• Les affaires de violences policières sont au coeur de l'actualité. Des petits trafics aux détournements tolérés, la corruption résiste à toutes les chartes de déontologie.De l'usage du fusil LBD à l'affaire Neyret ou à celle de la BAC des quartiers nord de Marseille, on pénètre à l'intérieur de la très secrète Inspection Générale de la Police Nationale.On croise au fil de ce qui est un véritable récit les personnages les plus divers, des ministres de l'Intérieur, jusqu'à... Jean-Paul Belmondo.Cette inspection des services est de plus en plus critiquée : à juste titre ?Voilà donc une grande enquête avec de nombreux témoignages d'avocats, de policiers, de responsables associatifs qui recueille des documents inédits de la justice, de l'IGPN, de la Police...Un document exceptionnel et un auteur, Frédéric Charpier, qui suit la police depuis 30 ans, sans préjugés mais aussi sans la moindre complaisance.

  • « Cette enquête retrace, pour la première fois, l'histoire de la conversion de Jean-Luc Mélenchon au « bolivarisme », ce néo-populisme qualifié de « socialisme du XXIe siècle ». Mélenchon n'a jamais caché son admiration pour Hugo Chavez mais, jusqu'à présent, on ne connaissait pas la nature exacte de leurs liens. Tout se résumait à un acronyme opaque, l'ALBA, imprimé sur les programmes de la France Insoumise aux élections présidentielles de 2017. Mais derrière l'ALBA se dresse la personne d'Hugo Chavez et l'ombre d'une « opération d'influence » conduite en secret, depuis Caracas, par une « cellule spéciale » lovée au coeur du palais présidentiel. L'objectif de cette cellule était de fédérer en Europe un puissant réseau de soutien, puisant ses recrues dans les rangs de « l'autre gauche », que ce soit en Espagne, en Grande Bretagne, en Grèce ou en France.
    Le bolivarisme de Mélenchon ne s'arrête pas à des alliances politiques : il a façonné par mimétisme la méthode du chef des Insoumis et de ses alliés : guerre de communication, haine des médias, stratégie d'intimidation, théories du complot érigées en système. Autant de pratiques qui ont été initiées et théorisées en Amérique Latine, au début des années 2000. Cette doctrine politique a éclaté au grand jour lors des récentes crises qui ont secoué les Insoumis. L'affaire des assistants parlementaires, celle des comptes de campagnes et les perquisitions au siège des Insoumis ont jeté une lumière crue sur le mouvement de JLM. Il s'agit à présent d'en éclairer les dessous- documents à l'appui. »F.C.Revisitant les épisodes les plus significatifs du parcours politique de Jean-Luc Mélenchon, dont son passage dans les rangs du groupe trotskiste de Pierre Lambert, Frédéric Charpier souligne les influences qui ont façonné le chef des Insoumis, du trotskisme au mitterrandisme et au « bolivarisme », esquissant le profil d'un homme toujours en quête d'un mentor providentiel.

  • Dé-diabolisée et dignement médiatisée au même titre que toute autre mouvance politique, l'extrême droite française fait bonne figure et sa généalogie s'oublie. Dans cette enquête remarquablement documentée, Frédéric Charpier retrace l'histoire secrète de la violence d'extrême droite activiste, de l'OAS aux récents actes des groupes identitaires.
    Le 21 mai 2013, Dominique Venner, figure de l'extrême droite nationaliste et violente, se suicide dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Celui qui fut un adepte du plastic lors de la guerre d'Algérie et le précurseur de la théorie du " grand remplacement " espérait par son geste réveiller les consciences face aux " périls " migratoire et identitaire. Durant des années, Venner fut le héraut de cette droite activiste qui s'adonna à l'action violente et au terrorisme en bénéficiant bien souvent de la clémence des plus hautes sphères de l'État.
    C'est l'histoire de cette " droite délinquante " que retrace Frédéric Charpier dans cette enquête qui s'appuie sur une importante masse d'archives, le plus souvent inédites. Des bombes de l'OAS aux coups de poing des skins néonazis, de l'assassinat de Pierre Goldman à la mort de Clément Méric, on suit une nébuleuse où se côtoient, pendant des décennies, anciens de la Waffen-SS et de la collaboration, braqueurs, mercenaires, chefs d'entreprise, policiers, hommes politiques ou encore agents du renseignement, tous excellant dans l'assassinat, le hold-up ou le plasticage.
    Et aujourd'hui ? Cette histoire n'est pas terminée, affirme l'auteur. On sait peu que la montée de l'extrême droite violente en France et en Europe suscite l'inquiétude des autorités. Alors que les groupes et les réseaux islamophobes se multiplient, certains seraient prêts à prendre les armes. De quoi alimenter la crainte de voir ressurgir les plastiqueurs.

