• Ce livre met en évidence et discute l'importance des retombées économiques du patrimoine. Il décrit et analyse les politiques patrimoniales jusque dans leur dimension internationale. Entre objet de culte et objet menacé, le patrimoine doit une part de l'attention qui lui est accordée à sa dimension économique. Il ne faut ni la dédaigner ni la surestimer.
    Le patrimoine culturel est l'objet d'engouements collectifs, mais aussi de terribles atteintes. Son champ n'a cessé de s'étendre, et il revêt une dimension immatérielle et symbolique qui en fonde la valeur. L'analyse économique du patrimoine permet d'explorer les déterminants de la demande, de prendre la mesure des coûts de la conservation et de la mise à disposition des publics, d'évaluer la pertinence des aides en direction des propriétaires privés de monuments protégés. Elle montre que les modes de financement ne sont jamais indifférents aux stratégies des établissements culturels.
    Ce livre met en évidence et discute l'importance des retombées économiques du patrimoine. Il décrit et analyse les politiques patrimoniales jusque dans leur dimension internationale. Entre objet de culte et objet menacé (usure du temps, négligence et guerres), le patrimoine doit une part de l'attention qui lui est accordée à sa dimension économique. Il ne faut ni la dédaigner ni la surestimer.

  • Développement du numérique, restrictions budgétaires, influence de la réglementation européenne... de nombreux facteurs extérieurs interrogent les fondements de la politique culturelle. « L'exception française » est-elle toujours un modèle alors que les repères changent ?
    Afin d'y voir plus clair, l'auteure aborde de façon raisonnée et argumentée les différentes questions qui occupent régulièrement le devant de la scène, de la baisse des budgets aux nouvelles pratiques et consommations en passant par la toujours difficile démocratisation de l'accès à la culture ou bien l'importance du rayonnement français à l'international.

  • Rien ne s'est passé comme prévu. On avait cru que l'édition saurait tirer la leçon des bouleversements du secteur musical ou de ceux de la presse. Il n'en est presque rien. On avait pensé que le livre pratique, le livre de consultation, migreraient vers le numérique et que le roman serait « à l'abri ». Partout où s'accroît l'usage du livre numérique, le roman a les faveurs des lecteurs sur écran. On tablait sur le triomphe de l'ordinateur. La tablette et le téléphone sont en passe de le supplanter. On s'était dit que les libraires indépendants étaient menacés. Des chaînes spécialisées font faillite.À l'heure numérique, il faut tout réinventer. C'est ce que tente cet essai, qui met en cause les séparations familières entre le journal et le livre, le blog et l'article, le manuscrit et le texte édité. Le numérique modifie tous les aspects de la chaîne de l'imprimé et remet en perspective le métier de tous ceux qui y travaillent. Les réponses qu'apporte Françoise Benhamou aux questions que chacun se pose dessinent par anticipation le monde à naître des bouleversements que le livre est en train d'affronter.Françoise Benhamou est une spécialiste reconnue de l'économie de la culture, tant en France qu'à l'étranger. Professeur à l'université Paris XIII, membre de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), elle tient un blog sur le marché du livre dans Livres-Hebdo, et a déjà publié une dizaine d'ouvrages dont Les Dérèglements de l'exception culturelle (Seuil, 2006).

  • Les stars ont envahi tous les domaines de la culture, du cinéma à la peinture, de la musique au livre et au spectacle vivant. Pourquoi le succès semble-t-il de moins en moins s'expliquer par le talent ? Sur les marchés culturels de plus en plus mondialisés, où les " produits " déclinent de plus en plus des réussites récentes, où les structures de production se concentrent pour amortir les coûts de la " fabrication " des stars, quel espace reste-t-il pour la création véritable et l'innovation ? Nos engouements sont-ils condamnés à se tourner fatalement vers des « succès annoncés » à grands coups de campagnes promotionnelles ? En matière de politique culturelle, la défense de « l'exception française » suffit-elle pour pallier un phénomène devenu à ce point familier qu'on le pense inévitable : la généralisation tous azimuts du star-system ?Économiste, Françoise Benhamou est professeur à l'université de Rouen et chercheur au MATISSE, à l'université Paris-I. Elle a notamment publié Économie de la culture.

  • Le modèle français d'intervention culturelle s'essouffle. Difficulté à rencontrer de nouveaux publics, statut incertain des auteurs et des artistes, délicate cohabitation entre l'État et le marché, entre missions de service public et activités privées, fragilisation de l'exception culturelle dans le contexte de la mondialisation, divergences d'intérêts entre les acteurs de la vie culturelle et le politique : du théâtre au cinéma en passant par la télévision ou l'édition, François Benhamou dresse un état des lieux de la culture en France.

    Mais la fermeté des diagnostics, loin de conforter le refrain du déclin, ouvre ici des perspectives qui dépassent les frontières nationales. OEuvrer à la construction d'un espace commun, qui intègre la diversité des modèles culturels en Europe, telle est l'utopie raisonnable que dessine Françoise Benhamou.

  • En quoi l'économie de l'immatériel et le cadre juridique qui en définit les règles influencent, perturbent, modifient, facilitent les missions de protection et de valorisation classiques du patrimoine en termes de conservation, de sélection, d'accès et de diffusion ? Il est ici question des nouveaux modes de conservation du patrimoine et des bouleversements qui en découlent : en effet, le numérique peut aujourd'hui jouer un rôle en faveur de la protection, de la valorisation et du partage du patrimoine.

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