• Chroniques du temps de peste ; donner un sens à ce que nous vivons Nouv.

    Lors du premier et du second confinement, dans le silence de la vie bénédictine, et pourtant en lien étroit avec ses amis de l'extérieur, François Cassingena-Trévedy a consigné ses réflexions sur une situation qui a plongé le monde dans la sidération.

    À bonne distance des controverses politiques, il interroge ici les chrétiens sur le sens de la foi, leur rapport à l'Eucharistie, dans des périodes où ils n'y ont plus accès, la relation au corps et à la sexualité, mais s'adresse aussi à tous les citoyens sur le danger du fanatisme religieux à la lueur des assassinats de l'automne 2020 et sur notre sens du commun.

    Ce livre, arraché aux heures sombres que nous traversons, interroge sur ce qui nous anime profondément pour rendre possible en chacun une renaissance intérieure.

  • Qu'est-ce qui distingue le journal qu'a tenu Virginia Woolf de tant d'autres journaux intimes ? On le lit comme un roman, car il est bien écrit. Comme un roman policier, car le suspense est là : année par année, on assiste sur le vif à la naissance de ses livres. À partir de quelques mots... Presque rien. Ensuite, on l'accompagne dans la plus belle des aventures artistiques. Jusqu'au dénouement, Oh, quel soulagement, se réveiller et se dire : « j'ai terminé ». Comme dans une série on a envie de vivre les prochains épisodes. Heureusement il y en a. La Chambre de Jacob, Mrs Dalloway, Vers le Phare, Orlando... De plus on n'est jamais lassé car Virginia Woolf en dit beaucoup - et on a l'impression que c'est à nous, lecteurs, qu'elle le dit - sur elle, ses hésitations, sa confiance dans les mots, les bonheurs qu'elle sait nous faire partager, son angoisse au moment de la publication, qui la rend littéralement malade. Et en parallèle, elle écrit des centaines de lettres où, là encore, elle dévoile inlassablement les secrets de son travail. C'est le journal d'un écrivain et, plus encore, le journal d'une vie. Qu'elle a poursuivi jusqu'au mot fin de cette vie.
    Virginia Woolf (1882-1941) fut l'une des pionnières de la littérature moderne avec ses romans (Croisière, Mrs. Dalloway, Les Vagues) et ses essais (Le Commun des lecteurs où elle fait une large place à la littérature russe du XIXe siècle et au travail d'écriture en général). Mais aussi une féministe, dans sa vie comme dans son oeuvre (Un Lieu à soi, Trois Guinées). Elle reste l'une des pierres angulaires de la littérature anglaise de son siècle.

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif. Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.

    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.

    Tirerons-nous de ce vécu des leçons durables pour notre mode de vie, nos relations, notre société, notre économie mondialisée ? L'auteur s'attarde aussi aux défis que crée ou révèle la pandémie pour l'Église, fragilisée comme institution, et pour les communautés chrétiennes, appelées à se renouveler dans un contexte de changements sociaux accélérés.

    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

    Évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Québec, Marc Pelchat est aussi un ancien professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.

  • Divers est un choix de textes, d'entretiens et d'interventions parus dans la presse imprimée de 1984 à 2019. On peut le lire comme la suite et le complément de Littérature interdite (1972), de Vivre (1984), d'Explications (2000), et d'Humains par hasard (2016). Né en 1940 à Bourg-Argental (Loire), Pierre Guyotat est l'auteur de l'une des oeuvres majeures de la langue française : la puissance de son verbe et l'audace de ses fictions, depuis Tombeau pour cinq cent mille soldats en 1967 et Éden, Éden, Éden censuré en 1970, jusqu'à Joyeux Animaux de la misère 1 et 2 en 2014 et 2016, exercent fascination et influence en France et à l'étranger. Ses dessins sont exposés à Paris, Berlin, Londres, Rome, New York et Los Angeles. En 2010, il reçoit le Prix de la Bibliothèque nationale de France ; en 2018, le Prix Médicis, le Prix de la langue française ainsi que le Prix spécial du Jury Femina pour Idiotie.

