• Des premières tentatives de classification à la théorie de l'évolution, l'idée émerge d'une classification naturelle qui serait le résultat de l'histoire des organismes vivants sur Terre. Mais comment construire l'histoire du vivant ? L'émergence de nouveaux outils conceptuels dès les années 1960 et les avancées de la biologie moléculaire ont été à l'origine d'une véritable révolution. Cet ouvrage retrace cette passionnante histoire tout en passant en revue les questions que  posent les conceptions nouvelles et les résultats acquis au cours de ces vingt dernières années.

  • La théorie scientifique de l'Evolution, niée aujourd'hui par le fondamentalisme religieux (Créationnisme, Intelligent Design), se soumet elle-même, comme toute théorie à valeur expérimentale, à un constant questionnement. La "Logique du vivant", chère à la triade royale Lwoff-Monod-Jacob, dévoile aujourd'hui des interactions d'une infinie complexité entre milieu extérieur, phénotype et génotype. Penser l'évolution, c'est retracer la genèse et le cheminement d'une idée combattue d'emblée par la religiosité exclusive comme par les tenants d'un rationalisme pur, héritiers de Lamarck et de Pasteur, qui, tous, nient le "hasard" de Darwin faute d'en affiner le concept. Voici le livre fondamental sur l'histoire d'une idée majeure et son contexte culturel.

  • « Sixième extinction », destruction du « tissu vivant de notre planète », de la « cathédrale du vivant »... Pour invoquer l'effondrement de la biodiversité, les mots sont forts. Pourtant, ils n'incitent manifestement pas à agir. En dépit des rapports toujours plus alarmants, la prise de conscience collective tarde à venir.
    Et si nous n'agissions pas faute de comprendre ce qui est en jeu ? C'est du moins l'hypothèse d'Hervé Le Guyader, qui se méfie du fatalisme trop souvent associé au mot « biodiversité » pour lui privilégier une approche plus fine - croisant la biologie, l'étymologie, l'anthropologie, la neurophysiologie... -, beaucoup plus porteuse d'espoir.
    En débordant pour la première fois du seul cadre scientifique, il rend compte non seulement de la biodiversité, mais aussi de la dynamique propre à l'espèce humaine dans cette même biodiversité. Car aux origines de la crise actuelle, il identifie un problème majeur, ô combien d'actualité : l'écart qui s'est creusé entre notre pensée et le reste du vivant.

  • Nicolas Bouvier a effectué le trajet de Genève à Tokyo dans les années 50. Des livres ont jailli de ses voyages, si forts qu'ils ont inspiré nombre de vocations de voyageurs et d'écrivains. Voyageur-poète, écrivain-musicien, artisan de l'image et du verbe, Nicolas Bouvier incarne dans son oeuvre sa manière d'être au monde. Pour lui rendre hommage, un colloque lui a été consacré à Brest en 2008. Ce livre en est le prolongement.
    Les auteurs, issus d'horizons intellectuels et géographiques différents - Jean Starobinski, Michel Butor, Jacques Lacarrière, Gilles Lapouge, le photographe Jean Mohr, un spécialiste de poésie japonaise, une musicologue, des voyageurs, des écrivains et des universitaires -, soulignent le caractère humaniste et universel de l'oeuvre de Nicolas Bouvier.

  • "La physique dit-elle le vrai?"; "Qui a peur de la théorie de l'évolution?"; Science et imaginaire: la dématérialisation de l'homme posthumaniste";"Biodiversité entre science et culture"; "N'y a-t-il de science qu'européenne? "; Culture et science : la question du langage et de la communicabilité; La Science désenchantée? Autant de questions - et bien d'autres- qui mettent les sciences aux prises avec le doute émanant de la société civile.

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