• Là où vivent les hommes Nouv.

    « Je compris en rencontrant Achille, le vieux pastre, que jusqu'ici ma route m'avait conduit seulement vers les illusions du monde moderne où l'on découvre tout ce que les hommes croient qu'il leur arrive, alors qu'ils ne sont que des enfants perdus sur la Terre qui les porte. »

    Après un drame familial, Etienne quitte la ville, ses repères, et son poste de cadre dans une banque. C'est par hasard, et après un long périple jusqu'à un hameau de Lozère, qu'il rencontre Achille, un vieux berger. Entre ces deux hommes blessés, un lien se tisse. Il va révéler à Etienne qu'une autre vie est possible, là où se trouvent les vraies richesses.
    Puisant sa force dans l'évocation de la nature et des mystères du monde, le roman de Christian Signol est une ode à la liberté et une invitation à retrouver le sens de l'existence.

  • Lassé de la vie urbaine, Lucas, trente ans, rend régulièrement visite à Emilien, son arrière-grand-père, qui s'est retiré dans un petit appartement proche du hameau où il a grandi. Lucas est très attaché à la maison de famille qui le rappelle à ses origines car il sait que c'est là que s'est joué le destin des siens. Un jour, il décide de restaurer les vieux murs qui résonnent encore de l'histoire familiale et, pour mieux s'en imprégner, demande à son arrière-grand-père d'écrire le récit de sa vie.Emilien raconte alors comment il est né dans ce hameau du Limousin en 1915, et comment, malgré un travail acharné, il a assisté à la désertification des campagnes qui tentaient de basculer dans la modernité. C'est pourtant là, dans ces venelles qu'il faut aujourd'hui défricher, que Lucas et son arrière-grand-père aiment à rêver que tout n'est pas perdu.
    Dans ce roman sensible et plein d'espoir, Christian Signol évoque la transmission entre des générations que tout semble séparer mais qui ont en commun l'essentiel : le vrai sens de la mémoire et de la vie.

  • Chaque été, Charles invite Antoine chez ses grands-parents, en Dordogne. Alors que tout les sépare - Antoine est boursier, Charles est fils de receveur des finances - les deux adolescents partagent une amitié sans concession, une de celles qui aident à se surpasser.
    Un été, ils rencontrent Séverine, étudiante comme eux à Périgueux. Entre ces trois êtres, un lien se noue, fait d'amour et d'amitié. Mais ce bonheur que nul ne croyait menacé se brise à la fin de l'été 1939 : comme des milliers de jeunes, Charles, Antoine et Séverine vont devoir entrer en résistance pour retrouver l'harmonie perdue et la paix des saisons.
    Ce sont ces heures ardentes, celles d'une jeunesse bouleversée par la folie d'une époque, confiante dans l'amitié, le courage et la beauté du monde, que fait revivre Christian Signol dans ce roman poignant qui célèbre l'authenticité des âmes et la force des souvenirs.
    Jeunesses, amours et amitiés sur fond de paysages aujourd'hui disparus, Christian Signol signe un roman poignant sur le drame de la jeunesse et des destinées métamorphosées par la grande histoire.
    Un magnifique roman d'amour sur fond de Résistance au cours de la Seconde Guerre mondiale en Dordogne.
    © Éditions Albin Michel
    (C) et (P) Audiolib, 2018
    Durée : 4h33

  • L'Histoire gronde au-dessus du Solail, dans ce Languedoc d'ombre et de lumière. Le maître de maison, Charles Barthélémie, disparaît à la veille de la guerre de 1870. D'autres temps s'imposent, d'autres crises, d'autres mondes. Les enfants doivent affronter chacun à sa manière tout autant les ravages de la vigne frappée par le phylloxéra que ceux de la guerre ou de leurs propres déchirements. Les cours du vin s'effondrent, Marcelin Albert dresse les barricades, et Clémenceau étouffe dans le sang la colère des vignerons. Mais c'est une femme inoubliable, entière et passionnée, Charlotte, la cadette, qui émerge de ce roman où l'air vif de l'épopée parcourt une terre sensuelle, immémoriale.
    Nul ne sait mieux que Christian Signol enchaîner les destins de personnages dans un dédale de passions, de drames et de bonheurs. Dans ce roman où trois générations du pays des vignes se battent pour la survie d'un domaine qui abrite les secrets de la terre et du temps, il donne une fois de plus la preuve de son immense talent.
    Decouvrez la suite de la saga dans La lumière des collines.

