• Impact

    Olivier Norek

    Par le lauréat du Prix Maison de la presse, Grand prix des lectrices de Elle - policier, Prix Le Point du polar européen
    Face au mal qui se propage
    et qui a tué sa fille
    Pour les millions de victimes passées
    et les millions de victimes à venir
    Virgil Solal entre en guerre,
    seul, contre des géants.

    1 autre édition :

  • 'En février 1905, à Moscou, un groupe de terroristes, appartenant au parti socialiste révolutionnaire, organisait un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, oncle du tsar. Cet attentat et les circonstances singulières qui l'ont précédé et suivi font le sujet des Justes. Si extraordinaires que puissent paraître, en effet, certaines des situations de cette pièce, elles sont pourtant historiques. Ceci ne veut pas dire, on le verra d'ailleurs, que Les Justes soient une pièce historique. Mais tous les personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis. J'ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai...
    La haine qui pesait sur ces âmes exceptionnelles comme une intolérable souffrance est devenue un système confortable. Raison de plus pour évoquer ces grandes ombres, leur juste révolte, leur fraternité difficile, les efforts démesurés qu'elles firent pour se mettre en accord avec le meurtre - et pour dire ainsi où est notre fidélité.' Albert Camus.

  • - 50%

    « Si toute condition humaine n'est pas renfermée dans ces pages, du moins est-il certain qu'elle ne cesse pas d'y être en question, et si tragiquement, si profondément que le livre se trouve encore accordé par ses accents aux peines les plus lourdes et aux plus grandes souffrances. C'est un sûr gage de son exceptionnelle valeur. [...] La plus grande beauté du livre - et je ne dis rien de l'intensité de certaines descriptions ou de certaines scènes qui appellent l'image de reproduction cinématographique - est dans quelques conversations terriblement lucides au cours desquelles les personnages, haussés au-dessus d'eux-mêmes par l'événement, livrent tout leur secret. C'est là qu'il faut chercher l'esprit de l'oeuvre, la définition qu'on peut tirer de notre condition.
    Nous sommes seuls, d'une solitude que rien ne peut guérir, contre laquelle nous ne cessons pas de lutter. » Jean Guéhenno.

  • Crépuscule

    Juan Branco

    Ce livre s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument.
    Le publier est un acte citoyen.

  • FABRICATION DES ÉLITES : UN SCANDALE DÉMOCRATIQUE

    « La République ne vous appartient pas. » Le 9 décembre 2019 Juan Branco ouvre par ces mots son discours dans l'amphithéâtre d'honneur de Polytechnique. Face aux étudiants de la plus prestigieuse école du pays, il se livre à une leçon magistrale sur le dévoiement du système qui vient de les consacrer et donne les clés pour comprendre les finalités d'un système éducatif où les écoles du soi-disant mérite sont créées pour reproduire une logique de domination au profit de quelques-uns. Son appel au sursaut est un plaidoyer pour une idée de la République, abandonnée par leurs aînés.

    Suivi des échanges avec les étudiants, un discours qui s'adresse à tous les Français et fera date sur un système de sélection dont ils sont avant tout victimes.

  • La semaine sanglante - mai 1871, legendes et comptes Nouv.

    La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris, accompagnée, dès son début, par des exécutions de prisonniers le 3 avril 1871, s'est conclue, avant les condamnations à mort, à la prison ou à la déportation, par les massacres de la « Semaine sanglante » du 2 au 28 mai.

    Paradoxalement, cet événement a été peu étudié en lui-même, depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880).

    C'est cette étude qui est entreprise dans ce livre.

    Michèle Audin est mathématicienne, romancière et spécialiste de la Commune de Paris.
    Elle a notamment coordonné deux livres avec Libertalia, l'un sur Eugène Varlin (2019), l'autre sur Alix Payen (2020).

  • De New York aux splendides paysages du Montana, une histoire d'amour et d'émotion, et un héros extraordinairement attachant, prêt à payer le prix pour vivre sa vie.0300Aux États-Unis, de nos jours.Ben Bradford a réussi. La trentaine, avocat compétent, un beau poste dans l´un des plus grands cabinets de Wall Street, un salaire à l´avenant, une femme et deux fils tout droit sortis d´un catalogue Gap. Sauf que cette vie, Ben la déteste. Il a toujours rêvé d´être photographe, et son couple part à vau-l´eau.Quand il découvre que sa femme a une liaison avec un mauvais photographe, il est dévasté. Il va chez l´amant, leur confrontation dégénère et Ben le tue par accident.Que faire ? Se rendre ou fuir ? Il n´hésite pas : s´arrangeant pour que le corps ne soit pas identifiable, il fait croire à sa propre mort, puis endosse l´identité du défunt et disparaît, ayant pris soin d´envoyer à sa femme une lettre de rupture signée « Gary ». Installé à l´autre bout des États-Unis, dans une petite ville du Montana, il commence une nouvelle vie.Combien de temps pourra-t-il échapper à son passé ?

