• Angle Mort est une revue électronique de littératures de genre (science-fiction, fantasy, fantastique, etc.). Elle propose des nouvelles en ligne d'auteurs francophones ou traduits, en accès gratuit sur le web ou à l'achat d'un numéro complet.

  • Le sixième numéro de la revue d´ici là est consacré à la création :

    L´immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement.


    « L´immobilité de celui qui écrit met le monde en mouvement.


    C´est dans la mesure même où l´on est arrêté dans une immobilité voyeuse que les choses sont mobiles. La pensée aussi n´existe que par rapport à un arrêt qui est un blanc. Joël Bousquet a écrit : ce paralytique a fait un trou dans l´espace. Écrire, c´est faire ce trou dans l´espace. Tout part de l´immobilité, de ce travail corporel. Le funambule a le même problème, il tente de réunir le mouvement et l´arrêt, de trouver le juste équilibre entre eux. La table de l´écrivain est mentale, c´est une façon de savoir s´arrêter, de commencer en sachant qu´il n´y a aucune origine. Écrire est un métier d´ignorance.


    Le silence est une forme » La poésie entière est préposition, Claude Royet-Journoud, éditions Éric Pesty.

  • Après plusieurs mois de préparatifs, le premier numéro dévoile donc la formule de Angle Mort : quatre nouvelles d'auteurs francophones ou étrangers disponibles gratuitement à raison d'un texte toutes les trois semaines, ou accessibles tous les quatre immédiatement avec quelques bonus (interview de chaque auteur) pour la modique somme de €2.99 (une combinaison qui n'est pas sans rappeler celle de la revue américaine Lightspeed Magazine). Une formule double qui a pour but d'amplifier la visibilité auprès d'un large public tout en récompensant les fans les plus fidèles de leur soutien. Elle rejoint d'autres canaux qui, nous l'espérons, nous permettront à terme de rémunérer nos auteurs et traducteurs.

    "Ao", une fiction courte mi-poétique, mi-prophétique de Laurent Kloetzer, "Coeur flétri", une nouvelle de fantasy aztèque d'Aliette de Bodard, "Lenny Bruce, comique galactique", un hommage potache déguisé en comédie galactique de Xavier Mauméjean, et "Deuxième personne du singulier", un texte de hard SF de Daryl Gregory, vertigineux bijou gravitant autour des neurosciences.

    Deux auteurs francophones, deux anglophones (bien qu'Aliette soit française, elle écrit en anglais) qui donnent un aperçu de la politique éditoriale de Angle Mort : le soutien aux auteurs francophones (débutants ou confirmés), et l'exploration d'une nouvelle vague d'auteurs anglo-saxons peu ou pas encore publiés en français. Cette sélection démontre aussi par l'exemple le large spectre de genres concernés, et une politique qui fait primer la qualité et l'originalité sur les étiquettes.

    Angle Mort se lance donc avec la casquette de défricheur d'un espace (la publication de nouvelles en ligne) encore mal cartographié, mais avec l'envie d'y croiser d'autres explorateurs, des animaux sauvages et des paysages grandioses. Bref, de s'aventurer.

  • Le septième numéro de la revue d'ici là est consacré au temps :

    Le présent n'est que la crête du passé et l'avenir n'existe pas | Vladimir Nabokov, Partis pris.

    « L'écrivain n'a pas pour tâche de créer du nouveau de l'original, mais d'être expert dans l'art de l'imitation. Imiter, c'est, avons-nous dit, mimer un affrontement pour combler le manque, l'écart, afin de faire advenir de la présence. Savoir imiter le futur toujours déjà là, toujours d'une certaine façon présent, contre le passé qui ne demande qu'à céder pour le réaliser, tel est le pouvoir de celui qui aime. »

  • Le numéro 4 de la revue électronique Angle Mort est là - à emporter à la plage ou, plus vraisemblablement, à l'abri de la pluie dans un café.

    Au programme :

    « Dieu, vu de l'intérieur », novelette SF de Jean-Claude Dunyach, explore l'immense, l'inexplicable, comme vécu par un couple absorbé dans un labo de recherche.

    « Sale n. » de Ted Kosmatka nous rappelle de manière incroyablement poignante et humaine que le racisme guette encore aujourd'hui au tournant de toute avancée scientifique.

    « Dahut », courte fantaisie d'Hélène Marchetto inspirée du mythe de la ville d'Ys, baroque, entropique, et pour tout dire inclassable.

    « La voix de son maître », petit bijou du nouveau prodige finlandais Hannu Rajaniemi, qui mêle des idées SF aussi poétiques que vertigineuses à une construction narrative irréprochable.

    Pour couronner le tout, « Confort de niche », le rituel édito de Sébastien Cevey et Laurent Queyssi, remet cette fois en question l'écart entre l'esprit de la science-fiction et l'image qu'elle émet.

  • Angle Mort est une revue électronique de littératures de genre (science-fiction, fantasy, fantastique, etc.). Elle propose des nouvelles en ligne d'auteurs francophones ou traduits, en accès gratuit sur le web ou à l'achat d'un numéro complet.

  • Décapage est une revue littéraire semestrielle éditée par les éditions de La Table Ronde. Cette version numérique propose une anthologie de 8 nouvelles tirées de plusieurs numéros de la revue.

    Nouvelle n°1 : Par ordre du Roi, par Stéphane Héaume Où l'on apprend qu'il faut se méfier des petits poètes aveugles offerts par un roi. Qu'on soit dans le désert ou ailleurs.

    Nouvelle n°2 : Hiver progressif, par Jean-Philippe Blondel Où l'on prend conscience que le temps passe en allant dîner chez un vieil ami qui nous annonce la mort prochaine de son père.

    Nouvelle n°3 : La loi Cioran, par Jean-Marie Blas de Roblès Où, pour lutter contre la prolifération des livres il fut décidé par décret que l'auteur devrait payer de sa vie l'honneur d'être publié.

    Nouvelle n°4 : Les vies imperméables, par Arnaud Dudek Où on ignore qui est celui que l'on croise dans la rue, un bon père de famille, un salaud, un meurtrier.

    Nouvelle n°5 : Journée d'automne, par Alexandre Gouzou Où l'on marche dans Paris, aussi perdu et seul dans la ville que dans sa vie. Et soudainement, un accident de la circulation survient.

    Nouvelle n°6 : Interview exclusive de l'homme de l'année (propos recueillis à la petite semaine), par Franz Bartelt Où l'on assiste un une interview sans langue de bois de l'homme de l'Année, qui n'est pas forcément celui qu'on croit.

    Nouvelle n°7 : L'imagination au pouvoir, par Benoit Schmutz Où l'on retourne sur les bancs de la fac, avec Marco qui planche sur l'ultime version de son exposé.

    Nouvelle n°8 : Ma vie sans Bourbaki, par Christine Avel Où l'on va sur les traces de Nicolas Bourbaki, mathématicien imaginaire.

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