• Jack Vivier fait partie de ces jeunes Tourangeaux, auxquels il a consacré un petit livre, et qui ont franchi les Pyrénées au prix de mille épreuves, pour rejoindre les combattants de la liberté. C'est dire que ces pages ne visent pas à la sérénité de l'historien en chambre. Ayant su choisir son camp, l'auteur veut exalter ceux qui, prêtres de Touraine, ont fait le même choix au péril de leur vie. Des visages se détachent au premier plan : ceux des abbés Dupont, Labaume, Péan, Carlotti, Lacour, Lhermitte, Besnard, Macé, Perreau, du Père de La Perraudière. Mais bien d'autres combattants de l'ombre sont évoqués ici. Dans ce livre, l'auteur entend par « soutanes noires » les prêtres des villes et par « soutanes vertes », selon une expression de Maurice Schumann, les prêtres des campagnes. Les deux termes ne s'opposent pas, tous portant alors la soutane noire. Mais l'action des uns et des autres, si elle est également présente dans la Résistance, y fut souvent différente et complémentaire. Soutanes noires et soutanes vertes méritent également notre admiration pour leur dévouement, leur courage et souvent, même, pour leur héroïsme. Cinquante ans après les années du combat pour l'honneur et la liberté, voici le mémorial des prêtres qui, en Touraine, ont vécu ce combat.

  • L'auteur évoque la vie quotidienne des évadés de France, leur pénible internement en Espagne, leur arrivée en Afrique du Nord, l'attente du débarquement et, enfin, leur participation à la victoire.

  • Léopold Sédar Senghor est affecté au lycée Descartes, à Tours, en octobre 1935. Parallèlement à son activité d'enseignement, il contribue à la formation de la conscience ouvrière et observe les péripéties de l'histoire mondiale. A travers la campagne d'Ethiopie et la guerre civile espagnole, il pressent le péril mondial qui arrive en 1939. Ce livre montre la dimension résolument humaniste de l'homme Senghor, dans les domaines de l'engagement social et de l'écriture poétique.

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