• Jouir

    Sarah Barmak

    • Lizzie
    • 12 November 2020

    "Un manuel sur la sexualité féminine et une jouissance décorrélée de la fécondation. Drôle, percutant, l'ouvrage a aussi une visée politique. Car l'égalité sexuelle participe du combat pour l'égalité tout court. Aux orgasmes, citoyennes !", Aurélie Marcireau, Le Nouveau magazine littéraireLibérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.

  • Naples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée - la camorra - sur fond de guerre entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C'est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l'économie mondialisée. Roberto Saviano, au péril de sa vie, a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Il met au jour les structures économiques et territoriales de cette mafia surpuissante.

  • En 1906, une épidémie de fièvre typhoïde se déclare dans une famille de l'État de New York . Chargé d'en découvrir la source, George A. Soper enquête. En examinant les antécédents de Mary Mallon, la nouvelle cuisinière, il découvre que sept des huit familles pour lesquelles elle a travaillé ont été frappées par la maladie.

    La voici désormais identifiée comme la première porteuse saine de la fièvre typhoïde. Elle se voit confinée pour trois années sur l'île North Brother. Finalement, en 1910, Mary Mallon est libre à condition de changer de métier. Elle reprend néanmoins du service sous divers pseudonymes. Démasquée, la voici de nouveau en quarantaine à compter de 1915, où elle restera confinée jusqu'à la fin de ses jours, en 1938.

    George A. Soper (1870-1948) était un éminent ingénieur et épidémiologiste américain, docteur de l'université Columbia. Il s'est notamment illustré en 1938, en identifiant Mary Wallon comme le premier humain porteur sain de la fièvre typhoïde. Il est l'auteur de Leçons d'une pandémie paru chez Allia.

  • Découvrez en images les dernières innovations en intelligence artificielle !
    Jérémie Dres, reporter et auteur de BD, part à la rencontre des chercheu-res de l'Inria, l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, qui lui livreront leurs dernières découvertes et partageront avec lui l'avancée de leurs travaux. Voitures autonomes, imagerie médicale, protection des données sur le web, robots collaboratifs, vous découvrirez l'étendue de la recherche française dans le domaine artificielle et des projets aussi passionnants qu'étonnants.

  • À partir de 1881, Guy de Maupassant se rend à plusieurs reprises au Maghreb pour le journal Le Gaulois. Il fait le récit des paysages, des villes et du désert, des moeurs et des cultures qu'il découvre... Il est avant tout un observateur curieux et avide de transmettre.

    Ces articles alternent avec une veine plus engagée, sous la signature "Un colon". Le ton se fait incisif, accablant l'ignorance de l'administration française. Face aux conflits générés par la colonisation, Maupassant condamne la violence de l'État et défend une position qui respecterait les colonisés, croyant une entente possible... tout en ayant conscience des cruautés et des absurdités de l'entreprise française : "C'est nous qui avons l'air de barbares au milieu de ces barbares, brutes il est vrai, mais qui sont chez eux."

    Guy de Maupassant (1850-1893) poursuit des études de droit, est mobilisé lors de la guerre de 1870 puis occupe des postes dans divers ministères avant de se consacrer à l'écriture. Sa vie est d'échanges avec les auteurs majeurs de son temps (Flaubert, Mallarmé, Huysmans...), de liaisons, de voyages qui l'aident à fuir ses troubles de santé et ses angoisses. Il est l'auteur, notamment, de Boule de Suif, Bel-ami, Le Horla. Il est interné à Passy en 1892 où il mourra des suites d'une syphilis.

  • Lorsqu'en 2008, le juge Castresansa s'empare de l'affaire du meurtre de Rodrigo Rosenberg, avocat guatémaltèque estimé, il ne sait pas qu'il va ouvrir une boîte de Pandore. Dans un pays où le complot est de règle et la corruption une éthique, la suspicion règne. Car cette enquête retrace aussi l'histoire d'un pays. Par une minutieuse reconstitution des faits, Grann montre que le crime s'accomode autant de vrais mensonges que de fausses vérités. Le moteur du récit : de multiples retournements de situation. D'autant que David Grann parle par la voix. de la victime. Voix d'autant plus gênante que l'homme est mort. La vidéo devient alors l'outil de la confession, en l'occurrence publique, car diffusée sur YouTube. Cet ouvrage est aussi la chronique d'une véritable crise politique.