  • Le psychanalyste

    Leslie Kaplan

    Simon est psychanalyste, il est vif, joueur, ouvert au hasard. Avec lui, dans son cabinet, nous suivons un certain nombre de ses analysants, ce qui se passe pendant les séances et dehors, parfois (et de toute façon, pendant une séance d'analyse le monde ne se prive pas de rentrer). En contrepoint une femme, Eva, qui, elle, essaie de penser le monde et la vie à travers la lecture et la relecture de Kafka. Car dans l'un et l'autre cas, c'est de cela qu'il s'agit : penser. Vivre et penser, ne pas vivre sans penser. Tous les personnages de ce livre sont des héros (peut-être même est-ce le premier roman qui contient autant de personnages et dont aucun ne soit secondaire?) parce qu'ils affrontent le conflit entre leur désir de vérité et leur passion pour l'ignorance : ils sont des héros par la pensée, des héros de la pensée. En même temps ils sont tout le monde, chacun de nous. Si on pense on est vivant, on change, on peut changer. Alors, évidemment, il arrive plein de choses, exit le ressassement, exit l'ennui de l'absence de questions : le récit est toujours en train de se faire, comme l'identité, jamais donnée car c'est dans chaque détail que tient le sens et le sens est lié à chaque détail. C'est pour ça que le dernier mot est au monde, cette accumulation innombrable de détails révélateurs.

  • Après Je suis mort, Et alors ? et Ma vie d'avant, ma vie d'après, Philippe Bouvard achève sa trilogie. En fait, une « tri-thérapie » contre l'angoisse du trépas. Non seulement, et pour bénéficier d'un surcroît de prolongations, il a choisi un titre aussi

  • Le livre de Stéphane Lambert traite un thème littéraire fondamental : le corps qui est le nôtre, le corps que nous sommes, le corps que nous devenons à travers les expériences que nous en faisons ou qu'il nous amène à vivre. Sans complaisance aucune, mais loin de toute hypocrisie et de toute provocation, Stéphane Lambert évoque ici une telle histoire où l'être sexuel du corps homosexuel en l'occurrence s'impose comme défi à la société. Histoire du moi et histoire du corps se croisent, de l'enfance à l'âge adulte, composée en creux d'un abus qui était aussi une vraie initiation au plaisir. Un livre cru et impitoyable, écrit dans un style classique d'une grande pureté et d'une précision sans faille qui renouvelle le genre de l'autobiographie.

  • La poursuite est le nom du projecteur mobile qui accompagne le déplacement des acteurs sur le plateau. Dans ces Poursuites, on trouvera, à travers divers textes écrits sur vingt ans, les échos du mouvement spontané qui, pour un auteur, prolonge et reprend sa participation aux oeuvres : textes, critiques, réflexions sur le théâtre d'aujourd'hui, souvenirs, modes d'emploi, etc. Autrement dit un rêve de théâtre, parallèlement au mouvement qui s'inscrit entre la création des Céphéides (1983) et celle de El Pelele (2003). Collection Les cahiers de l'Odéon

  • Comment communiquer quand on est manager ? Comment faire passer les messages entre la raison des objectifs et les sentiments portés aux personnes ?

    Difficile à dire, car bien souvent, on se retrouve à utiliser certaines formules certes bien connues, mais vides de sens.

    Pourtant, quand on exerce un rôle de décideur, on ne saurait négliger la clarté de sa pensée. Mais où trouver les mots justes pour ce faire ?

    Construit comme un dictionnaire, les mots proposés dans ce livre correspondent à toutes les questions posées par les managers. Ils sont certainement révélateurs des problématiques et des attentes de tous ceux qui animent des équipes sur le terrain.

    Accélérateur de réflexion et d'action, cet ouvrage revisite l'intégralité du lexique du management pour offrir, au-delà de la définition, un outil pour aiguiser la pensée des managers sur le terrain.

    De « l'éthique » à la « performance » en passant par la « vision » d'entreprise, le sens des mots donne un sens à l'action !

  • La maladie d'Alzheimer inquiète, angoisse, bouleverse. Elle remet en question l'identité personnelle et notamment l'autonomie, altérant l'existence en termes de choix, de relation à l'autre, d'expression de la volonté et de la pensée. Elle impose aux sujets malades de nouvelles règles de pensée et de décision elle demande une adaptation du milieu et des autres à ce nouveau mode d'être. Ce livre réunit les interrogations de différents acteurs (médecin, cadre infirmier, psychologue, sociologue, philosophe, juriste) sur cette question difficile et les problèmes qui en découlent. Quelle représentation se fait-on de la maladie ? Que va susciter son annonce ? Quelleplace nos sociétés, nos institutions, nos prévisions de santé publique peuvent-elles accorder au statut de la personne dite « démente » ? Que peut être l'accompagnement d'un patient dont on pense qu'il est « déchu » de son identité et d'une partie de ses droits ?
    L'enjeu de cette réflexion pluridisciplinaire est d'une part épistémologique, en exposant l'écart existant entre l'image de la maladie, sa conception scientifique, la réalité vécue, et d'autre part éthique, en invitant à ne pas confondre entrée dans la dépendance et perte d'autonomie. Cet ouvrage défend le principe d'un respect de l'autonomie propre à motiver soignants et « aidants » vers plus d'écoute, de confiance, de nuances, d'échanges, de compréhension et de sollicitude.

