• Aujourd'hui seule puissance militaire capable de régir l'avenir de l'humanité, la République outre-Atlantique est-elle capable d'instaurer ce nouvel ordre mondial annoncé en 1990 par le président Bush? Ou, au contraire, son intervention démesurée contre l'Irak ne serait-elle pas l'ébauche d'une gestion impériale qui promet une libanisation mondiale?

  • Un guide pour la compréhension du système contemporain de la guerre et de la paix, mais constitué de références prises dans l'histoire ancienne.

  • Crise de l´euro et des dettes souveraines, occupations qui s´éternisent en Afghanis-tan ou en Palestine, restrictions des libertés liées à la lutte antiterroriste, corruption des élites : comment comprendre ce sombre panorama des premières années du XXIesiècle ? Comment expliquer que les États et les instances internationales ne parviennent pas à enrayer cette spirale de désordres ?

    Dans cet essai ambitieux, Alain Joxe répond à ces questions en analysant toutes les dimensions du système mondial dérégulé imposé par le néolibéralisme depuis les années 1980. La mondialisation de l´économie et de la finance vise à accumuler des profits sans limites, à enrichir les riches et appauvrir les pauvres. Une nouvelle noblesse rentière consacre ainsi la souveraineté des entreprises, au détriment de la fonction pro-tectrice des États. Et elle s´appuie parallèlement sur une profonde mutation de la pensée stratégique militaire en doctrine policière, par la guerre contre le « terrorisme global » : une guerre sans victoire politique possible. Ces évolutions, montre Alain Joxe, ont été favorisées par la « révolution électronique » : elle a permis à la fois la gestion informatisée en temps réel des mouvements erratiques des « marchés » et la robotisation de la guerre, conduite à coup de drones, de satellites et de munitions spéciales, également utilisables contre les soulèvements populaires.

    Mutations économiques, militaires et technologiques se combinent ainsi dans une accélération des décisions qui efface le temps du politique et fabrique un système sans tête, où les acteurs sont incapables de réguler la finance comme la violence. Pour en finir avec la dictature des marchés et les guerres sans fin, seule une mobilisation éthique -à l´image des « printemps arabes »- et la conversion de l´Europe en union fédé-rale solidaire pourront reconstruire la démocratie sociale à bonne échelle.

  • Dix ans après, la crise cubaine de 1962 n'apparaît pas seulement comme le dernier volet du processus, par lequel Cuba sort définitivement de la zone d'influence des États-Unis mais, surtout, comme la date de naissance du système international dans lequel nous vivons. Cet ouvrage est, d'une part, une étude historique de la crise, saisie dès son origine, c'est-à-dire la révolution cubaine et le changement de camp de Cuba. Mais ce judo diplomatique cubain n'est pas le seul thème de l'ouvrage. En ramenant, comme un faisceau convergent autour de l'étude de la crise, l'ensemble des crises et des négociations qui étaient en cours dans le système international, aux alentours de l'automne 1962, (Berlin, Laos, désarmement, essais nucléaires, conflit sino-indien, alliance pour le progrès, révision de la stratégie OTAN des représailles massives, lutte de McNamara pour la reprise en main du pentagone), on voit s'esquisser, en filigrane, les lignes de force qui structurent les conflits actuels. Au cours de cette plongée dans un passé récent mais déjà lointain, le lecteur redécouvrira le monde encore jeune de la coexistence pacifique. C'est à partir de la crise cubaine que la scission intervient dans le camp socialiste, que la guerre du Viêt Nam devient possible, que la tension autour de Berlin en Europe disparaît, bref qu'on entre dans ce compromis global entre l'U.R.S.S. et les États-Unis dans lequel nous vivons, et qui mériterait le nom de coexistence guerrière.

  • Dans le monde entier, à la fin des années quatre-vingt, les meilleurs experts comme les simples citoyens ont assisté médusés aux bouleversements de l'ordre du monde, que nul n'avait su prévoir. Dans ce livre, Alain Joxe propose une interprétation globale de ce tournant historique : celui-ci marque la fin du cycle impérial de la dissuasion nucléaire, ouverte en 1945 à Hiroshima. Une fin dont l'explication structurelle est à rechercher dans la conjonction de trois tournants : l'éclatement des représentations du monde qui ont prévalu depuis quarante-cinq ans (affrontement Est-Ouest, opposition Nord-Sud), le dérèglement de doctrines stratégiques devenues délirantes, la prise de conscience de la folie de la course aux armements. Par une succession de vues d'ensemble et d'effet de zoom sur les moments-clé de cette histoire, l'auteur propose une relecture des étapes successives du "cycle de la dissuasion" : de la phase guerrière initiale aux avatars récents de la doctrine américaine de "riposte flexible", sans oublier les spécificités des écoles de pensée stratégique française et soviétique. Cette démarche apparaît comme un puissant révélateur pour prendre conscience des enjeux de la nouvelle situation créée par l'effondrement de l'empire soviétique et la fin de l'hégémonie américaine : quels seront les nouveaux risques liés à l'avènement d'un "empire du désordre" où la guerre entre puissances centrales aurait disparu et où la société mondiale s'organiserait en sous-ensembles violents, emboîtés ou juxtaposés et fortifiés, pratiquant à l'échelle de la planète comme à l'échelle du quartier l'extorsion et le rackett ? A l'heure où les dirigeants européens s'interrogent sur l'avenir de leurs systèmes de défense, Alain Joxe, l'un des meilleurs spécialistes français des problèmes stratégiques, apporte à ces questions des réponses qui bouleversent les cadres de pensée établis.