  • En mai 1941, Annemarie Schwarzenbach embarque à Lisbonne pour Brazzaville, désormais la capitale de la France libre, dans l'espoir de rallier la Résistance. Mais au Congo, la guerre de propagande fait rage entre Vichy et les forces de la libertéAnnemarie, suspectée d'être un agent nazi, n'échappe pas à la censure.

    Les Forces de liberté regroupe des textes écrits par Schwarzenbach durant les neuf mois et demi que dure son voyage en Afrique. Pour la plupart inédits en français, ces reportages, récits et poèmes questionnent le rapport du journalisme à la vérité et donnent à lire la réalité méconnue du continent africain durant la Seconde Guerre. Ils offrent aussi à l'écrivain des moments de grâce, de plénitude, la description de contacts miraculeux avec le fleuve, la jungle ou la brousse.

    Journaliste de génie, écrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut une femme libre, grande voyageuse. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, d'Istanbul à Persépolis, de l'Europe centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains l'attiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.

  • Les récits d'aventures d'une pionnière du journalisme littéraire qui ont marqué une génération entière au côté des reportages d'Albert Londres et de Joseph Kessel. Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d'expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c'est à bord des « avions ivres » qui transportent l'alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours. Titaÿna, alias Elisabeth Sauvy, née en 1897, est l'une des rares femmes françaises qui accède au statut de grand reporter dans les années 1920. Avide de sensations fortes et d'exotisme, elle parcourt le monde et rapporte de ses voyages des textes insolites et poétiques.

  • Peleliu

    Jean Rolin

    Assis sur ce banc, écoutant glouglouter dans leur fuite des créatures aquatiques (ou amphibies) dérangées par mon arrivée, je pensais au gag - un classique - du type qui s'assoit sur un tronc d'arbre et découvre, trop tard, qu'il s'agit en fait d'un crocodile, et je me disais que ces derniers ayant la réputation de vivre vieux, il s'en trouvait encore probablement, dans la mangrove, qui avaient été témoins de la bataille, et peut-être avaient saisi cette opportunité d'introduire un peu de variété dans leur alimentation. De septembre à novembre 1944, l'île de Peleliu, dans l'archipel des Palaos, a été le théâtre d'une des batailles les plus meurtrières de la guerre du Pacifique.

  • Au bagne

    Albert Londres

    Au Bagne
    Albert Londres
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Albert Londres a été le journaliste le plus réputé de son temps ; En 52 voyages à travers le monde, il a couvert la révolution russe, la colonisation en Afrique, la traite des blanches, le tour de France, la première guerre mondiale, mais aussi le bagne de Cayenne qui a été une de ses grandes indignations.
    En 1923, il se rend en Guyane où il visite le bagne aux Îles du Salut, à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni. Il décrit dans "Au Bagne" les horreurs de ce qu'il voit, son reportage suscite de vives réactions dans l'opinion mais aussi au sein des autorités.
    « Il faut dire que nous nous trompons en France. Quand quelqu'un - de notre connaissance parfois - est envoyé aux travaux forcés, on dit : il va à Cayenne. Le bagne n'est plus à Cayenne, mais à Saint-Laurent-du-Maroni d'abord et aux îles du Salut ensuite. Je demande, en passant, que l'on débaptise ces îles. Ce n'est pas le salut, là-bas, mais le châtiment. La loi nous permet de couper la tête des assassins, non de nous la payer. Cayenne est bien cependant la capitale du bagne. (...) Enfin, me voici au camp ; là, c'est le bagne. Le bagne n'est pas une machine à châtiment bien définie, réglée, invariable. C'est une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice. On y chercherait vainement le gabarit qui sert à façonner le forçat. Elle les broie, c'est tout, et les morceaux vont où ils peuvent »
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • La Race des orphelins

