• Belmondo entre deux vies Nouv.

    Jean-Paul Belmondo aura incarné jusqu'au bout une certaine jeunesse, à la fois désinvolte et rebelle, le charme talentueux, l'art et la légèreté. Des chefs-d'oeuvre à n'en plus finir : À bout de souffle, Léon Morin, prêtre, Le Voleur, Un Singe en hiver, Pierrot le Fou, Classe tous risques. Certes, depuis un matin ensoleillé du mois d'août 2001, il n'avait plus été tout à fait le même. Comme si sa vie s'était interrompue une première fois. Mais il restait présent, vivant, fidèle à son image impérissable. Au bout d'un interminable intermède, il a emporté avec lui cette élégance qui fut sa deuxième peau, dans le drame ou la comédie. Et tout ce qui en faisait à nos yeux bien plus qu'un acteur. Belmondo. Comme une marque de fabrique. Toute son histoire le raconte. Le temps, qui efface tout, fera peut-être oublier que, d'Itinéraire d'un enfant gâté aux Misérables en passant par Week-end à Zuydcoote, Cartouche, L'Homme de Rio, L'Héritier, Borsalino, Le Professionnel, L'As des as, il a été une Comédie humaine à lui tout seul et cinquante ans durant l'homme du XXe siècle, et encore celui du XXIe balbutiant. L'acteur lumineux, celui qui pouvait tout jouer, faire rire et pleurer, s'estompera peut-être, jusqu'à ne devenir qu'un souvenir. Ne s'effacera jamais, quoi qu'il arrive, Belmondo, le personnage, mythe ancré dans le granit de nos mémoires, impassible pour une fois, arrimé à notre histoire, celle de nos parents, de nos enfants et de leurs enfants à venir.

  • La vie de l'immortel Serge Gainsbourg
    Gainsbourg, trente ans. Trente ans qu'il est mort, le 2 mars 1991, et qu'il ne cesse de vivre et de revivre encore. Gainsbourg, ses engouements, ses esclandres, ses colères. Ses compagnons, l'alcool, le tabac. Ses égéries : Bardot, Birkin, Bambou - les trois B. Et sa fille, Charlotte. Ses débuts comme pianiste de bar au Milord l'Arsouille, ses mariages ratés, ses deux enfants cachés, son amitié décisive avec Boris Vian. Il y a ce que l'on sait : le charme fou, le talent vertigineux, les tubes fabuleux, les amours meurtrières, les déceptions, les provocations et le scandale, l'impatience ambiguë devant la mort.
    Gainsbourg, c'est aussi l'histoire d'un inconnu qui dut apprivoiser sa laideur, d'un enfant,
    Lulu, traqué par la peur sous l'Occupation et portant son étoile jaune comme un premier défi. Un homme toujours douloureux. Même en pleine lumière, ses tapages, ses ivresses, ses défis insensés, étaient lestés d'amertume.
    Dans sa dernière vie, Bambou, sa femme-refuge, lui a donné le bonheur d'un enfant, Lulu, comme un double souriant du petit garçon qu'il avait été. Quelques gouttes d'espérance avant de plonger dans une solitude choisie, entre souffrances et démons. Et de mourir, à soixante-trois ans, comme on fait une dernière grimace.

  • En remportant la Coupe du monde 2018, comme sélectionneur de l'équipe de France de football, vingt ans après l'avoir brandie en capitaine valeureux d'une autre équipe de France, Didier Deschamps a repoussé un peu plus loin les limites que l'on fixe généralement aux gens normaux. Il était devenu depuis longtemps un héros du quotidien, le voilà, ad vitam aeternam, dans la peau du personnage ordinaire qui, après s'être inventé un destin exceptionnel, n'en finit plus de le peaufiner. Et après ? Il reste un mystère et un homme simplement complexe parce qu'habité de tant de doutes, de douleurs vraies ou formatées. Après quoi court-il ? Sans doute ne s'est-il pas lancé à la poursuite du bonheur et toutes les pages de ce portrait sans concession le révèlent. Personnage hanté par ses failles et par ses rêves toujours inassouvis, il semble vivre toujours un divorce déchirant entre ce qu'il voudrait être et ce qu'il est réellement. Puisque la conquête est son oxygène, l'Euro qui se profile peut lui apporter un nouveau bonheur infini. Même si, pour lui, l'éternité ne dure qu'un instant.
    Bernard Pascuito a longtemps été journaliste avant de se consacrer entièrement à l'édition et l'écriture. Il est l'auteur de nombreuses biographies, dont La Dernière Vie de Romy Schneider (Le Rocher, 2018), Johnny (Gründ, 2017), Annie Girardot, une vie dérangée (Flammarion, 2011) et d'essais : Les Héritiers (Albin Michel, 2019), Demain est à nous (Gründ, 2019), Les Politiques aussi ont une mère, avec OIivier Biscaye (Albin Michel, 2017). Il vient de publier, au Cherche-Midi éditeur, La Dernière Vie de Serge Gainsbourg.