  • Dans le monde entier, à la fin des années quatre-vingt, les meilleurs experts comme les simples citoyens ont assisté médusés aux bouleversements de l'ordre du monde, que num n'avait su prévoir. Dans ce livre, Alain Joxe propose une interprétation globale de ce tournant historique : celui-ci marque la fin du cycle impérial de la dissuasion nucléaire, ouverte en 1945 à Hiroshima.
    Une fin dont l'explication structurelle est à rechercher dans la conjonction de trois tournants : l'éclatement des représentations du monde qui ont prévalu depuis quarante-cinq ans (affrontement Est-Ouest, opposition Nord-Sud), le dérèglement de doctrines stratégiques devenues délirantes, la prise de conscience de la folie de la course aux armements. Par une succession de vues d'ensemble et d'effet de zoom sur les moments-clé de cette histoire, l'auteur propose une relecture des étapes successives du "cycle de la dissuasion" : de la phase guerrière initiale aux avatars récents de la doctrine américaine de "riposte flexible", sans oublier les spécificités des écoles de pensée stratégique française et soviétique.
    Cette démarche apparaît comme un puissant révélateur pour prendre conscience des enjeux de la nouvelle situation créée par l'effondrement de l'empire soviétique et la fin de l'hégémonie américaine : quels seront les nouveaux risques liés à l'avénement d'un "empire du désordre" où la guerre entre puissances centrales aurait disparu et où la société mondiale s'organiserait en sous-ensembles violents, emboîtés ou juxtaposés et fortifiés, pratiquant à l'échelle de la planète comme à l'échelle du quartier l'extorsion et le rackett ?
    À l'heure où les dirigeants européens s'interrogent sur l'avenir de leurs systèmes de défenses, Alain Joxe, l'un des meilleurs spécialistes français des problèmes stratégiques, apporte à ces questions des réponses qui bouleversent les cadres de pensée établis.

  • Cet essai pose le problème de l´avenir de l´empire américain, à partir d´une question clé : le pouvoir des États-Unis est-il surtout économique ou, finalement, essentiellement militaire ? Pour y répondre, Alain Joxe revisite d´abord les fondements de l´État, de la République et de l´empire chez Machiavel, Hobbes et Clausewitz : c´est par la fonction de protection, y compris économique, que l´État légitimise le monopole de la force armée et éloigne la « guerre de tous contre tous », cet état de nature dont on émerge à la fin du Moyen Âge. Or on paraît aujourd´hui y retomber, sous la forme notamment d´une religiosité fanatique politisée par des clergés abusifs dans les trois religions du Livre.

    En analysant ensuite l´évolution de la doctrine stratégique américaine depuis la guerre du Golfe, l´auteur éclaire les causes profondes des « petites guerres » qui éclatent partout : les États-Unis, malgré leur pouvoir, ne se soucient ni de conquérir le monde pour y faire régner l´ordre et la paix, ni de prendre en charge la protection générale des citoyens. Ils cherchent seulement à réguler le désordre par des coalitions de circonstance, en dehors du droit international. Ils pratiquent la répression des symptômes de désespoirs ou la punition des crimes terroristes, sans s´attaquer aux causes créant partout des « processus de paix en panne ». D´où l´importance, pour l´auteur, que les Républiques groupées en Europe organisent à l´échelle globale une résistance à ce « chaos impérial ».
    « D´accord ou pas avec [les] thèses [d'Alain Joxe], il faut d´abord reconnaître que son ouvrage est d´une actualité criante » LA TRIBUNE « Ce n´est pas le moindre mérite de ce livre que de sortir des tourmentes fascinantes de l´actualité pour en revenir aux théories fondatrices de l´État contemporain, de la souveraineté des nations, du jeu des pouvoirs et de l´enchaînement des guerres [...]. Nul ne peut être indifférent à la portée de ce livre et aux audaces de son auteur. » LA REVUE INTERNATIONALE ET STRATÉGIQUE « [En avril 2002], Alain Joxe publiait L'Empire du chaos, brillant essai qui pouvait paraître alarmiste. Il faut, à la lumière des événements récents, (re)lire aujourd'hui cet ouvrage qu'on résiste à qualifier de prémonitoire tant la divination n'est pas vraiment le genre de la maison. » LES INROCKUPTIBLES

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