  • - 60%

    Après son internat, le jeune Dr Vialaneix accepte l'offre du maire d'une petite commune du Limousin de s'installer dans la maison de santé du village. Tout en alternant les visites à domicile et les consultations au cabinet, il est témoin de la disparition d'une génération touchée par la maladie, l'isolement et la solitude.Sa rencontre avec l'infirmière de cette unité de soins lui apporte la force et le réconfort dont il a besoin pour exercer son métier. Plus qu'un métier, en réalité : une vocation, qui le pousse à prendre sous son aile une adolescente pleine de vie qui lutte contre le cancer. Pendant une année, au rythme des saisons, le Dr Vialaneix va nous faire partager ses combats, ses échecs, mais aussi ses succès, dans la splendeur d'un monde finissant.A travers ce très beau portrait d'un homme d'une profonde humanité, Christian Signol brosse le tableau d'une campagne magnifique mais désertée, en un émouvant hommage aux médecins de campagne trop souvent démunis pour accompagner au quotidien ceux qui luttent avec courage et s'efforcent de croire encore à un bonheur possible.

  • Récit d'une renaissance, ode à la beauté et au mystère du monde, le nouveau roman de Christian Signol convoque des thèmes chers à l'auteur d'une oeuvre qui célèbre la nature et dénonce le danger qui la menace. Sur la terre comme au ciel est l'histoire poignante d'un père et d'un fils séparés par le destin. L'un n'a jamais quitté la terre qui l'a vu naître, cet univers immuable auquel il est viscéralement attaché et dont il connaît les moindres secrets. L'autre, poussé comme un oiseau migrateur vers un ailleurs plein de promesses, est parti au Canada à la découverte des grands espaces et n'a plus donné de nouvelles depuis dix ans. Jusqu'au drame qui, peut-être, les ramènera l'un vers l'autre.Christian Signol a ce talent pour évoquer l'immensité du ciel, les étés flamboyants et les aubes limpides. Des étangs du  Touvois aux grands espaces du Nord québécois, ce récit pudique est un hymne au pouvoir consolateur d'une nature magnifiée par la noblesse et la beauté des grands oiseaux libres.

  • - 54%

    Surmonter les séquelles d'une grave maladie, changer le cap de sa vie... A sa sortie de l'hôpital, Mathieu n'a qu'une idée en tête : quitter Paris, se réfugier dans le Quercy auprès de ses grands-parents qui l'ont élevé jusqu'à l'âge de douze ans.
    Rien n'a changé dans la petite maison à deux pas de la rivière où Paul et Louise luttent, chacun à sa façon, contre la marche d'un siècle qui les rejette. Le vieux maréchal-ferrant continue de forger des fers que personne n'achètera. L'ancienne sage-femme, qui a du renoncer à exercer, s'est plongée dans la médecine des plantes. Porté par leur humanité généreuse, leur énergie farouche, leur obstination à être heureux malgré tout, Mathieu retrouve petit à petit la force, le courage et l'apaisement qu'il était venu chercher au pays de son enfance. L'amour et la sagesse de ces êtres qui lui sont chers vont lui permettre d'entrevoir la promesse d'une existence différente, plus féconde, d'un bonheur qu'il croyait à jamais perdu.
    Avec ce beau livre, véritable hymne à la vie, Christian Signol s'affirme une fois encore comme un des grands romanciers de la consolation. Chez lui, l'espoir, le combat, et la victoire sur le destin qu'ils autorisent, sont toujours magnifiés par la splendeur du monde.

