• A quoi ressemble une vie ?

    Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.

    Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.

    On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.

    Ces scènes - et bien d'autres encore - sont les images où viennent s'inscrire les moments d'une existence qui, sans eux, serait irrévocablement vouée à l'oubli.

    Car tout ce qui n'est pas écrit disparaît.

    Conjurer l'oubli : tel nous apparaît l'un des sens de ce roman animé d'une extraordinaire vitalité, alternant chutes et rebonds, effondrements et triomphes, mélancolie et exaltation.

    OEuvre majeure d'une romancière passionnée par l'invention des formes, L'Eternel Fiancé confirme son exceptionnel talent : celui d'une auteure qui a juré de nous émerveiller - et de nous inquiéter - en proposant à notre regard un monde en perpétuel désaccord.

  • Hector, Sylvie et leur fils Lester s'envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l'entourent.
    Fragile, rêveuse, Sylvie n'en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d'un groupe d'adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans.
    Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l'Amérique, sans le savoir, s'apprête à élire Donald Trump.
    Chez Agnès Desarthe, chaque personnage semble suivre un double cheminement. Car si les corps obéissent à des pulsions irrésistibles, il en va tout autrement des âmes tourmentées par le désir, la honte et les exigences d'une loyauté sans faille.
    Mais ce qui frappe le plus dans cet admirable roman où la France est vue à distance, comme à travers un télescope, c'est combien chacun demeure étranger à son propre destin, jusqu'à ce que la vie se charge de lui en révéler le sens.

  • Du haut de ses dix ans, Vladimir a déjà connu beaucoup d'écoles. C'est à cause de ses parents qui ne savent pas rester au même endroit. Cette fois, il se retrouve avec de drôles d'élèves: surdoués, précoces, totalement inclassables! Comment les accepter? Et comment se faire accepter? Vladimir imagine alors un truc génial qui va en étonner plus d'un...

  • Julia se trouve moche. Aussi, quand on lui dit que Paulus Stern, le garçon le plus beau de la classe, est amoureux d'elle, elle refuse fermement d'y croire. Mais, vrai ou pas vrai, comment faire pour ne pas y penser à longueur de journée ?

  • " Face à la vie, elle avait la même impression que lorsqu'elle regardait le paysage défiler par la fenêtre du train : si elle était dans le sens de la marche, le panorama semblait se jeter sur elle, et ses yeux affolés ne savaient à quel détail s'attacher ni quelle ligne suivre. Elle se sentait écrasée par l'image qui ne tenait pas en place, ne cessait de se transformer. Assise en sens inverse, elle retrouvait son calme et contemplait l'horizon jusqu'à sombrer dans le sommeil. Alors... alors, songeait-elle, peut-être pourrait-on dire que c'est la même chose lorsqu'on regarde soit en direction de l'avenir, soit vers le passé. Peut-être est-ce pour cela que j'ai tant besoin de mes souvenirs. "
    Née à l'aube du XXe siècle, Rose débarque à Paris à 20 ans et se trouve projetée dans un univers totalement inconnu. L'affaire Dreyfus, puis la guerre de 14 éclatent. Les années folles se succèdent. Les bas-fonds, la vie de bohême, la solitude... Rose risque à tout moment de tomber.
    Usant de toutes les ressources du romanesque, Agnès Desarthe mêle le murmure de l'intime et le souffle de l'Histoire dans ce grand livre baroque qui signe son retour à la fiction.

  • Ouvrir un restaurant? Quelle idée saugrenue. C'est pourtant celle qui vient à l'esprit de Myriam, et qu'elle s'empresse de mettre à exécution. Les ennuis commencent. Ils ne cesseront plus, conduisant inexorablement la jeune femme à la catastrophe.À moins que le hasard – ou le destin – ne s'en mêle.
    Qui est Myriam? Une collectionneuse de contradictions. Un oxymore ambulant. Mère indigne, épouse infidèle, c'est une âme errante qui n'aspire qu'à la stabilité, une téméraire qui déteste qu'on la surprenne. Son problème, c'est le temps. Time is out of joint (Shakespeare). Comment faire pour que l'avant et l'après coïncident à nouveau? Que le passé cesse d'être douloureux et que l'avenir s'éclaire?
    Aussi ce livre dont le titre évoque l'Alice de Lewis Carroll est-il un roman d'aventures spirituelles, en même temps qu'une chronique d'un genre très particulier. Car on se bouscule dans le restaurant de Myriam. Fleuriste amoureux, jeunes filles philosophes, enfants du quartier, et jusqu'à ce cultivateur dont la science des plantes semble infinie, tous participent de la même comédie humaine, lumineuse, mystérieuse : le monde d'Agnès Desarthe. Un monde où le rêve et le réel s'entrelacent, où les disparus reviennent, où le désir voyage.

