• C'était en janvier 2003.
    Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
    Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme.
    L'Opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
    Vingt ans plus tard, j'ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J'ai mené l'enquête, avec l'aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s'ouvraient à moi. Avec l'aide d'un détective privé, d'un criminologue, j'ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j'ai remué ciel et terre. Et j'y suis arrivée.
    Cette enquête m'a menée cent ans en arrière. J'ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
    J'ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J'ai dû m'imprégner de l'histoire de mes ancêtres, comme je l'avais fait avec ma soeur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
    Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.

  • Deux pièces engagées sur le rôle des femmes. La Visite questionne l'instinct maternel et le rôle de la mère dans sa confrontation avec la société. Les Filles de nos filles évoque le rôle des femmes dans la création.

  • Sagan 1954

    Anne Berest

    1954. Françoise Sagan est une jeune fille de dix-huit ans comme les autres, ou presque. Le 15 mars, l'éditeur René Julliard publie le premier roman de Françoise Quoirez, dite Sagan, Bonjour tristesse, et tout change. Françoise devient riche et célèbre, noctambule et légendaire, culte et pourchassée.
    2014. Romancière, Anne Berest se revêt « de la vie de Françoise pour oublier la sienne », et tisse sa jeune existence enlacée à celle de son aînée. Nous avons alors tout à la fois un roman, une biographie et une autofiction où, sous la plume merveilleuse d'Anne Berest, les vies de ces deux jeunes femmes n'en font plus qu'une. Et surtout, dans le miroir que vous tend le passé, le mythe Sagan rencontre l'éternelle jeunesse.

  • « Je ne sais pas s'il existe une femme parfaite. Mais je sais ce qu'un amour parfait veut dire. »

  • La fille de son père

    Anne Berest

    Trois sœurs que la vie a éloignées se retrouvent chez leur père à l'occasion d'un dîner d'anniversaire. Dans la maison d'enfance, les souvenirs affleurent. Les gestes deviennent nerveux, les langues fourchent et les rancœurs s'invitent autour de la table.
    Au dessert, un secret de famille est révélé. Une bombe à retardement qui va, sourdement, modifier le quotidien de chacune des filles.
    Un premier roman acéré, qui sonde les rapports doux-amers de trois jeunes femmes et d'un père.
    Anne Berest est née en 1979. Elle vit et travaille à Paris. La fille de son père est son premier roman.

  • Les patriarches

    Anne Berest

    « J'ai rencontré ton père en 1986, au Pimm's ou au Sept, je ne sais plus - un des clubs de la rue Sainte-Anne. C'était juste après son année de "voyage". C'est comme cela qu'il l'appelait. Même s'il n'a pas voyagé durant cette année-là. Ça, j'en suis sûr. Mais je n'ai aucune idée d'où il pouvait bien être, et je dois te dire que je n'ai jamais voulu savoir. Ton père était un très jeune homme, farouche, qu'il ne fallait pas blesser. La seule chose que je peux te dire, c'est qu'il me parlait toujours d'un certain Gérard Rambert, qu'il avait connu pendant son "voyage", et qui le fascinait. Je me souviens qu'il travaillait dans l'art. Je l'ai croisé une fois, un type excessif. C'est tout. »A. B.

  • Gabriële

    ,

    Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l'heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d'un renouveau dans son oeuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «  la femme au cerveau érotique  » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l'art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d'un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.
    Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.

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