  • Jamais Etienne et Mélina n'auraient imaginé devoir un jour quitter les berges de la Garonne, les champs et les prairies, les vignes du coteau qu'ils escaladent pour se rendre à l'école du village. Les deux gamins aiment se retrouver sur une petite île au milieu du fleuve, éblouis de lumière, ivres de liberté, insouciants et heureux malgré la pauvreté de leurs familles, dans la certitude d'être faits l'un pour l'autre.La crise qui bouleverse le pays met fin à cette enfance heureuse. Le coeur lourd, Etienne part apprendre le métier d'imprimeur à Toulouse, très vite rejoint par Mélina, engagée comme gouvernante par de riches industriels. Dans la « ville rose » où le monde ouvrier se prend à rêver aux lendemains qui chantent, pour eux comme pour beaucoup, 1936 sera l'année de tous les rêves. Mais les deux jeunes gens pourront-ils s'adapter à cet univers si éloigné de ce qu'ils ont connu, retrouveront ils jamais l'île du bonheur enfui ?Christian Signol évoque comme toujours avec une infinie sensibilité les verts paradis de l'enfance, avant de nous plonger dans les tourbillons de cette période-clé de notre Histoire, porteuse de tant d'espérances. Un superbe roman, tendre et grave, illuminé par l'amour d'Etienne et Mélina, les enfants de la Garonne.

  • « Il faut se souvenir des jours de fête où nous avons été heureux et tout faire pour les revivre un jour... »
    1939. L'orage qui gronde au loin sonne la fin des années d'insouciance. A Toulouse comme ailleurs, les hommes qui refusent de voir grandir leurs enfants dans une Europe soumise aux nazis s'engagent et partent pour le front. Beaucoup n'en reviendront pas. D'autres, comme Etienne, prisonniers en terre ennemie se retrouvent ballotés de camps en camps, toujours plus rudes à chaque tentative d'évasion.
    Au pays, les femmes ne baissent pas les bras. Mélina, qui vient de mettre au monde un petit garçon, est persuadée que pour revoir un jour son mari, elle doit se montrer digne de lui. Confiant leur enfant à un couple d'amis, elle s'engage dans la lutte et rejoint la Résistance...
    Après Nos si beaux rêves de jeunesse, cette vaste fresque, qui nous entraine des bords de la Garonne à la Prusse orientale, est un hymne à la vie, la liberté et l'espérance. Vous n'êtes pas prêts d'oublier Etienne et Mélina, ce jeune couple qui se bat avec la folle certitude que rien ni personne ne pourra jamais les séparer.

  • - 54%

    En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l’Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n’écoutant que son cœur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu’on propose à Virgile et à Victoria qui n’ont jamais pu avoir d’enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s’organise dans le Périgord jusqu’aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur.
    Avec une sensibilité, une justesse de ton qui bouleversent, Christian Signol évoque cette période douloureuse de l’Histoire où, comme les Laborie, de nombreux Français n’hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu avec la simple certitude d’accomplir leur devoir de citoyen, d’être humain.
    Ce roman auquel l’auteur tient tant est un superbe hommage à la mémoire de ces Justes qu’on ne peut oublier.

  • - 57%

    Jean, l'enfant trouvé, a été élevé par un couple de bergers analphabètes, frustes et superstitieux. Le service militaire va heureusement le sauver de cet enfer. Avec l'aide d'un instituteur, il apprend enfin à lire et écrire, découvre la chaleur d'un vrai foyer. Puis ce sera la « drôle de guerre » aux frontières de l'Est, et la débâcle. Le début d'une longue errance qui ramène Jean vers le Sud, jusqu'à sa rencontre avec Joseph, son ami, son double, et Dorine, un coeur simple, tombée éperdument amoureuse du jeune homme. Mais alors que la guerre se rapproche, Jean pourra-t-il échapper à son destin ?
    Ancrée dans la beauté sauvage des hauts plateaux balayés par les vents du Midi, l'histoire de ce garçon sans famille, sans repère, en quête d'un peu de chaleur humaine et d'amour, nous bouleverse. Jean Dolin restera probablement comme l'un des personnages les plus purs et les plus attachants de l'oeuvre de Christian Signol dont la sensibilité et la justesse éclatent à chaque page de ce grand roman.

  • « Regarde bien les arbres. Ils savent, comme nous, qu'ils doivent mourir un jour, mais ils ne pensent qu'à une chose : grandir, monter le plus haut possible. »
    Depuis son enfance, Bastien a toujours vécu dans la forêt. Pour lui, les arbres vivent, parlent, rêvent. Ils veulent renouer avec le ciel. Il en connaît tous les mystères, tous les sortilèges qu'il révélera à sa petite-fille gravement malade, venue se réfugier auprès de lui. Pour Bastien, elle est comme une forêt fracassée par l'orage. Mais il ne doute pas de sa guérison s'il se bat à ses côtés et partage ses secrets.
    Dans ces pages qu'irriguent la magie et la force des arbres, c'est tout le sens de la vie humaine que pose Christian Signol. Traversées du souffle de la Grande Histoire, des forêts blessées par les tempêtes et des légendes immémoriales, elles révèlent un monde de beauté, inconnu et superbe, au pouvoir salvateur.