  • Les deuils et les souffrances qui ont parsemé notre vie laissent des traces notamment dans nos relations. Il est donc important de cheminer vers nos blessures personnelles pour les intégrer et les guérir graduellement. Ce chemin nous permet de recontacter l'élan intérieur de notre «mission de guérisseurs» ou de cette motivation intime qui nous a amenés à vouloir prendre soin d'autrui.



    Nos blessures que nous considérions comme un obstacle deviennent une grande source de fécondité qui se traduit surtout dans notre qualité d'être et nos attitudes envers les personnes que nous soignons. Notre identité profonde se déploie et nous retrouvons l'élan de notre mission de guérisseurs. Notre coeur se dilate et nous devenons davantage capables de compassion.

  • Qui n'a pas entendu parler de l'importance de l'estime de soi dans le développement d'une personne? ...

  • David Lonergan a accompli ce que personne d´autre n´avait réussi avant lui : assurer une critique littéraire et artistique des productions acadiennes sur une longue durée. Il agit en passeur entre l´auteur et le lecteur, un passeur informé et attentif, respectueux des oeuvres qu´il critique et des lecteurs auxquels il s´adresse.

    Plus de 120 oeuvres d´une soixantaine d´auteurs y sont commentées. Comme l´affirme le professeur et spécialiste de la littérature acadienne Raoul Boudreau dans sa préface : « Les textes réunis ici contiennent l´essentiel et donnent une idée tout à fait représentative et globale de la littérature acadienne de ces années. » Le poète et artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, lui-même sujet de plusieurs de ces chroniques, considère que « l´idée de recueillir ces chroniques pour en faire un livre est un projet admirable, qui rassemble dans un même ouvrage un discours foisonnant et une pensée plurielle, composant un puzzle dont tous les morceaux recomposent un tableau complet et surprenant. » Écrit dans un style simple, limpide et vivant, sans autre prétention que de faire découvrir et apprécier la littérature acadienne, «Tintamarre» s´adresse à tous ceux et celles qui aiment la littérature qu´ils soient lecteurs, étudiants, enseignants ou professeurs.

  • Ce petit livre - dont le titre provient de la sagesse traditionnelle bantoue - rassemble dix-huit textes de Nancy Huston, écrits pour la plupart au printemps 2020, alors que la pandémie de la COVID-19 se répand dans le monde entier. D'abord paralysée par la situation de confinement aussi contraignante qu'inattendue, et retenue indéfiniment hors de Paris, l'auteure voit en quelque sorte son esprit se mettre en berne, redoutant que sa plume ne se voie confinée elle aussi. Mais rapidement le souffle de la vie reprend, et celui de l'écriture remonte haut et fort. Fusent alors sous sa plume des textes qu'elle enverra au Devoir, à Châtelaine, à Libération, à Reporterre... Cet ensemble d'observations fines et d'analyses percutantes, souvent livrées sur le ton intime du journal personnel, finissent par constituer un seul et même « SOS terre » qui entre en résonance ou en dialogue avec les lavis réalisés par Edmund Alleyn dans les dernières années de sa vie.

  • « Si vous avez ce livre entre les mains, sachez donc que vous êtes entré dans le cercle non fermé de mes amis et amies.
    Sans avoir la prétention de vous enseigner comment on joue au golf, du point de vue technique, j'ai eu le souci de vous familiariser avec le langage des golfeurs et golfeuses, et de vous faire saisir les défis que les adeptes de ce sport ont à relever. Quant à ceux et celles qui aiment jouer au golf, j'espère qu'ils vont se reconnaître dans ma façon de comprendre ce sport. Nous avons peut-être l'air niais en nous amusant, des heures durant, à frapper une petite balle, mais détrompez-vous. Un terrain de golf, comme un terreau fertile, peut nourrir notre âme, notre coeur, notre personnalité, en nous enrichissant et en nous humanisant. »

  • Beaucoup de gens, sans être de foi chrétienne, manifestent une grande ouverture et affichent un remarquable engagement envers les plus démunis de la planète. Ces personnes croient en la dignité de l'être humain et aux droits qui en découlent. Dans cet ouvrage, l'auteur invite les chrétiens à suivre cette voie et rappelle que le message du Christ est avant tout centré sur l'amour du prochain. Cette prise de conscience face aux plus démunis peut alors changer notre façon de vivre, notre foi et notre amour de l'autre. À l'inverse, sans écoute de leurs cris, nous risquons, en tant que chrétiens de pays riches, de sombrer dans la tiédeur et l'égoïsme.

