• Nous sommes à Port-au-Prince. Marianne est une jeune Française au service du Comité international de la Croix-Rouge. Daniel est un Haïtien qui, après s'être réfugié au Canada, a été déporté. Ils ont fait connaissance au centre de détention de Port-au-Prince, avant le Goudougoudou. Le 12 janvier 2010, Daniel est sorti quand les murs de la prison sont tombés. Quand Daniel repère Marianne, il l'invite à le rencontrer dans le bas de la ville, là où les humanitaires n'ont pas le droit d'aller seuls. Il veut lui montrer que parmi les décombres, la population s'organise. Le projet : l'ensemencement des terrains déblayés, là où personne ne reconstruit encore.
    Jean-Euphèle Milcé signe un premier titre chez Coups de tête, remplis d'effluves de Bois Bandé, de cabri grillé et de bananes pesées. Un coup en plein coeur de la vie qui se refait sans l'aide de personne.
    Les jardins naissent, le roman de la reconstruction...

  • Dans Mes chères petites ombres, le narrateur, un artiste haïtien hésitant entre son pays d'origine et sa Suisse adoptive, se rend dans une rencontre d'anciens étudiants. Or dans ce groupe, on retrouve le récent Président de la République, fatigué, sous pression constante, tanné de devoir porter tout le poids de sa nation sur ses épaules. Pour bien faire comprendre à ses anciens collègues de classe tout le poids de sa charge, et aussi pour tenter de réfléchir le pays autrement. « Sans une définition de la ligne idéologique, sans énoncer les grands points des termes de référence à venir, sans attendre la réaction de ses condisciples pris de court, le président propose de mettre en place le pouvoir du peuple, un gouvernement de l'ombre pour l'aider à sauver ce qui peut être sauvé. Un shadow power avec des vieux amis de trente ans. Ici et cette nuit. » Mes chères petites ombres est le cinquième roman de Jean-Euphèle Milcé, son premier depuis la parution de son étonnant, Les jardins naissent (Coups de tête, 2011), le premier roman haïtien post-séisme.

empty