• Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d'enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C'est là qu'intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à coeur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu'une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins.

  • Une journée dans la vie d'une femme. Vivant dans la haute société anglaise, au lendemain de la Première Guerre mondiale, l'héroïne s'interroge sur ses choix - pourquoi n'a-t-elle pas épousé l'homme qu'elle aimait vraiment, qui lui rend visite ce jour-là? -, ses souvenirs, ses angoisses - pourquoi est-elle si frappée par la mort d'un ancien militaire qui ne s'est pas remis de la guerre, pourtant un parfait inconnu pour elle? Crise existentielle qui mène à un dédoublement de personnalité, aux portes de la folie.

    Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, mais aussi de se reconnaître soi-même. Comment s'émanciper du carcan social, comment assumer son identité? Publié en 1925, Mrs Dalloway est le chef-d'oeuvre de Woolf et l'un des piliers de la littérature du XXe siècle. Dans ce roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et d'une narration incisive, les impressions deviennent des aventures.

  • Qu'est-ce que le cante jondo ? García Lorca, infatigable passeur de l'Andalousie profonde, tâche d'y répondre dans une conférence mémorable. La siguiriya gitane constitue le modèle fondamental du cante jondo, qui désigne les plus ancestrales chansons du répertoire andalou.

    La force lumineuse du propos de García Lorca tient dans sa capacité à ne pas voir dans le cante jondo une curiosité folklorique mais bien une authentique manifestation de la plus pure poésie : une poésie anonyme et populaire, forgée au fil des siècles. L'Andalousie se révèle un véritable magma lyrique, où les vers des poètes espagnols bouillonnent dans le même creuset que les poètes persans et arabes.

    García Lorca réussit ainsi le tour de force de proposer une véritable leçon d'histoire, de musique, et de poésie.

    Né en Andalousie en 1899, Federico García Lorca est sans conteste le plus grand poète espagnol contemporain. Il étudie le Droit et les Lettres à l'université de Grenade. Installé à Madrid, il côtoie Dalí, Buñuel... Il ne devient célèbre qu'en 1927, avec la publication des Complaintes gitanes. Il rejoint Grenade au début de la guerre civile. Bien qu'exempt de toute action politique, il est fusillé, probablement à cause de ses critiques envers les gardes civils de Franco.

  • Depuis un siècle, Le Livre du thé, qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d'Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde. Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Au fond, l'idéal du thé est l'aboutissement même de cette conception zen : la grandeur réside dans les plus menus faits de la vie. Qui cherche la perfection doit découvrir dans sa propre vie le reflet de sa lumière intérieure. Aussi la voie du thé est-elle bien plus qu'une cérémonie : une façon de vivre en creusant aux racines de l'être pour revenir à l'essentiel et découvrir la beauté au cour de la vie.

  • Filles uniques

    Anne Loyer

    • Slalom
    • 4 February 2021

    Une collégienne face à la grossophobie dans une ode à l'acceptation de soi touchante et drôle.
    Jemima a 13 ans, elle est brillante et pleine d'humour mais elle se sent insignifiante, sans cesse rabaissée par les remarques blessantes sur son poids. Comment s'accepter quand le regard des autres devient insupportable ? Comment s'intégrer quand on est forcé de participer au " Club des gros " à la pause déjeuner ? Alors qu'elle connaît la pire année de sa vie, Jemima va peu à peu se libérer du carcan dans lequel elle s'est enfermée pour enfin se révéler à elle-même... et aux autres.

  • Sur une place de Marrakech, un conteur relate l'histoire d'Ahmed, un homme au destin aussi troublant que fabuleux. Élevé dans le mensonge pour sauver l'honneur de son père, Ahmed n'a de masculin que le nom. Un sexe et une condition imposés qu'il finit par revendiquer : à vingt ans, il pousse le zèle jusqu'à s'unir à une fille délaissée, bientôt complice de sa vertigineuse descente aux enfers... Écrivain d'origine marocaine mondialement connu, Tahar Ben Jelloun est né à Fez en 1944. Il a écrit des romans, des essais et des recueils de poésie. Il a obtenu le prix Goncourt pour La Nuit sacrée en 1987 et le prix international IMPAC en 2004 pour Cette aveuglante absence de lumière, également en Points. « Une aventure qui semble sortie tout droit des Mille et Une Nuits. » J. M. G Le Clézio

