• « Quelqu'un veut désespérément quelque chose et a beaucoup de mal à l'obtenir ».
    Cette définition d'un bon scénario, enseignée dans les écoles de cinéma, pourrait bien s'appliquer à Caroline Bongrand, scénariste et écrivaine reconnue. Elle est l'auteure d'un scénario fou, trop grand, trop cher, incroyablement romantique, sur l'histoire d'amour qui se cache derrière la construction de la tour Eiffel.
    Durant plus de vingt ans, tel Don Quichotte ne démordant pas de ses convictions, Caroline va tout faire pour que son film voie enfin le jour. De péripéties en rebondissements, elle va porter son projet à bout de bras jusqu'à l'obsession, et affronter un monde parfois merveilleux, souvent sans foi ni loi, sans jamais renoncer.
    Producteurs, agents, studios, réalisateurs et scénaristes, accédez à l'univers du cinéma et aux coulisses d'un grand film français qui aura mis 22 ans à se faire.
    Découvrez l'épopée extraordinaire et les secrets du scénario d' « Eiffel », le film évènement qui sortira en mai 2021, plus important budget du cinéma français de l'année.

  • "Il faut un lieu pour faire une famille. Il faut une terre, même regrettée, même imaginaire ou, à défaut, promise. Chez nous, aucune trace. Tout a été soigneusement oublié. Pas d'adresse, pas de nostalgie, pas d'histoire. Pas d'arbre. Pas de recette de cuisine. Pas de tradition. Aucune tradition. Rien. Des gens de passage."
    L'auteure s'accroche aux branches de son arbre généalogique pour retrouver les femmes de son ascendance et tenter de comprendre s'il existe, en amour, une prédisposition familiale. Et si notre lignée déterminait nos comportements amoureux ? Cherchant à conjurer autant qu'à réparer, elle se plonge dans ses origines, perdues, oubliées, espérant y trouver une clé. À mesure de ses recherches, elle comprend qu'il ne reste rien du passé et que la littérature est sa terre.

  • " Il lui dit qu'il la trouvait belle. Qu'il avait regardé son corps, qu'il devinait splendide, ses hanches, ses jambes, ses mains, ses pieds, adorables dans ses chaussures ouvertes, la manière qu'elle avait de tenir sa tête, son rire, sa voix, ses poignets, et son visage, et ses yeux, si merveilleux. Il lui dit qu'elle était rare, unique, une femme, une seule. La seule, la plus belle. Superbe.
    Elle manqua de se trouver mal.
    Elle n'avait pas touché son assiette, lui non plus. Ils se forcèrent à manger un peu, tout de même, dans le silence.
    À la fin du déjeuner elle étendit son bras, et, du dos de sa main, effleura le dos de sa main à lui. Juste un instant. Ils ne pouvaient pas ne pas avoir au moins vécu cela. "
    Un homme et une femme se rencontrent lors d'un déjeuner professionnel. Objet des critiques continuelles d'un mari insatisfait, la femme se voit belle dans les yeux de cet homme subjugué par elle et qu'elle adore déjà.
    Pour préserver, croient-ils, leurs familles respectives, ils établissent un pacte : ils ne feront jamais, jamais l'amour. Seulement, la retenue a l'effet inverse de celui escompté.

  • Constance a vingt-quatre ans, un âne en peluche nommé Léon, une chambre aux murs peints en jaune jonquille, et une seule passion, toute littéraire, Gary. Ce n'est pas absolument suffisant pour donner un sens à l'existence et Constance s'ennuie. Jusqu'au jour où, au hasard d'un emprunt de livre à la bibliothèque de son quartier, elle découvre une phrase qui semble s'adresser directement à elle et, à la dernière page, une suggestion de nouvelle lecture. Commence alors un curieux jeu de cache-cache avec le souligneur, dont Constance cherche à percer l'identité pendant que s'instaure, par Dostoïevski, Gary, Nimier ou Kierkegaard interposés, un étrange dialogue entre la jeune fille et l'inconnu. Qui est-il ? Que veut-il lui signifier ? D'ailleurs, est-ce bien à elle qu'il s'adresse ? Et, plus profondément, où est la vraie vie ? Dans les phrases sublimes des livres ou dans l'inévitable banalité du monde tel qu'il va ? Quant au véritable amour, vit-il d'absence ou de présence ? Ce très joli livre, fort habilement fait - toutes les citations et leurs références sont exactes - va bien au-delà du jeu littéraire : il dit beaucoup sur l'amour du roman, comme roman de l'amour.

