• Dans un style bien frappé, Sans stèle fixe relate les aléas d'une vie. A grand renfort de rencontres, de moments fortuits, de cavales amoureuses, ce roman cadence les souvenirs, les carences et injecte de l'oxygène partout où il passe.SA poigne épurée, une poésie se distille dans ce parcours sur les contreforts de la vie. Ce livre organique vrille et pulse des bouffées de vie et se destine à tous ceux qui évitent la fatalité. Bien agiter avant de s'en servir...

  • « Comment se tenir debout, quand tout vous incite à vous mettre à genoux ou à rester couché ? »
    Eudes se sera heurté à cette question tout au long de son existence. Né juif et devenu orphelin par la Seconde Guerre mondiale, avouez qu'il avait tiré un mauvais numéro à la grande loterie de la vie. Ajoutez à cela le fait de découvrir son homosexualité, de l'admettre et de se forger une identité durant le baby-boom, époque où cette différence s'avère criminelle et souvent perçue comme de la folie, alors la résilience se trouve mise à rude épreuve. Eudes traversera doutes et souffrances, combattra même jusqu'à l'évidence avant d'être ramené vers sa destinée.
    Au-delà de ce récit écrit en sang d'encre, se dévoile le cri haut et fort d'un homme contre l'intolérance.

  • L'An nuit des rois grave des visions comme des tableaux. Fin du monde et sphères obscures constellent des eaux-fortes où le souvenir devient tracé. Des figures issues des Terres Noires alchimiques respirent et se répondent à travers les limbes pour conquérir le développement durable de l'esprit. Anne de Commines et Claude-Alain Planchon mêlent onirisme et vestiges hermétiques.

  • La méchanceté et la cruauté de Charles ne sont pas sans égaler celles de la Barbe bleue ou d'un ogre. Violent, sanguinaire, effrayant animaux et hommes, cet être tempétueux n'est pas non plus sans vouloir se distinguer socialement, lui le bâtard d'un duc, cantonné au rôle de régisseur. C'est aux confins de l'Europe qu'il prendra, après un accord cynique et quasiment de force, Aliénor, fille de prince, pour épouse. Et celle-ci de rapidement découvrir l'enfer de la vie conjugale avec cet homme sadique. Toutefois, Aliénor n'est pas venue les mains vides, mais avec un coffret confié par ses soeurs renfermant un portrait de la Vierge de Sanok que l'on dit capable de réaliser un souhait... Ce qu'on ne dit en revanche pas, c'est que ce voeu a un prix, et le recours par Aliénor à cette puissance scellera à la fois son destin et celui de son mari. Situé dans la grande tradition du conte merveilleux, empruntant à ses archétypes que sont la femme malheureuse, la brute ou encore les sorcières, "Le Prince aux mains rouges" décrit une courbe qui, de la violence initiale à la tragédie finale transcendée par la métamorphose, permet toutefois le rachat de son héros ambigu... Passant du terrible au sublime, une oeuvre que les amoureux des contes, petits et grands, ne manqueront pas de dévorer.

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