• Les politiques d'éducation concernent directement près de 15 millions d'élèves et d'étudiants, plus de 800?000 enseignants et environ 260?000 membres du personnel administratif, technique, d'éducation et de surveillance, de la maternelle à l'université, et s'appliquent à une grande variété de domaines, de la formation des enseignants à l'évaluation des apprentissages des élèves. Les missions assignées au système scolaire se multiplient en même temps que les critiques à son encontre. Les réformes se succèdent, laissant pourtant le sentiment d'une inertie profonde des structures et des pratiques. Comment comprendre alors l'action publique dans le domaine si familier et néanmoins si complexe de l'éducation?? En analysant les idées et valeurs qui orientent les choix éducatifs, les instances qui participent à leur élaboration, ainsi que les différents acteurs qui les impulsent et les mettent en oeuvre, Agnès van Zanten nous offre une grille de lecture rigoureuse et pertinente des intentions et des réalisations.

  • Tout commence par une lettre au président de la République adressée par Etienne Poussergues, un élu local, magistrat à la retraite, qui lance un véritable défi au chef de l'État en lui rappelant la situation désastreuse de la justice et des prisons françaises. Étienne Poussergues est convoqué à l'Élysée pour exposer son projet de réforme. Le Président relève le défi qui lui a été lancé dans le courrier. Il charge l'élu local de formuler des propositions précises pour réformer la justice pénale.
    Pris dans l'engrenage du pouvoir, maltraité par les cabinets ministériels, Étienne joue des coudes et trouve peu à peu une place de choix qui lui permet avec son équipe de formuler un projet convainquant. Profitant de sa notoriété naissante, il initie et développe en parallèle un nouveau courant politique qui connaît un succès rapide dans le pays.
    Résistera-t-il aux pressions ? Gardera-t-il la confiance de ce Président dont il ne partage pas la plupart des idées ? Combien de temps pourra-t-il mener de front une réforme et en même temps un projet politique nouveau ?

  • A l'image de la Régence, période longtemps réduite à une époque de libertinage et de corruption des moeurs, suspendue entre l'imposant siècle de Louis XIV qui s'achève et le non moins imposant siècle des Lumières qui commence, la polysynodie ou gouvernement par conseils, mis en place par Philippe D'Orléans en 1715, est souvent présentée comme une vaine réforme qui ne suscita que désordre et embarras dans l'administration. Pourtant, de son fonctionnement, nous n'avons qu'une connaissance superficielle. C'est ce vide historiographique que cet ouvrage entend combler, en démontant la mécanique de cet édifice institutionnel et en revenant sur les circonstances de sa création et les motifs de sa suppression. Réflexion sur le fonctionnement de la Monarchie et sur l'activité au quotidien des conseils du Roi, analyse des rouages et des mécanismes de la gestion administrative du royaume, essai sur la vie politique des premières années de la Régence, une Régence absolue bien éloignée des clichés qui lui sont souvent accolés, ce livre résolument novateur apporte un éclairage nouveau sur les arcanes de l'État moderne.
    Suivi d'un Dictionnaire de la polysynodie.

  • La démagogie et l'hypocrisie sont les deux mamelles de la déséducation nationale. C'est peu de dire que l'école se porte mal. Elle constitue la principale caisse de résonance d'un malaise qui la dépasse et qui gangrène la société. Elle souffre surtout d'une entreprise de destruction massive orchestrée par une administration ministérielle aux mains d'idéologues pédagogistes qui ne sont pas seulement de naïfs Trissotins. L'auteur de ce petit livre a supporté, non sans peine, pendant plus de quarante ans, les affres de cette « décérébration » programmée. Il a eu la chance d'exercer parallèlement dans le secondaire et dans le supérieur et s'est trouvé confronté à nombre de maux qui ont aujourd'hui engendré la débâcle de notre école : la succession des réformes, la complexité des programmes, les aberrations de l'orientation, les atteintes répétées contre la laïcité... Une vision à la fois personnelle et élargie, simplement nourrie d'une expérience et d'un bon sens qu'exigent la pratique du « terrain » et surtout l'amour du métier.