  • Devenir instituteur, c'était le rêve de nombreux enfants dans la France de l'immédiat après-guerre. Ornella, par exemple, a bataillé dur pour entrer à l'École Normale, mais le succès était au bout de la route et l'a conduite vers son premier poste de maîtresse d'école à Ségalières, un village perdu des hauts-plateaux du Lot, en octobre 1954. Là, elle se heurte à l'hostilité du maire, du curé et des habitants, qui ont besoin de leurs enfants dans les fermes. Un nouveau poste l'attend à Peyrignac, sur le causse, où elle va partager la classe avec Pierre, fils d'un châtelain de Cahors. Entre ces deux enseignants issus de milieux différents mais qui ne vivent que pour leur métier, c'est le coup de foudre que seule assombrira la guerre d'Algérie. Au fil des ans, au gré des réformes scolaires, ils poursuivront leur carrière avec la même passion jusqu'à ce qu'une décision ministérielle les transforme en « professeurs des écoles » en 1989.L'école d'antan, son odeur de craie et d'encre violette, ses instituteurs héritiers des hussards de la Troisième République, respectés de tous, exemplaires et dévoués, c'est ce que Christian Signol évoque avec beaucoup d'émotion et de vérité dans ce beau roman qui relate également un demi-siècle de l'histoire d'une société française, dont l'école symbolisait la réussite et l'espoir en l'avenir.

  • Depuis le début du XIXe siècle, les Marsac se partagent entre l'exercice de la médecine et l'exploitation de leurs terres du Grand Castel au bord de la Dordogne. Pierre, le fondateur de la dynastie, enfant trouvé entré dans les armées de la République, puis de l'Empire, a transmis ses passions à ses héritiers. Chacun prendra la plume pour raconter son histoire, témoigner à son tour de son combat pour préserver le domaine et venir en aide à une population accablée par la famine et les maladies, les guerres, l'ignorance et les superstitions.
    À travers les récits successifs de Pierre, Albine, Aurélien et Ludivine Marsac, Christian Signol trace un portrait émouvant de ces hommes et femmes vivant à l'écart des grandes villes, pris dans les tourmentes et les métamorphoses de l'Histoire. Tout à la fois fresque historique et grande saga, ce beau roman nous parle aussi des saisons, des liens étroits tissés entre les générations, et d'une famille habitée par une véritable force tellurique qui la lie inexorablement à ce Grand Castel, havre de paix et paradis perdu.

  • La ville a tué le ciel. Dans les grandes métropoles, rares sont ceux qui écoutent le vent dans les branches, ou rêvent à la douceur de l'eau des rivières, à la beauté sauvage des montagnes et au mystère des forêts. Aujourd'hui, nous ne vivons plus dans le monde, mais dans sa représentation, face à des ordinateurs qui renvoient les images de « ce que les hommes croient qui leur arrive », sans véritable contact avec un univers naturel dont nous sommes pourtant issus. En écrivant Les Vrais Bonheurs, j'ai voulu témoigner de l'importance des arbres, du feu, des pierres, des champs, des fleurs, des chemins, de tout ce qui demeure essentiel dans notre civilisation aveugle. Il s'agissait de faire prendre conscience du gouffre creusé entre eux et la vie telle qu'elle est subie dans les grandes métropoles où la plupart des enfants n'ont jamais vu d'abeilles butiner des fleurs.Christian Signol

  • « Pour la plupart des familles françaises, passées en trois générations de la paysannerie à l'université, le XXe siècle a été un formidable ascenseur social. L'histoire de ma famille maternelle est symbolique de cette évolution, et c'est pourquoi j'ai eu envie de la raconter. Ce que nous sommes aujourd'hui, nous le devons au travail acharné, aux sacrifices, à l'obstination de nos aïeux, de nos parents, qui ont lutté pour que leurs enfants, leurs petits enfants, un jour, vivent mieux. Leur vie sur une terre que souvent ils ne possédaient pas était rude, difficile : ils rêvaient des dimanches pour prendre enfin un peu de repos, leur seule récompense avec le pain de chaque jour. Nombreux seront ceux qui se reconnaîtront dans ces pages où s'exprime avant tout la gratitude que nous devons à ces hommes et ces femmes humbles et courageux. »Christian Signol