    Oscar Lalo

    • Belfond
    • 20 August 2020

    Rentrée littéraire 2020 " J'ai longtemps rêvé que l'histoire de ma naissance exhibe ses entrailles. Quelle que soit l'odeur qui en surgisse. La pire des puanteurs, c'est le silence. "
    Je m'appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Je m'appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas. J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l'homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie.
    J'ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d'où ils viennent, même s'ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d'un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

  • Albert Londres, figure emblématique et historique du journalisme de terrain, couvre au quotidien les étapes du Tour de France et découvre ainsi la souffrance et les douleurs que s'infligent les coureurs, à une époque où la Grande Boucle n'avait rien d'une partie de plaisir. Bien au contraire c'est d'un véritable combat, d'une guerre avec ses blessés et ses dommages collatéraux, dont Albert Londres se fait ici le témoin.

    Extrait :
    - Vous n'avez pas idée de ce qu'est le Tour de France, dit Henri, c'est un calvaire. Et encore, le chemin de Croix n'avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l'arrivée. Voulez-vous voir comment nous marchons ? Tenez...
    De son sac, il sort une fiole :
    - Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux, ça c'est du chloroforme pour les gencives...
    - Ça, dit Ville, vidant aussi sa musette, c'est de la pommade pour me chauffer les genoux.
    - Et des pilules ? Voulez-vous voir des pilules ? Tenez, voilà des pilules.

  • Bienvenue à Valdez, en Alaska, à prononcer Valdiiiz pour que ça rime avec disease ("maladie" en anglais). Le ton est donné ! L'atterrissage ne se fera pas en douceur : le pilote, quasi imberbe, a appris le boulot sur le tas et s'allume une clope d'une main tandis qu'il contrôle de l'autre l'avion pris dans la tempête. Au programme à l'arrivée : nuits en dortoir avec les ouvriers, constat du conflit d'intérêts entre les caribous et les constructeurs de l'oléoduc, pêche au saumon en compagnie d'un Indien ivrogne, timide apprentissage de la danse two-step, et surtout, rencontre avec un échantillon représentatif de la population locale. Vous voilà dans la peau d'Harry Crews. Chargé par Playboy d'écrire un reportage sur le très controversé oléoduc trans-Alaska, Crews, qui fait ses classes en tant que journaliste sur le terrain, se heurte à des autochtones peu amènes. Mais plus la bière coule, plus les langues se délient. Place à Hap, le cuistot du camp, à la table duquel Crews fait la connaissance d'un contremaître furieux de s'être fait arnaquer avec des réveils défectueux pour les ouvriers, à Lynn, qui cuit des gâteaux pouvant dissimuler une fiole d'alcool, interdit sur le chantier, ou encore à deux tatoueurs exerçant leur art sur notre auteur une fois son taux d'alcoolémie suffisamment élevé. Les dialogues sont truculents, les situations rocambolesques et le récit de cette virée en pays hostile complètement déjanté. Le tout sur fond de conflit géo-écolo-politique : 15 ans plus tard, en 1989, les États-Unis connaissent leur plus importante marée noire. Le pétrolier Exxon Valdez échoue sur les côtes de l'Alaska, y déversant 40 000 tonnes de pétrole brut.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Albert Londres. Figure incontournable du grand reportage écrit du XXe siècle, défendant souvent des causes de justice sociale, Albert Londres a sillonné le monde pour les grands journaux de son époque et marqué plusieurs générations de journalistes contemporains. Après avoir décrit l'enfer de l'enfermement dans les retentissants "Au bagne" et "Dante n'avait rien vu", le journaliste s'attaque en 1925 à l'univers alors méconnu des hôpitaux psychiatriques. Pour le "Petit Parisien" il se rend dans plusieurs asiles d'aliénés afin de décrire les conditions de vie des malades mentaux qui y sont enfermés. Il visite les établissements, s'entretient avec le corps médical et les patients, dénonce les scandales sanitaires et les mauvais traitements, et dresse finalement en une douzaine d'articles un très lucide et très pertinent état des lieux de la psychiatrie et de la condition faite aux fous par la société de l'époque. Le journaliste n'hésite pas à exprimer aussi un point de vue politique radicalement humaniste sur ce monde de la folie et de la santé publique dans la France de l'entre-deux guerres.


  • Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée.



    Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?

    Axel Cadieux est journaliste pour les magazines Sofilm et Society, et réalise des sujets pour les émissions Court-Circuit (Arte) et Viva Cinéma (Ciné+). Il est l'auteur de plusieurs livres consacrés à Michael Mann, Paul Verhoeven, Twin Peaks ou la chaîne HBO, et d'un documentaire sur le jeu vidéo Street Fighter.

  • Voyage et enquête en Afrique noire du temps de la colonisation française. De beaux portraits qui démontrent tous les "bienfaits" de la colonisation. L'abus des punitions sur la population locale, la mise en place d'un système corrompu; poignant et troublant.

  • « Il y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition. Perdu au milieu de l'océan Pacifique, ce petit paradis semble promis à l'engloutissement par le réchauffement climatique. J'ai organisé ma vie autour d'une ambition saugrenue, le quadrillage méthodique de la planète. Moteur : toujours voir un pays en plus. Ce qui se profile ici, c'est un pays en moins. Je dois m'y rendre avant qu'il ne soit rayé de la carte. »

  • La DGSE - Direction générale de la Sécurité extérieure - est l'un des seuls services de renseignement au monde à recourir de manière intensive à la clandestinité. Son but : la défense des intérêts de la France. Engagés dans les régions les plus hostiles, ses agents peuvent se dissimuler sous une fausse identité et opérer avec une fausse activité pendant une longue période.
    Pour la première fois en France, mais également dans le monde, des agents clandestins de la DGSE acceptent de briser le silence. Jean-Christophe Notin donne la parole à ces « espions » qui courent les plus grands dangers. Leur expérience, complétée par celle de chefs de poste et de membres du Service action, permet de brosser un portrait de l'officier de la DGSE sur le terrain. Un portrait intime de ces hommes et ces femmes, engagés souvent seuls, sans arme, où les fantasmes sont confrontés à la réalité, les réussites professionnelles aux échecs sentimentaux, les motivations aux risques encourus...
    Un document choc.

  • La réputation d´Albert Londres (1884-1932) est indiscutable.
    Celui qui a laissé son nom à un des plus grands prix internationaux de journalisme était reconnu pour ses travaux d´investigation fouillés. Au travers de l´écriture, Albert Londres observe et transmet, avec minutie. Au-delà de ces seules interrogations sur un monde en mutation, c´est un devoir.
    Utilisant l´Histoire pour en expliquer l´actualité, l´homme, alors au sommet de sa gloire, décide d´entreprendre l´une de ses plus grandes enquêtes. Nous sommes en 1929, et c´est un sujet qu´il connaît mal : les juifs.
    S´ensuit un périple à travers une Europe troublée. Voyage qui commence à Londres, se poursuit à Paris en passant par les ghettos de Pologne et de Transylvanie, avant de le conduire en Palestine.
    Étonnamment, Albert Londres ne se rendra pas en Amérique, bien qu´il en parle à de nombreuses reprises.
    Dix-huit ans avant la création de l´État hébreu, son optimisme sur le sort des communautés juives de Palestine se traduit par vingt-sept articles initialement publiés en 1929 dans « Le petit Parisien » et qui donneront matière à ce livre essentiel.
    Tout au long de son enquête, Albert Londres relate ces extrêmes dont il est le témoin. En découvrant Tel-Aviv, il débarque à une période cruciale, où ce contraste le saisit. Loin de la misère des ghettos d´Europe centrale, la ville est ensoleillée. Les siècles d´oppression ne sont plus. Il y découvre des Juifs se comportant tels des citoyens d´un pays nouveau, dans une ville moderne et propre.
    Mais le trouble demeure. Le gouvernement de Sa Majesté britannique a trop promis, préparant une collision qui surviendra bien vite. La Palestine aux Arabes et aux Juifs ne sera pas telle que tous la rêvaient et l´espéraient.
    Par cette enquête exceptionnelle, Albert Londres n´hésite pas à avancer sur ces jugements, quitte à se tromper.
    Tout au long de sa lecture, chacun demeure libre de se forger sa propre opinion, et c´est là l´une des grandes forces de celui qui fut un formidable journaliste, fondateur du grand reportage.
    Ce livre est une part de notre histoire commune.
    Il nous appartient d´en saisir l´essence et l´importance de ne pas oublier.
    Dans une Europe face à ses démons, la préface de Michèle Kahn nous rappelle Oh ! que vous nous manquez, M. Londres !