  • En 2015, les Français subissent avec stupeur les vagues d'attentats perpétrés au coeur de Paris par les soldats du Califat et découvrent la réalité du terrorisme islamiste. Un phénomène récent ? Au contraire, comme le prouve cette enquête inédite.
    Des premières heures de la décolonisation dans les années 1950, de l'émergence de la mouvance islamiste des années 1970, notamment iranienne, en passant par la génération GIA des années 1990 dont les protagonistes préconisent déjà la restauration d'un Califat salafiste, sa radicalisation en France avec Khaled Kelkal et ses émules, jusqu'aux attentats-suicides des djihadistes de l'ère Daech, Frédéric Charpier dresse le portrait des groupes activistes et décrit leurs liens avec le grand banditisme.
    Il démontre comment les attentats d'origine islamiste sévissent sur notre territoire avec des fondements idéologiques et des modes opératoires différents selon les époques. Les renseignements français, depuis les années 1960, se sont illustrés dans cette lutte complexe par leur compétence et leurs techniques d'investigation toujours à la pointe. Pourtant de lourdes défaillances ont émergé ces dernières années. Aurait-on oublié une partie du savoir-faire ?
    Dans cette enquête passionnante et très documentée, le journaliste reconstitue plus de 60 ans de lutte antiterroriste et dresse un tableau sans concessions de cette guerre de l'ombre pour mieux montrer combien l'Histoire éclaire la dure actualité.

  • Dans la Constitution de la Ve République, la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme justifie à elle seule l'expression de " monarchie républicaine ". Et de De Gaulle à Macron, tous les présidents ont abrité au " Château " des hommes de main en marge des institutions officielles, sous les statuts les plus divers mais toujours adeptes des " méthodes musclées ".
    Depuis l'époque des " gorilles du Général ", ils reçoivent leurs ordres directement du président, voire de son épouse pour le dernier en date, et agissent en contournant les hiérarchies traditionnelles. On les voit peu, mais on les craint. Et on a raison : chargés de la sécurité, mais aussi de la vie privée du locataire de l'Élysée, et d'innombrables missions secrètes révélées ici, ils fascinent autant qu'ils terrorisent ou révulsent.
    Frédéric Charpier a enquêté sur ces hommes de main au service du " PR ". En décortiquant les mandats successifs de nos présidents, il met au jour une invraisemblable accumulation de coups tordus, souvent ignorés du grand public, et qui ne sont guère à l'honneur de la République. De Jacques Foccart à Alexandre Benalla, une plongée dans les égouts de notre " démocratie ".
    Frédéric Charpier, journaliste d'investigation, a publié de nombreuses enquêtes au Seuil parmi lesquelles L'économie c'est la guerre ! Les agents secrets au service du big business (2012) et Officines. Trente ans de barbouzeries chiraquiennes (2013).

  • Ils sont ou ont été ministres; ils sont chefs de partis, fonctionnaires ou députés, ils appartiennent aux cabinets ministériels ou à celui du président de la République, règnent sur la communication ou les médias. Dans les années 60 et 70, ils ont appartenu à des groupes d'extrême droite comme Jeune Nation, Occident, Ordre nouveau: Alain Madelin, Patrick Devedjian, Alain Robert, Claude Gloasgen, Gérard Longuet, Anne Méaux et beaucoup d'autres ont fait partie de cette génération Occident.
    Pourquoi et comment ont-ils rejoint l'extrême droite, qu'y ont-ils fait? Après une longue, minutieuse et difficile enquête de plusieurs années, Frédéric Charpier raconte la saga de cette génération. Dressant la généalogie du mouvement, il met en lumière le rôle crucial de la puissante Fédération des étudiants nationalistes, matrice de bien des groupuscules extrémistes et pépinière de futurs hommes de presse et de pouvoir. Quarante ans après, l'auteur dévoile les querelles du mouvement Occident, l'étroite surveillance policière dont il est l'objet, mais aussi sa sociologie et son fonctionnement en "bande". Comment se sont recyclés et reclassés les anciens d'Occident? Que leur reste-t-il de cet engagement extrémiste? Grâce aux témoignages inédits d'ex-militants et à des archives et des documents confidentiels. Frédéric Charpier fait revivre quatre décennies d'histoire souterraine pendant lesquelles surgissent des femmes et des hommes aujourd'hui au pouvoir.

