• La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.
    © 1992, Flammarion, Paris.
    Édition corrigée et mise à jour en 2008 Titre VO : "On the origin of species by means of natural selection, or the Preservation of favoured races in the struggle for life" Couverture : Virginie Berthemet© Flammarion

  • Pourquoi je rêve la nuit ? Qu'est-ce que l'amour ? Pourquoi on meurt ? Quelle est la différence entre l'animal et l'homme ? Comment est né le monde ?Les enfants s'étonnent en permanence du monde qui les entoure et ont envie de tout comprendre. Ils posent des questions aux adultes au sujet de ce qu'ils vivent, de ce qu'ils voient, et il n'est pas toujours évident de leur répondre ! En cela, ce sont des apprentis philosophes qu'il est essentiel d'encourager et d'aiguiller dans leurs questionnements quotidiens. C'est de cette volonté qu'est né ce livre. À la fois théorique et pratique, sérieux et original, cet ouvrage a été imaginé pour vous amener à dialoguer avec vos enfants et réfléchir ensemble aux grandes questions de la vie. Sept thématiques vous invitent à entrer dans un univers philosophique et créatif, du rêve à l'amitié, en passant par la mort, l'univers, la tolérance, l'animal et la nature. Vous y serez guidé·e·s " pas à pas ". Au fil de la réflexion, vous pourrez lire des contes philosophiques aux enfants, commenter ensemble des citations de philosophes mais aussi créer des objets originaux et spécialement onçus comme des " miroirs " de la partie philosophique (attrape-rêve, animal totem, carnet du coeur...). Préparez-vous à de riches échanges d'intuitions, d'idées et de moments créatifs !
    15 contes philosophiques50 activités philo7 activités créatives2 activités philo-nature

  • La musique est mystère, la musique est danger, mais surtout la musique reste possibilité. Il ne s'agit pas d'un divertissement passif. Au contraire, elle est toujours à même de créer chez l'auditeur des passions nouvelles et de changer le cours de sa vie.
    Avec cette conférence prononcée le 20 janvier 1929, Paul Nougé signe l'un des textes majeurs du surréalisme, à la fois théorie philosophique et pamphlet politique. Si l'on a fait de la musique, de la peinture ou de la poésie de simples distractions, c'est pour mieux nier leur potentiel subversif, à même de bouleverser l'ordre social.
    Avec un esprit d'une indépendance rare, Nougé se tourne vers les voies qui restent à explorer par les artistes de tous horizons. Ne soyez sûr que d'une chose : "Il est certain que la musique est dangereuse."

    Le belge Paul Nougé (1895-1967) rencontre en 1925 Breton, Aragon et Eluard, et signe le tract La Révolution d'abord et toujours. Il devient, avec Magritte, le premier instigateur du surréalisme en Belgique et son théoricien le plus original. Il est le premier exégète de l'oeuvre de Magritte en publiant Les Images défendues en 1929. Il publie dans les revues Variétés et Documents. Mais Nougé est un solitaire. Il rompt avec André Breton en 1950 et rejoint Marcel Mariën et sa revue Les Lèvres nues.

  • Vous voulez faire de votre chez-vous un havre de verdure luxuriante ?Laissez-vous guider par une équipe d'experts et trouvez les plantes qui correspondent à vos envies et votre intérieur !Dans cet ouvrage, découvrez une large sélection de plantes, ainsi que tout ce que vous devez savoir pour les entretenir et les garder belles : emplacement, exposition, arrosage, multiplication...Michel Beauvais, Philippe Bonduel et Alain Delavie sont tous trois spécialistes en jardinage. Ils sont auteurs de nombreux ouvrages de référence sur les plantes et le jardin, notamment aux éditions Rustica.

