• Le monde selon Molière Nouv.

    Comédien né, acteur fétiche du Roi-Soleil, metteur en scène et auteur de génie, Molière (1622-1673) ne vécut que par et pour les planches. Le Tartuffe, Les Précieuses ridicules, Le Malade imaginaire, L'Avare, Dom Juan... 400 ans après sa naissance, nous nous régalons encore de ses textes et de leur étonnante modernité.
    Pourquoi une telle postérité ? Parce qu'au milieu du XVIIe siècle, Jean-Baptiste Poquelin invente la comédie sociale qui met à la portée du peuple, en le faisant à la fois rire et réfléchir, les grandes questions qui résonnent encore de notre temps : la relation au pouvoir, la place de la femme dans la société, la lutte des classes, la santé, la religion... Sur chacune de ces interrogations, Molière agit en pionnier, presque en révolutionnaire caché sous les masques de la commedia dell'arte. Il explore les arcanes de la société et de la nature humaine avec une causticité nouvelle. La vanité, l'avarice, le désir, l'hypocrisie, l'ambition sont mis à nu et donnent à ses pièces une puissance universelle et philosophique. Tartuffe, par laquelle il secoue la religion, sera le combat de sa vie, un chapitre éminent pour la liberté de conscience. À travers ces « farces profondes », le dramaturge rassemble et unifie. C'est pourquoi nous parlons tous la « langue de Molière », constitutive aujourd'hui de l'identité française et de notre patrimoine. En maestro amoureux des lettres et du théâtre, Christophe Barbier nous fait redécouvrir les mille et une facettes du plus intemporel de nos auteurs.

  • Prolifique et brillant dramaturge, écrivain, scénariste et cinéaste, Sacha Guitry a dominé son temps par ses dialogues et ses célèbres aphorismes. Son oeuvre reste un bréviaire pour qui veut briller dans les dîners ou clore un discours par un mot d'esprit !
    De sa plume au scalpel, Guitry gratte la psychologie, le couple ou la vie en société pour en tirer bons mots ou sagesses cruelles. Car le monde de Sacha Guitry, c'est un passé glorieux, un certain art de vivre mais c'est avant tout l'homme... et surtout la femme ! Les qualités, les vices, les charmes, les horreurs, l'intangible comme l'éphémère, l'éternel féminin ou le mortel masculin, la morale comme l'instinct : tout passe sur le divan du docteur Guitry - un divan convertible en lit, bien sûr.
    Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous emmène pour un savoureux voyage dans l'univers de celui qui semble avoir dédié sa vie à l'esprit français.
    « 21 février 1945 : j'ai cinquante-dix ans. »
    « J'ai déchiré le testament que je venais d'écrire. Il faisait tant d'heureux que j'en serais arrivé à me tuer pour ne pas trop les faire attendre. »
    « Je conviendrais bien volontiers que les femmes nous sont supérieures, si cela pouvait les dissuader de se prétendre nos égales.

  • Roi du Paris de la Belle Époque et dramaturge de génie, Georges Feydeau (1862-1921) a dédié sa vie à distraire ses contemporains tout en les caricaturant. Aujourd'hui encore, ses « machines à rire » fonctionnent à plein.

    Un Fil à la Patte, Le Dindon, La Puce à l'oreille, N'te promène donc pas toute nue !, On purge Bébé... Depuis 1886, les spectateurs s'esclaffent au diapason de la plume alerte et chatouilleuse de Georges Feydeau. À quoi tient ce succès ? Au génie. Celui du comique, car il est le maître des situations irrésistibles autant que celui de la langue française avec laquelle il jongle brillamment.

    Sous les mots de Feydeau, l'art dramatique est une horlogerie de la bonne humeur grâce à l'incontournable trio « mari-femme-amant » et ses dérivés : le désir, la fidélité, la tentation, la jalousie, la vengeance, mais aussi l'argent, la vanité et les plaisirs. Fin observateur de la bourgeoisie rentière et arrogante de la IIIe République, il raille ses contemporains sans jamais les mépriser.

    Homme de plume et amoureux du théâtre, Christophe Barbier nous montre combien l'art de Feydeau est intemporel. En scrutant malicieusement la nature humaine, son théâtre nous ramène à une salutaire humilité tout en nous faisant du bien. Du grand art.