  • La vie de Jacques Duclos se confond avec celle du Parti communiste français. Le jeune pâtissier des Hautes-Pyrénées adhère au parti dès 1920 et intègre rapidement l'appareil dirigeant. Député à partir de 1926, candidat à l'élection présidentielle de 1969 – où il recueille plus de 21% des suffrages –, célébré comme un dignitaire par les maîtres de l'URSS à sa mort en 1975, c'est un des leaders communistes les plus populaires du XXe siècle.
    Mais derrière le personnage public que ce petit homme rond au fort accent du terroir s'est forgé, se dessine une figure aux contours plus troubles.
    Rouage essentiel de l'Internationale Communiste, Duclos a régné pendant plus de trente ans sur l'appareil parallèle et clandestin du PCF. Au service de l'Union soviétique et de Staline, il organise des réseaux secrets d'information et de décision, s'initie au " travail illégal ", veille à la formation des cadres, mène la lutte contre les trotskistes, dirige le PC clandestin sous l'Occupation...
    S'appuyant sur les archives des services de renseignements français, suisses, américains ou britanniques, Frédéric Charpier apporte, sur de nombreux épisodes de sa carrière, des éclairages précis et définitifs. Aucun doute ne subsiste sur l'appartenance de Duclos à l'appareil de renseignement soviétique, ni sur sa compromission dans des opérations criminelles.
    Plus que la vie d'un personnage haut en couleurs, c'est toute l'histoire de l'appareil secret du Parti communiste français qui nous est ici dévoilée.
    Frédéric Charpier, journaliste d'investigation, a publié plusieurs enquêtes au Seuil parmi lesquelles La CIA en France (2008), L'économie c'est la guerre ! Les agents secrets au service du big business (2012) et Officines. Trente ans de barbouzeries chiraquiennes (2013).

  • La multiplication des scandales politiques, ces dernières années, s'est accompagnée d'un soupçon récurrent sur la nature et le lieu du vrai pouvoir. La presse a évoqué à maintes reprises cette basse police politique en dénonçant les " officines " et les cabinets noirs, hauts lieux de la politique des années Chirac, sans pour autant lever le mystère sur cette réalité. La mairie de Paris, bastion, voire forteresse, en a abrité plus d'une pendant les années où ce dernier préparait ses campagnes pour la présidentielle.
    Informelle, insaisissable et cultivant le flou, une officine dissimule par principe et nécessité sa véritable activité. Elle se cache dans les replis les plus ordinaires d'une société commerciale ou de relations publiques, d'une association ou n'est qu'un point de ralliement, une adresse. Elle peut se loger dans un service public ou même s'articuler autour d'un seul homme.
    Que fait une officine? Elle sert aux basses œuvres de la politique, ne recule pas devant le chantage, la manipulation, l'intoxication et lance sans regrets opérations de déstabilisation ou de dénigrement. Elle fabrique des lettres (dénonciation fiscale par exemple), des pamphlets anonymes ou encore de vrais-faux casiers judiciaires. En politique comme en affaire, tous les coups sont permis...
    Frédéric Charpier a mené une longue enquête, recueilli de nombreux témoignages et consulté une quantité incalculable de documents, dont les 2400 pages des fameux " carnets Bertrand " pour tenter de lever le voile sur les coulisses occultes des années Chirac, du réseau de barbouzes orchestré par Jacques Foccard jusqu'aux méandres de l'affaire Clearstream.
    Frédéric Charpier, journaliste d'investigation, a publié au Seuil Génération Occident (2005), La CIA en France (2008), Une Histoire de fous. Le roman noir de l'affaire Clearstream (2009) et L'Économie c'est la guerre (2012).

