa vie un sentiment de révolte, qui le conduit à adhérer brièvement au surréalisme vers 1925. Il a aussi imaginé de nouvelles formes de représentations théâtrales, exposées dans Le Théâtre et son double (1938).

  • 1943, asile de fous de Saint-Alban en Lozère. Deux psychiatres organisent la résistance à l'embrigadement des fous et à leur négation. L'un, Tosquelles, a fui l'Espagne franquiste ; l'autre, Bonnafé, communiste, est un ami des surréalistes. Ils cachent les résistants blessés de la région. Ils y accueillent une jeune fille juive résistante, Denise Glaser, en même temps que le poète Paul Éluard et sa compagne Nusch. Éluard y passe huit mois, avec cette double menace de l'enfermement des êtres et de l'enfermement du monde dans la barbarie, cette double résistance à la normalité et à la folie. Dans cet hôpital, où l'on favorise le surgissement de ce que l'on nommera plus tard l'art brut, le poète-résistant découvre, sous le regard fasciné de Denise, comment la parole des « fous » garantit la parole des poètes. Une plongée vertigineuse à laquelle nous convie Didier Daeninckx.

  • La violence thérapeutique faite aux femmes naît en même temps que la médecine moderne. Auparavant jugées comme sorcières, elles ont été qualifiées d'hystériques, de dépressives et, maintenant, de bipolaires. Pratiquée longtemps essentiellement par des hommes, la science médicale a enfermé les femmes dans ces catégories. Qu'il s'agisse de psychiatrie, de gynécologie, de médecine générale ou de toute autre forme de prise en charge, la relation thérapeutique est encore trop souvent sourde aux symptômes et à la souffrance des femmes.

     

    S'appuyant sur des situations cliniques, tirées des archives médicales et de son expérience de psychiatre et psychanalyste, Thierry Delcourt retrace l'histoire de ces violences afin d'éclairer sur les conditions d'un soin respectueux. Il ne s'agit pas d'un procès de la médecine actuelle dont les progrès sont fascinants, ni des soignants qui tentent de soulager les patientes. Il s'agit de permettre que les femmes se libèrent des mauvais traitements qu'elles subissent encore quand la maladie les place en posture de faiblesse, quand des thérapeutes n'écoutent pas leur parole.

  • Qu'est-ce que l'inconscient ? Ce n'est pas un théâtre, mais une usine, un lieu et un agent de production. Machines désirantes : l'inconscient n'est ni figuratif ni structural, mais machinique. - Qu'est-ce que le délire ? C'est l'investissement inconscient d'un champ social historique. On délire les races, les continents, les cultures. La schizo-analyse est à la fois l'analyse des machines désirantes et des investissements sociaux qu'elles opèrent. - Qu'est-ce qu'OEdipe ? L'histoire d'une longue « erreur », qui bloque les forces productives de l'inconscient, les fait jouer sur un théâtre d'ombres où se perd la puissance révolutionnaire du désir, les emprisonne dans le système de la famille. Le « familialisme » fut le rêve de la psychiatrie ; la psychanalyse l'accomplit, et les formes modernes de la psychanalyse et de la psychiatrie n'arrivent pas à s'en débarrasser. Tout un détournement de l'inconscient, qui nous empêche à la fois de comprendre et de libérer le processus de la schizophrénie.

    La première édition de L'Anti-OEdipe est parue en 1972.
    Des mêmes auteurs : Mille plateaux (Capitalisme et schizophrénie 2)

  • L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités. - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'État.
    Chaque thème est censé constituer un « plateau », c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
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    Mille plateaux est paru en 1980.
    Des mêmes auteurs : L'Anti-OEdipe (Capitalisme et schizophrénie 1)

  • Avec ce premier roman graphique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men nous permet d'entrer dans un univers difficile à documenter. Elle allie humour et finesse dans ce récit initiatique traversé de réflexions sur la folie, les normes juridiques ou encore l'objectivité supposée de la médecine.
    Lucile Lapierre, jeune interne en médecine en proie à un sentiment maladif d'illégitimité, est affectée un peu par hasard à une unité pour malades difficiles d'un hôpital psychiatrique. Dans ce récit initiatique inspiré de son expérience personnelle, Claire Le Men dresse un portrait juste et drôle de l'institution psychiatrique et des personnages qui la peuplent. Ce faisant, elle fait voler en éclat nos présupposés sur la folie.