    Cet essai a la vocation d'amener le lecteur à prendre conscience que le pauvre, le petit ou l'exclu est Parole même de Dieu.
    Ces pages s'adressent en priorité aux chrétiens de l'Occident qui ont mis leur foi en l'Évangile, afin qu'ils évitent de cautionner, consciemment ou non, ce que Jean Paul II qualifie de péché social ou collectif. Cette interpellation est un véritable coup de semonce pour ne plus être indifférent à la misère et à l'injustice. L'intelligence du coeur doit ainsi supplanter l'intérêt personnel pour favoriser la solidarité. Car parcourir la Bible, c'est réaliser combien ce message est essentiel pour tous les croyants du monde.

  • Vingt ans après le succès du Journal d'un Ti-Mé, le Popa extralucide et délirant de La Petite Vie nous revient avec ses « réflexions mentales » déjantées, complémentées par les interventions de Jaqueline, de Pogo et des autres membres de la dysfonctionnelle famille Paré. Légèrement paranoïaque mais cultivé, Popa ne craint pas d'aborder l'actualité : il se demande s'il est lui aussi #MeToo, dévoile les secrets de ses préparatifs pour la COVID, se prononce sur les réseaux sociaux, tente d'imaginer le XXIIe siècle... Voilà un livre qui réjouira à nouveau la société québécoise par son irrévérence, sa fraîcheur et son feu roulant d'humour absurde.

  • Qui n'a pas entendu parler de l'importance de l'estime de soi dans le développement d'une personne? On y a recours non seulement dans les disciplines psychologiques, mais dans des sphères aussi diverses que l'éducation, le marketing, les relations de travail, la spiritualité, le sport, la lutte contre la délinquance et la criminalité, etc. La psychologie de l'estime de soi a oublié ses racines spirituelles. D'ailleurs, la psychologie dans son ensemble s'est éloignée de toutes formes de spiritualité. Si bien que, entre croissance psychologique et épanouissement spirituel, il s'est creusé un fossé presque infranchissable. Le présent ouvrage reconnaît les affinités profondes entre psychologie et spiritualité, et se propose de rétablir les articulations entre la démarche de l'estime de soi et celle de l'estime du Soi. L'auteur montre que, pour s'épanouir pleinement, une personne doit à la fois développer l'estime d'elle-même et découvrir les richesses intérieures du Soi, « l'image de Dieu » en elle. Jean Monbourquette est en effet convaincu que la maturité spirituelle exige un « je » fort sur le plan psychologique, et que l'épanouissement personnel est tronqué et incomplet s'il ne s'appuie pas sur le soin de l'âme ou sur les ressources spirituelles.

  • Tout le monde nous entretient de choses vitales. À pleine tribune, et de manière parfois tonitruante, on veut nous convaincre, nous séduire, nous vendre des idées, des babioles ou des attitudes, et nous persuader que ces soucis-là sont le coeur de notre vie. Ici, vous ne trouverez que des trucs inutiles, des réflexions lancées comme des balles dans l'espace à propos de notre vie au quotidien, une vie où nous poursuivons des objectifs élevés et très nobles, mais aussi une vie parsemée de gestes anodins, de banalités, de broutilles, d'insignifiances essentielles : quelques riens. Et la somme de tous ces détails signe toutefois avec éclat notre présence et notre ferveur, installées dans une durée évidemment comique. Devant ces chroniques, vous allez probablement rire un peu, sourire, réfléchir, m'en vouloir, regarder dehors - je vous le souhaite en tout cas. Et écrire aussi, peut-être. Si une écriture peut faire en sorte qu'une autre écriture se mette en branle, ce sera magique.

    - Jean Pierre Girard

    On parle rarement, dans un livre, à la fois de l'accompagnement d'un mourant, de la signification des mots « Papa » et « Maman » dans la bouche d'un enfant et de la désespérante minceur du papier Q dans les établissements publics. En abordant ces sujets et bien d'autres, Jean Pierre Girard nous invite à prendre le temps de regarder « cet essentiel très visible pour les yeux ». Usant de la grande qualité d'écriture qu'on lui connaît, avec humeur et humour, souvent étonnant, parfois déroutant, Girard nous offre ici un regard discret sur ce qu'il peut percevoir de l'existence.