  • Les États se livrent une guerre économique aussi discrète qu'implacable. En temps de crise mondiale, il y va de leur survie.
    La guerre s'étend dans le dédale des couloirs de l'Union européenne, de l'OMC, ou des institutions financières internationales. Elle s'invite dans les programmes secrets des laboratoires universitaires et des agences gouvernementales engagés dans des recherches stratégiques liées aux nanotechnologies, à la biométrie ou à la robotique.
    Les soldats eux-mêmes sont le plus souvent indécelables. Agents secrets ou personnels de puissants et opaques réseaux d'influence, ils opèrent sous le couvert de grands groupes industriels, de cabinets d'enquête et de sociétés militaires privés. Ils se camouflent dans des centres de recherche et des fondations, infiltrent des ONG, n'hésitent pas à instrumentaliser ces modernes chevaux de Troie que sont les fonds d'investissement. À leur disposition, ils ont tous les moyens de l'intelligence économique : recherche, technologie, argent...
    Frédéric Charpier a exploré les zones d'ombre, interrogé les acteurs et fouillé des milliers de documents. Des États-Unis à la Chine en passant par l'Irak, la Mauritanie ou Israël, il raconte les batailles, dévoile les coups tordus et les stratégies, s'interrogeant, enfin, sur la position de la France sur ce théâtre d'opération.
    Frédéric Charpier, journaliste d'investigation, est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a publié au Seuil Génération Occident (2005), La CIA en France (2008) et Une Histoire de fous. Le roman noir de l'affaire Clearstream (2009).

  • Depuis sa création en 1947, la CIA n'a cessé d'intervenir en France. Pendant soixante ans, des dizaines d'agents américains, agissant le plus souvent sous couverture officielle, ont mené dans l'hexagone d'innombrables opérations clandestines, infiltrant, finançant et manipulant des syndicats, des partis politiques, des fondations, des instituts, des agences de presse, des journaux ou encore des associations culturelles. La CIA est parvenue à pénétrer la haute administration, le monde universitaire et intellectuel, et à surveiller étroitement la recherche nucléaire et aéronautique française. Aujourd'hui, la Cia poursuit ses activités, plus discrètement, dans le domaine de l'espionnage industriel.
    Après une longue et délicate enquête, menée dans les coulisses du renseignement français et américain, La CIA en France lève le voile sur ce tabou que constitue l'intervention clandestine des États-Unis dans l'hexagone. Nourrie de témoignages inédits et d'archives officielles, ce livre retrace plus d'un demi-siècle d'opérations secrètes et met en scène les acteurs de cette politique ininterrompue d'ingérence.
    Frédéric Charpier, journaliste spécialiste de l'investigation est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a publié au Seuil Génération Occident (2005).

  • Dans "Contrat sur un pasteur", l'auteur s'insurge contre ces affaires qu'on étouffe, ces meurtres devenus ordinaires. Il démonte, rouage après rouage, le mécanisme qui a conduit la police secrète à l'irréparable. Le héros de ce roman à clés n'est pas seulement le pasteur Jacques Delvaux, ni telle personnalité en vue du Tout-Paris dont on brisera la carrière. Ce sont surtout les Renseignements Généraux. L'auteur dresse une peinture réaliste des arcanes secrets de ce service tout-puissant, miné par les querelles intestines. Sur fond de ballet bleu, entrera en scène un entreprenant conseiller élyséen, homme sans scrupules, mais adroit manipulateur. On apprend comment un sénateur, nommé ministre, deviendra un vulgaire indicateur de police. En révélant les trames obscures de ce drame demeuré jusqu'ici celé dans quelques dossiers confidentiels, Frédéric Charpier nous livre un roman explosif, fourmillant d'anecdotes authentiques. Il nous projette dans un univers d'une inimaginable sauvagerie où le meurtre d'un pasteur et l'honneur d'un homme public ne pèsent pas lourd face à la raison d'État !