  • Qu'est-ce que l'autisme? Un trouble du développement, un handicap mental ou une différence cognitive naturelle, souvent apparentée à certaines formes de génie? Tout cela à la fois, et bien davantage encore. En dévoilant l'histoire de l'autisme, le journaliste d'investigation Steve Silberman offre un récit inédit et captivant. On y découvre notamment que Leo Kanner et Hans Asperger, les deux premiers cliniciens à avoir défini la notion d'autisme dans les années 1940, l'ont fait de manières profondément différentes. On y trouve également les véritables raisons de la forte augmentation des cas diagnostiqués ces dernières décennies, ainsi que le concept novateur de neurodiversité, amené à changer la donne. Au fil de l'enquête, les recherches scientifiques et les parcours courageux des personnes autistes, parfois célèbres, et de leurs proches montrent que les différences neurologiques mises en évidence par l'autisme (caractérisées par des troubles comme la dyslexie ou le déficit de l'attention) ne sont ni une maladie ni la conséquence de la toxicité du monde moderne, mais la simple expression de variations naturelles qui sont autant de richesses pour le genre humain. Un livre événement qui changera votre vision sur l'autisme.

  • Qu'est-ce que la dyslexie ? Comment la repérer et la diagnostiquer ? Quels sont les dispositifs et les outils disponibles ?

    Ce guide s'adresse aux parents désireux de déceler, comprendre et accompagner les troubles dyslexiques de leur enfant. Pédagogique, émaillé d'exemples, de conseils et de témoignages, il vous seconde pas à pas dans la gestion de ce trouble courant, décourageant et pourtant de mieux en mieux maîtrisé. Il vous propose des pistes pratiques pour aider votre enfant dans le travail à la maison et il constitue un précieux outil de dialogue avec les professionnels.

    Cette nouvelle édition est enrichie d'un cahier d'exercices à pratiquer au quotidien pour favoriser le fonctionnement du cerveau.

    Une auteure spécialiste - Des solutions adaptées - Des exercices pratiques

    Avec une préface de Catherine Lesage (orthophoniste, présidente de l'association RESODYS Toulon Var de 2002 à 2004.)

  • En décembre 1918, à Annecy, l'armistice est signé, mais les trains continuent de ramener du front des hommes à jamais meurtris. L'un d'eux, à l'identité inconnue, semble ne pas vouloir se réveiller. C'est à Claire, une jeune novice travaillant depuis quatre ans dans son service, que le professeur Tournier confie la tâche de ramener à la vie ce corps muet, refermé sur ses souvenirs. Par fragments, l'inconnu se dévoile au lecteur et la jeune infirmière à elle-même... Les débuts de la psychiatrie, les vestiges de la guerre et l'apprentissage du désir forment un violent mélange qui en quelques semaines peut faire basculer toute une vie.

  • Un homme divorcé et toujours en colère contre son ex-femme se retrouve un beau matin en état d'érection permanente ; une ravissante jeune femme qui rêve de célébrité s'imagine que tous les hommes la suivent dans la rue ; un lycéen redoute tellement de ne

  • Cet ouvrage de 1957 fait date. En effet, il marque un tournant capital pour la psychiatrie, qui s'éloigne d'une psychologie mêlée de philosophie pour véritablement se faire médecine totale. À travers l'étude du cas de cette patiente atteinte de délire schizophrénique de persécution, Binswanger découvre la maladie comme résultat d'un processus dont seule l'observation de l'environnement, du contexte et de l'histoire du patient peut mener à la compréhension. Collectant de façon minutieuse et presque exhaustive tous les éléments du passé et du quotidien de Suzanne Urban, le médecin répertorie tant les symptômes cliniques que les données externes au patient. Avec Le Cas Suzanne Urban, Ludwig Binswanger ouvre une nouvelle voie et refonde la façon dont la psychiatrie est envisagée.

