• II y aura soixante-dix ans, le 5 avril 1951, que les époux Rosenberg furent condamnés à mort pour des faits d'espionnage qu'ils n'ont pas commis. Exécutés 2 ans plus tard, parce que juifs et communistes en pleine guerre froide.Au-delà des jugements sur leur innocence ou leur culpabilité, leur geste de liberté face à l'accusation ne doit pas être considéré comme un épiphénomène de l'Histoire, mais bien comme un acte de résistance contre la « chasse aux sorcières ».Tout cela nous rappelle avec force qu'aucune fin ne peut justifier l'injustifiable : l'atteinte aux libertés individuelles.

    Gérard A. Jaeger est historien, essayiste, romancier et grand reporter Suisse.


  • Images "choc", initiatives de l'Union Européenne, programmes radicaux de candidats... La mobilité des migrants vers l'Europe, le sort de la plupart d'entre eux, dans sa violence, font aujourd'hui la "Une". Bousculant l'opinion publique, interpella

  • Le 14 avril 1912, le Titanic trace fièrement sa route vers New York. Rien ne laisse présager que le géant des mers, le plus luxueux paquebot jamais construit, court à sa perte.
    À 23 h 39, la vigie discerne soudain la masse sombre d'un iceberg sur la trajectoire du grand paquebot. Sur la passerelle, l'officier de quart donne l'ordre de venir sur bâbord... Une manoeuvre qui va envoyer mille cinq cent personnes par le fond. Deux heures et quarante minutes plus tard, le Titanic a disparu de la surface des eaux. Il n'aura navigué que cinq jours. Aussitôt naît un mythe qui n'a cessé de fasciner.
    Un siècle après le drame, l'historien maritime Gérard A. Jaeger explique qu'il était impossible d'enrayer le cours de l'histoire. Remontant à 1907, date à laquelle commence l'aventure du Titanic, il inventorie les faits, réhabilite la fiabilité du navire et se penche sur les manquements du personnel de bord. Décrit comme le symbole d'une civilisation finissante, le drame du Titanic n'est en réalité que la résultante d'un tragique concours de circonstances.
    Son enquête a conduit l'auteur à Belfast, où fut construit le paquebot, ainsi qu'à Londres et à New York, où se sont tenues les commissions d'enquête sur le naufrage.

  • Le pirate intéresse le philosophe, l'historien des lettres, l'historien, l'économiste, le juriste... Ce livre propose un ensemble de thèmes, composant une encyclopédie sur la piraterie.

  • À l'instar des paquebots des Années folles, les dirigeables ont joué le rôle d'ambassadeur des grandes nations. Comme eux, ils furent des mythes voués à la disparition, le fruit d'une technologie dont l'Histoire n'a bien souvent retenu que le pittoresque et la légende. L'aventure, qui commence en France avec la montgolfière, puis se poursuit avec l'aérostat, a conduit les ingénieurs à chercher les moyens d'améliorer la maniabilité des ballons. A partir de 1900, le comte Ferdinand von Zeppelin, proche du Kaiser, fit passer le dirigeable du stade expérimental à sa version stratégique durant la Grande Guerre. Ce fut pourtant avec la paix revenue qu'ils gagnèrent l'admiration du monde entier, grâce à leurs exploits tout autour du monde. Et ce fut le régime nazi, qui cherchait un prétexte pour les discréditer au profit de l'avion, qui en expurgea l'histoire après la catastrophe du Hindenburg, en 1937 !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une enquête dans les milieux interlopes de la piraterie contemporaine, sur fond de courses au trésor et de règlements de comptes.

  • Le matin du 24 juin 1859, la France et l'Autriche s'affrontent en un combat sanglant aux portes de Solférino. Un jeune commerçant genevois est témoin de la bataille et des souffrances qui lui font cortège. Il racontera trois ans plus tard combien la désorganisation de l'intendance médicale militaire fut fatale à des milliers de soldats, de part et d'autre du front. Hanté par cette vision d'horreur, Dunant n'a de cesse, de faire accepter par les chancelleries son idée d'aide humanitaire, neutre et bénévole, en temps de guerre. Et cette oeuvre novatrice, pour laquelle il réclame " un haut degré de dévouement ", va progressivement s'immiscer dans les consciences et s'étendre à tous les États du monde.
    Aussi, en 1901, pour le premier Prix Nobel de la paix, le nom de Henry Dunant (1828-1910) est naturellement sur toutes les lèvres... même si le fondateur de la Croix-Rouge ne fait pas l'unanimité parmi les pacifistes.
    Poursuivi par les créanciers, Dunant s'est réfugié dans la solitude et l'anonymat sur les hauteurs du lac de Constance. Il ne recherche plus que la tranquillité lorsque les projecteurs de Stockholm viennent rappeler au monde ce que fut sa vie...