  • Que s'est-il passé ? Pourquoi avons-nous immolé aussi vite nos libertés, au nom de la lutte contre le virus ? Nous avons renoncé à nous déplacer, à manifester, à nous exprimer, à nous cultiver, à travailler même. Nous avons placé la santé au-dessus de tout, et percevons aujourd'hui le prix à payer. Nous avons sacrifié à la vie biologique toutes les autres vies - économique, sociale, culturelle, sportive, amicale... - et découvrons désormais l'étendue des dégâts. Abandonnés à la « servitude volontaire », nous avons accepté les oukases du gouvernement, des médecins, de l'administration. Nous avons respecté les couvre-feux et rempli nos attestations. Nous avons surtout cédé à la peur, celle de la mort et celle du gendarme. Nous avons oublié que vivre, c'est prendre des risques.
    En notre obéissance au nouvel ordre sanitaire, dans un choix collectif, nous avons préféré la sécurité des vieux à l'avenir des jeunes. Humanisme ou aveuglement, cet arbitrage aux apparences altruistes dissimule la dictature d'une génération dorée, celle des « baby-boomers ». L'épidémie cache aussi une guerre des générations.
    Face à toutes ces petites tyrannies, nous ne nous sommes pas révoltés, nous n'avons presque pas résisté, nous avons à peine râlé. Le moment est donc venu de réfléchir.
    Christophe Barbier est journaliste politique. Ancien élève de l'École normale supérieure, il est nommé rédacteur en chef du service politique de L'Express, en 1996, puis directeur de la rédaction en 2006. Aujourd'hui éditorialiste politique pour BFMTV et Actu J, Christophe Barbier est par ailleurs comédien et critique dramatique.

  • Bibliothèque de sentiments mêlés, grenier à rêves, verger nostalgique... En ce dictionnaire se cachent en désordre les mémoires d'un comédien amateur et d'un spectateur professionnel. Le théâtre est lieu multiple, d'évasion, de rêve mais aussi de réflexion et d'interrogation.
    Un vaste univers dont ne nous voyons souvent hélas que la partie émergée, les comédiens jouant sur scène devant nous. Lorsque le rideau tombe, nous quittons le théâtre pour retrouver le quotidien, la réalité. Pourtant le théâtre est riche de mille métiers, traditions, superstitions, savoir-faire, qui tous contribuent à écrire son histoire et sa légende.
    Christophe Barbier, comédien amateur mais chevronné, patron d'une troupe, a décidé de nous emmener en coulisses avec ce vagabondage amoureux consacré à l'art et au monde de Molière et de tant d'autres. Il nous invite à rejoindre sa troupe et à partir en tournée, en vers, en prose, ou en alexandrins. Car de l'Antiquité à nos jours, les hommes ont mis en scène les événements marquants de leur existence ou de l'humanité, pour les jouer devant des spectateurs. Des grands tragédiens antiques aux auteurs contemporains, de Sarah Bernhard à Francis Huster, de la Comédie française à La Michodière, du théâtre d'avant garde aux grands classiques du répertoire, la flamme de la passion de Christophe Barbier brûle les planches et chacune des pages de ce magistral Dictionnaire amoureux.
    Mais, chut, les trois coups ont retenti et le rideau va se lever...

  • "Caché sous les masques, quel Macron authentique peut-on débusquer ? Un voyant ou un aveugle ?

    Du jeune président, on connaît la spectaculaire ascension. En le portant au pouvoir, les Français ont fait le choix du renouveau et du progressisme. Mais trente mois plus tard, on sait encore peu de choses du cheminement intellectuel et politique d'Emmanuel Macron. Dans le délicat passage à l'« acte II » de son quinquennat, c'est ce destin que le chef de l'État, malmené par l'hiver des Gilets jaunes, met aujourd'hui en jeu.

    Christophe Barbier confronte cette épopée quasi-chevaleresque aux grandes sagas du pouvoir. Il replace le président « en marche » dans la lignée des monarques, Louis XVI ou Napoléon III, comme des révolutionnaires, Bolívar ou Mirabeau, et des grands réformateurs, Thiers ou Mendès France. Puisque la politique et la tragédie, sans cesse, s'imitent, l'auteur promène également devant notre « Jupiter » contemporain le miroir où se reflètent d'illustres figures antiques, mythologiques et littéraires, de Caligula à Narcisse et Rimbaud, dont Emmanuel Macron prend tour à tour les traits.