    /> Ludwig Binswanger naît en Suisse en 1881. Petit-fils de psychiatres, et entretenant un lien avec Sigmund Freud, d'aucuns auraient pu penser que Binswanger serait resté proche de la pensée de ses pairs. Mais il s'éloigne de la psychanalyse qu'il connaît pour établir une nouvelle méthode thérapeutique qu'il présente sous le nom de Daseinsanalys. Binswanger développe sa pensée dans nombres d'essais dont son ouvrage majeur, Grundformen und Erkenntnis menschlischen Daseins (1942). Il meurt en 1966.

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique.

  • Le parcours inspirant d'une adolescente, anorexique, qui, aidée de sa famille et forte de nouvelles rencontres, va trouver les armes pour apprendre à accepter son corps.Julie-Anne a 15 ans quand ses parents la déposent dans un hôpital psychiatrique pour adolescents. Anorexique, son poids est trop faible pour qu'elle puisse mener l'existence d'une jeune fille de son âge dans le monde extérieur. Elle doit prendre 7 kilos pour pouvoir sortir de l'hôpital et surtout, retrouver sa famille.
    Commence alors pour elle un long parcours, "enfermée" dans cette unité d'hôpital psychiatrique pour adolescents. Il va falloir s'y faire et malgré tout, s'y amuser. Mais elle va surtout y trouver un tout nouveau sens à sa vie grâce à des rencontres, les échanges avec sa meilleure amie, et...une passion inattendue.

  • La psychologie pour les nuls

    Adam Cash

    • First
    • 19 April 2018

    Découvrir et s'initier à la psychologie en 200 notions clés illustrées ! Behaviorisme, Cognitivisme, Psychanalyse, Psychologie humaniste.. la collection "pour les Nuls' décline l'un de ses titres phares - *La psychologie pour les Nuls - et propose un tour d'horizon de l'histoire de la psychologie à travers 200 notions clés illustrées, pour vous familiariser avec les grandes théories de la psychologie en un clin d'oeil !

  • Dans cet entre-temps qui sépare la chute du mur de Berlin et celle des Twin Towers, il y eut une époque, bouclant le siècle dernier, qui aura semblé à beaucoup en suspens. Solal fait alors ses études de médecine. Mais sa jeunesse est inquiète. Témoin de parents qui se déchirent, il connaît lui aussi les joies et désillusions du premier amour. Devenu interne aux urgences psychiatriques, il apprend au fil des nuits de garde à écouter, à ne plus avoir peur, à accepter parfois son impuissance. Roman d'apprentissage, d'initiation amoureuse, Quand la parole attend la nuit éclaire les méandres de ce labyrinthe où l'on prend conscience que l'on est bien plus que soi.

  • Depuis une trentaine dannée, les troubles bipolaires ont fait leur apparition dans les classifications des pathologies mentales. Cette maladie à lévolution déroutante, qui alterne normalité apparente et phases aiguës dexcitation et de dépression, a suscité de nombreuses recherches. Plus fréquente quon ne le croyait, elle reste encore pourtant largement méconnue.
    Destiné à un large public, aux patients, à leurs proches ainsi quaux soignants, cet ouvrage fait le point sur les connaissances et les incertitudes actuelles. Au travers dune analyse précise des caractéristiques cliniques et des facteurs de risque, Thierry Haustgen détaille les différentes formes de troubles bipolaires et les thérapeutiques adaptées.

