• Faldistoire s'ennuie tellement à l'école qu'il a juré la perte de sa ville.

    Bel édifice de pelouses et de béton, Chicoutimi cultive derrière ses murs l'hypocrisie et les vices de ses habitants. Quand la petite Sylvie meurt dans un accident de déneigeuse, une série d'actions en chaîne fait tomber le vernis de la normalité. Une nouvelle réalité émerge : celle des enfants morts qui reviennent en vie pour hanter la ville et prendre leur revanche.
    Faldistoire donne le signal de la révolte. Dans les cahiers d'écoliers comme dans la forme des nuages, il lit les signes qui annoncent la fin de Chicoutimi. Entre coups de poing et coups de bassin, il prend la tête de la conjuration. Sa ville sera l'épicentre de l'apocalypse.

    Dans un style punk étrangement poétique, Kevin Lambert dévoile les fantômes d'une société urbaine, où la différence est considérée comme une menace à l'ordre établi.

  • Querelle

    Kevin Lambert

    Une grève éclate dans une scierie du Lac-Saint-Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l'ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bars et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.
    Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la métropole, et Jézabel, issue d'une lignée rebelle de mère en fille.
    Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l'aliénation familiale ou sexuelle.
    Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s'empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale, qui rappelle Le Seigneur des porcheries, Jean Genet ou Kathy Acker.
    "Magistral... construit comme une tragédie grecque... Le puissant roman (noir) de notre époque !" - Stéphane Ehles - Télérama
    "Ironique et tueur ! Une manière bien à soi de considérer le corps-à-corps avec les ennemis sociaux..." - Mathieu Lindon - Libération
    "Un premier roman aux allures d'un film de Ken Loach, avec ses accents joual et un parler crû" - Thomas Vincy - Livre Hebdo

  • Écrire. Lire. Créer des liens. Une revue a toujours à voir avec des communautés mises en tension. En ces temps cruels, comment s'étonner que la question du lien social soit au coeur des textes de ce numéro des Écrits ? Rassemblée par Danielle Fournier, découvrez la Suite trifluvienne qui ouvre sur un monde à la fois proche et lointain dans lequel cinq autrices, Denise Simone Côté, Ariane Gélinas, Renée Deslauriers, Isabelle Dumais et Louise Lacoursière, traversent le temps et l'espace, déjouent les attentes. Puis, Le portfolio d'Henriette Valium, ludique et violent, fait écho aux textes du numéro, appelant le spectateur à imaginer les totalités en lesquelles incruster les formes en attente d'une vaine refiguration. Vous pourrez aussi lire dans les rubriques habituelles - Poèmes, Récits, Poésie, Essai - les textes de Laurence Bertrand, Hugues Corriveau, Thomas Desaulniers-Brousseau, Kevin Lambert, Marc-André Lavoie, Binéka Danièle Lissouba, Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent, David Paquet, Claudine Potvin, Benjamin Pradet, Françoise Roy et Oumy Aubert Sow. (source : Les Écrits)

  • Il est de plus en plus clair, à mesure que se généralise la prise en charge par les algorithmes de nos rapports sociaux, que ces technologies - du moins, dans le cadre qui prévaut aujourd'hui - contournent l'exercice démocratique. On pose parfois sur elles un regard apolitique, puisqu'on ne comprend pas bien leurs rouages. Mais les algorithmes font des choix pour nous, ils trient l'information, formulent des prédictions de façon si opaque et mystérieuse aux yeux de la majorité que le processus s'en trouve naturalisé. « Si la machine le dit... » Ainsi, nous apprenons à conjuguer avec les résultats des calculs algorithmiques sans se trop se demander ce qui se passe derrière le rideau, ou plutôt derrière l'écran. Les rouages intimes de l'algorithme nous échappent. Nous n'avons pas eu le temps de réfléchir aux implications sociales de la délégation aux algorithmes d'un nombre croissant de tâches et de responsabilités humaines. La technologie nous a dépassés en un claquement de doigt. Mais ce faisant, nous apprêtons-nous à renoncer à l'exercice politique lui-même, en succombant aux chimères de la rationalité technoscientifique, qui prétend pouvoir résoudre toutes les tensions, tous les conflits ?

  • La revue Spirale consacre le dossier de son édition hivernale à la recherche-création et plus spécifiquement à la « partie essai » ainsi qu'elle se trouve nommée dans les corridors des universités, perçue de façon latente comme secondaire ou plus sérieuse. Les collaborateurs et collaboratrices s'intéressent à cet aspect du travail de recherche-création dans un cadre qui dépasse l'institution universitaire et se penchent sur le rapport à la théorie et à la compréhension critique d'autres textes au sens où celles-ci nourrissent le travail des auteurs et autrices. Le dossier adopte délibérément une compréhension élargie de ce corpus, y intégrant les textes critiques, essais écrits à droite et à gauche, articles scientifiques et autres productions universitaires qui éclairent, même de façon diffuse, le travail de création. Le numéro comprend aussi plusieurs recensions d'essais et de roman, la suite de la réflexion critique sur la critique et un portfolio de Guillaume Adjutor Provost.

  • En couverture du numéro d'automne de la revue Lettres québécoises, retrouvez Kevin Lambert auteur de Querelle de Roberval. L'auteur signe son autoportrait et répond au questionnaire LQ, alors que Rebecca Leclerc se confesse sur leur amitié et que Martine-Emmanuelle Lapointe dresse son portrait littéraire. Ce numéro présente aussi un dossier thématique sur l'écriture queer. Retrouvez-y des histoires, récits et souvenirs d'auteurs et d'autrices, des essais et un entretien avec Bruce Garside et Will Aitken, fondateur de l'Androgyne, première librairie LGBTQ+ ayant fermé ses portes en 2002. Retrouvez aussi au sommaire les habituels cahier Critique, Vie littéraire où il est question de Victor Lévy-Beaulieu, de femmes s'abreuvant à la parole de l'autre et de gauche politique, et Création dans lequel vous pourrez lire un poème de Véronique Grenier, une nouvelle de Patrick Lessard et une lecture illustrée du roman La lutte de Mathieu Poulin par Guillaume Perreault.

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