    1 autre édition :

  • Léo frankel, communard sans frontières Nouv.

    Voici la première biographie en français de Léo Frankel (1844-1896), seul élu étranger de la Commune de Paris (1871). Militant de la Première Internationale, dont il intègre la direction lors de son exil à Londres, il est un proche de Karl Marx. Il est emprisonné sous le Second Empire. Pendant la Commune, il est élu à 27 ans responsable de la commission du Travail, puis condamné à mort par contumace par les Versaillais.Ouvrier d'orfèvrerie, puis correcteur, enfin journaliste, il travaille et milite dans de nombreux pays d'Europe (Hongrie, Autriche, Allemagne, France, Grande-Bretagne). Véritable internationaliste, son parcours militant et ses articles montrent l'aspiration à un socialisme révolutionnaire qui réaliserait l'autoémancipation ouvrière.

    Julien Chuzeville est historien. Il est l'auteur d'Un court moment révolutionnaire (Libertalia, 2017).

  • La Chine et l'Europe relèvent de deux traditions politiques différentes. En retraçant leur histoire et en les comparant, Billeter en arrive à une compréhension profonde de l'une et de l'autre, précisément au moment où celles-ci entrent en conflit. Depuis un siècle en Chine, les forces du progrès se sont continûment inspirées de la tradition européenne. Or, l'ambition du pouvoir actuel est de les vaincre et d'entraver leur action partout ailleurs. Quand le pouvoir se réclame de la grandeur passée de la Chine, il lance un défi à l'Europe, défi que celle-ci se doit de relever, puisqu'elle dispose des ressources nécessaires. Encore faut-il qu'elle tire de son histoire un nouveau projet politique et philosophique. Billeter en pose les principes, ceux d'une véritable... "révolution culturelle".

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • La journée révolutionnaire ; le peuple a l'assaut du pouvoir, 1789-1795 Nouv.

    Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de « journées » au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force. De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale. Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, à travers une narration remarquablement incarnée, Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

  • Hiver 1910. Jean-Jacques Liabeuf, 24 ans, ouvrier cordonnier dans le quartier des Halles, est injustement condamné pour proxénétisme par des ripoux de la brigade des moeurs. Il entreprend de laver son honneur par ses propres moyens : des brassards cloutés, une lame affûtée et un revolver. Il devient un légendaire « tueur de flics » dont l'action d'éclat fera de nombreux émules, tout en gagnant la sympathie de la presse révolutionnaire. Après un procès retentissant, son exécution donnera lieu à l'une des plus grandioses émeutes populaires du XXe siècle, aux cris de : « Vive Liabeuf et mort aux vaches ! » Un an plus tard naissait la bande à Bonnot.

    Yves Pagès est auteur et éditeur chez Verticales (Gallimard).

  • Quelle serait la validité morale de la violence en tant que moyen dès lors que les fins sont justes ? Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s'établit sur la critique des moyens. Or, il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice. Pour Benjamin, c'est in finele droit qui s'octroie le privilège de la violence vu qu'il serait menacé si elle venait à s'exercer en dehors de lui. La violence peut être fondatrice de droit ou lui être inhérente, raison pour laquelle le pouvoir y recourt. Le droit positif constitue aux yeux de Benjamin un obstacle à une justice véritable et plaide pour l'usage de moyens d'action "purs", parmi lesquels la grève générale.