  • Cette édition du code Vagnon est l'outil indispensable pour réussir votre examen selon l'épreuve officielle et obtenir votre permis plaisance option côtière. Au programme :
    - Une formation théorique structurée autour des principaux thèmes.
    - Une formation pratique pour apprendre les bases de la navigation maritime.
    - Des contenus pédagogiques illustrés de schémas et photos pour mieux comprendre les cas pratiques.
    - En fin de chapitre, des pages didactiques pour retenir l'essentiel et tester vos connaissances avec des questions d'examen.

  • La fibromyalgie, qui touche 2 à 3 % de la population, est une maladie complexe, caractérisée par des douleurs musculaires et articulaires intenses, ainsi qu'une grande fatigue. Cette affection se double souvent d'une souffrance psychologique liée à la déconsidération des personnes atteintes, alors qu'elle est reconnue par l'Organisation mondiale de la santé et la Haute autorité de santé.Les docteurs Jean-Luc Renevier et Jean-François Marc vous donnent les clés pour comprendre le fonctionnement de cette maladie et pour mieux la vivre au quotidien (gestion de la douleur, soulagement du stress, thérapies complémentaires...).Associant rigueur scientifique et approche bienveillante et empathique, les auteurs abordent le sujet sans tabou. De nombreux cas cliniques et témoignages complètent le livre, apportant aux explications médicales un regard humain et pratique sur cette maladie.

  • À partir de la visite métaphorique d'une ville fortifiée (la ferme, le réfectoire, le salon, la chambre, la salle des cartes, la chapelle, etc.), le père Guy-Emmanuel Cariot fait le tour de notre vie humaine et spirituelle et propose une méthode très simple pour identifier les lieux de souffrance et de péché dans notre vie, résister aux attaques de l'ennemi et exercer pleinement notre liberté d'enfants de Dieu.Fruit de l'accompagnement spirituel de l'auteur auprès de personnes en souffrance qui viennent le solliciter en tant qu'exorciste diocésain, cette méthode très concrète s'adresse bien évidemment à ceux qui pensent être victimes - à tort ou à raison - des attaques du Tentateur, mais plus largement à tout chrétien qui prend au sérieux la vie spirituelle en général et le combat spirituel en particulier.