    GC

  • Au coeur des serres incandescentes de l'Andalousie, Thomas Volner, reporter-photographe, découvre la mer de plastique où des hommes travaillent par milliers pour inonder l'Union Européenne de fruits et légumes éclatants. Chaque jour, il côtoie la dévastation environnementale et les nouveaux esclaves de l'agroalimentaire. Mais quand des enfants de la région sont retrouvés suspendus aux arbres comme des oiseaux piégés, ce sont les silences du franquisme qui vont le submerger. Et l'insondable étrangeté des « poupées de Nijar »...

  • Un matin de février, deux corps mutilés sont découverts à Bruxelles : celui d'un SDF dans un parking, puis celui d'un nanti dans son appartement. La commissaire Natacha Barthel arrive sur les lieux. À ses côtés, une journaliste autorisée à couvrir les deux enquêtes. Ça sonne comme un polar. Sauf que tout est vrai ! Anne-Cécile Huwart livre le récit de cinq années de reportage sur les pas de la Crim'.
    Anne-Cécile Huwart est journaliste indépendante. Elle a travaillé et travaille pour différents médias dont Le Soir, Moustique, Le Vif l'Express ou encore Médor, sur des enquêtes et des reportages au long cours. Elle a été finaliste du prix Belfius 2019. Mourir la nuit est son premier livre. À la croisée du journalisme et du policier, son récit se situe dans un genre peu exploré en Belgique : la littérature du réel.
    "C'est l'une des sorties littéraires marquantes de ce début du mois de novembre." Maxime Maillet, Vivacité RTBF
    "Son reportage, retranscrit dans ce premier roman, est glaçant de vérité, remarquable et tout à fait passionnant" Anouk Van Gestel
    "Le premier roman d'Anne-Cécile Huwart est fascinant, il ouvre la porte au commun des mortels sur un univers de brutalité insoupçonné : glaçant de vérité. Un livre époustouflant, à lire absolument ! " Lucile Poulain RTBF
    "Avec des suspects pourtant connus dès le début (mais sont-ils les assassins ?), on ne lâche pas le livre car au fond, ce qui nous tient en haleine, davantage que les circonvolutions des affaires, c'est l'exploration d'un univers qui nous laisse apercevoir la complexité des vies et de la psyché humaines." Michel Zumkir, le Carnet et les Instants.

  • Réussir une interview : 30 conseils pour bien répondre aux médias Nouv.

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    Autrefois, lorsque l'on était contacté par les médias, il était possible de prendre du temps pour préparer son interview. Aujourd'hui, une information fait le tour du monde en moins de deux heures et les médias traditionnels mais aussi les blogueurs, les web TV et les web radios sont autant d'occasions d'être interviewé dans l'instant.

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    Donner la priorité aux faits


    GAËL DE VAUMAS est le fondateur et le directeur de la rédaction d'Acteurs de Santé et de Press Tv News. Diplômé du CFPJ et de Sciences Po, il est journaliste international, spécialisé en économie et en santé.

    STÉPHANIE CHEVREL est la présidente de l'Observatoire de l'Information Santé et directrice éditoriale de la chaîne Acteurs de Santé. Diplômée de l'IFP et de Sciences Po, elle est spécialiste de l'information et de la communication santé.

    GABS est dessinateur et auteur de nombreux livres. Il travaille pour la presse magazine, l'édition et la communication.

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  • En 1920, au prix de mille difficultés - et de mille détours -, Albert Londres parvient à s'infiltrer dans la Russie des soviets. Il lui faut en effet cinquante-deux jours pour se rendre de Paris à Petrograd (Saint-Pétersbourg). En France, son reportage fait sensation. Son journal, Excelsior, annonce à la une: "M. Albert Londres est le premier journaliste français qui ait réussi à pénétrer jusqu'au coeur de la République des soviets".

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