    Proche de Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht, Walter Benjamin (1892-1940) a d'abord été critique littéraire, avant de publier en 1928 Rue à sens unique (Allia, 2015) et Origine du drame baroque allemand. Il publie également dans des revues Petite Histoire de la photographie (Allia, 2012), préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (Allia, 2011). Exilé à Paris en 1933, il gagne l'Espagne. Or, menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • L'Europe ne sait plus où elle va. Les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Union, au point que la plupart d'entre eux se replient sur leurs nations respectives. S'ils veulent un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une République européenne. Qu'ils fassent comme les Français en 1789 : une révolution, non au sens d'un renversement du pouvoir établi au profit d'un autre, ni de la victoire d'une classe sociale sur une autre, mais un acte "politique", né de la décision des uns et des autres d'exercer leur liberté en commun, ce dont le capitalisme les prive.Avec la primauté du politique sur l'économique, sera aboli "l'assujettissement de la vie sociale à l'accroissement sans fin du capital", tandis que la République pourra satisfaire les besoins et désirs essentiels de chacun.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • Le comandante yankee, c'est William Alexander Morgan, figure héroïque de la révolution cubaine pour les uns, traître national pour les autres. Cet homme intègre n'aura eu qu'un mot à la bouche : Liberté. Mais aussi : Vengeance. En 1957, il se joint aux forces rebelles menées par Fidel Castro pour libérer Cuba du dictateur Batista. Son mobile : venger la mort de l'un de ses amis, torturé et jeté aux requins pour avoir fourni des armes aux rebelles. Ce renversement politique permet l'accession au pouvoir de Fidel Castro, le même qui ordonnera qu'on le fusille, le 11 mars 1961. Salué pour sa bravoure, Morgan avait obtenu le plus haut grade, celui de commandant, à l'égal de l'autre figure étrangère de cette rébellion, l'Argentin Che Guevara. Cependant, cet Américain proche de Castro éveille bientôt des soupçons...
    C'est un véritable récit de guerre dont David Grann dévoile ici les péripéties, dans un climat politique brûlant, où l'espionnage est de mise, la trahison une règle. Du moins, le croit-on. Car ce livre, c'est aussi une épopée tragique et sentimentale, le destin hors du commun d'un homme apatride, amoureux d'une guérillera. David Grann entraîne le lecteur dans un véritable thriller, bien qu'il se fonde sur des faits avérés. Il a bénéficié pour ce récit de l'ouverture des archives de la CIA, du FBI et des renseignements militaires. Dans ce reportage de haute volée, Grann fait la lumière sur les idéaux d'une révolution dont l'impact fut mondial et il réhabilite un homme qui y a joué un rôle de premier plan.

  • Cet essai de Charles Péguy de 1913 nous plonge dans le passage à l'ère moderne. Mêlant à ce portrait pamphlétaire d'une société en mutation des souvenirs d'enfance, l'auteur pressent la crise, le règne absolu de l'argent et de la bourgeoisie. Les anciennes valeurs, honneur et travail, font désormais place à la valeur financière. De l'ouvrier au paysan jusqu'à l'enseignant, l'argent obsède, corrompt. Faire la classe n'est plus une mission mais une obligation professionnelle et lucrative. Et ce qui se passe dans la cour des petits est le reflet des changements survenus dans celle des grands. Car ces hommes qui cherchent à gagner plus en travaillant moins ne font que se précipiter vers un naufrage. Mais la mécanique est en marche, tout retour en arrière impossible.

    Né en 1873 et tué au cours de la bataille de la Marne en 1914, Charles Péguy fonde en 1900 les Cahiers de la Quinzaine. Il publie Notre jeunesse et Mystère de la charité de Jeanne d'Arc et L'Argent, son essai le plus connu, en 1913. Fervent défenseur des valeurs traditionnelles, c'est avec vivacité qu'il s'oppose à la réforme scolaire du début du XXe siècle et exprime un profond rejet du monde moderne.

  • À mes frères,

    Nous reviendrons, foule sans nombre ;
    Nous reviendrons par tous les chemins,
    Spectres vengeurs sortant de l'ombre.
    Nous viendrons, nous serrant les mains,
    Les uns dans les pâles suaires,
    Les autres encore sanglants,
    Pâles, sous les rouges bannières,
    Les trous des balles dans leur flanc.

    Tout est fini ! Les forts, les braves,
    Tous sont tombés, ô mes amis,
    Et déjà rampent les esclaves,
    Les traîtres et les avilis.
    Hier, je vous voyais, mes frères,
    Fils du peuple victorieux,
    Fiers et vaillants comme nos pères,
    Aller, La Marseillaiseaux yeux.

    Louise Michel, prison de Versailles, 1871.

    Louise Michel (1830-1905) est une figure iconique du mouvement ouvrier français.

  • Les élites sont aujourd'hui rendues responsables de tout. En a-t-il toujours été ainsi ? Dans ce livre à l'approche inédite, Éric Anceau retrace, de 1720 à 2020, la grande histoire des élites françaises, de la crise de l'Ancien Régime au drame sanitaire de la Covid 19, en passant par la Révolution, la tentative napoléonienne de fusion de la France monarchique et de la France républicaine, les révolutions de 1830 et 1848, l'effondrement du régime de Napoléon III, l'Affaire Dreyfus, la montée des extrêmes dans les années 1930, la Deuxième Guerre mondiale, la refondation gaullienne et, enfin, les tensions sociales des trois dernières décennies. Fresque extraordinaire de l'histoire de France, cet ouvrage est en outre une réflexion magistrale sur la na-ture de la relation entre les élites et le peuple, laquelle a toujours été frappée, selon l'auteur, du sceau de la défiance.  

  • Nous avons été bien malheureux dans ces horreurs de tranchées, la pluie ne nous a pas quittés un instant, tu ne peux t'imaginer dans quel état de saleté de crotte nous étions tous. Je n'aurais jamais cru non plus que l'on peut s'habituer à vivre tout mouillé pendant des jours sans jamais sécher.