  • À une France inquiète, qui craint pour sa cohésion sociale, son rang international et sa capacité à se renouveler, Questions de futur oppose la projection d'une France décidée, sûre de ses atouts et de ses talents. Une France qui compte bien en faire usage pour surmonter les défis de défense, de sécurité, d'économie et de société qu'elle doit relever dans les années à venir.
    À condition qu'elle se pose les bonnes questions. Les 108 intellectuels et décideurs français réunis dans ce livre, parmi lesquels Nicole Gnesotto, Vincent Desportes, Michel Wieviorka, Bertrand Badie, Jean-Luc Racine, Martine Monteil, Patrick Lagadec, Nicole El Karoui, y contribuent de façon magistrale. En mettant à profit leur expérience, ils interpellent nos responsables politiques et économiques sur les voies qui engageront l'avenir de notre pays et lui permettront de rester un acteur mondial. Un exercice atypique qui constitue une expérience rare de pensée libre en France.
    Leurs questions et leurs propositions vont du modèle social français aux risques sociétaux et financiers, du monde numérisé à la cybersécurité et à la dissuasion nucléaire, de l'insécurité alimentaire aux migrations, des écosystèmes à la dépendance énergétique et aux catastrophes naturelles. Questions souvent non résolues, négligées ou trop dérangeantes qui remettent en cause les idées établies mais auxquelles il est urgent d'apporter des réponses enfin pertinentes.

  • À seulement 26 ans, Mamédi DIARRA s'empare d'un sujet qui concerne chacune et chacun d'entre nous : le système d'enseignement et de formation en France. Jugé inadapté à la société actuelle par l'auteur et par nombre de ses concitoyens, voire obsolète, ce système doit faire l'objet d'une réforme en profondeur qui prendrait en compte les comportements nouveaux de la société contemporaine : avènement des technologies numériques, nouvelle justice sociale, innovations, conscience écologique... Dans cet ouvrage, des propositions de solutions mais aussi l'ouverture d'un débat.
    Élu municipal d'une ville proche de Paris depuis 2014 (à tout juste 20 ans), responsable dans plusieurs associations et président d'une association d'accueilli(e) s et ancien(ne)s accueilli(e)s de la protection de l'enfance et de la jeunesse, ayant contribué à plusieurs recherches sociologiques, engagé de la société civile dans des collectifs sociaux, de jeunes ou de juristes... Mamédi DIARRA est citoyen. Son action : faire bouger les lignes sur les questions liées à l'éducation, l'enseignement et la jeunesse.

  • Despite the often-repeated assertion that Buddhism and politics are, or at least must be, separate matters, Buddhism has been closely intertwined with politics one way or another since the Buddha's time. In Thailand, Buddhism has been used since the end of the 19th century as a tool to legitimate state power. In the following decades, it has been progressively centralized under a national hierarchy, which is still existing today. This scheme was not altered after the change of the country's political framework in 1932 and political tensions with the sangha came to the fore during the political troubles of the 1970s. The emergence of an increasing political divide in Thailand since the mid-2000s, around two broad groups which have been dubbed the Yellow Shirts and the Red Shirts, has engulfed the monastic community, leading to a growing activism by some Buddhist groups, some temples and some monks. Numerous monks mingled with Red Shirts demonstrators in April-May 2010, and some were on the front-line when the military gave the assault on the Red Shirts' camp in downtown Bangkok. In the most recent years, these tensions have coalesced around the controversial Dhammakaya temple and have impacted the choice of the leader of the Thai monastic community. Although, tensions within the sangha are nothing new, they have weakened the ability of Buddhism - one of the national pillars of the Thai national ideology - to be a focal point as the country is going through a difficult transition with the end of seven-decades prestigious reign and political uncertainties clouding the horizon.

  • Modern education in Thailand started at the end of the nineteenth century under the impulse of King Chulalongkorn. Many scholars tracing back the evolution from traditional education to a modern education system emphasized the feeling of necessity that motivated this transformation. Wyatt (1969), Mead (2004) and Watson (1982) underlined the need for a modern administration, to handle the Siamese nation-state "as" the Western states, and in that respect, the key role played by education to structure the new Siam and to appear to the eyes of the world as civilized (Peleggi 2002). The shaping of a new education took place amidst strong political struggles. Siam needed to stand firm within the regional arena, swept by the winds of Western colonialism. Internally, King Chulalongkorn had to legitimize his power and to unify the kingdom by integrating satellite kingdoms into a wider space, the Siamese nation state. Education was vital for this mission as it would contribute not only to bringing state power into the provinces through state-paid teachers and government officials, but also to transmitting a whole nation-related imagery to the young generations. Giving rise to Thai-ness among the populations located at the margins of the kingdom was a tremendous ordeal. In the Southern part of the kingdom, population was mainly Muslim, spoke Malay and felt culturally closer to the Malay state (Dulyakasem 1991). In the Northern part, incorporating the Lanna kingdom and hill tribe populations into Siam proved not to be easy. Ideological, social and national values were introduced into education delivered to students, and with the implementation of the Compulsory Education Act of 1921, school attendance tied children and parents to the nation state and made them liable to it.

  • L'année 2016 fut une année très riche en évènements. Dans ses "Carnets d'un fou 2016", Michel Host nous fait partager ses observations et ses réflexions sur ce monde fou et cette société en colère. On découvre tout au long de ses carnets une analyse incisive, une pensée polémiste. Il dit ce qu'il pense, il analyse ce qu'il voit et entend, il se révolte. Il ne peut retenir sa colère.