  • « Les enfants, je vous présente, Liouba Gogol », a dit M. Dubeuf au moment où elle pénétrait dans la salle.
    Personne n'a ri. C'était comme si une averse de neige s'était soudain abattue sur la salle. J'ai pensé à toutes les fois où j'avais traité Djézone de gogol et j'ai eu honte. Je n'étais pas la seule. Nous étions collectivement victimes d'un retournement de sens. À partir de cette seconde, gogol ne voulait plus dire débile, ça voulait dire un mètre soixante-dix, un visage en triangle, des joues roses, des yeux verts, un chignon blond à moitié défait, une bouche très rouge et de longues mains de pianiste. Dès l'instant où la plus belle fille du monde débarque dans sa classe, Sandra, la narratrice de cette histoire, sait que plus rien ne sera comme avant...

  • « Apprendre à lire a été, pour moi, une des choses les plus faciles et les plus diffi ciles. Cela s'est passé très vite, en quelques semaines ; mais aussi très lentement, sur plusieurs décennies. 
    Déchiffrer une suite de lettres, la traduire en sons fut un jeu, comprendre à quoi cela servait fut une traversée souvent âpre, et, jusqu'à l'écriture de ce livre, profondément énigmatique. »Comment apprend-on à lire ? Comment notre désir de lecture peut-il être entravé ? Comment l'écriture peutelle rendre meilleur lecteur ? Cheminant à travers ses souvenirs, Agnès Desarthe mène une enquête passionnante, puisant au coeur d'un secret : celui de n'avoir pas aimé lire pendant longtemps.

  • Depuis que Paulus est parti, Julia a comme un trou - un trou de la taille et de la forme d'un téléviseur - en plein milieu du ventre. Le mec-us le plus beau-us du mondus lui a annoncé qu'il déménageait, au moment où elle s'attendait à recevoir son inoubliable premier baiser... Et la loi de l'emmerdement maximum s'est à nouveau vérifiée. Depuis le départ de Paulus, la mère de Julia se conduit comme une exhibitionniste dépravée, sa petite soeur Judith, très perturbée psychiquement, a décidé d'inventer un nouveau langage, qu'elle est bien la seule à comprendre. Quant à Johana, sa meilleure amie, elle la délaisse pour se consacrer à sa carrière de future grande actrice. C'est pourtant cette même Johana, experte en sentiments, qui lui suggère une solution pour se consoler de l'absence de Paulus : il suffit de créer de toutes pièces une nouvelle aventure avec un garçon aussi attirant que lui et surtout très différent. Julia décide de tout miser sur Dick Pool, le correspondant anglais qui doit débarquer dans leur classe le lundi suivant. C'est bien connu, les anglais sont tous cool et sexy... enfin, presque tous. Et Paulus ne se laisse pas oublier si facilement.

  • Un roman d'éducation: fureur et mystère
    Au cours d'une partie de chasse, un homme tombe dans une galerie souterraine. Tristan est désigné pour rester sur les lieux tandis que les autres iront chercher du renfort. Mais les secours n'arrivent pas et la tempête se lève. Une longue attente commence. Tout en essayant de soutenir moralement celui qui s'est blessé en tombant (et dont il se sent si loin), Tristan se remémore la suite des événements. Il revit sa rencontre avec sa femme Emma, l'évolution de leur relation. C'est elle qui l'a convaincu de partir chasser, pour que les autres l'acceptent dans le cercle des hommes. Il repense aussi à sa mère malade dont l'image le hante encore aujourd'hui, au petit garçon docile qu'il était alors à son chevet. Et lui, qui a toujours plié sous la volonté des femmes, interroge enfin la place de son propre désir.
    Tristan s'abrite de la tempête comme on se terre au fond d'un terrier, dialoguant en cachette avec un animal rescapé de la partie de chasse, quand les voix des humains ne lui parviennent plus. La nature se déchaîne alors dans une colère salutaire. Et peut-être le déluge, qui emporte tout sur son passage, obéit-il au rêve de Tristan de faire table rase.
    Avec Une partie de chasse, Agnès Desarthe signe un roman violent et énigmatique. Il nous parle d'un monde que les dieux auraient abandonné, laissant la place aux pulsions les plus secrètes qui dorment dans le cœur des hommes.