  • - 17%

    Marie des brebis

    Christian Signol

    • Seghers
    • 31 October 2018

    Marie ne connaissait pas la date exacte de sa naissance. Johannes, le vieux pâtre de Maslafon, l'avait trouvée endormie parmi les brebis un matin d'automne 1901. Il la baptisa " Marie des brebis " et l'aima comme sa fille. Près d'un siècle plus tard, cette même Marie, en sa grande vieillesse, confie sa vie à Christian Signol. Il l'écoute avec passion et nous offre un livre qui fleure bon le laurier sauvage des Causses, le miel et l'orange de Noël. L'existence de Marie, toute simple et modeste, rythmée par les saisons et les bouleversements de l'histoire, est une formidable leçon de courage et d'humanité, comme si parfois la vérité n'était jamais aussi juste que dans la bouche des plus humbles.

  • « Julien Signol, mon grand-père paternel, ne sut jamais lire ni écrire, et moi, son petit-fils, je suis devenu écrivain. Grâce à lui bien sûr, grâce à mes parents, à leur travail, leur courage, à tout ce qu'ils m'ont légué.Et pourtant, il a fallu plus de quarante ans à Julien pour oser poser à son fils la question à laquelle sa mère avait répondu par une gifle cruelle quand il avait sept ans : Pourquoi le ciel est bleu ? Il en était resté meurtri, comprenant vaguement que l'enfant d'une domestique, veuve de surcroît, n'avait pas le droit de lever la tête vers le ciel. Cette scène ne s'est pas déroulée au XVIIIe siècle, mais à l'orée du XXe...Les hommes souffrent, luttent, pour que leurs enfants vivent mieux qu'eux. Julien en est un humble exemple : en échappant à un destin écrit d'avance, il a réussi à conquérir sa dignité, à offrir à ses fils tout ce qui lui avait manqué. N'est-ce pas encore aujourd'hui, malgré les différences de modes de vie, le but de tous les hommes et de toutes les femmes dans un combat qui demeure et demeurera toujours le même ? » Christian Signol

  • Qui sont les messieurs de Grandval ?
    Qui sont les dames de la Ferrière ?
    Les sagas de Christian Signol ressuscitent souvent une France rurale en proie aux mutations qui ont bouleversé les siècles précédents. Après Les Messieurs de Grandval et ses maîtres de forge, le romancier revient dans ce Périgord qu'il aime tant, sur les bords d'Auvézère où, en 1912, la vie s'écoulait joyeuse et insouciante malgré les menaces de guerre. Entre les fils du château et les filles du métayer, les liens se sont tissés dès l'enfance. Amours contrariées, rivalités, conflits familiaux... leurs destins ne cesseront de se croiser au gré des soubresauts de l'Histoire.
    Christian Signol réveille les images d'un monde disparu comme un enchanteur soufflerait sur des braises encore vives. Il nous fait partager les quêtes de ses héros dans ce qu'elles ont de plus noble et de plus désespéré, jusqu'à la paix retrouvée des temps meilleurs.

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    Adeline en Périgord

    Christian Signol

    • Seghers
    • 31 October 2018

    " Ma grand-mère Adeline, nous dit Christian Signol, était une petite femme aux gestes délicats et précis, si menue, si fragile qu'on avait peur, en l'embrassant, de la casser. Son visage étroit et fin s'illuminait de deux yeux gris qui avaient la transparence secrète des fontaines. (...) Elle avait la peau si fine que sa chair paraissait à vif sur le monde... " Adeline, simple paysanne tout illuminée de modestie et de bonté, gravit la pente de son destin : le travail, parfois si dur, les guerres, tellement cruelles, mais aussi la magie du rythme des saisons, les joies qu'apportent l'amour, les enfants... Adeline, une femme modeste, dont son petit-fils nous fait un portrait sensible et attachant, merveilleusement tendre, Adeline dont le témoignage nous restitue dans toute sa grandeurs " les valeurs essentielles sur lesquelles ont vécu nos campagnes pendant des milliers d'années ".