  • « Quand commence-t-on à mourir ? À partir du moment où l'on n'a plus peur de la mort. »Le 5 mai 1981, David, le fils de Romy, meurt accidentellement à Saint-Germain-en-Laye, chez les parents de son père. Commence alors pour l'actrice une année de souffrance, qui se terminera par sa mort tragique le 29 mai 1982. Évoquer cette année faite de tournages et d'errances est l'occasion, pour Bernard Pascuito, de retracer toute la vie de Romy Schneider : sa vocation d'actrice, son rôle dans Sissi qui la marquera à jamais, ses relations avec Alain Delon ou Claude Sautet. Grâce à des témoignages inédits de ses anciens médecins ainsi qu'à des révélations exclusives, Bernard Pascuito dresse une biographie de référence de Romy Schneider.
    Bernard Pascuito est l'auteur de biographies à succès de Gainsbourg, Coluche, Montand (Sand), Annie Girardot (Flammarion). Il vient de signer les textes d'un livre photos sur Johnny Hallyday (Gründ) et a publié en 2017, avec Olivier Biscaye, un essai très remarqué, Les Politiques aussi ont une mère (Albin Michel).

  • Corruption, sextape, et violences : 30 années de dérives qui ont sali le plus beau jeu du monde...
    Le foot est menacé de mort, épuisé par les dérives de ses joueurs, de ses clubs et de ses institutions. L'arrêt Bosman, permettant aux clubs européens d'engager autant de joueurs étrangers qu'ils le souhaitent, en a été l'acte fondateur, entrainant l'augmentation du salaire des joueurs. La Coupe du monde dégage des milliards de profits, les pays souhaitant l'organiser sont prêts à toutes les compromissions pour parvenir à leurs fins. Voilà où en est le football. Dans le même temps, FIFA et UEFA mènent le football à sa ruine en s'opposant mortellement dans une tentative de prise de pouvoir permanente. La chute de Michel Platini est un symbole : monté au sommet de l'UEFA grâce à Blatter, c'est par lui qu'il est tombé, parce qu'il voulait lui prendre sa place ! En France, il y a plus de trente ans que le football se traîne dans la boue : double billetterie du PSG, Brest, Mulhouse, des présidents de clubs en prison (Rocher, Bez, Tapie, Bernès, Yvinec, Goerig...). St Etienne, Bordeaux, OM, Brest, Mulhouse, salis, matchs et arbitres achetés (Nîmes, Marseille), comptes truqués, agents malhonnêtes... Il n'est pas étonnant d'assister ensuite aux dérives des joueurs. De Knysna à la Sex Tape de Valbuena, de Ribery-Zaïa à Benzema maître-chanteur, en passant par Domenech et les insultes d' Anelka, Nasri, Menez, le football français est champion du monde... du scandale. Enfin, les dérives du football mondial sont légion : dopage, corruption, évasion fiscale, chantage, matchs truqués, racisme, détournements de fond, tous les coups sont permis ! Dans ce sombre tableau, il existe peut-être un espoir, et aussi stupéfiant soit-il, il pourrait, en France, prendre le visage d'Hatem Ben Arfa.... Mais ça, il faudra lire le livre pour en savoir plus.