    Dans cet exercice inédit, l'intransigeant analyste de la vie politique construit un passionnant labyrinthe de références, de correspondances et de modèles. Apparaît alors le kaléidoscope d'un talent exceptionnel : en tout état de cause, Emmanuel Macron est le premier homme politique français du XXIe siècle. Mais s'imposera-t-il comme un personnage marquant de l'Histoire de France, dont il sait qu'elle invente et se répète à la fois ? C'est bien ce défi - celui de la postérité - que le jeune homme charismatique a l'intention de relever. De loin, le plus grand à s'être, jusqu'à présent, dressé devant lui."


  • Le recueil des éditoriaux d'un des plus talentueux chroniqueurs du paysage médiatique. Une rétrospective pleine de verve assortie d'un verdict sans appel.

    " Entre les Français et les politiques, la rupture est consommée. Peut-être définitivement. Et c'est en grande partie à cause de ces deux-là : Nicolas Sarkozy et François Hollande, présidents successifs aux personnalités si différentes et aux échecs si ressemblants...
    Pendant dix ans, rédiger l'éditorial de L'Express m'a permis de jauger les espoirs déçus, les réformes inabouties et les renoncements funestes. Même s'il y eut aussi du volontarisme, des audaces et des moments de courage, c'est l'impression d'un vaste gâchis qui saisit les citoyens. Sarkozy-Hollande: deux hommes d'Etat, deux politiciens endurcis, deux destins avortés, le côté pile et le côté face de la médaille de l'échec... " Christophe Barbier

  • « Dans cet instant de faux, on voit le vrai. Au maquillage, chaque matin à la télévision, j'observe mon invité politique qui se réveille, reprend contact avec le réel, aiguise une petite phrase, fourbit une idée. La peau se maquille, mais le cuir ne ment pas.
    Plus tard, ailleurs, il y a les moments volés à l'actualité, sans précipitation ni téléphone : recontres discètes, confidences "off the record", complicités et engueulades.
    Les tourbillons de la vie et de la politique en ont emporté plus d'un : DSK englouti dans le sordide ; Borloo noyé dans sa propre hésitation ; Ségolène et Martine balayées par la primaire ; quelques figurants détruits par leur propre quart d'heure warholien.
    Et puis il y a le "héros", ou plutôt l'antihéros, de cette pièce où les meilleurs acteurs ne sont pas toujours ceux que l'on croit. A intervalles réguliers, j'ai rencontré Nicolas Sarkozy ces dernières années, presque toujours à l'Elysée. Longs soliloques, parties de cache-cache, passe d'armes, glace et feu. Et toujours, le mystère de sa violence brumeuse.
    Enfin, entre lui et moi, entre la politique et la vie, il y a Carla.
    Le quinquennat s'achève, les lumières s'éteignent une à une, les carnets se vident... Que la fête commence ! »
    C.B.

  • Mitterrand l'a façonnée, Hollande l'a enterrée : la gauche française est morte !
    Les cassures idéologiques sont irrémédiables, les différents clans sont irréconciliables et nul ne sait plus ce qu'est le "socialisme". Cette fois, c'est la fin. Avec un humour dévastateur, Christophe Barbier raconte les derniers jours de la gauche, la faillite des idées et la guerre des hommes. Comme un point final à quarante-cinq ans d'histoire politique française.
    Dans ce récit implacable, il dépeint également l'émergence de nouvelles gauches : celle qui développe une utopie, avec Benoît Hamon ; celle qui espère la révolution, avec Jean-Luc Mélenchon ; celle qui construit le réformisme du XXIe siècle, avec Emmanuel Macron. Vont-elles s'entretuer ? À moins que la social-démocratie ne renaisse de ses cendres, avec Manuel Valls...
    Un quinquennat effroyable, une primaire pitoyable, des sondages épouvantables : et si le pire pour la gauche était encore à venir ?

  • Que s'est-il vraiment passé pendant les derniers jours de François Mitterrand ? Comment le monarque à l'agonie a-t-il, ces jours-là, bâti sa propre légende et sculpté sa statue pour l'Histoire ? Pourquoi a-t-il voulu, du 17 mai 1995 au 8 janvier 1996, revisiter Venise, Belle-Ile et Assouan, relire saint Paul et honorer sainte Thérèse de Lisieux ? Quels témoins s'est-il alors choisis pour porter son image, méticuleusement tracée, et défendre son bilan, soigneusement épuré ? C'est ce que ce livre raconte, en traversant 237 jours énigmatiques et en interrogeant la centaine de confidents qui ont défilé, alors, au chevet du Président.
    Cette course contre la mort possède sa propre liturgie, en une minutieuse mise en scène qui doit autant à Mitterrand-le-Grand, un homme opiniâtre et libre qui veut mourir sans se rendre, qu'à Mitterrand-le-Petit, un vieillard obsédé par d'ultimes règlements de comptes avec son passé, ses familles et sa postérité.
    A l'occasion du centenaire de sa naissance ainsi que des vingt ans de sa mort, Christophe Barbier revisite en expert cette « cérémonie des adieux » qui n'a rien perdu de son mystère.