  • En 1851, l'aiguière d'argent, créée par le joaillier londonien Robert Garrard pour récompenser un exploit maritime, est décernée pour la première fois. Le 22 août, face à quatorze adversaires, la goélette America , du New York Yacht Club, barrée par le capitaine Brown, remporte la victoire. La Coupe de l'America, première épreuve internationale de yachting, vient de naître.
    Plus d'un siècle et demi plus tard, pour la première fois depuis la création de la compétition, la Coupe, après avoir séjourné aux Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, revient en Europe. En 2007, la Société nautique de Genève remettra donc en jeu, sur le plan d'eau de Valence, le trophée conquis par le Team Alinghi .
    Ce récit explique comment le plus prestigieux des affrontements sportifs a traversé le temps, résisté aux guerres, aux mutations sociales, aux bouleversements politiques, et jusqu'aux modifications des règlements de course qui auraient pu lui être fatal.

  • Aujourd'hui, les otages ne sont plus seulement une monnaie d'échange, un moyen de pression de la part de leurs ravisseurs : ils sont devenus des objets de culte dont la représentation la plus symbolique, en France tout au moins, est Ingrid Betancourt. Or la plupart des Colombiens s'interrogent encore sur les raisons pour lesquelles elle fascine tant les Français. C'est cette surévaluation permanente qui provoque l'altération progressive de l'image qu'on se fait aujourd'hui de l'otage. D'objet de compassion, celui-ci est devenu un sujet de vénération : le symbole de la démocratie mise à mal par l'intégrisme et l'obscurantisme.
    Si dans l'Antiquité la prise d'otages était considérée comme une garantie de l'exécution d'un traité et figurait en bonne place dans les budgets d'État, les choses ont bien changé. Autrefois politique, l'otage est devenu une monnaie d'échange crapuleuse. Depuis quelques années, on sait que l'otage n'est plus qu'une victime expiatoire dont on peut assister à l'exécution à la télévision. Condamné à mourir pour l'exemple, il est l'acteur malgré lui d'une guerre dévoyée, celui de la « géostratégie-spectacle ».
    En s'appuyant sur l'exemple de la Colombie ou ce commerce fait rage, mais aussi des cas si différents de Jean-Edern Hallier, Aldo Moro, le Baron Empain, Roger Auque ou Florence Aubenas, Gérard Jaeger dresse un panorama historique et une typologie de la prise d'otages - crapuleuse, politique, terroriste... Il s'attache à comprendre les traumatismes psychologiques causés par un enlèvement, sur les individus comme sur les sociétés fragilisées auxquelles ils appartiennent - ainsi que sur leurs gouvernements impuissants.

  • Ils ne sont pas allés se battre la fleur au fusil.
    Durant quatre ans, forts de leur conviction patriotique, ils se sont forgé une seule conviction : celle de vaincre. Mais ils n´en savaient pas encore le prix. Ils étaient les poilus de la Grande Guerre.

  • Cet ouvrage se compose de 26 études portant sur des romans, poèmes, pièces de théâtre consacrés à Bahia, Barcelone, Buenos Aires, Durban, La Havane, Le Havre, Leningrad, Libertalia, Marseille, Nagasaki, Odessa, Ostende, Port Royal de Jamaïque, Saïgon, San Francisco, Seattle, Stockholm, Tanger, aux ports de Simenon, Mac Orlan, Cendrars, et à la rhétorique du port. « L'imaginaire portuaire moderne et ses poétiques constituent un bien psychologique et culturel commun, dont tout le lecteur est appelé à user, pour mieux vivre ses parcours personnels, ou ses escales ; mais, n'est-il pas une gageure que de parler d'une spécificité de l'écriture portuaire dans la mesure où chaque écrivain développe sa propre inspiration ? Tel est le génie du port, fait de diversités dans une même fascination. »

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