  • Morts étranges t.2

    Bernard Pascuito

    • Archipel
    • 1 September 2012

    Pourquoi Dalida a-t-elle absorbé trop de médicaments un dimanche de mai 1987 ? Robert Maxwell est-il tombé de son yacht ou l'a-t-on poussé ? L'assassin de Sophie Toscan du Plantier, la femme du célèbre producteur, est-il l'un de ses voisins ?Marie-France Pisier, Alain Colas, Amy Winehouse, Lolo Ferrari, Joseph Fontanet... et tout récemment Whitney Houston : autant de célébrités disparues dans d'étranges circonstances, qui laissent aux proches comme au public un goût amer.Certaines enquêtes ont été bâclées, des pièces à conviction ou de notables anomalies étant curieusement oubliées. Parfois, l'enquête de police reste inachevée, des années après.Avec la plume qu'on lui connaît Bernard Pascuito retrace les dernières heures de 14 personnalités hors du commun et s'interroge sur les vraies raisons de leur disparition.

  • Et si c'était sa dernière provoc' ? Vingt-huit ans après sa mort, Coluche ne s'est jamais aussi bien porté. Le rondouillard cynique qui faisait rire toute une génération est resté le plus drôle, la référence inégalée. Ses sketches n'ont pas perdu de leur lucidité, de leur violence et, pour certains, ils apparaissent plus modernes encore.Seule sa vie a changé. Ou plutôt l'image qu'on s'en faisait. Parce que ses Restos du coeur sont devenus partie intégrante de nos hivers, nous avons compris au fil des années que le clown en salopette, c'était bien autre chose. Alors, on regarde en arrière, on repart vers lui, on s'empare de ses images, des fausses comme des vraies. On découpe en tranches cette vie bousculée, pleine de fureur et de bruit, d'amours et de peines, de coups de gueule et de coups de coeur. Coluche l'agitateur ? Coluche le bienfaiteur ? Ni l'un ni l'autre sans doute mais un homme tout simplement, avec son génie, ses écarts, sa violence et ses larmes.Première édition : Payot, 2006.

  • Le pape Jean Paul 1er a-t-il été assassiné ? Pourquoi le conducteur du camion, qui devait être fatal à Coluche, effectuait-il une manoeuvre là où il n'avait aucune raison de tourner ? Diana a-t-elle été victime d'un complot parce qu'elle était enceinte des oeuvres de Dodi Al Fayed ? Romy Schneider, retrouvée morte à son domicile, a-t-elle vraiment succombé à une crise cardiaque ? Que penser des rumeurs selon lesquelles l'accident de voiture dont mourut Marie-Antoinette Chaban-Delmas fut provoqué ? Comment expliquer le trépas de Michael Jackson, filmé en pleine forme lors des répétitions de son concert, la veille de sa mort ?De Grace Kelly à Pierre Beregovoy, des personnalités politiques aux vedettes du monde du spectacle, Bernard Pascuito raconte le destin de quinze personnalités dont la disparition a été controversée.

  • " Un homme, d'abord. Avec tous les déchirements, et parfois les contradictions d'un champion hors normes qui a touché à l'inaccessible plus d'une fois, et nous en a parfois voulu de ne pas avoir compris de quels dépassements, de quelles sublimations, son chemin de gloire était parsemé. Un cas ? Un mystère, de toute façon, dont on espérait percer l'armure en allant à la rencontre de ceux qui l'ont le mieux connu, amis ou non. J'avais le sentiment, pendant tous ces mois, qu'en dehors des traits de caractère convenus - tenace, ambitieux, gagneur, stratège - aucun de nos interlocuteurs n'était susceptible de dire de quelle étoffe il est fait. Et puis l'étau s'est desserré... La face cachée de Didier Deschamps, c'est celle d'un homme multiple, riche de ses contradictions, fortifié par ses blessures, hanté par ses rêves et toujours inassouvi. Pour lequel l'éternité ne dure qu'un instant. " Bernard Pascuito

  • Vies privées

    ,

    • Grund
    • 22 October 2015


    Gros plan sur Daniel Angeli, photographe de stars internationales, du Gotha et des people, depuis 50 ans !