  • Au Solail, grand domaine voisin de Sainte-Colombe, les blessures de la Grande Guerre ne sont pas encore cicatrisées en cette année 1930. Ni chez les Barthélémie, ni chez les Barthès, leurs métayers. Déjà, les effets d'une nouvelle crise économique frappent les vignerons.
    Charlotte Barthélémie lutte de toutes ses forces pour sauver sa terre. Justin Barthès pour faire triompher ses idées de progrès social. Opposés dans un combat superbe, ils se reconnaissent comme deux êtres d'exception. Justin, devenu maire de Sainte-Colombe, verra triompher ses idées avec le Front populaire et continuera son combat dans la Résistance alors qu'au Solail, où Charlotte vieillit, on accueillera plutôt favorablement l'occupant.
    De ces déchirements vont surgir un nouveau monde et une génération différente. Certains partiront pour la ville. D'autres, retenus par la passion d'une terre qui les envoûte, resteront : la vigne demeure, éternelle, sous le soleil du Languedoc.
    Cette saga lumineuse, où brûlent les passions et vient se briser la grande Histoire des hommes, fait suite aux Vignes de Sainte-Colombe. Chacun y reconnaîtra une part de son passé, y retrouvera la nostalgie d'un monde rude mais indemne où les hommes peuvent encore vivre dans la lumière des collines.

  • Aurélien, le vieux berger, vit seul sur le causse depuis toujours. L'existence lui a refusé la compagne qui aurait adouci ses jours et, pire encore, la descendance à qui il aurait transmis son héritage de terrien élevé sous les étoiles, loin de ces villes qu'il n'a jamais vues.
    Au cours d'un été magnifique, des vacanciers s'installent au hameau. Entre Benjamin, le jeune fils adoptif de ces Parisiens, et le vieil Aurélien se noue une complicité immédiate et forte. Aurélien initie le jeune garçon à la beauté sauvage et rude de ce pays d'herbe rase, de pierres et de genévriers. Partageant les bonheurs les plus simples - le vol d'épervier, la surveillance du troupeau -, le vieil homme et l'enfant ne se quittent plus. La séparation, pourtant inévitable, leur semble impossible.

  • - 38%


    Les Chemins d'étoiles raconte l'histoire, tragique, d'un très grand amour : celui qui unit, le temps d'une année, deux enfants : Daniel, dix ans, et Lisa, neuf. Lui est juif et, en ce mois de juin 1942, sa mère vient de le confier à une famille de paysans de la vallée de la Dordogne pour le soustraire à la fureur nazie. Elle est la fille de ces fermiers qui accueillent Daniel. Elle n'est pas " comme tout le monde " : sensible à tout, elle ne sait s'exprimer. Pourtant Daniel entend l'enfant muette, partage avec elle ses rêves qui les projettent très loin, par ces chemins d'étoiles que le vieux Baptiste montre au petit garçon, et au bout desquels, sans aucun doute, il retrouvera ses parents.

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    Bonheurs d'enfance

    Christian Signol

    « Tant de trésors me reviennent à la mémoire : le lavoir, le travail du maréchal-ferrant, l'étude du soir dans la bonne odeur du poêle à bois, l'arrivée des gitans, du cirque, des rétameurs, l'odeur suffocante de l'alambic sur le chemin de l'école, les foins de juin sous la ronde folle des hirondelles, les moissons, le petit âne des jeudis matin qui transportait les colis de la gare, le garde-champêtre et son tambour, la pêche aux écrevisses, la musique des manèges lors de la fête foraine, la neige sur le chemin de l'école, les grandes foires, les cloches et les sabots de Noël, la traite des vaches et la distribution du lait en compagnie de ma grand-mère, les bouillottes de l'hiver, les vendanges, le foirail entouré de grands ormes séculaires ; tant de choses encore qui restent intactes dans ma mémoire et le resteront toujours. Car, au-dessus de mon village, le ciel est toujours bleu. Il est sorti du temps. Il vit en moi, comme vivent tous ceux qui l'habitaient alors, à commencer par mon grand-père et ma grand-mère qui furent les premières pierres précieuses d'un monde, d'une époque, dont je n'ai pas assez profité, pour n'en avoir vraiment mesuré la richesse et la fragilité que trop tard.
    Ce village, je le sais, j'en suis sûr, cétait un avant-goût du paradis. »

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