  • La Chine et l'Europe relèvent de deux traditions politiques différentes. En retraçant leur histoire et en les comparant, Billeter en arrive à une compréhension profonde de l'une et de l'autre, précisément au moment où celles-ci entrent en conflit. Depuis un siècle en Chine, les forces du progrès se sont continûment inspirées de la tradition européenne. Or, l'ambition du pouvoir actuel est de les vaincre et d'entraver leur action partout ailleurs. Quand le pouvoir se réclame de la grandeur passée de la Chine, il lance un défi à l'Europe, défi que celle-ci se doit de relever, puisqu'elle dispose des ressources nécessaires. Encore faut-il qu'elle tire de son histoire un nouveau projet politique et philosophique. Billeter en pose les principes, ceux d'une véritable... "révolution culturelle".

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • 1981. Omar et Elda fuient le Mexique pour les États-Unis. Mais il n'y a pas que la traversée de la frontière qui s'avère dangereuse... et ils ne sortiront pas indemnes de ce périple clandestin.
    2012. Isabel épouse Martin, le jour de la Fête des morts. Lui apparaît alors le fantôme d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Il lui dit être le père de son mari. Il souhaite qu'elle l'aide à renouer le contact avec sa femme et ses enfants, qui l'ont tellement rejeté qu'il n'arrive pas à les atteindre.
    Chaque année ensuite, Omar apparaît ce jour-là à Isabel, et se livre à elle. Dans le monde des vivants, la jeune femme tâche de dénouer les noeuds, de recoller les morceaux, afin que chaque membre de cette famille meurtrie puisse trouver un certain apaisement... y compris ceux qui sont morts.

    Natalia Sylvester est née à Lima, au Pérou, avant de venir aux États-Unis à l'âge de 4 ans. Elle a grandi en Floride et dans la vallée du Rio Grande, au Texas, où elle vit toujours. Elle travaille comme rédactrice indépendante, et a notamment été publiée dans le New York Times, Bustle, Catapult... C'était le jour des morts a obtenu deux prix littéraires (International Latino Book Award et Jesse H. Jones Award for Best Work of Fiction). Il a été nommé "meilleur livre" par le magazine Real Simple.

  • Boston, 1642. Dans la petite communauté puritaine, obsédée par la honte et le péché, la trop belle Hester Prynne est reconnue coupable d'adultère et clouée au pilori. Elle devra également porter, sa vie durant, une lettre écarlate : un " A " cousu sur sa poitrine, comme marque d'infamie. Une peine qui aurait pu être atténuée si elle avait révélé le nom de son amant, et père de sa petite fille, Perle. Mais ni les menaces, ni les promesses n'ont pu le lui arracher. Un homme pourtant, son mari porté disparu et revenu vivre à Boston sous une autre identité, va partir en quête de la vérité. Et, une fois le nom trouvé, exercer une vengeance aussi cruelle que raffinée.
    /> Publié en 1850, La Lettre écarlate est considéré comme l'un des romans fondateurs de la littérature américaine. Bouleversante de grâce et de dignité, d'une force intérieure à toute épreuve, Hester est quant à elle l'une des premières grandes héroïnes romanesques.
    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Leyris.

  • La saison des feux

    Celeste Ng


    Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu.

    À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l'image de l'existence parfaitement réglée d'Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
    Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s'installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d'abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l'entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.
    Après Tout ce qu'on ne s'est jamais dit (Sonatine Éditions, 2016), Celeste Ng confirme avec ce deuxième roman son talent exceptionnel. Rarement le feu qui couve sous la surface policée des riches banlieues américaines aura été montré avec tant d'acuité. Cette comédie de moeurs, qui n'est pas sans rappeler l'univers de Laura Kasischke, se lit comme un thriller. Avec cette galerie de portraits de femmes plus poignants les uns que les autres, c'est aussi l'occasion pour l'auteur d'un constat d'une justesse étonnante sur les rapports sociaux et familiaux aujourd'hui.

