• « Les garçons, une bière ? », « Tu mets trop de temps à te préparer », « Ce sont des trucs de bonnes femmes », « C'est qui cette coquine ? », « Est-ce qu'elle a un Jules ? », « On ne peut plus rien dire »...

    À travers vingt phrases, susceptibles d'être entendues au quotidien et bien souvent dites par nos pères, Fanny Anseaume soulève de nombreuses problématiques au coeur du débat post-MeToo.
    Loin d'être un texte à charge, l'autrice aborde le féminisme avec la tendresse d'une fille s'adressant à son père, tend à renouer le dialogue et à créer un lien générationnel grâce à la pédagogie et aux retours d'expériences.

    Un livre à mettre entre toutes les mains pour comprendre les luttes féministes et les écarts générationnels.


    Biographie de l'autrice :
    Fanny Anseaume est une jeune femme de trente ans qui, après quelques années à travailler dans la mode, a voulu prendre une autre voie. Étudiante en sociologie, féministe convaincue mais toujours en construction, elle souhaite partager un peu de son expérience pour peut-être ouvrir des discussions.

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

     

  • Sont régulièrement réunis les professionnels (pédagogues, psychistes, élus municipaux, travailleurs sociaux, animateurs, éducateurs, ...) afin de travailler ensemble autour d'initiatives concrètes mises en place dans les lieux des enfants (écoles, lieux d'accueils, collèges...) pour prévenir les phénomènes de violence. C'est ainsi que différents dispositifs comme le « jeu des trois figures », les ateliers philos, les cafés de parents fonctionnent avec efficacité dans les quartiers difficiles.

    Des Etats généraux de l'enfance sont organisés périodiquement pour faire le point sur ces expériences lilloises et inviter des acteurs de France et d'Europe à venir témoigner de leurs inventions au sujet de la prévention de la violence chez les enfants. Ces moments sont l'occasion d'associer les parents aux travaux des professionnels et d'inviter des conférenciers autour des grandes questions sociétales actuelles (harcèlement, violence entre enfants, maltraitance, développement de l'enfant d'aujourd'hui...).

    Des cycles de formation sont également proposés aux professionnels afin de les aider à comprendre les processus en jeu dans ces problématiques complexes.

    L'ouvrage raconte les étapes de cette histoire ponctuées de chapitres théoriques sur les questions de violence dans l'enfance, sur le plan anthropologique, psychologique, pédagogique, social et politique.

  • Des enfants et des adolescents aux comportements difficiles mettent à mal les dynamiques groupales, s'esquivent des prises en charges individuelles, épuisent les adultes, s'agrippent à l'agir et à la transgression dans des processus d'exclusion qui n'en finissent pas de se répéter. Auprès d'eux, des équipes éducatives s'interrogent sur le bien-fondé de leur action. En écho, les institutions qui les accueillent se trouvent déstabilisées et sont à la recherche de réponses pertinentes.

    Dans une sorte de laboratoire des pratiques, des professionnels, éducateurs, psychiatre, responsables institutionnels, formateurs ont mis en commun, pendant six années, leurs expériences et leurs recherches. Cet ouvrage restitue la formulation d'une pensée et d'une théorie de la pratique éducative, élaborée à plusieurs, qui se révèle essentielle dans le processus de maturation et d'humanisation de ces sujets en devenir et s'inscrit dans une dynamique réactualisée des fondements institutionnels.

    En effet, la nécessaire adaptation des institutions et de leur mode de fonctionnement aux problématiques de ces jeunes est un défi en termes de management pour les équipes de direction qui doivent conjointement gérer les procédures et protocoles, animer des temps d'élaboration clinique mais aussi ouvrir de nouveaux espaces de créativité et d'espoir.

  • Les médecins hospitaliers n'ont pas l'habitude de se plaindre. Leur vocation est de soigner les autres et non de se préoccuper de leur propre santé physique et psychique. Et pourtant burn-out, suicides et accidents professionnels ne sont pas rares dans la communauté médicale.

    Au CHU de Montpellier, à la suite de la mort tragique d'un jeune médecin, un groupe « bien-être au travail » s'est créé dans l'objectif de valoriser l'expression du vécu du métier plutôt que de rechercher les coupables. Les difficultés relationnelles au sein des équipes médicales et le sentiment de non-reconnaissance sont apparus comme facteurs principaux de souffrance. Ce changement de représentation sociale du médecin à l'hôpital a conduit à des actions concrètes : amélioration des relations médecins /directeurs, ouverture d'une consultation spécifique pour les médecins, rédaction d'une charte des relations en équipe... 

    À l'ère d'un management centré sur la performance et l'inflation des messages électroniques, cette expérience, qui se poursuit aujourd'hui, montre combien les échanges « en chair et en os » entre collègues sont les garants d'une coopération efficace et de la santé au travail. Médecins et directeurs en témoignent. Une bande dessinée illustre quelques aspects de leur vie dans l'hôpital du XXIe siècle.

  • Ce guide, réalisé par l'ADEME avec ses partenaires Inddigo et Orée, est destiné aux décideurs et acteurs de l'urbanisme afin de leur donner des clés opérationnelles leur permettant de mener leurs projets à l'aune des enjeux de l'économie circulaire : il présente en première partie des recommandations méthodologiques et des outils pour engager et animer une démarche d'économie circulaire, il est suivi d'une analyse des retours d'expérience des 9 projets/territoires inspirants issus des deux saisons de l'expérimentation Economie circulaire et urbanisme.

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