  • Christophe Barbier est directeur-adjoint de la rédaction de L'Express. Il a déjà publié, chez Grasset, Les derniers jours de François Mitterrand et La Comédie des orphelins.

    Précisons, tout d'abord, que Christophe Barbier a deux passions : le théâtre et la politique. A ce titre, il dirige un service politique dans un grand hebdomadaire et anime une troupe de théâtre (spécialisée dans les pièces de Feydeau et de Labiche. Voici donc un essayiste qui considère la politique comme un théâtre. Et de là à se servir du théâtre pour raconter la politique...
    La guerre de l'Elysée n'aura pas lieu est, ainsi, une pièce - hilarante - écrite en alexandrins, et dont l'argument prend(rait) place quelques jours avant la... prochaine élection présidentielle.
    Deux candidats (deux personnages) - Jospin, Chirac - vont s'affronter. La pièce s'ouvre dans le bureau de Chirac qui s'entretient avec un huissier, Albert. Il se trouve qu'une élection cantonale doit alors avoir lieu dans le canton (imaginaire) de Garombert, et que celle-ci aura des conséquences majeures... Trois personnages apparaissent successivement : Claude Chirac, Dominique de Villepin, Bernadette Chirac. Au troisième acte, et pour des raisons bien impossibles à résumer, il s'avèrera que ni Chirac, ni Jospin, n'ont intérêt à être élu - car le nouveau Président aura à gérer une série de problèmes insolubles. La pièce s'arrête, un dimanche soir, quelques minutes avant le verdict des urnes...

  • La Comédie des orphelins, d'anecdotes en analyses, ambitionne de raconter ces trois ans au cimetière RPR, à travers le portrait des principaux acteurs, orphelins du général et néanmoins fossoyeurs de sa pensée. De juin 1997 à juin 2000, outre Jacques Chirac, Philippe Séguin, Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua occupent les premiers rôles, avec l'activisme de ceux qui croient que leur heure a sonné. Alain Juppé et Edouard Balladur mènent la danse des seconds couteaux, lames de revanche emmanchées d'amertume.
    Dans la partie de ce livre consacrée à Chirac, Christophe Barbier aborde le statut du Président en cohabitation, le problème des institutions, le nouveau rapport au peuple qu'il bâtit, mais également son entourage élyséen et sa psychologie personnelle, à travers toute une série d'épisodes inédits : Chirac sur le Tour de France, Chirac et la bonne chère, Chirac et l'humour, etc.
    La partie consacrée à Séguin raconte son échec complet à la tête du RPR, consommé en plusieurs étapes : la séguinisation avortée du mouvement (automne 1997), le fiasco des Assises de janvier 1998, la tragédie des régionales (mars 1998), la pantalonnade de l'élection du président du RPR (décembre 1998), la comédie des européennes (printemps 1999), le happening parisien. On étudiera les rapports de Séguin avec Chirac, son culte mystique du gaullisme, sa logomachie, son caractère impossible...
    La partie sur Sarkozy montre comment il travaille au corps le mouvement, du tour des fédérations à la désastreuse campagne des européennes, tout en se réconciliant avec l'Elysée, pour être indispensable à Chirac en 2002. D'une traversée du désert à l'autre, il a compris qu'il devait transformer sa carrière en destin.
    La partie sur Pasqua détaille, sur fond de haine inaboutie envers Chirac, son lent divorce avec le RPR, l'invention du souverainisme, l'aventure de l'élection européenne...