  • Il y avait deux ans que l'Agence régionale de santé cherchait à effacer le canton de Theyllise de la carte des déserts médicaux, jusqu'à l'arrivée de Jeanne Ambarel pour remplacer feu le docteur Malbosc au village de Malabre. Bien décidée à s'intégrer rapidement à la population pour son premier poste, elle découvre petit à petit la communuté qui compose le village, un peu rustre mais bienveillante, avec ses coutumes intriguantes. Abondonnée à son nouveau cabinet, sans une seule visite, elle tente de comprendre le passé médical du secteur et les réticences des habitants à la consulter. Entre processions païennes, éducation et us d'un autre temps, elle comprend rapidement que tout le village partage un secret et qu'il lui faudra fouiller le passé pour le percer et y être peut-être associée.

    Marc Trillard est l'auteur de romans et de récits de voyage. Son travail s'intéresse au déracinement, à l'autre, à l'altérité, ainsi qu'à la pensée magique, la survivance de la superstition dans le monde contemporain. En 1994 il obtient le prix Interallié avec son livre Eldorado 51. Aux éditions Le mot et le reste il a déjà publié Aéroplanes.

  • À Madras, Savitri, la fille du cuisinier et David, le fils du maître, jurent de s'aimer toujours en dépit de leurs parents qui veulent les séparer. Dans le Tamil Nadu, Nat quitte l'orphelinat, adopté par un médecin blanc qui l'aime et le protège de ses propres démons. En Guyane britannique, Saroj, une jeune fille rebelle, se révolte contre un père violent qui entend lui imposer un mari dont elle ne veut pas. En faisant se rencontrer ces personnages en quête d'identité, Sharon Maas tisse un magnifique et émouvant canevas dans lequel se mêlent trois époques, trois continents et trois histoires d'amour. Un grand roman indien plein de flamme et de couleurs.

  • Ce roman constitue le second volet de l'Élu, le plus célèbre de tous les romans de Chaïm Potok. Fraîchement lancés dans leurs études universitaires, les deux amis ayant grandi à Brooklyn, Reuven Malter et Dany Saunders, doivent lutter pour rester fidèles à leur promesse et vivre conformément à leurs croyances et à leurs idéaux. Chaïm Potok a choisi le Brooklyn des années 50 comme cadre de ce roman dont les thèmes essentiels sont la fidélité envers soi-même ainsi que le rapport parfois conflictuel à la foi juive et à ses enseignements traditionnels. Dans un monde où les croyances sont bouleversées, la quête de spiritualité des héros du livre forme comme un antidote au désespoir contemporain.

  • Dans cette grande saga maorie au rythme endiablé, le jeune Simeon se rebelle à ses risques et périls contre l'autoritarisme forcené du patriarche de sa famille élargie. Il nous entraîne dans sa découverte du monde - amour, injustice, compétition, religion et hypocrisie, secrets, liberté - avec un humour décapant qui rend ses combats sur tous les fronts d'autant plus poignants.Dialogues truculents, scènes inoubliables, Witi Ihimaera dépeint avec brio la rivalité shakespearienne entre deux clans maoris et n'oublie aucun ingrédient pour nous convier dans une Nouvelle-Zélande picaresque qui ne pouvait que donner lieu à un film, Mahana, réalisé par Lee Tamahori en 2016.Lauréat du Montana Book Awards.« Un classique néo-zélandais... [...] mais un classique désopilant, à l'énergie formidable, un livre fougueux, irrévérencieux avec des passages hilarants. [...] Une expérience de lecture inoubliable. » Louise O'Brien, Radio New Zealand

    Versatile et prolifique, Witi Ihimaera est le premier romancier maori à être édité. Depuis lors, il a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, écrit sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à l'université d'Auckland.Il a notamment reçu le prix inaugural Star of Oceania de l'université d'Hawaï en 2009 et le Premio Ostana International Award décerné en Italie en 2010.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

    Greil Marcus est le plus célèbre rock critic américain. Spécialiste de la pop culture outre-atlantique, il est l'auteur d'ouvrages qui mettent au jour les liens souterrains unissant les mouvements artistiques et musicaux et les événements, parfois séparés de plusieurs siècles. Collaborateur régulier à Rolling Stone Magazine et Creem, cet intellectuel mélomane est également un conférencier aux quatre coins du monde. Il est l'auteur de Lipstick Traces (Allia, 1998) et de Dead Elvis (Allia, 2003).

