• Des tronçonneuses et de Voilà ce que vend l'aventurier Haig, sur sa péniche la Marie-Barjo, à travers la jungle, dans le Cambodge tout juste libéré de la guerre, depuis le fleuve Mékong jusqu'au pied des mystérieux Monts Mais quel est cet être qui semble répandre la mort devant lui ? Qui est cette Espagnole trop sexy pour ce ...

  • Je ne suis guère qu'un gosse parti pour l'aventure. Quand les douaniers marocains me laissent franchir leur barrière, je me dis que j'ai du bol. Quand le salopard en cavale monte à mon bord, je crois lui offrir sa chance. Quand la ferme isolée apparaît dans nos phares, je pense que la bonne fortune nous a trouvé un refuge. Je me trompe sur toute la ligne. Un gamin, c'est fait pour se gourer. Et apprendre...

  • La belle Vanda nous l'avait mis profond. Elle avait fait exploser la mine d'or, mis le feu à notre campement et s'était enfuie avec l'argent. Le grand Carlo nous a fait promettre de la retrouver et de nous venger. Tous les sept, on a juré. Et je vais vous dire un truc : on n'aurait pas dû. Parce que des États-Unis à l'Afrique, des Balkans au Mexique, il nous a coûté salement cher, le serment !

  • L'ogresse

    Thierry Poncet

    Dans l'Ogresse, trois nouvelles se chahutent la première place, pleines du talent d'un auteur aux qualités tant humaines que littéraires. L'une décrit comment Marjolaine se débat avec l'ogresse dans une vallée de Franche-Comté. Une autre raconte le couple, le quotidien, l'amour et la séparation. La troisième parle d'Albanie et de prison. On entre dans la danse plein pot. D'abord on sourit jaune de l'ironie des destins puis, vite, on s'évade... Avec Thierry Poncet, nous sommes des bêtes des bois, des spectres vivants, frileux, enferrés dans des habitudes qui claquent la porte au nez du froid, de l'amour, de la vie... Mais sous la plume d'un écrivain sans arrangements avec la vérité nous sommes aussi des héros, des phénix, des aventuriers courageux, bref de terribles humains.

    Extrait

    « Marjolaine n'aimait pas les toubibs. On ne fait guère le malade, par nos vallées. Nous sommes aussi solides que nos compères les sangliers, gelés que nous sommes l'hiver, rôtis pendant l'été, nourris de grand air libre et endurcis par les violences de la nature. Les gens ne vont généralement consulter le médecin que pour qu'il entérine leur mort prochaine. »

  • Au fond d'un PMU de la rue du Faubourg-Saint-Martin, je tends le texte d'une de mes nouvelles à l'aventurier de la mine d'or.
    Il lit les premières lignes et déclare : « C'est toi » comme il cracherait deux écorces de graines de tournesol.
    Il aurait pu dire :
    « Je viens de décider de t'emmener avec moi, aussi ton destin va-t-il basculer dans les minutes qui suivent, tu vas connaître le monde entier, les grandes ivresses, le sexe, l'amour et le danger, et tu vas devenir écrivain d'une manière que tu n'aurais jamais imaginé. »
    Mais non.
    Juste : « C'est toi. »
    L'incroyable odyssée autour du monde, au sommet du succès littéraire et au coeur de l'amitié de deux hommes que tout oppose.
    Un récit trépidant et truculent, dur et drôle, invraisemblable et vrai : inlâchable.

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