  • Au cours des années soixante-dix, deux systèmes de représentations ont paru dominer le champ médico-psychologique : celui d'une psychiatrie sociale qui, s'arrachant au ghetto asilaire, allait épouser enfin son siècle ; celui d'une psychanalyse qui proposait un modèle indépassable d'exploration du sujet. Pendant que ces débats bruyants occupaient le devant de la scène, de nouvelles technologies s'installaient et prenaient date. Que nous entrions, d'une certaine manière, dans l'après-psychiatrie et dans l'après-psychanalyse ne signifie évidemment pas que les pratiques qu'elles inspirent encore soient périmées ou dépassées. Mais elles sont entrées en crise, leur systématicité se fissure, l'imaginaire qui les supportait s'affaisse, et leur apport est désormais banalisé au sein d'une nouvelle configuration qu'elles ont cessé de maîtriser. La psychiatrie rentre dans le giron de la médecine et la psychanalyse se noie au sein d'une culture psychologique généralisée qu'elle a contribué à promouvoir. Un réseau beaucoup plus complexe d'activités d'expertises, d'évaluations, d'assignations et de distribution des populations, mais aussi de travail sur la normalité est maintenant à décrire. Il représente une nouvelle formule de gestion du social organisé autour d'un pôle centralisé de prévention des risques et d'un pôle apparemment convivial de prise en charge des fragilités. À la limite, un couple fonctionnel informatisation-psychologisation. L'ordre post-disciplinaire qu'il dessine passe moins par l'imposition des contraintes que par la programmation de l'efficience. Une subjectivité travaillée par les nouvelles psycho-technologies n'a plus d'autre objectif que sa propre culture et se trouve de ce fait disponible pour toutes les planifications technocratiques. C'est sans doute le nouveau plan de gouvernementalité néolibéral qui se dessine ainsi. Cet ouvrage est paru en 1981.

  • Ce récit autobiographique retrace l'aventure extraordinaire d'un groupe formé dans les Cévennes, autour de Fernand Deligny qui accueillît, avec les moyens du bord, des autistes. Jacques Lin a été l'un des premiers à s'embarquer dans cette aventure. Il la raconte ici dans un journal de bord rétrospectif, précis et imagé. Un récit au présent où se mêlent activités quotidiennes, scènes cocasses et moments d'épiphanies joyeuses, au plus près de cette expérience précaire et commune, vécue à l'écart de toute institution. La Vie de radeau raconte le parcours exemplaire d'êtres humains, qui, contre vents et marées, tentèrent de créer un espace où il existe une vie meilleure pour tous. Cette expérience, toujours en cours, reste une exception dans la société actuelle qui ne tolère pas la différence.

    Jacques Lin, né en 1948, ancien ouvrier, est aujourd'hui le responsable du lieu d'accueil de Monoblet « les Graniers ». Avec Gisèle Durand-Lin, depuis bientôt quarante ans, en compagnie d'autistes, ils tentent cette expérience de vie en équilibre entre le coutumier et l'imprévu.

  • Le mot de «  psychiatrie  », la «  médecine de l'âme  », ne date que du début du xixe  siècle. Il recouvre toutefois un ensemble d'observations et de pratiques remontant à la plus haute Antiquité, dont Hippocrate et Gallien ont réalisé une vaste synthèse en fondant la théorie des humeurs, base d'une approche nouvelle, prescrivant aux médecins de rétablir un équilibre corrompu chez leurs malades.Aux traitements médicaux, exercices physiques, diète, bains, purgations a longtemps été associé le recours à Dieu et à ses saints, dans le cadre de pèlerinages et de séances d'exorcisme. Et si la médecine reconnaît ensuite que la folie est curable, elle recourt à des traitements d'immersion, de secousse, d'électrisation, à des prescriptions visant à remplacer le mal par le mal, à des machines rotatoires qui, pour avoir souvent été expérimentés par les praticiens eux-mêmes, n'ont souvent rien à envier aux méthodes des périodes antérieures. À cette époque aussi, la sexualité peut constituer un dérèglement psychiatrique... comme un traitement.Après la période des traitements de choc et de la chirurgie du cerveau, ce n'est qu'au milieu du xxe  siècle qu'apparaissent les psychothérapies, les physiothérapies et les médicaments psychotropes efficaces... bien qu'ils ne soient pas tous sans dangers  !Des remèdes ancestraux les plus insolites aux médications récentes, l'auteur nous offre un panorama inédit et fascinant de la psychiatrie à travers l'Histoire.  Psychiatre hospitalier à Paris et ancien président de la Société médicale des psychiatres des hôpitaux, Michel Caire est également docteur en histoire à l'École pratique des hautes études. 

