• Prix Nobel de la paix en 2018, surnommé "l'homme qui répare les femmes", le gynécologue et chirurgien Denis Mukwege a consacré sa vie aux femmes victimes de sévices sexuels en République démocratique du Congo. Dans une région où le viol collectif est considéré comme une arme de guerre, le docteur Denis Mukwege est chaque jour confronté aux monstruosités des violences sexuelles, contre lesquelles il se bat sans relâche, parfois au péril de sa vie.
    Dès 1999, il fonde l'hôpital de Panzi dans lequel il promeut une approche "holistique" de la prise en charge : médicale, psychologique, socio-économique et légale.
    Écrit à la première personne, La force des femmes retrace le combat de toute une vie en dépassant le genre autobiographique.
    L'héroïne du roman, c'est la femme composée de toutes ces femmes. L'auteur rend un véritable hommage à leur courage, leur lutte. Pour lui, il s'agit d'une lutte mondiale : "C'est vous, les femmes, qui portez l'humanité."
    Ainsi, à travers le récit d'une vie consacrée à la médecine et dans un vrai cri de mobilisation, Denis Mukwege nous met face au fléau qui ravage son pays et nous invite à repenser le monde. La force des femmes clame haut et fort que guérison et espoir sont possibles pour toutes les survivantes.

  • Plaidoyer pour la vie

    Denis Mukwege

    • Archipel
    • 1 November 2016

    Jeune médecin congolais, Denis Mukwege découvre les difficultésrencontrées par les femmes enceintes pour accéder aux soins. Lesgrossesses se terminent souvent en tragédies. Sa vocation est née :il part étudier la gynécologie obstétrique en France, à Angers.De retour dans son pays, il s'installe à Lemera, dans les montagnesde l'Est du Congo, pour y dispenser des soins adaptés. Dix ans plustard, en plein conflit, il fonde l'hôpital de Panzi et y " répare " lesfemmes victimes de violences sexuelles. Dans cette région, viols etmutilations génitales sont devenus pour les milices des armes deguerre : qui détruit les femmes détruit du même coup la structurefamiliale, sociale et économique.En dépit des menaces, Denis Mukwege alerte son gouvernement- qui s'obstine dans le déni - puis la communauté internationale,depuis la tribune des Nations unies en décembre 2006.Comme il le révèle dans cette autobiographie, le Dr Mukwegeest toujours en danger et vit sous protection. Également pasteur,comme l'était son père, il continue à se battre pour les femmes,afin que cessent ces violences insoutenables.

  • Le prix Nobel de la Paix 2018 et le chirurgien belge livrent leur travail quotidien pour venir en aide aux femmes et jeunes filles victimes de violences sexuelles.
    « Ce ne sont pas seulement les auteurs de violences qui sont responsables de leurs crimes, mais aussi ceux qui choisissent de détourner le regard. [...] Le viol, les massacres, la torture, l'insécurité diffuse et le manque flagrant d'éducation, créent une spirale de violence sans précédent. [...] Le bilan humain de ce chaos pervers et organisé a été des centaines de milliers de femmes violées, plus de 4 millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays et la perte de 6 millions de vies humaines. Nous avons tous le pouvoir de changer le cours de l'Histoire lorsque les convictions pour lesquelles nous nous battons sont justes. » Denis Mukwege, lauréat du Prix Nobel de la Paix 2018. Depuis 1999, c'est plus de 40 000 patientes qui ont été soignées par le docteur Denis Mukwege au sein de son hôpital à Bukavu, à l'est de la République démocratique du Congo. Surnommé « l'homme qui répare les femmes », Denis Mukwege est ainsi devenu, malgré lui, un des spécialistes mondiaux du traitement des mutilations génitales. À partir de 2012, il est régulièrement rejointdans sa pratique par le docteur Guy-Bernard Cadière, chef de service en chirurgie digestive à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles et spécialiste de la chirurgie minimale invasive. Dans cet ouvrage, les deux médecins ont choisi de raconter leur combat quotidien contre la barbarie, comme un cri d'alarme lancé à la communauté internationale.
    Avec l'aide de Julien Oeuillet, Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière reviennent, dans un ouvrage fort, sur les horreurs vécues en République démocratique du Congo et leur combat quotidien contre la barbarie.
    EXTRAIT
    Bukavu est la capitale du Sud-Kivu, une province de l'Est de la République démocratique du Congo. Cette région est une immense bijouterie à ciel ouvert contenant des minerais de grande valeur, convoités par des multinationales qui coopèrent avec des groupes armés venus de pays voisins et agissent en toute impunité, sans poursuites de la police locale ni de la justice internationale. Bilan : plus de six millions de morts dans la région depuis 19941.
    Le Dr Denis Mukwege est né à Bukavu, la ville où il travaille aujourd'hui. C'est un homme de haute stature, dépassant le mètre quatre-vingt-dix, les épaules larges. Quand, géant noir tout vêtu de blanc, il abandonne sa tenue professionnelle, il demeure toujours impeccable.
    Ses proches et ses collaborateurs louent son attitude calme et rassurante, son charisme aussi. Son sourire posé et permanent contraste avec la réalité qui l'entoure. Confronté chaque jour aux victimes des viols de masse de l'Est du Congo, Denis est connu à travers le monde comme l'homme qui reconstruit le corps des femmes. Son travail est non seulement le fruit de son expertise médicale, mais aussi de sa grande compréhension du contexte local.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un cri d'alarme lancé à la communauté internationale. - Paris Match
    À PROPOS DES AUTEURS
    Denis Mukwege, gynécologue, est le fondateur et directeur médical de l'hôpital de Panzi en République démocratique du Congo. Spécialisé dans le traitement des femmes victimes de violences sexuelles, il a reçu de nombreuses distinctions pour son travail dont le Prix Nobel de la paix en 2018.
    Guy-Bernard Cadière, est professeur de chirurgie à l'Université libre de Bruxelles et chef de service de chirurgie digestive à l'hôpital Saint Pierre à Bruxelles. Depuis sa rencontre avec Denis Mukwege en 2011, il opère régulièrement avec lui à Panzi.

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