    Alix Payen (1842-1903), ambulancière et infirmière durant la Commune de Paris.

    Michèle Audin (née en 1954) est romancière (Une vie brève, Comme une rivière bleue), scientifique, oulipienne.

  • Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et... impitoyable répression.

    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

    Jack London (1876-1916), est l'auteur d'une oeuvre immense dont Libertalia retraduit tout le volet social.

    1 autre édition :

  • Ce livre regroupe 18 témoignages écrits par des volontaires étrangers du YPG ayant participé au Rojava (nom du Kurdistan syrien) à la guerre contre Daech ou l'armée turque. Le YPG (Unités de protection du peuple) est l'armée des Kurdes syriens. Elle se bat pour un projet révolutionnaire fondé sur la commune, le socialisme, l'égalité entre les femmes et les hommes, la laïcité ainsi que l'égalité entre groupes ethniques et religieux.

    L'ouvrage est présenté et coordonné par André Hébert, auteur de Jusqu'à Raqqa (Belles Lettres, 2019). Il comprend les contributions de 18 combattant·es internationalistes, de 12 nationalités différentes.

  • Vers la plus queer des insurrections est la traduction en français d'une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back. Les textes ont été écrits par une constellation d'individus et de groupes et adoptent une multitude d'approches pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l'intégration aux normes hétérosexuelles, l'usage des identités, l'attaque du christianisme puritain, l'action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l'esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme.

    Les auteur-e-s : Fray Baroque et Tegan Eanelli sont deux anarchistes queers, participant-e-s à Bash Back ! et vivant aujourd'hui à Oakland et San Francisco. Ielles sont né-e-s dans les années 1980 et 1990.

  • Sous leurs airs sensuels de paradis tropicaux, les îles de ce recueil se disputent le statut de territoire pour naufragés. Il y a d'abord cet Américain, expatrié dans les Caraïbes, qui se retrouve à devoir conserver sa mère décédée dans la chambre froide de son hôtel. Et aussi ces deux insulaires qui, malgré eux, fomentent un début de révolution. Sans parler de ce trafiquant de drogue pourchassé par la police, qui plonge dans l'océan avant d'être sauvé par un bateau rempli de réfugiés. Tous affrontent ici des mers incertaines.

  • Une leçon par jour pour comprendre l'intelligence artificielle !Un petit livre pour tous ceux qui, curieux d'informatique, mais néophytes en la matière, souhaitent enfin comprendre ce qu'est l'intelligence artificielle, dont on entend de plus en plus parler sans bien savoir ce à quoi elle correspond, ses applications, les risques et les avantages qui y sont associés.
    Si vous voulez enfin comprendre, loin des fantasmes, de la science-fiction et des peurs irrationnelles, ce que peut ou ne peut pas faire l'IA, découvrez dans ce livre, grâce à des leçons de 5 minutes par jour, toutes les réponses à vos questions !

  • Les Géorgiques

    Claude Simon

    Sous l'Ancien Régime, il est officier au régiment de Toul-Artillerie. En 1792, il est élu membre de la Convention. En 1940, il bat en retraite avec son régiment à travers la Belgique. En 1793, il vote la mort du roi. Représentant en mission, il défend la Corse contre Paoli et les Anglais. Il fait planter dans son parc des peupliers d'Italie, des châtaigniers, des hêtres et des acacias. En 1937, il combat sur le front d'Aragon dans les rangs des milices populaires. Poursuivi par l'ennemi, il repasse la Meuse peu avant que les ponts ne sautent. La mort de sa première femme le laisse inconsolable. En 1799, il est ambassadeur auprès de la cour de Naples. Il se plaint à son intendante que les vendanges ont bien trompé. Il est promu général en lAn II. Membre du Comité de salut public, il enjoint aux chefs d'armées de ne pas reculer en deçà de la Meuse. Il s'évade d'un camp de prisonniers près de Dresde. Il achète une jument à Iéna. Il est blessé au passage de l'Adige. Il recommande qu'on épierre bien ses champs. Près de Lérida, il est atteint d'une balle qui lui traverse le cou. Il vote la loi punissant de mort tout émigré rentré en France et pris les armes à la main. Au plus fort de la Terreur, il sauve une royaliste qu'il épouse peu après. À la suite de l'insurrection anarchiste de Mai, il est traqué dans Barcelone par la police. Il...
    À des époques différentes et dans des périodes de tumulte et de violence, trois personnages vivent des événements et des expériences qui semblent se répéter, se superposer, de même qu'indifférents à la tragédie, aux déchirements familiaux et politiques, reviennent au long des pages les mêmes travaux des champs, les alternances des saisons, de la pluie, du soleil, des printemps.

    Les Géorgiques est paru en 1981.

empty