  • Depuis 2012, nous disposons enfin en français d'une traduction satisfaisante des livres publiés par Hannah Arendt aux États-Unis de 1951 à 1972. Il est ainsi possible à tout citoyen francophone curieux de cette pensée d'accéder directement à l'une des oeuvres politiques les plus originales du XXe?siècle. Pensée toujours vivante et qui, dans un moment de changement d'époque, peut nous aider non à trouver les solutions, mais, ce qui est plus essentiel, à nous poser des questions pertinentes.
    Les commentaires sur l'oeuvre d'Arendt se sont tellement multipliés depuis trente ans que le travail critique a peut-être fini par empêcher l'accès direct à sa pensée. Cet ouvrage poursuit donc un objectif?: fournir un guide de voyage à travers l'oeuvre politique d'Arendt.
    La première partie est consacrée à la genèse, comme penseur politique, de Hannah Arendt depuis sa naissance en Allemagne en 1906 jusqu'à la publication aux États-Unis des Origines du totalitarisme en 1951.
    La deuxième partie constitue le coeur du livre. Le premier chapitre propose une vision d'ensemble des oeuvres en naviguant d'un ouvrage à l'autre et en saisissant le développement d'une pensée s'élaborant à partir des événements. Les sept chapitres suivants permettent au lecteur de s'orienter dans chacun des sept livres. Le dernier chapitre propose un glossaire, le lecteur voyageant, à nouveau, à travers les sept livres avec, pour fil directeur, un choix des notions et distinctions qu'ils abordent.
    La troisième et dernière partie ouvre une réflexion sous forme de questionnement. En quoi la matière apportée par l'oeuvre de Hannah Arendt peut-elle nous aider à penser nos choix et nos actions??

  • Vous pensez que la philosophie est inutile, déconnectée du réel et rébarbative? Ces Plages philo... à l'usage de tous vous prouveront le contraire. Depuis deux ans, l'hebdomadaire Madame Figaro ouvre régulièrement ses pages à des philosophes, des plus connus aux plus prometteurs.

    Leurs chroniques, réunies ici, ouvrent des espaces de réflexions et d'évasion : ce sont des plages de liberté dont le lecteur s'apercevra qu'elles s'attèlent, de façon joyeuse et ludique, au réel le plus quotidien pour le faire voir d'une façon inédite. S'inspirant de l'actualité ou de scènes de la vie courante, ces méditations aussi surprenantes qu'éclairantes nous interpellent sur des sujets qui nous concernent tous : l'amour, l'identité, l'éthique, la politique, l'art, le corps.

    Au regard de chacune d'entre elles, un texte de philosophie antique, classique ou moderne vient faire écho et nous rappeler la nouveauté intacte de cette force de pensée et d'émerveillement séculaire qu'est la philosophie.

    Après leur lecture, qui osera encore dire que la philosophie est inutile, déconnectée du réel et rébarbative?

  • Paru initialement en 2003, sous le titre «La littérature franco-ontarienne: état des lieux», l'ouvrage a été revu et augmenté. En plus de proposer une vision panoramique de la littérature franco-ontarienne, il comprend des textes qui abordent les différents genres littéraires - dont la poésie, la nouvelle, le roman au féminin, le théâtre -, ainsi que des réflexions sur l'écriture de l'exil, la réception critique et l'institution littéraire.

    Les interventions des quatorze chercheurs mettent en relief les aspects saillants de cette littérature. Ainsi, «Perspectives sur la littérature franco-ontarienne» dresse « l'état des lieux » d'une littérature en émergence, examine les contours, les limites et les possibilités de cette « littérature de l'exiguïté » en perpétuel devenir et témoigne de la vigueur et de la richesse du corpus.

    Les directeurs de l'étude affirment : «[...] nous sommes persuadés que ces perspectives sur notre littérature au tournant du nouveau millénaire constitueront un jalon historique dans le développement et l'évolution d'une écriture ayant acquis ses lettres de noblesse à travers la province et la nation. Les essais de ce livre montrent sans ambages que la littérature franco-ontarienne est prête à transcender les frontières nationales et internationales pour faire entendre l'originalité et la pertinence de ses voix dans le concert de l'universel sans perdre pour autant son cachet.»

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