  • " Mon âme, dit-elle. Mon âme, que vaut-elle ? Mon âme est une liste de courses. Mon âme est une déclaration d'impôts, un bulletin de notes au bas duquel ne figurent pas d'encouragements. Mon âme est le mode d'emploi du lave-vaisselle remplacé depuis huit ans, un bordereau de la poste datant de trois mois (le paquet est reparti, mais où, et que contenait-il ? Une rivière de diamants, sans doute). Mon âme est pleine de "Bonjour, madame', "Au revoir, madame', elle est salie par les corvées, corrompue par la fatigue de jours sans héroïsme, sans passion, sans péril. "
    Qui parle ainsi ? Une femme à qui le diable a proposé un pacte. Mais le diable ferait bien de se méfier : dans le monde d'Agnès Desarthe, qui perd gagne, l'oubli est source de mémoire, les enfants engendrent leurs parents et le châtiment précède la faute.
    En 14 histoires étourdissantes, Agnès Desarthe rend visible ce qui se cache derrière ce qui nous semble le plus familier. Comme une trame secrète où viendrait s'inscrire le paradoxe qui gouverne notre vie. Un sens constamment perdu, et retrouvé.

  • " Peut-être ferais-je mieux de commencer par expliquer que mon grand-père n'est pas mon grand-père. Bouz, Boris, Baruch n'est pas le père de ma mère. Le père de ma mère a été tué à Auschwitz en 1942. B.B.B. – appelons-le ainsi, pour faire plus court – est l'homme avec qui ma grand-mère, la vraie, a refait sa vie... si l'on peut dire. "
    Né en Moldavie, province tour à tour roumaine et soviétique avant d'être partiellement annexée par l'Ukraine, B.B.B. traverse le siècle sans déranger personne. Occupant cette place laissée vacante, il joue un rôle à la fois discret et nécessaire. Lui, le " remplaçant ", est devenu irremplaçable. En confrontant son image avec celle du pédagogue polonais Janusz Korzack, directeur de l'orphelinat du ghetto de Varsovie, Agnès Desarthe trace le portrait de son anti-héros favori.

  • Jérôme est un homme calme. C'est du moins ce qu'il croit. Lorsque l'amoureux de sa fille Marina meurt dans un accident, il tombe dans une profonde agitation.
    Que faire du chagrin de Marina ?
    D'autres secousses, de plus en plus fortes, viennent ébranler la vie de Jérôme. Il doit alors se rendre à l'évidence : de lui-même et de ses origines, il ne sait rien, sinon qu'il fut recueilli jadis, errant dans les bois, par un couple qui l'adopta. D'où vient Jérôme, l'enfant sauvage ?
    Pour le savoir, il lui faudra plonger à nouveau dans la nuit brune, guidé par un étrange mentor.
    Dans ce livre, un homme doit se confronter à des forces qui le dépassent, et qui portent des noms si anciens qu'ils ont presque perdu leur sens, comme Éros ou Thanatos. Pour lui,
    l'Histoire est vraiment un cauchemar dont il essaie de s'éveiller. Usant de toutes les ressources du romanesque, sans se priver de celles du conte, Agnès Desarthe ne cesse de nous surprendre et de nous enchanter.

  • Elle a perdu son mari dans des conditions mystérieuses.
    Elle vit dans une maison vide, seule (mais est-ce bien sûr ?).
    Elle se passionne pour le cas d'un jeune garçon surdoué.
    Elle entretient de curieuses relations avec son banquier.
    Elle devrait se méfier de son père.
    Elle s'appelle Frédelle.
    Dans ce roman, proche par son inspiration d' Un secret sans importance, Agnès Desarthe renoue avec ses interrogations fondamentales. On pense à Cynthia Ozick, à son goût pour l'intelligence et les métaphores, et à sa capacité d'indignation.

  • À quatre-vingts ans, Max Opass entreprend de faire faire le portrait de sa femme décédée un an plus tôt. Parce qu'il veut retrouver " la petite lumière dans ses yeux ", il se met en quête d'un artiste capable de répondre à sa demande.
    Un peintre conceptuel, une artiste du dimanche, deux étudiants des Beaux-Arts, une joueuse de bridge qui peint à ses heures perdues, toutes ces rencontres vont le mettre sur une voie qu'il ne soupçonnait pas en se lançant dans l'aventure.
    Au fil des jours, Max repense toute l'histoire de sa vie, découvre qu'il n'y a pas compris grand-chose. Pas plus qu'il n'a compris ceux qui l'aimaient.
    Comme toujours chez Agnès Desarthe, l'exploration du réel s'accompagne d'une interrogation spirituelle. Cinq photos de ma femme est un admirable roman sur l'idolâtrie, c'est-à-dire sur l'attachement aux images.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De sa plume poétique et mystérieuse, Agnès Desarthe raconte la rencontre inopinée de deux âmes solitaires, dont celle de l'homme à la tête de hibou, un personnage haut en couleurs et en secrets.