  • Dominer le soleil, le vent, les nuages... Devenir le roi de la nuit, emporter dans son sillage amis et amantes dans une fête sans fin et sans sommeil... Depuis l'enfance, François a de l'énergie a revendre, un appétit d'expériences qui ne connait pas de limites. Il désire et vit tout intensément. Trop, sans doute.

    A 20 ans, alors qu'il passe les examens d'une école hôtelière, son comportement exalte le conduit à l'hôpital psychiatrique. Quelques années plus tard, une seconde crise frappe, le faisant choir d'un état euphorique a un lit de sainte-anne. Le diagnostic s'impose : François est bipolaire. De traitements en rechutes, il n'aura de cesse de lutter contre une maladie qui vous soulève très haut, avant de vous emmener très bas. Une maladie qui le dévaste, lui et ses proches. Une maladie qu'il va surmonter...

    Il faut s'accepter, avec ses zones d'ombres et de lumière, nous dit ce récit passionnant, pour comprendre qui l'on est vraiment et avoir la force de tout reconstruire.

    La bipolarité est un trouble de l'humeur qui engendre des périodes maniaques et des phases dépressives sévères.

    Le témoignage de François Lejeune (négociant en vin) est écrit par Juliette Lambot (journaliste).

  • Julie est allongée sur la table d'examen d'un médecin. Elle n'a pas douze ans, elle est maigre, elle est faible. Il est 4 heures de l'après-midi et elle n'a toujours pas été autorisée à manger quoi que ce soit. À côté d'elle, sa mère semble étrangement excitée. Elle est sur le point de suggérer une opération à coeur ouvert pour sa fille...
    Depuis son plus jeune âge, Julie est une enfant fragile qui passe plus de temps en consultations que sur les bancs de l'école. Pourtant, ce mal étrange dont elle souffre, et que seule sa mère sait décrire, ne trouve pas de remède, en dépit des médicaments ingurgités, des traitements infligés et des innombrables spécialistes interrogés...
    Tout simplement, parce que Julie n'est pas malade... Elle est victime du syndrome de Münchhausen par procuration. Ma mère, mon bourreau est le récit de son enfance, volée par une mère souffrant d'un besoin maladif d'attention. Un récit sans fard. Un témoignage poignant.

  • Transparences

    Ayerdhal

    1985, Berlin, Ann X, 12 ans, assassine ses parents, attachés culturels américains, et un couple de leurs amis avec un sabre japonais. L'enquête établit que l'adolescente, quasi analphabète, a agi en état de démence après plusieurs années de sévices sexuels. Soignée plusieurs mois dans une clinique psychiatrique, Ann est ensuite placée dans un établissement spécialisé qui prend en charge l'éducation d'enfants inadaptés. 1988, Fribourg, Ann X, 15 ans, égorge un éducateur et en blesse grièvement trois autres avec un sabre. En fuite durant huit semaines, elle est finalement arrêtée par les carabiniers à la frontière italienne, alors qu'elle vient de sectionner une main du routier qui l'a prise en stop. L'enquête établit que l'éducateur égorgé la poursuivait de ses assiduités et que les trois autres (à son sens coupables d'avoir fermé les yeux sur les agissements de leur collègue) ont été blessés tandis qu'ils tentaient de la maîtriser. De son côté, le routier affirme ne lui avoir fait que des avances orales, ce qu'elle ne nie pas (mais elle refuse de s'exprimer). Jugée irresponsable et dangereuse, Ann est internée près de Lugano dans une maison pénitentiaire à vocation psychiatrique. Elle en disparaît quelques années plus tard sans laisser de traces. 1998, Lyon, Stephen Bellanger, brillant diplômé en psychologie criminelle, intègre Interpol. Ayant pour tâche de compulser toutes les affaires non résolues d'assassinats multiples des vingt dernières années en Europe et dans les états américains, ses recherches le conduisent très vite à s'intéresser au dossier Ann X... ou plutôt aux multiples lacunes de son dossier. Tandis qu'Interpol lance un mandat international et que les polices resserrent l'étau autour de la jeune femme, lui, entre l'hypothèse d'une Nikita en cavale ou d'un Hannibal Lecter en jupon, se prend à douter de ses propres conclusions...

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