  • On les appelle les EANA : les élèves allophones nouvellement arrivés. Ils viennent d'un peu partout. De Bulgarie, de Turquie, de Corée, d'Angleterre ou, comme Luca, de Roumanie. Ils sont là pour un temps ou pour longtemps. Ils viennent avec leurs histoires, simples ou heurtées. C'est parfois le travail de leurs parents qui les a amenés là, parfois l'absence de travail. Parfois l'espoir, parfois l'absence d'espoir. Ils parlent un français hésitant, dansant, boiteux, drôle. Ils portent des rêves puissants et fragiles, celui de devenir champion de Rubik's Cube ou virtuose du violon. C'est pour toutes ces raisons qu'ils sont venus en France, à Paris, dans la Ville lumière. Mais la lumière a aussi ses ombres.

  • Sami et Charif sont inséparables. Après sa fuite de Syrie, Charif raconte leur enfance dans les ruelles sinueuses de Damas. Leurs subterfuges malicieux pour supporter l'école, la vie de leur protecteur, le sage facteur Élias, le meilleur joueur de luth arabe de tous les temps. Il raconte l'histoire de Sami, qui combat courageusement l'injustice et risque sa vie par amour pour Joséphine. Bientôt surviennent des événements qui leur ouvrent les yeux. Quand la résistance contre le dictateur grandit et que la révolte de Daraa éclate, les amis doivent se cacher. Alors se perd la trace de Sami...

  • Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam. Pour interpréter cette «césure du sujet de la tradition» qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslama relit les textes fondateurs, gardés par un long règne d'interdit de penser.L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.

  • La tradition initiatique est la matrice commune des êtres ayant le désir de vivre l'initiation.
    Elle est leur mère, aimante autant que nourrissante, puisqu'elle est porteuse des nourritures nécessaires pour cheminer sur la voie de la connaissance du mystère de la création.
    Elle est une forme de la lumière de l'origine qui s'offre et se rend perceptible dans des oeuvres qui la reflètent.
    Porteuse de ce qui doit être transmis à tous les initiés par le mythe, les rites et les symboles, elle est formulée en permanence par celles et ceux qui la vivent dans le secret du temple, et se renouvelle donc constamment.                                                                                                                
    Loin des stériles débats sur l'existence, ou non, d'une tradition primordiale, c'est l'esprit de la tradition initiatique qui est ici présenté et explicité.   

  • Espiègles, coquins... et chrétiens : Prune et Séraphin, les premiers petits héros catho !

    Voici les aventures de deux petits héros chrétiens, drôles et attachants. Les histoires mettent en scène tout ce que les parents chrétiens veulent transmettre dans leur famille : la tendresse, le partage, le pardon, la bienveillance, le courage, mais aussi la foi, la vie de prière...

    Pâques : une histoire du Vendredi Saint au matin de Pâques.

    Idéal pour l'éveil à la foi.

    Retrouvez vite tous les autres livres d'éveil à la foi chez Mame en version numérique.

  • Foisonnante, inventive, en prise constante avec la vie de la Cité, la religion romaine diffère radicalement de nos religions modernes. Elle n'exigeait en effet aucune croyance conforme à une doctrine, ne connaissait ni pratique méditative, ni lectures de textes sacrés, ni prières contemplatives et intériorisées. Les " fidèles " des dieux romains n'étaient pas des croyants pris dans leur vie religieuse personnelle, mais des citoyens conçus dans leur être collectif et leurs aspirations communautaires.

    Dans la Rome antique, tout acte collectif possédait un aspect " sacré ", et tout acte religieux un aspect civique. C'est cet univers rituel singulier que revisite ici le grand spécialiste de l'Antiquité John Scheid, prenant appui sur les avancées les plus récentes de l'archéologie. Temples des dieux, bâtiments communautaires, règles de consécration, calendriers liturgiques, actes divinatoires, pouvoir des auspices, rites de purification, rôles sacerdotaux tenus par les consuls, gouverneurs, centurions, présidents de collèges d'artisans, pères de famille...

    John Scheid souligne l'extraordinaire vitalité des rites romains, met en exergue leur puissance d'incantation et leur ambition de réunir à chaque instant les hommes et les dieux. Il décrypte aussi le rôle social des sacrifices et offrandes d'animaux, de végétaux cuisinés, de vin, d'encens...

  • Humphry Repton (1752-1818) est l'héritier d'une longue tradition du jardin paysager à l'anglaise, inaugurée vers 1720. Il se veut le successeur de Lancelot Brown, le plus fameux interprète de ce style, et se distingue de son inspirateur en adaptant sa manière à de nouvelles exigences des clients. Travaillant non seulement pour l'aristocratie mais aussi pour une riche bourgeoisie d'affaires, il vante son pragmatisme : « L'utilité doit parfois primer sur la beauté, et la commodité être préférée à l'effet pittoresque aux abords de demeures des hommes ». En écrivant ceci, il s'oppose aux théoriciens du « pittoresque » comme Uvedale Price et Richard Payne Knight, qui concevaient l'art paysager uniquement comme un succédané de la peinture de paysage. Repton insiste au contraire sur la nécessité pour le jardinier-paysagiste de s'adapter aux « circonstances », c'est-à-dire non seulement au site et à la fonction de la propriété, mais aussi au statut social de son propriétaire. Le bon goût tel qu'il le conçoit ne sera plus seulement, comme au siècle précédent, une affaire d'esthétique, mais, de manière plus générale, de « convenance ». Ce terme se rapporte aussi bien au nouveau savoir-vivre bourgeois qu'au souci du confort et de la commodité. Les recettes classiques du jardin paysager qu'étaient la ceinture opaque d'arbres, l'aménagement d'immenses lacs artificiels et l'envahissement du parc par la pelouse sont critiquées par Repton au profit d'un retour des formes régulières aux abords des demeures, de l'introduction de terrasses et d'allées gravillonées, et par le souci de réintroduire des massifs de fleurs. On peut à cet égard le considérer comme le précurseur du jardin victorien.

  • Un voyage merveilleux de la Chine à Hawaï qui suit l'ascension et les drames d'une famille rongée par les secrets et les amours tragiques.
    Au début du XXe siècle, Frank Leong quitte la Chine avec sa femme et son fils pour l'île d'Oahu dans l'archipel d'Hawaii. Là-bas, des jours bénis les attendent.
    Pourtant, une force mystérieuse semble hanter la famille Leong. Le fil rouge du destin qui, selon une ancienne tradition chinoise, lie les âmes soeurs entre elles aurait-il un jour été rompu, attirant ainsi la malédiction sur toute la lignée ?
    Lorsque Frank meurt dans des conditions énigmatiques, sa famille perd tous ses repères. Toute l'île se met à bruisser de rumeurs. Vingt ans plus tard, l'arrivée d'une lettre fait l'effet
    d'une déflagration. Un nouveau coup du sort frappe les Leong.
    C'est désormais à Theresa, la petite-fille de Frank, de reprendre le flambeau. Et s'il était enfin temps de dévoiler les secrets enfouis depuis trois générations ?

  • Comment parle-t-on d'amour en chinois ?
    A travers les récits de quatre générations de femmes d'une même famille, nous découvrons un témoignage bouleversant sur la vie réservée aux Chinoises par l'Histoire.
    Des unions arrangées pour compatibilité révolutionnaire aux jeunes filles d'aujourd'hui pour qui le mariage n'est plus une fin en soi, ces femmes racontent le sentiment amoureux, l'attente, les souffrances et la perte, la solitude.
    La politique, l'Histoire sont là, mais bien davantage tout ce dont on ne parle pas d'habitude : les secrets qui se transmettent d'une génération à l'autre, les sentiments, les passions, les désirs. Et tout le poids du non-dit, qui brise ici les tabous en se révélant au grand jour.
    Un jeu de miroirs où société chinoise et domaine de l'intime se répondent pour esquisser une histoire amoureuse des femmes chinoises : combien elles ont changé dans leur manière de concevoir les relations sexuelles, les sentiments et la famille, et comment l'amour, envers et contre tout, peut résister et survivre à l'Histoire.

    Xinran est née en 1958. Pendant la révolution culturelle, elle est envoyée dans un orphelinat réservé aux enfants de "chiens à la solde de l'impérialisme". En 1983, elle anime une émission de radio qui l'a rendue célèbre en Chine où elle recueillait sans tabou les confidences des femmes. Son premier livre Chinoises l'a faite connaître dans le monde entier.


    Déjà parus : Chinoises, Funérailles célestes, Baguettes chinoises, Mémoire de Chine, Messages de mères inconnues, L'Enfant Unique.

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