  • De son propre aveu, Émeline n'a jamais étudié la musique, et ne saurait pas seulement dessiner une clé de sol. Mais elle se réveille en sueur la nuit, à l'idée de ne pas avoir assez travaillé ses partitions et de se faire disputer par son professeur, la charismatique madame Greffuhle. Où finit le rêve ? où reprend la réalité ? Agnès Desarthe entraîne le lecteur dans un monde où les deux états s'entremêlent jusqu'à en perdre tout repère. Comme pour se demander : comment échapper parfois à la banalité du quotidien, sans toutefois manquer sa vie ?

  • Nana entre au CP, joyeuse et optimiste. Comme elle fait du karaté, elle n'a peur de rien ni personne. Mais elle ne se doute pas de ce qui l'attend à l'école: madame Bébé, avec sa tête de "si tu te crois maligne, tu te trompes complètement", la surveillante la plus sévère de l'histoire mondiale des surveillantes. Entre la petite fille follement dissipée et l'impossible madame Bébé, les histoires ne font que commencer...

  • Anton Kraszowski ne s'est jamais résigné à être malheureux. Il a toujours su que sa vie méritait mieux. Un jour, il traverse le boulevard pour la première fois et lit la plaque de l'immeuble d'en face : Conservatoire national de Paris. Et tout à coup, Anton se dit que ça y est, sa vie va changer. Mais il ne peut pas deviner à quel point.

  • " Je ne veux pas être "célèbre' ni "grande'. Je veux aller de l'avant,

    changer, ouvrir mon esprit et mes yeux, refuser d'être étiquetée et stéréotypée. Ce qui compte c'est se libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves. "

    Virginia Woolf

    Parce qu'il est très difficile de décrire un être humain, et encore davantage quand celui-ci a noirci des milliers de pages de romans, de lettres, de journaux, il n'est pas inutile de flâner un peu dans le vague et le brûlant des souvenirs, comme un fond de couleurs et de sensations, sur lequel inscrire les hiéroglyphes, les lignes noires et entremêlées de l'histoire familiale.

    En mettant l'accent sur le caractère contemporain de l'œuvre de Virginia Woolf, Geneviève Brisac et Agnès Desarthe invitent à la relecture d'un auteur capital, dont l'importance commence tout juste à être comprise.

  • Découvrez Premier rendez-vous, le nouvel album de René Urtreger et Agnès Desarthe : https://www. youtube. com/watch?v=r3DrcNPustgDix fois René Urtreger faillit mourir et dix fois il se releva, toujours guidé par la quête acharnée de la « note juste ». Il est à lui seul toute la musique d'une génération et toute l'histoire du jazz. C'est le mystère palpitant de sa vie qu'Agnès Desarthe tente ici d'approcher. Pianiste génial, formé à Chopin et inspiré par Charlie Parker, il a joué avec les plus grands, de Lionel Hampton à Stan Getz, en passant par Dizzy Gillespie, Lester Young et Chet Baker. Il enregistre avec Miles Davis la bande originale du film Ascenseur pour l'échafaud et l'accompagne en tournée dans les plus prestigieuses salles d'Europe. Il apporte aussi son talent incomparable à l'aventure yéyé, aux côtés de Sacha Distel et de Claude François. Ce livre est le roman vrai d'une vie flamboyante. Parti de rien, René Urtreger atteint les sommets. Il connaît tous les excès et toutes les audaces, côtoie la gloire comme les enfers. Et ce qui nous bouleverse dans cette vie, c'est justement cette même exubérance et cette même mélancolie qui font la force sauvage du jazz, cette musique de fils perdus. Agnès Desarthe raconte cette aventure comme un roman. Son talent unique en fait un livre inoubliable. René Urtreger est l'un des plus grands noms du jazz. Pianiste et compositeur, il a reçu de multiples distinctions (du prix Django-Reinhardt en 1960 à celui de l'académie Charles-Cros in honorem jazz en 2014). C'est à la fois un maître et une figure incontournable de la scène musicale. Agnès Desarthe, romancière et essayiste, est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, salués par la critique et couronnés de nombreux prix. Normalienne et agrégée d'anglais, elle a traduit, entre autres, Virginia Woolf et Cynthia Ozick.

  • Anglais Chez Moi

    Desarthe Agnes

    At forty-three, Myriam has been a wife, mother, and lover--but never a restauranteur. When she opens Chez Moi in a quiet neighborhood in Paris, she has no idea how to run a business, but armed only with her love of cooking, she is determined to try. Barely able to pay the rent, Myriam secretly sleeps in the dining room and bathes in the kitchen sink, while struggling to come to terms with the painful memories of her past. But soon enough her delectable cuisine brings her many neighbors to Chez Moi, and Myriam finds that she may get a second chance at life and love. Redolent with the sights, smells, and tastes of Paris, Chez Moi is a charming story that will appeal to the many readers who fell in love with Joanne Harris’s Chocolat and Laura Esquivel’s Like Water for Chocolate.

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