  • Humphry Repton (1752-1818) est l'héritier d'une longue tradition du jardin paysager à l'anglaise, inaugurée vers 1720. Il se veut le successeur de Lancelot Brown, le plus fameux interprète de ce style, et se distingue de son inspirateur en adaptant sa manière à de nouvelles exigences des clients. Travaillant non seulement pour l'aristocratie mais aussi pour une riche bourgeoisie d'affaires, il vante son pragmatisme : « L'utilité doit parfois primer sur la beauté, et la commodité être préférée à l'effet pittoresque aux abords de demeures des hommes ». En écrivant ceci, il s'oppose aux théoriciens du « pittoresque » comme Uvedale Price et Richard Payne Knight, qui concevaient l'art paysager uniquement comme un succédané de la peinture de paysage. Repton insiste au contraire sur la nécessité pour le jardinier-paysagiste de s'adapter aux « circonstances », c'est-à-dire non seulement au site et à la fonction de la propriété, mais aussi au statut social de son propriétaire. Le bon goût tel qu'il le conçoit ne sera plus seulement, comme au siècle précédent, une affaire d'esthétique, mais, de manière plus générale, de « convenance ». Ce terme se rapporte aussi bien au nouveau savoir-vivre bourgeois qu'au souci du confort et de la commodité. Les recettes classiques du jardin paysager qu'étaient la ceinture opaque d'arbres, l'aménagement d'immenses lacs artificiels et l'envahissement du parc par la pelouse sont critiquées par Repton au profit d'un retour des formes régulières aux abords des demeures, de l'introduction de terrasses et d'allées gravillonées, et par le souci de réintroduire des massifs de fleurs. On peut à cet égard le considérer comme le précurseur du jardin victorien.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Carl von Clausewitz. Conçu, écrit et constamment remanié entre 1816 et 1830, demeuré inachevé mais publié à titre posthume en 1832, "De la guerre" doit sa célébrité et son influence au fait qu'il est le premier traité de stratégie militaire à envisager la guerre comme constante anthropologique et à en élaborer une philosophie. Tirant la leçon des bouleversements introduits dans la conduite des guerres par les campagnes de la Révolution française et de l'Empire, Clausewitz insiste sur le rôle décisif que jouent les forces morales dans les conflits, alors que les auteurs spécialisés jusqu'alors ramenaient l'art de la guerre à de simples séries de mouvements de troupes. Selon lui, les soldats doivent être galvanisés par de puissantes motivations idéologiques et la force d'âme, faite de courage et de détermination mais aussi de clairvoyance intellectuelle, est la qualité suprême du chef de guerre. S'opposant au cosmopolitisme et à l'humanisme pacifiste de la génération des Lumières en Prusse, qui avait accueilli avec enthousiasme le traité d'Emmanuel Kant "Pour la paix perpétuelle", il met ici véritablement en relation la guerre et la politique en développant sa célèbre formule selon laquelle "la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens". Selon lui, la guerre n'est "ni un art, ni une science, mais un acte de la vie sociale". De théories sur le concept de "guerre absolue" ("La guerre est un acte de violence à l'emploi de laquelle il n'existe pas de limites") en réflexions sur la doctrine stratégique ou la guérilla, "De la guerre" sera lu et relu avidement par la plupart des responsables politiques et militaires des 19e et 20e siècles, dont notamment Marx, Engels et Lénine, même si l'enseignement que ces générations ont cru devoir en tirer montrent que son interprétation a donné lieu à de graves contresens, dont le plus éclatant a consisté à faire de lui un précurseur de la guerre totale. Indéniablement, Clausewitz est un belliciste pour qui la guerre est l'épreuve la plus haute et la plus salutaire dans la vie des États, et le moyen privilégié de l'affirmation nationale, mais ce bellicisme n'est pas sommaire. Il découle d'une conception nouvelle de la nation, inspirée par la leçon de la défaite de Iéna qui a failli entraîner la disparition de la Prusse et la transformation de l'Allemagne en satellite de la France.

  • En 1806, à vingt-six ans, Clausewitz, officier prussien, assista à la défaite dIéna. Il tira de cette expérience lidée maîtresse de son traité De la guerre (1832), dont il nacheva que le livre I : « La guerre est un acte de violence à lemploi de laquelle

  • Lacan disait à ses élèves : « Moi, je suis freudien, si vous voulez être lacaniens, à vous de le montrer. » C'est précisément ce que ce séminaire tente de faire : comment être lacanien avec Freud, tout contre Freud.

    Lacan est certainement un élève de Freud puisque l'oeuvre de celui-ci a intégralement inspiré la sienne. Il avait pour Freud la plus grande admiration du fait de son courage intellectuel, de la solitude, malgré le nombre de ses disciples, qu'il a assumée au sein d'une capitale, d'un milieu, d'une culture qui lui étaient fondamentalement hostiles.

    Il reste que ce que Lacan a introduit et que Freud a manqué, c'est le rôle du langage en tant qu'il est constitutif de notre vie psychique et bien sûr corporelle, et de cette instance incroyable qui s'appelle l'inconscient et qui, à notre insu - insu de mauvais gré -, dirige nos pensées, nos désirs et notre existence.

  • Arnold Schwarzenegger est né une première fois en Autriche, le 30 juillet 1947. Le cinéma, lui, l'a fait naître comme prodige. Né d'un éclair prophétique dans Terminator, d'une expérience génétique dans Jumeaux, d'un rêve d'enfant dans Last Action Hero, il a traversé la fin du vingtième siècle comme un oracle, pour annoncer le destin de l'homme à l'époque de sa reproductibilité technique. Comme le Terminator, il est venu nous faire craindre le futur et en même temps nous le faire aimer. Comme lui, il est venu, sans contradiction, sonner le glas de l'humanité et en même temps la sauver, en prenant au pied de la lettre le rêve américain du self-made-man. Trente ans plus tard, la prophétie s'est réalisée : l'homme est devenu un cyborg. Et Schwarzenegger? Qu'est-il devenu? Jérôme Momcilovic est critique et dirige les pages cinéma du magazine Chronic'art. Prodiges d'Arnold Schwarzenegger est son premier livre.