  • Non, ce n'est pas toujours la vérité, tant s'en faut, qui sort de la bouche des enfants. À preuve, Henriella, qui profite de l'absence de sa mère hospitalisée, pour faire passer dans le carnet d'un grand journal un faire-part annonçant sa mort. Curieuse idée, et passablement sinistre, chez une petite fille dont la vie familiale était pourtant placée sous le signe de la plus parfaite réussite, dont les parents s'adoraient tellement, en elle et à travers elle. Mais pourquoi Henriella cherche-t-elle à reconstruire le passé de sa mère ? Où est donc son père ? Que signifient les cruelles mises en scène qu'elle invente pour ses poupées ? Peu à peu, la représentation du foyer idyllique se déglingue, peu à peu resurgit un quotidien banal, les fausses générosités des adultes murés dans leur égoïsme. Et, au milieu, l'enfant, qui se cramponne de toutes ses forces à son mythe de petite fille aimée. Un livre à la fois drôle et désespéré, avec un ton toujours juste.

  • Je suis le chien. Je ne parle pas, je n'entends pas, je ne pense pas. Je ne vis pas à hauteur d'homme : je ne suis un danger pour personne. On n'attend rien de moi. Je suis un chien qu'on laisse à l'arrière de la voiture, un jour de grand soleil, à l'entrée d'une pâtisserie ou d'un grand magasin, le samedi. Je suis un chien fait pour attendre ses maîtres, sans broncher. Un chien à qui on oublie de donner de l'eau. Je suis un chien, mais j'ai besoin qu'on m'aime. Oui, Max a besoin qu'on l'aime. Un besoin fou. Donc à faire toutes les folies. La souffrance, l'indifférence ou la culpabilité rendent-elles fatalement aveugles et sourds ceux qui vont debout ? Et, au jeu de la pierre, du puits, du papier et des ciseaux, faut-il que ce soit toujours le puits qui gagne ?

  • Que pense une jeune femme moderne « avant de dire oui » ? Qu'attend-elle de « lui » - et d'elle-même ? Ce petit livre n'est en rien un « essai », mais il trace, sous une forme mi sérieuse, mi amusée, le croquis du couple modèle de cette fin de siècle. Aphorismes balisant les espoirs et les inquiétudes, courts récits de ce qui se produit quand, « un jour », surviennent le premier désaccord, le premier désir de solitude. Avec listes de mariage idéales, mini dictionnaire pour les jours à venir et pages blanches pour les improvisations personnelles...


  • Un roman très contemporain à la recherche de la fleur ultime, celle dont le parfum rend instantanément amoureux.

    Gilles est chimiste à New York dans une entreprise qui crée les parfums de toutes les plus grandes marques de cosmétiques. Karl Lagerfeld lui fait une commande extraordinaire : un parfum qui rend immédiatement amoureux celui ou celle qui le respire. Délire de créateur ou intuition géniale ? Quelle fleur pourrait être à l'origine d'une telle fragrance ? Si elle existe, c'est l'un des secrets les mieux gardés de la planète.
    L'amour, Gilles connaît : il va se marier dans quelques jours avec la belle Ina. Mais troublé par ses investigations sur l'amour fou, l'amour absolu et son parfum, Gilles remet en cause celui qu'il porte à Ina : sur un coup de tête, il rompt leurs fiançailles.
    Ina comprend que la reconquête de Gilles passera par cette fleur magique. Une tribu juive installée depuis des millénaires en Chine serait gardienne de la plante merveilleuse. Ina ira jusqu'au pied de l'Himalaya à sa recherche. Gilles, qui comprend qu'il a fait l'erreur de sa vie en repoussant sa fiancée, part à son tour à la recherche de sa fleur, Ina.
    La quête de la plante merveilleuse se révélera haletante, mais le dépaysement pour Gilles sera d'abord intérieur, en forme de retour sur ses origines, sur l'amour qu'il a reçu et sur celui qu'il s'apprête à donner.
    Quête éperdue de l'amour absolu, interrogation philosophique sur les racines de l'amour, roman d'aventures cavalcadant, Trois défintions de l'amour est un ouvrage d'une énergie et d'une modernité remarquables.

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