  • Cette longue enquête menée au coeur même des Renseignements généraux révèle l'ampleur insoupçonnée du rôle joué par ce service, durant la guerre froide, dans la surveillance du Parti communiste français. De l'« affaire Marty » à l'« eurocommunisme », de l'Afrique noire à la guerre d'Algérie, aucun moyen n'aura été négligé pour « contrer le communisme intérieur », surveiller ses dirigeants, découvrir les secrets de son « appareil » et ses liaisons internationales. Paradoxe apparent, ce sont des socialistes qui porteront dès le début de la guerre froide les coups les plus durs au Parti communiste. Dès la fin des années 50, les RG avaient percé la plupart des mystères de l'« appareil technique et commercial » du PC, établissant sur chacun de ses membres des notes détaillées. Certaines sont publiées dans ce livre qui nous fait partager au quotidien, à travers de nombreux témoignages, le travail de la « section communiste », longtemps restée une des plus secrètes de la direction des RG. Cette enquête va plus loin encore, en révélant les dessous de la lutte anticommuniste dans laquelle se côtoieront, au début des années 50, des socialistes, des pacifistes intégraux, d'anciens collaborateurs, des trotskistes, des francs-maçons et des policiers des Renseignements généraux. Autre révélation et non des moindres : un plan resté jusqu'ici secret, connu sous le nom de « répertoire spécial », prévoyait l'arrestation de plus de 2000 responsables communistes français. Les innombrables documents cités dans ce livre, y compris des notes d'écoute de la « section communiste » laissent peu de doute : ce combat qui a opposé pendant près de quarante ans les RG au Parti communiste fut « sans merci ». Constat livré après des mois d'enquête par Frédéric Charpier, écrivain et journaliste, spécialiste des questions de police et de sécurité, auteur notamment de « Contrat sur un pasteur » (affaire Doucé), « Au coeur de la PJ », co-auteur de « L'Affaire Hernu ».

  • Cet ouvrage lève le voile sur la véritable histoire de l'extrême gauche trotskiste depuis l'exil de Trotski, en 1929. Six années d'enquête, des centaines de documents, des témoignages inédits pour décrire une incroyable aventure humaine, avec ses drames, ses trahisons, ses coups de théâtre et ses personnages hauts en couleur.
    Ce livre permet enfin de mieux comprendre les divisions du mouvement trotskiste, la façon dont ses membres ont pratiqué l'entrisme, par exemple, en France, au PS, au PC, au PSU, à FO ou encore dans la franc-maçonnerie.
    Frédéric Charpier démontre en quoi les trotskistes, contrairement à certaines idées reçues, ont bien été des acteurs de l'Histoire. Beaucoup ont été arrêtés, torturés, déportés ou fusillés sous l'Occupation, d'autres exécutés par les tueurs de Staline. Déchirés par les querelles internes, ils ont néanmoins participé à tous les combats de l'après-guerre, auprès de Tito et du FLN algérien, à Paris en 1968, dans les guérillas sud-américaines, et sont aujourd'hui à la tête des mouvements antimondialisation. Une histoire inédite du trotskisme qui reprend de manière chronologique tous les épisodes de l'aventure de l'extrême gauche jusqu'à nos jours.
    Frédéric Charpier est né en 1955 en Avignon. Écrivain, auteur de films documentaires, il est actuellement journaliste d'investigation au "Vrai Papier Journal".

  • Arnaud Montebourg, l'homme qui souhaite incarner le renouveau au PS en se portant candidat à la présidence de la République est-il bien celui que l'on croit ? Séducteur, rôdé aux techniques de communication et de " storytelling ", Arnaud Montebourg hante la politique française depuis plus de vingt ans en cultivant son image de franc-tireur. Ses adversaires au Parti y voient plus volontiers un individualiste obnubilé par sa propre destinée, surfant au gré des vagues en quête d'une consécration.
    L'enquête qu'a menée Frédéric Charpier permet de dévoiler les zones d'ombre et les louvoiements de ce personnage insaisissable, et rétablit les faits. De la Convention pour la 6ème République devenue un simple instrument du pouvoir personnel de son créateur, à sa carrière de ministre du Redressement productif, il se dégage surtout le profil d'un homme girouette, politiquement versatile, capable de s'allier avec Martine Aubry aussi bien qu'avec DSK.
    Le livre pointe les nombreuses contradictions d'A. Montebourg : l'ancien avocat qui dénonçait avec virulence la " Francafrique " en 1998 se retrouve à vanter auprès d'un chef d'Etat africain peu connu pour son amour de la démocratie le savoir-faire du groupe Bolloré ; partisan de l'économie verte durant les primaires socialistes de 2011, il devient, une fois ministre, le VRP du groupe Areva notamment en Arabie saoudite où il entretient des liens privilégiés avec le groupe Ben Laden ; après avoir férocement combattu TF1 et le groupe Bouygues, il devient un allié indéfectible de Martin Bouygues ; chantre du " made in France " il démarre en 2015 une carrière d'entrepreneur chez Habitat, propriété du groupe mondialisé Cafom.
    On l'aura compris, l'homme qui se veut le recours à gauche pour l'élection présidentielle de 2017 ne sort pas indemne de cette remarquable enquête.

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