  • «  J'ai toujours aimé la politique. Comme chaque Français, le plaisir de débattre coule dans mes veines.
    En douze ans, Touche pas à mon poste ! a évolué : d'un show de divertissement, nous l'avons transformé en une émission de société.
    C'est grâce à vous que cette métamorphose a eu lieu. Vous m'avez pris à partie, vous avez fait changer mon regard sur de nombreuses questions de société.
    Infirmières, étudiants, agriculteurs, routiers, livreurs... Vous m'avez dit : "Cyril, on veut se faire entendre par les gens d'en haut." Vous m'avez demandé de jouer le médiateur entre vous et les politiques.
    Ensemble, nous avons révolutionné TPMP pour accompagner ce que vous vivez : la crise des Gilets jaunes, le Grand Débat national, les violences policières, les craintes autour du Covid.
    TPMP est devenu une agora, la vôtre, où vous pouvez tous, quels que soient vos origines, vos couleurs, vos opinions, vos milieux sociaux, vos orientations sexuelles, vous exprimer librement.
    Alors oui, quand une population qui n'a pas l'habitude de prendre la parole et qui l'attend depuis trop longtemps s'exprime, parfois ça fait du bruit, parfois même ça dérape. Mais à la fin, on s'est parlé, on s'est respectés et, souvent, on a fini par se comprendre. Et donc par faire société.
     
    Pour décrypter mes émissions, j'ai sollicité l'éditorialiste Christophe Barbier. J'avais besoin de son regard distancié pour cerner ce qui s'est construit durant ce quinquennat d'émissions télé. De nos deux voix ce livre est né.  »

  • Les populismes aujourd'hui en Europe...
    Les idées populistes, de droite comme de gauche, gagnent du terrain partout en Europe.
    L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République française ne doit pas masquer le score réalisé par Marine Le Pen au second tour. Au Royaume-Uni, les électeurs anglais ont choisi le Brexit, persuadés qu'être seul vaut mieux qu'être à 27. En Hollande, le populiste Gert Wilders a très largement animé la dernière campagne des législatives. En Autriche, un candidat d'extrême-droite s'est hissé au second tour de l'élection présidentielle, et le nouveau chancelier s'est allié à elle. En Hongrie et en Pologne, des gouvernements démocratiquement élus votent des lois restreignant la liberté de la presse et l'indépendance de la justice. Enfin, les dernières élections générales en Allemagne ont permis l'entrée au Bundestag de 96 députés de l'extrême-droite allemande, lui permettant ainsi de jouer un rôle qu'elle n'a encore jamais eu dans la vie politique d'après guerre...
    Comment en est-on arrivé là ? Comment, en trente ans, les idéaux fondateurs de l'Europe, qui ont garanti une paix jusque-là inconnue sur le continent, ont-ils pu autant reculer sous les coups de boutoir des populistes ? Les deux auteurs nous invitent à un tour d'Europe des populismes, pays par pays, et nous expliquent la génèse et le développement de ces mouvements farouchement isolationnistes et souvent xénophobes au travers l'analyse des situations locales.
    L'Europe n'a jamais été aussi fragilisée et connu une telle vague de repli sur soi de ses membres. C'est bien son avenir qui se joue aujourd'hui, de la Scandinavie jusqu'à la Catalogne...


  • Les faux-semblant des vrais espions révélés par des journalistes.

    Ces histoires ne sont pas nées de l'imagination d'un romancier. Elle ont fait l'actualité - mais une actualité très discrète... jusqu'à ce que des journalistes braquent sur elles les projecteurs, révèlent les identités, les rôles, les buts cachés. On s'aperçoit alors que la réalité dépasse de loin la fiction. Depuis Kim Philby, le modèle de La Taupe de John Le Carré jusqu'à Shi Bejou, cet étrange agent chinois travesti en femme, en passant par Farewell et " la reine de Cuba "... une plongée en eau trouble, dans l'univers de faux-semblant des vrais espions.
    Au sommaire : John Le Carré parle de Philby - Ben Barka a-t-il renseigné Prague ? - Chasse à l'homme à la CIA - Les taupes de Fidel - Des nazis bons pour le service - L'empoisonnement de Litvinenko - Les écoutes de la NSA...
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Le pouvoir absolu comme fil d'Ariane de l'histoire russe.La Russie ? " Une autocratie tempérée par l'assassinat " selon la formule célèbre prêtée à Astolphe de Custine, auteur de " La Russie en 1839 ". Sauf que cet absolutisme perdure sous le communisme et que l'on en trouve plus que des traces dans l'actuelle Russie poutinienne.
    A l'inverse, chaque réformateur qui ne fait pas montre d'une poigne de fer échoue à l'instar de Gorbatchev ou de Boris Eltsine.
    D'où le titre de cet ouvrage collectif de prestige qui rassemble la crème des historiens et journalistes de l'Express. Il présente dans des textes enlevés, mais historiquement puisés aux meilleures sources, la personnalité et l'action des dix-huit chefs d'Etat emblématiques de la Russie et de l'URSS depuis Ivan le Terrible - le bien nommé- jusqu'à Vladimir Poutine.

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