• Chiens de paille est une charge radicale contre notre humanisme libéral. Mettant à mal nos certitudes les plus chères et nos croyances les plus salvatrices, John Gray y dissèque la façon dont nous portons un regard inepte sur un monde que nous ne pouvons sauver et qui n'a nul besoin de l'être.

  • Argent animal

    Michaël Cisco

    Lors d'une conférence sur la finance en Amérique du Sud, cinq économistes développent un concept de monnaie vivante, capable de se reproduire. Bientôt l'argent animal croît et se multiplie, envahissant le monde.

  • L'adolescence est réputée être le théâtre d'un moment de crise, de recherche, de découverte, d'interrogation métaphysique pour le jeune être humain. Au carrefour d'un passé qu'il aspire à surmonter et d'un avenir aux traits inconnus, celui-ci semble vouloir y traiter avec l'intraitable de sa condition native dont dépendent son identité et son marquage à l'intérieur d'une filiation. Mais l'adolescence se réduit-elle, comme on le croit communément, à l'âge dit « pubertaire », voué par principe à être traversé et abandonné derrière soi?? Qu'emportons-nous, au sortir de l'enfance, de cette enfance précisément?? Quant à l'éthique, quelle décision exige-t-elle de l'adolescent pour qu'il assure son entrée dans l'âge adulte?? À travers notamment une analyse de la figure d'Hamlet et une lecture du poème de Rimbaud intitulé « Jeunesse », Paul Audi se propose dans cet ouvrage de rattacher les caractéristiques du « moment adolescent » à une conception qui lui est propre de la finitude humaine. Il tente en même temps de mesurer la portée de cette affirmation que l'on doit à la psychiatrie française contemporaine, à savoir que « ce qui se passe en adolescence est une métaphore des problématiques de notre société ».

  • Koala

    Lukas Bärfuss

    Lukas Bärfuss va dans sa ville natale pour donner une conférence sur un grand poète allemand, Kleist, dont la fin choisie nous est connue. Il y retournera quelques mois plus tard après le suicide de son frère.
    Comment expliquer un tel acte et le silence qui l'entoure ? Bärfuss cherche des réponses aux questions que son frère lui a laissées. Il passe de l'incompréhension à la colère, puis à la culpabilité, à la recherche de motivations et de points de comparaison dans l'histoire et dans la littérature.
    En se souvenant du surnom de son frère à l'adolescence, il part à la découverte du koala et de l'histoire tragique de l'Australie, comme si un nom pouvait influencer un destin. Tout en sondant l'insondable, il décrit l'occupation d'un territoire où s'affrontent hommes et nature. Un roman sur la violence, envers soi-même et autrui, qui remet en question notre ambition et notre mode de vie industrieux.
    L. F.

    Né à Thoune en 1971, Lukas Bärfuss est un écrivain et dramaturge suisse dont les pièces sont jouées dans le monde germanophone et au-delà. Son roman Cent jours, cent nuits sur le génocide au Rwanda a été traduit en douze langues. Bärfuss a obtenu l'équivalent du Goncourt suisse, le Schweizer Buchpreis, pour Koala en 2014.

  • La Mutualité française est de loin le plus grand mouvement social de notre pays : un Français sur deux est mutualiste. Cependant, ces vingt-cinq millions de bénéficiaires ignorent la plupart du temps le sens de leur adhésion. La Mutualité trouve ses racines dans une riche histoire. Sa compétence dans le domaine de la santé, sa notoriété appelaient à briser l'ignorance qui entoure encore ses réalisations et ses objectifs. Pionnières en matière de prévention, partenaires novatrices et indispensables pour une politique de santé, les sociétés mutualistes forment un tissu vivant de militants, d'élus, dont l'activité irrigue et fortifie les structures sociales en protégeant les individus. Dans un contexte de crise, à l'heure où les prestations de santé sont remises en question par certains, il était important de faire le point sur l'idéal, les concepts, les réalisations et l'avenir du mouvement mutualiste, plus actuel que jamais.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qui a été battu le 28 mars 1993 ? La Gauche, la Social-démocratie à la française ? Jean Poperen répond : "Non". La politique menée - en tout cas depuis 1983 - n'était pas une politique socialiste : ce fut une gestion à vernis social de l'économie libérale, ce que Jean Poperen appelle le "Social-libéralisme". Les socialistes ont baissé pavillon devant le Capitalisme financier, et les exigences des forces dominantes de l'économie libérale, devant les nouveaux intégrismes, dont le danger se camoufle sous la "nouvelle laïcité", devant les conséquences désastreuses du présidentialisme. Cette politique était celle préconisée depuis des années par la « deuxième Gauche » : c'est elle qui vient d'être battue, c'est elle qui a été disqualifiée par l'épreuve du pouvoir. L'avenir de la Gauche ? C'est d'affronter les nouveaux défis qui sont ceux de la mondialisation : apprendre à "piloter toute la planète". La base de cette politique de régulation de l'économie mondiale, devrait être une Europe construite autour d'un véritable contrat social. Un pamphlet sans indulgence, vis-à-vis de la gestion des dix dernières années.

  • Ce recueil rassemble des textes brefs décrivant des situations concrètes qui nécessitent une réflexion de nature éthique. Il s'agit de remédier à une situation de pénurie car, du côté anglophone les manuels d'études de cas ne manquent pas et ils constituent une précieuse ressource pédagogique. L'objectif est donc de mettre un outil à la disposition des professeurs et des étudiants francophones dans des cours d'éthique appliquée. Chaque texte est suivi de questions ou de prises de position destinées à alimenter des discussions en classe. Le recueil constitue donc un réservoir de cas pour la pédagogie en matière d'éthique. Grâce aux situations variées, il permet de montrer l'importance d'une réflexion au quotidien sur des dilemmes et des défis relevant effectivement de l'éthique. Les pistes de réflexion et d'analyse proposées sont très diversifiées. L'intérêt du recueil réside dans cette multiplicité de situations réalistes proposées par les auteurs. C'est ce qui lui donne une réelle pertinence comme mise en circulation, dans la francophonie, de questionnements touchant les défis éthiques du monde contemporain.

  • Tente une approche globale du problème de la formation, le problème social de la fin du XXe siècle.

  • Au-delà du constat d'un « déni » de la mort qui est loin d'être l'apanage de notre époque, ce livre apporte un éclairage neuf à la place de la mort dans notre société. Les pistes qu'il dessine font apparaître avec force l'importance de recréer de nouvelles solidarités pour permettre aux vivants de reprendre « leurs marques » avec la mort. Marie-Thérèse Gatt livre sa vision d'une mort partagée en tant que responsable d'une unité de soins palliatifs. Patrick Baudry rappelle que la mort est d'abord fondatrice de culture, du rapport à l'autre. Bernard Paillard montre comment le sida, tout en secouant nos illusions, appelle à une réaffirmation du lien social. « Le Penser-Vivre », une collection pour comprendre les phénomènes qui affectent nos existences de personnes et de citoyens. En incitant les spécialistes à s'engager dans le débat, « Le Penser-Vivre » veut raviver en chaque lecteur l'excitation de penser et de discuter.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty