• Nos cabanes

    Marielle Macé

    Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé?; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir.
    Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du « parlement des vivants », dans l'imagination d'autres façons de dire nous.

  • L'islamologue se trouve dans un champ de mines. D'un côté, grincement de dents : pas de doute, le Coran fait bien partie de notre histoire et il faut inclure ses savoirs historiques dans une réflexion commune. De l'autre : encore faut-il que les musulmans intégristes mais aussi les traditionnalistes l'acceptent et se soumettent à la loi commune de la république.Olivier Hanne raconte sa spécialité et son métier, qui d'expert en voie de disparition est revenu au coeur des connaissances décisives depuis les attentats de 2015. Il raconte ses rapports houleux avec les salafistes et autres croyants antirépublicains, et ses moments possibles avec la communauté musulmane. Il affronte le terrorisme islamique et défend ses convictions à l'épreuve des tragédies qui ensanglantent la France.

    Olivier Hanne est agrégé et docteur en Histoire. Islamologue, il est chercheur-associé à l'université d'Aix-Marseille et enseigne dans l'institution militaire.Auteur de nombreux essais, il a publié notamment chez Belin, L'Alcoran. Comment l'Europe a découvert le Coran(2019), et chez Bruno Giovangelli, Islam et radicalisation dans le monde du travail, avec Thierry Pouchol (2015).

  • Pierre Rabhi l'affirme avec humour : Je suis un milliardaire. Milliardaire lorsqu'il observe cette expérience agroécologique qu'il a initiée sur la terre aride d'Ardèche et qui, aujourd'hui, fait la démonstration de ses vertus. Milliardaire, aussi, des trésors d'humanité qu'il a patiemment cultivés et tout au long de sa vie s'est inlassablement employé à partager. Ce dialogue est l'invitation à une insurrection des consciences, plus encore, pour chaque conscience qui s'en empare, à faire son aggiornamento. Au profit d'une humanité humaine, c'est-à-dire respectueuse, généreuse, harmonieuse, en communion avec les autres espèces vivantes, qui mette fin à l'humanité inhumaine dominante que caractérisent une vanité, une cupidité, un égoïsme, un anthropocentrisme mortifères et suicidaires.

    Pierre Rabhi, écologiste convaincu, expert international, est également philosophe et écrivain.
    Denis Lafay est journaliste à La Tribune.

    Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et la presse internationale.

  • Résumé

    L'ancêtre parle, invoque terre, ciel, océan. De multiples voix résonnent; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n'est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l'incandescence, lumière de nos humanités.

    Extrait
    pour ma défense
    je dirai que je suis poète
    les mots m'ont précédé
    je n'ai pas tété ma mère
    je n'ai pas connu mon père
    j'habite loin de mon île
    mon ventre n'est pas mon ventre
    je n'étais pas convié à ma naissance

    L'auteur
    Poète, écrivain, essayiste, éditeur, né à Cavaillon (Haïti), Rodney Saint-Éloi est l'auteur d'une quinzaine de livres de poésie, dont Je suis la fille du baobab brûlé (2015, finaliste au prix des Libraires, finaliste au Prix du Gouverneur général), Jacques Roche, je t'écris cette lettre (2013, finaliste au Prix du Gouverneur général). Il est l'auteur de l'essai Passion Haïti (Septentrion, 2016). Le prestigieux prix Charles-Biddle lui a été décerné en 2012. Il a été reçu en 2015 à l'Académie des lettres du Québec et en 2019 à l'Ordre des arts et des lettres du Québec. Il dirige la maison d'édition Mémoire d'encrier qu'il a fondée en 2003 à Montréal.

  • Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l'homme en tant qu'espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui, venant de l'homme lui-même, sapent son humanité propre. Ils ont beau être difficiles à saisir, c'est eux que Rémi Brague tâche de repérer à travers une analyse fulgurante et radicale de l'idée d'humanisme. Car il ne s'agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain. La question, désormais, est plus profonde : faut-il vraiment promouvoir un tel humanisme ? Nous ne pouvons plus nous bercer d'illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ? La pensée moderne est à court d'arguments pour justifier l'existence même des hommes. En cherchant à bâtir sur son propre sol, à l'exclusion de tout ce qui transcende l'humain, nature ou Dieu, elle se prive de son point d'Archimède. Est-ce une façon de dire que le projet athée des temps modernes a échoué ? C'est au lecteur d'en juger.

  • Cet ouvrage bilingue (français et innu-aimun) est une invitation au dialogue. Bâtons à message fait référence à un ensemble de repères qui permettent aux nomades de s'orienter à l'intérieur des terres et de retrouver leur voie/voix. Également poétique de





  • « Pourquoi certains croient que c'est la religion qui leur demande de faire des attentats ? » « Pourquoi je respecterais mes profs alors qu'eux ne me respectent pas ? » « Vous ne pensez pas que la réussite de chaque jeune est utopique quand on habite dans une cité ? »




    Ils s'appellent Kloé, Aïda, Abdelkrim, Sofian, Aurélie... Ils sont élèves de primaire, de collège ou de lycée. Depuis 2012, Latifa Ibn Ziaten les rencontre à travers toute la France. Dans le dialogue sans tabou qu'elle engage avec eux, elle leur délivre un message fort : non, la spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité. Oui, pratiquer sa foi dans la paix, le respect des valeurs républicaines et des convictions de l'autre est à notre portée. Oui, il est possible de relever le défi d'un vivre-ensemble qui propose une place et un avenir à chaque jeune.
    « C'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Pour vous réveiller. Pour vous montrer la force que l'on peut avoir. Prenez confiance en vous. Travaillez, réussissez. Démarrez votre moteur. Si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place. Démarrez-le et vous avancerez. »



    Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, assassiné par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse. Elle a fondé l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix afin d'ouvrir un dialogue avec les jeunes tentés par les discours radicaux, conjuguer l'expression de leur foi, le dialogue avec l'autre et le respect des valeurs de la République. Elle est l'auteure de Mort pour la France (Flammarion, 2013).

    Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Anne Jouve. Ce livre a été conçu à partir d'une idée originale de Laetitia Saavedra.


    Cet ouvrage est publié en coédition avec le Réseau Canopé.

  • Le premier roman d'un jeune auteur algérien.
    Un texte poignant et intelligent qui pose des questions de société au coeur du débat actuel : la confrontation des cultures, la sexualité, la judéité et l'islam, le vivre-ensemble...


  • Créatrice de liens depuis 2009, l'association Coexister fête ses 10 ans ! Un pari fou au service du vivre-ensemble qui a su résister à de nombreuses tempêtes.

    Samuel est catholique, Farah musulmane, Benjamin juif, Victor athée et Chloé agnostique. Ils ont à l'époque entre 16 et 25 ans. Sensibles aux replis communautaires qu'ils perçoivent autour d'eux, ils décident de tenter une aventure collective. L'objectif ? Apprendre à accepter leurs différences, agir ensemble pour déconstruire les préjugés, et faire naître la société qu'ils espèrent.
    Tours du monde des initiatives interreligieuses, ateliers de déconstruction des clichés associés aux religions auprès des collégiens et lycéens, réflexion sur la laïcité, opérations de solidarité favorisant l'engagement civique... Coexister grandit vite et attire l'attention des médias. Mais cette croissance ne se fait pas sans mécompréhensions et polémiques. L'association traverse des crises internes, des conflits, sans pour autant voler en éclats. Elle compte aujourd'hui plus de 2 500 membres répartis dans 45 groupes locaux implantés en France et à l'étranger.
    Coexister, c'est une histoire faite de rencontres, de grands projets, d'amitiés fortes, fondée sur un message pour la société : construire le lien social, à partir de la diversité des identités.

  • Ce livre fourmille de pistes concrètes pour sanctionner sans punir, trouver des alternatives à l'exclusion, aux gifles, aux punitions collectives, colles, mises au coin, privation de dessert ou de sortie... Il s'agit de chercher des réponses qui véhiculent le plus fidèlement possible le sens porté par la règle commune et qui, en même temps, manifestent à l'enfant, au jeune le respect scrupuleux de sa personne et du citoyen qu'il est en train de devenir.
    La transgression de l'enfant, du jeune est un langage nécessaire et peut être un outil de progrès. À condition qu'il trouve sur son chemin des adultes capables de lui dire « non » et de poser cette triple contrainte : réparer les dommages causés, rendre des comptes quant aux règles bafouées, et réfléchir aux conséquences pour lui-même de ses actes. Ainsi se construira son rapport à la loi, son rapport aux autres et à lui-même.
    L'adulte, lui, doit apprivoiser ses propres émotions, pour faire preuve d'une autorité tranquille, qu'il s'agisse de poser la loi, de trouver des issues honorables aux épisodes de crise, d'écouter les victimes et les contrevenants, ou de choisir des sanctions réalistes, justes, cohérentes, compréhensibles et tournées vers un progrès à venir.

  • Un nouveau type d'entreprises, audacieuses et innovantes, émerge : les entreprises sociales écologiques. Elles inventent de nouveaux modèles économiques, et mettent en place une nouvelle gouvernance adaptée à leurs objectifs : faire mieux avec moins et préserver le capital économique, naturel et social.
    Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno nous emmènent à la découverte de ces entreprises qui non seulement proposent des réponses « vertes » aux besoins essentiels de tout un chacun - se nourrir, se loger, se déplacer, économiser les ressources, financer les activités - mais qui mettent aussi leur efficacité économique au service de l'intérêt général.
    En s'appuyant sur les petites mais passionnantes histoires de ces nouveaux acteurs économiques, Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno contribuent à rendre contagieuses leurs initiatives afin de réussir le défi du XXIe siècle : garantir la sauvegarde de la planète et l'accès de tous à une société du bien-vivre.

  • L'essentiel pour un être humain n'est pas d'exister mais de mieux être, et ce, en collaboration avec son prochain, avec lequel il vit. La vie se déploie ainsi comme une communion, un vivre-ensemble, possibles uniquement en projetant la paix au coeur des relations mutuelles. Comment construire cette paix ? A la lumière des écrits de John Locke, Thomas Hobbes, Jean-Jacques Rousseau, Karl Marx, Axel Honneth et Jürgen Habermas, cet essai tend à répondre à cette question.
    En pensant la vie sociale en termes de contrat, de lutte ou encore de consensus rationnel, ces philosophes apportent un éclairage sur la quête de liens sociaux durables et efficaces, pour un «vivre-ensemble» harmonieux et pacifique.

  • LE DÉVELOPPEMENT CONTEMPORAIN du champ d'analyse des problèmes sociaux se heurte à une difficulté récurrente : rendre compte de phénomènes qui mettent radicalement en tension les pratiques et les discours dominants, tels que la mort, la folie, l'excès, l'errance. Comment nommer et définir ce qui, a priori, est inclassable, innommable et ingouvernable ? Comment intervenir sur des problèmes aux contours flous, qui relèvent des domaines social, médical et pénal ? Comment décloisonner le silo des services ou conjuguer les expertises pour saisir des situations qui ne sont liées ni à l'un ni à l'autre de ces domaines de pratique ?

    C'est pour prendre à bras-le-corps ces figures innommables, inclassables et ingouvernables qu'ont été conviés à contribuer au présent ouvrage des auteurs en sciences sociales (sociologie, travail social, anthropologie) et spécialistes d'objets de recherche variés (itinérance, toxicomanie, santé mentale, soins palliatifs, mouvements sociaux, aide à l'enfance et à la famille). En analysant de front ce qui échappe aux théories et résiste aux pratiques dominantes, ils attirent l'attention sur le caractère problématique du vivre-ensemble au sein duquel « l'autre », sous ses diverses failles et vulnérabilités, se débat contre les frontières normatives du social.

    Ce livre s'adresse aux chercheurs en sciences sociales et aux divers acteurs de la pratique oeuvrant dans le domaine des problèmes sociaux.

  • Dounia

    Marya Zarif

    Dounia, c'est l'histoire d'une petite fille pleine de joie et d'imagination, de ses grands-parents, et de milliers de migrants. Lorsque la guerre éclate à Alep, en Syrie, Dounia doit partir en quête d'une terre d'accueil. La magie et l'amour lui permettront de poursuivre son chemin à la recherche d'une nouvelle maison où prendre racine.
    La créatrice d'origine syrienne Marya Zarif raconte avec délicatesse cette histoire inspirée de sa websérie Dounia, diffusée par Télé-Québec. Elle sait trouver les mots justes pour aborder le déracinement, la résilience et le vivre-ensemble, à hauteur d'enfant.

  • « Les populismes sont de retour, et avec eux, les replis sécuritaires. Partout, le vivre - ensemble est remis en question... La faute à la crise ? Pas seulement ! À l'école, dans les media, dans les salons feutrés du Pouvoir, partout, nous avons trop longtemps conjugué nos identités en termes de différences. Aujourd'hui, nous sommes dos au mur. Le moment est venu de dire stop aux communautarismes de tout poil, de revendiquer, au-delà de nos différences, sans pour autant les brader, une même appartenance culturelle. Derrière les braises, avant qu'elles refroidissent, retrouvons l'essence de notre bois. Qui sont ces Européens que nous prétendons devenir sans savoir d'où nous venons ? L'ouvrage s'adresse à tous les passeurs de culture, à tous les relais d'opinion, à tous les faiseurs d'opinion... avant qu'il ne soit trop tard, avant le naufrage de la vieille Europe »..

  • Un enseignant, une fleuriste, un petit entrepreneur, une journaliste, un traducteur, un policier, une directrice d´école : des gens ordinaires avec des vies apparemment tout aussi ordinaires. Un accident de voiture, un coma onirique, une hospitalisation, des histoires d´amour, de famille, de travail, sont des événements, somme toute, assez banals, presque ordinaires. Mais au coin de l´ordinaire peut surgir l´inattendu, angoissant, menaçant ou au contraire joyeux, serein et stimulant mais qui, de toute façon, changera le cours de la vie des protagonistes de ce roman. Cet ouvrage se situe aux frontières du récit d´aventures, de la politique fiction et du grand écart que nous tentons tous, comme les personnages de ce roman, de faire entre le besoin d´une vie quotidienne la plus heureuse possible et nos espoirs de changer ce monde afin qu´une vie décente soit possible aussi pour quelques milliards de nos semblables. Le roman est suivi d´un recueil de texte intitulé « Promenade alphabétique » qui regroupe des textes parus pour la plupart dans la revue du syndicat des enseignants de Suisse romande (francophone). Ces textes parfois drôles, légers, grinçants, émus, parlent d´école, certes, mais aussi d´éducation, de valeurs, de vie quotidienne.

  • Penser la grande politique en tant que nécessité pour l´Afrique, c´est repenser non seulement la politique, mais surtout le vivre-ensemble, car le désir et l´obligation d´être homme sont désir et obligation de l´être avec l´autre, avec les autres. Il n´y a de politique que là où il y a le vouloir vivre-ensemble. Et ce désir de vivre-ensemble est rationalisé par l´État en tant que lieu du déploiement de l´humanité de l´homme. En proposant avec Nietzsche la grande politique pour Afrique, l´intention est d´inviter les Africains à renoncer à cette politique mesquine où les États s´enferment dans leur particularisme, se perdent dans les piliers de l´identité nationale, dans les crispations identitaires et dans la folie nationaliste au profit de la quête d´une identité propre, c´est-à-dire une prise de conscience des Africains de leur africanité et aussi d´une prise de conscience de la perspective d´avenir de l´Afrique qui s´impose à tous.

  • La force de cet ouvrage réside dans le souci de traiter des enjeux propres à la diversité ethnoculturelle en conjuguant les points de vue de plusieurs acteurs des milieux scolaire et périscolaire - élèves, étudiants, parents, enseignants, gestionnaires et interve­nants communautaires. Il brosse un portrait nuancé de la situation actuelle et ses auteures, spécialistes des questions de diversité, d'équité et d'inclusion, présentent des analyses documentées et solides sur les conditions mises en place pour favoriser l'épa­nouissement des élèves issus de l'immigration, dans la perspective fondamentale du vivre-ensemble.

    L'ouvrage met en lumière des aspects importants de ces enjeux : le vécu migratoire des jeunes, leur construction identitaire ; les relations entre les élèves, les enseignants, les parents et les inter­venants communautaires, ainsi que les perceptions de chaque groupe d'acteurs ; les approches pour promouvoir la réussite scolaire et consolider le sentiment d'appartenance. Il présente des pistes d'action pour améliorer ou transformer les pratiques, inspirer les politiques et contribuer à la formation de ceux et celles qui travaillent dans les écoles et auprès des familles.

  • Nous africains, nous sommes capables de ramener la gloire passée africaine en Afrique, capacités énergiques pour restaurer le vivre-ensemble sur nos terres. C'est juste une question de prise de conscience collective sérieuse.





    Le vivre-ensemble est une partie de chaque être humain qui doit s'extérioriser et s'imposer sur notre caractère au profit du savoir-vivre, loin de toute asocialité qui puisse exister. En fait, c'est dans le vivre-ensemble que chaque personne se découvre individuellement, comprend la notion de la patrie, de l'humanisme et de l'importance du prochain.





    Le vivre-ensemble est actuellement pathétique entre nous africains, parce que nous nous laissons trop influencer par le culte de la mendicité, mendicité qui nous oblige même à vendre le peu que nous avons pour en obtenir en retour des gros gibiers, gros mais déjà périmés!

  • Le numéro de février de Relations se penche sur la délicate question du vivre-ensemble. Depuis le début de la commission Bouchard-Taylor il y a dix ans, le débat sur l'identité, la laïcité et le vivre-ensemble s'enlise au Québec. Identitaires et « diversitaires » s'opposent dans des débats souvent stériles où les positions des uns et des autres se durcissent, parfois jusqu'à l'extrême. Comment sortir de cette « guerre culturelle » qui met trop souvent en échec l'action commune, notamment au sein de la gauche et du mouvement des femmes ? Quelles voies emprunter pour penser l'identité dans son caractère mouvant, en constante évolution, sans pour autant sacrifier l'agir collectif aux forces impersonnelles du marché ? La religion, les arts et la littérature ont-ils un rôle à jouer dans ce contexte, pour tisser des liens, créer des ponts ? Les collaborateurs et collaboratrices de ce numéro vous invitent à réfléchir avec eux.

  • Dirigé par Raymond Bertin, le dossier de ce numéro est consacré au vivre ensemble. La récurrence de ce néologisme, au goût du jour, à la fois progressiste et conservateur, nous a amenés à nous interroger sur sa signification au théâtre. Les textes portent notamment sur Anaïs Barbeau-Lavalette et Émile Proulx-Cloutier, le Théâtre du Futur, Lara Kramer et Thomas Ostermeier. Hors dossier, il est entre autres question du concepteur sonore Antoine Bédard, de la chorégraphe Dada Masilo et du metteur en scène David Bobée.

  • Pour mieux comprendre et apprécier l´impact de la diversité ethnoculturelle sur le milieu scolaire et, par conséquent, sur la société, professeurs, chercheurs et praticiens du monde de l´éducation dressent un portrait de la diversité à l´oeuvre dans les écoles québécoises en contexte du vivre-ensemble. Pour ce faire, ils examinent les diverses pratiques d´accommodement et leurs aspects juridiques. Ils proposent un modèle d´éducation interculturelle intégrée dans la formation initiale des futurs enseignants et l´ajout d´une 13e compétence à leur formation initiale et continue. Ils jettent ensuite un regard attentif sur le processus de déconfessionnalisation des écoles primaires et secondaires et sur l´importance de l´éthique en matière d´éducation. Les auteurs invitent enseignants, professionnels non enseignants, gestionnaires d´établissement, professeurs, chargés de cours, étudiants des collèges et des universités, à réfléchir sur les fondements de cette diversité afin de saisir dans quelle mesure la diversité ethnoculturelle de l´école québécoise peut contribuer à favoriser l´intégration des jeunes issus de l´immigration et le vivre-ensemble au sein de la société.

  • Dans la veine du réalisme magique, ce roman atypique de la littérature acadienne a charmé les lecteurs et lectrices de tous âges au moment de sa parution en 1989 aux Éditions d'Acadie. Il s'agit de l'histoire d'une femme excentrique qui a toujours voyagé dans les livres afin d'en faire un grand jeu pour y embarquer tous les gens de son village. En raison de l'ancrage local de l'action et de ses thèmes, ce roman est une source de réflexion sur le vivre-ensemble en Acadie qu'il s'avère essentiel de soumettre à l'interprétation de nouvelles générations de lecteurs.

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