    Daniel Angeli est un photographe élégant, timide et énigmatique. Ses héros sont des reines et des stars, des milliardaires repus, des génies déchaînés, parfois enchaînés à des créatures de rêve qu'ils délaisseront bientôt. Cela se passe dans la douceur des années soixante et de toutes celles qui suivent, quand rien n'était grisâtre ni compliqué. Les personnages d'Angeli bavardent, dorment dans des palaces, assistent à des soirées scintillantes, se baignent nus, skient l'hiver, s'aiment et se quittent en silence. Des larmes coulent, des éclats de rire éclatent au soleil. Il y a dans tout cela une langueur, une musique.
    Cela parle du bonheur, de l'amitié, de l'échec, des espoirs déçus, des amours qui ne durent pas, qui ne peuvent pas durer. Angeli photographie comme d'autres peignent ou écrivent des nouvelles qui racontent la vie, la joie et la tristesse. Il est là tout près, prompt à saisir les instants, tournoyant humblement autour de ses héros, présent et invisible, jusqu'à ce qu'il se fonde dans le décor au point de fraterniser avec eux. Il ne les voit jamais, se contente de les caresser avec l'oeil de son objectif. Des disputes éclatent, des baisers s'échangent, une star baille au soleil, un acteur montre ses fesses.
    À Saint-Tropez, à Gstaad, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Londres, Paris, Cannes, Saint-Moritz, il n'y a pas que les acteurs pour faire semblant de jouer à la Dolce Vita. Karajan et Chostakovitch, les musiciens, Picasso, Dali, Balthus, les peintres, Giscard d'Estaing, nouveau président de la république, Onassis, Agnelli, Marcel Dassault, les milliardaires, Juan Carlos d'Espagne, le Prince Charles, Caroline de Monaco, rivalisent avec Romy Schneider, Brigitte Bardot, Alain Delon, Belmondo, Marlon Brando, Nicholson, Charlie Chaplin quelques heures avant sa mort. John Lennon, Mick Jagger, Hallyday, Sardou, Gainsbourg, Greco, fraient avec le grand Hitchcock ou l'immense Piaf qui, un jour ou l'autre, décident de se donner en spectacle pour ce photographe inclassable qui les a émus ou séduits. Au bout du compte, Daniel Angeli est un chasseur qui aura presque toujours fini par faire des rendez-vous photos avec les stars qu'il avait longuement traquées.
    Ce livre raconte un monde, une vie aujourd'hui envolée, qui coule en douceur sur un peu plus de trente années. C'est un livre d'histoires, grandes ou petites. Ces vies privées défilent sous nos yeux attendris, amusés, parfois émerveillés ou choqués. Quelques instants grappillés trouvent aussi leur place, rappelant qu'Angeli le timide pouvait être aussi de la race des paparazzi.

  • Elles s'appellent Luisa Valls, Anne Fillon, Pierrette Le Pen, Jeanine Mélenchon, Viviane Le Maire, Andrée Sarkozy ou Emma Bayrou... Qui sont les mères des femmes et des hommes politiques ? Ont-elles forgé leur caractère, et jusqu'à quel point ?
    Bernard Pascuito et Olivier Biscaye sont allés à la rencontre de ces femmes simples qui ont élevé leurs enfants à des destins d'exception. Riche de récits inédits et de souvenirs surprenants, ce livre dévoile des secrets longtemps gardés et nous plonge au coeur d'une relation énigmatique entre fusion, affection, admiration et parfois tension. Plus que tout, il éclaire la psychologie de nos élus et nous laisse entrevoir, au gré des univers insoupçonnés où se sont inventées des vocations hors norme, les mystères d'une enfance qui les a façonnés.

  • Depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès provoqués par le cancer a doublé en France : 150 000 par an ! Le tabac, premier accusé, n'en explique que 30 000. Les autres sont essentiellement liés à la dégradation de notre environnement. Le cancer est devenu une « maladie de civilisation ».
    Ce phénomène s'observe dans l'ensemble des pays industrialisés. « On soigne les malades atteints du cancer, constate le professeur Dominique Belpomme, et non l'environnement qui est lui-même malade. »
    Des affections cardiovasculaires à la stérilité masculine en passant par le diabète, l'asthme... nombre des maux dont nous souffrons ne sont plus d'origine naturelle mais artificielle, fabriqués en quelque sorte par l'homme. À court terme, c'est la survie de l'espèce humaine qui pourrait être mise en cause.

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