  • La boîte à outils, conceptuels et méthodologiques, du sociologue clinicien, élaborée à partir de divers terrains de recherche ou d'intervention.

    Cet ouvrage de référence rassemble les méthodes et problématiques centrales ainsi que les objets et champs de recherche investis par la sociologie clinique. La spécificité de cette approche tient à la façon d'appréhender et d'analyser les phénomènes sociaux et psychiques, dans une perspective à la fois théorique (elle articule la compréhension des processus sociaux à celle du sujet jusque dans ses processus intrapsychiques) et politique (elle pose au-delà de la critique, la nécessité d'une clinique du social et l'accompagnement des processus de subjectivation).

  • L'interprétation straussienne de Machiavel n'a-t-elle pas valeur de provocation ? En rendant justice au sens commun qui voit en Machiavel un prophète du Mal, « l'angélisme » de Leo Strauss - auquel d'aucuns se laissent prendre - ne s'avère-t-il pas être une manoeuvre diabolique ? Notre rapport à Machiavel est obscurci par la manière dont il a lui-même ouvertement ou publiquement exposé son enseignement. Parce que nous sommes « machiavellisés », nous ne pouvons plus prendre la mesure de son étrangeté. Pris ou compris dans le mouvement de la Modernité dont il est le fondateur, nous ne pouvons plus concevoir qu'il puisse s'instaurer un rapport vivant, fascination ou hostilité, entre lui et nous. Strauss ne lit pas Machiavel à la lumière de ce qu'il a permis de fonder - la Modernité - mais à la lumière de ce qu'il a récusé - la Tradition classique. Ce n'est pas là nécessairement privilégier comme critère d'interprétation le passé par rapport au futur, mais éclairer ce que Machiavel dissimule : son affrontement avec la philosophie classique. Il dissimule ce conflit par ce qui paraît y mettre un terme. Figure énigmatique, ainsi le fait réapparaître l'interprétation straussienne : car si Machiavel est le premier à porter l'assaut contre la cité classique - première vague de la Modernité selon Strauss -, ne nous engage-t-il pas par ailleurs à renouer conversation avec les Anciens et, en suivant la trace de l'antique vertu, à inventer la gloire moderne ? Énigme de Machiavel qui est aussi énigme de Strauss, philosophe politique ; car si ce dernier nous a initiés par la redécouverte d'un art de l'écriture à un nouvel art de la lecture, comment lire Strauss lisant Machiavel lecteur de Tite-Live ? Que penser enfin du socratisme de Leo Strauss reconnaissant en Machiavel le compagnon de Socrate, qui, tous deux, contre les Sophistes et la réduction du politique aux purs jeux de langage, ont appris à voir au-delà de cette apparence le sérieux et l'âpreté des « choses humaines » ?

  • Les traités d'Aristote sur le mouvement des animaux sont des textes fondamentaux pour les sciences du vivant et pour la théorie de l'action. Ils instituent une zoologie dynamique, qui explique pourquoi et comment les animaux se déplacent, et qui préfigure l'analyse contemporaine de la locomotion par la biomécanique animale. Ils montrent aussi que les animaux, l'homme y compris, se meuvent en vue des fins qu'ils se représentent : échapper à un danger, capturer une proie, atteindre un plaisir, accomplir une action moralement bonne. Ils tissent un lien étroit entre la physiologie, la théorie du mouvement animal, l'étude des facultés psychiques de désir et de connaissance, et l'analyse de la conduite. Tout en ouvrant des débats qui sont pour nous de pleine actualité, ils permettent ainsi d'aborder les questions majeures de la philosophie d'Aristote.
    © Flammarion, Paris, 2013.
    Virginie Berthemet © Flammarion