  • Jusqu'ici peu d'attention a été portée à l'évolution des services sociaux au Québec. Pourtant, ce secteur d'intervention constitue un des piliers du réseau de la santé et des services sociaux fondé dans les années 1970. Le présent ouvrage traite des enjeux actuels rencontrés par les acteurs de l'intervention sociale à l'ère managériale et plus directement les travailleuses sociales. Ces dernières accompagnent les personnes en difficulté, savent analyser des problèmes sociaux complexes, et interviennent dans différents milieux et auprès de divers acteurs. Ce livre s'intéresse à l'impact de la nouvelle gestion publique sur la profession du travail social dans divers secteurs : CISSS/CIUSSS, CLSC, centres jeunesse, centres hospitaliers, CHSLD, groupes de médecine familiale, organismes communautaires. Les différents chapitres soulèvent les enjeux éthiques et déontologiques provoqués par une gestion axée sur la reddition de comptes en fonction de la performance. La démarche visée par ce collectif d'auteurs a pour but d'apporter un éclairage et une réflexion sur les enjeux actuels et poser un regard prospectif sur les services sociaux au Québec.


  • Construire, rénover, offrir assez de logements sains à prix abordables, permettre aux ménages qui le souhaitent de devenir propriétaires, tels sont des objectifs, parfois de grande urgence, qui amènent les pouvoirs publics à intervenir sur le marc

  • Résistant, gaulliste, parlementaire, ministre à plusieurs reprises - garde des Sceaux, Premier ministre, ministre de l'Économie et des Finances, puis des Affaires étrangères, et enfin de la Défense nationale - Michel Debré est un des hommes politiques majeurs de la IVe et de la Ve République. La journée d'études, consacrée à son action au ministère de l'Économie et des Finances, permet de découvrir la période 1966-1968, une période brève mais riche en réformes. Historiens et proches collaborateurs de Michel Debré retracent ici ces mois d'activité intense : politique budgétaire et monétaire rénovée, lancement d'un programme industriel et de la recherche scientifique ambitieux, nouvel élan donné à la formation professionnelle, innovation fiscale avec la TVA, ou encore aide au développement de l'agriculture. Ainsi, ces actes nous présentent les multiples facettes de l'oeuvre réformatrice de ce ministre de l'Économie et des Finances énergique et visionnaire, et nous révèlent un moment moins connu de la carrière de cet homme d'État.

  • "« Les hommes - disait Jean Monnet - ne voient la nécessité que dans la crise. » Nous y sommes. Mais voyons-nous la nécessité? Apparemment non. Aux blocages intérieurs s'ajoutent désormais les impasses d'une introuvable gouvernance européenne. Comment s'en sortir et par où commencer? Quels choix pour relancer la croissance? Quelles solutions pour mieux former nos jeunes et leur assurer un emploi? Que faire pour les retraites et comment sauver notre système de santé? L'exclusion est-elle une fatalité? Comment renforcer les atouts de la France dans le contexte de la mondialisation? Quelles voies, enfin, pour passer des idées aux actes?

    Lorsque « tout va mal » et que toutes les questions se précipitent, il est encore plus important que d'habitude de prendre un temps d'arrêt pour sérier les problèmes et les hiérarchiser. À l'heure où ceux qui agissent semblent n'avoir plus le temps de réfléchir et laissent ainsi la parole aux marchands de solutions irréalistes, l'Institut Montaigne a tenté l'exercice."

  • Esta obra aborda los procesos de cambio institucional en España e Hispanoamérica durante los años que fueron desde la guerra de los Siete Años hasta la formación de los estados nacionales. Para mantener el hilo de esta historia global, dichos procesos se analizan a través del prisma de la historia de las finanzas, examinando los problemas fiscales en su interdependencia con transformaciones económicas, sociales y culturales más amplias. Resultado de dos proyectos del programa ECOS que reunieron a especialistas argentinos, franceses y mexicanos, así como a colegas de Alemania, España e Italia invitados a distintos encuentros, el libro ha intentado situarse en diferentes escalas de observación: la de la Monarquía, que negocia y reforma los mecanismos de acceso y de circulación de recursos, transformando así sus propios equilibrios políticos; o, en el otro extremo, la de las arenas locales, donde la cooperación y el conflicto de sus actores producían reconfiguraciones institucionales y territoriales; o aun el ámbito de los dispositivos que atravesaban las diferentes escalas -los derechos de propiedad, los cuerpos y las articulaciones comunitarias, o las dimensiones fiscales de la ciudadanía- cuyas evoluciones acompasaban el tránsito del Antiguo Régimen al orden republicano.

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