  • « Le film est le type même de l'oeuvre qui réclame un style. » Pendant quarante ans, Robert Bresson a accordé nombre d'entretiens à la presse française et étrangère, à la radio et à la télévision. Ses réponses aux multiples questions, de toutes sortes, a

  • Paul Fustier (1937-2016), professeur de psychologie à l'université de Lyon 2, est une figure emblématique de la clinique des équipes et des institutions, dans le champ du travail social et du soin psychique. Ses analyses de la vie quotidienne des établissements ont été décisives pour penser les pratiques éducatives et soignantes à un triple niveau : institutionnel (la tâche primaire, la crise et le changement), professionnel (le faire équipe), relationnel (le lien d'accompagnement ). On lui doit notamment d'avoir mis l'accent sur l'importance des espaces intersticiels et des pratiques en ricochet, à travers lesquels les enfants, les résidents, les patients et autres usagers des institutions trouvent l'occasion de faire autre chose que d'être seulement et strictement aidés, soignés ou éduqués.

    L'entretien mené avec Paul Fustier, complété par des textes significatifs, donne la mesure de l'émergence et de l'originalité de sa pensée, tout en la contextualisant dans sa trajectoire biographique.

    L'élaboration de cet ouvrage a bénéficié du concours du CNAHES.

  • L'ensemble de ces textes témoigne d'un parcours, d'une trajectoire d'une quinzaine d'années qui n'est pas seulement celle de l'auteur, mais aussi celle de la revue où ils ont été écrits, les Cahiers du Cinéma, depuis la rigidité théorique et idéologique du début des années 1970 jusqu'au post-modernisme des années 1980. On y suivra l'inflexion d'une pensée, d'une écriture, des goûts et des engouements qui définissent une époque - voire plusieurs. (P.B.) Après des études de philosophie, Pascal Bonitzer entre en 1969 aux Cahiers du cinéma, où il écrit jusqu'au milieu des années 1980. Parallèlement il devient scénariste et collabore à de nombreuses reprises avec Jacques Rivette, André Téchiné ou encore Raoul Ruiz. Encore, son premier long métrage, obtient le Prix Jean-Vigo en 1996. En 2016 sort son septième film : Tout de suite maintenant.

  • Entre 1957 et 1963, il existe un Lacan mythologue qui, selon ses propres termes, cherche la même chose que Claude Lévi-Strauss. Dans ce nouveau moment de sa recherche qui le lie par une sorte de gémellité à l'ethnologue, maître de l'analyse des mythes, Lacan revient d'abord sur la théorie freudienne de l'OEdipe dont il renverse la logique.

    Ce geste inaugural du troisième Lacan frappe les trois coups de la « révolution du phallus » qui accouche de la théorie du phallus comme signifiant, d'un puissant remaniement de la théorie de l'OEdipe dont le modèle passe de trois à quatre termes, d'une nouvelle conception de la fonction paternelle devenant une métaphore, mais aussi d'une théorie de la sexuation séparant le fils qui l'a (le phallus) de la fille qui l'est, et enfin d'une théorie du fantasme qui apparaît comme une défense contre la volonté de jouissance de la mère.

    Dans ces Mythologiques, le lecteur voit naître sous ses yeux des concepts fondamentaux de la théorie de Lacan d'autant plus intelligibles qu'ils apparaissent sur fond de sources littéraires comme OEdipe, Le diable amoureux ou Hamlet, et bien d'autres qui ont ponctué l'avancée de son oeuvre...

  • Raymond, entraîneur de foot légendaire, raconte l'équipe idéale, la complémentarité con-méchant ou des matchs cruciaux. De digressions footballistiques en anecdotes, il détermine les quatre vérités fondamentales qui forgent le destin d'un homme. Et si la vie, comme le foot, obéissait à des schémas capables de nous guider à travers l'existence ?

  • Des enseignants-chercheurs français reconnus, mais également étrangers (Belgique, Brésil, Canada) traitent des médiations par l'art à partir du référentiel théorique lacanien. Jusqu'à présent, les médiations thérapeutiques par l'art ont été pensées dans le champ psychanalytique à partir de la question de la symbolisation dans une optique postfreudienne (cf. les travaux de l'université Lyon 2 de Anne Brun, René Roussillon, Bernard Chouvier, Edith Lecourt, etc.). Cet ouvrage collectif met au centre de la réflexion et de la pratique la question du non-symbolisable et de l'irreprésentable, ce que Lacan nomme « Réel ». à partir de ce concept central sont abordées différentes questions (médiation, dispositif, création, psychose), mais aussi différents types de médiation (musique, théâtre, marionnettes, écriture).

  • Les personnes âgées arrivent en institution avec leur histoire personnelle, faite non seulement de beaux souvenirs, de gratitude, de savoirs, mais aussi de regrets, de pertes, de peurs qui accentuent leur fragilité et influencent la qualité des jours qui restent à vivre. C'est ainsi que le récit de vie, conçu comme une manière de relier leur passé au présent et de le sauvegarder, a fait son entrée au sein des établissements. Il se révèle un moyen efficace pour tisser des liens et consolider la transmission entre les générations.

    Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre de recueilleuses de récits de vie passionnées, qui toutes ont suivi la formation du Certificate of Advanced Studies de l'université de Fribourg, en Suisse. Elles partagent leur pratique et leurs démarches novatrices afin de donner envie aux accompagnants, aux responsables d'établissements et même aux bénévoles de développer la place du récit de vie en institution. La diversité et la richesse des expériences relatées s'accompagnent d'apports théoriques qui viennent les étayer.

  • Les interrogations sur le métier de psychanalyste sont nombreuses. Quelle peut ou doit être sa formation ? Quel est son rapport avec la médecine (mais aussi avec la psychologie ou la philosophie) ? Qu'en est-il du contre-transfert ? Du désir de l'analyste ? Peut-on, selon le voeu de Ferenczi, parvenir à une « métapsychologie des processus psychiques de l'analyste » ? Doit-on d'ailleurs viser à cela ? Jusqu'à quel point les formes de son action peuvent-elles varier, en fonction de la singularité des cas, de la mutation des discours sociaux, de l'apparition de nouvelles pathologies ? 

    Plus encore que la psychanalyse d'un point de vue idéal, c'est le psychanalyste au travail, dans sa pratique quotidienne, que questionnent les auteurs. Leur perspective n'est pas métapsychanalytique. Ils n'adoptent pas une position de surplomb qui les ferait théoriser, de l'extérieur, sur leur métier. Au contraire, ils montrent que la pratique analytique elle même ne se soutient que de la position que prend l'analyste par rapport à son acte et d'un désir qui se remet toujours en question.

  • L'innovation, c'est quoi déjà ? L'innovation est aujourd'hui l'affaire de tous ! Qui que nous soyons, nous sommes tous concernés. Même les supers pros de l'innovation - les chercheurs de la R&D - l'ont compris : on ne peut plus innover seul. Il faut dorénavant faire participer et collaborer toutes les forces des organisations pour créer les nouveaux produits et services de demain. Si vous lisez ce livre, c'est que vous avez compris que nous entrons dans une nouvelle ère : celle de l'innovation permanente. Et cela change tout ! Auparavant l'innovation correspondait à une phase de crise. Mais nous voilà désormais dans un monde hyper-connecté, composé de réseaux mobiles et interdépendants. Ce nouvel univers est celui de l'innovation incessante. Grâce à ce livre, participez à cette révolution. Car innover est une question de liberté : chacun doit être libre de changer le monde. Cet ouvrage vous en donne les moyens et vous explique clairement et simplement pourquoi et comment innover. A vous de jouer !

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