• Le mardi 29 mai 1453, les armées ottomanes de Mehmet II prennent Constantinople, la capitale inaugurée par Constantin plus de mille
    ans auparavant, le 11 mai 330.

    L'originalité profonde de l'ouvrage de Michel Kaplan est de restituer l'histoire de l'Empire byzantin en fonction des contraintes et des nécessités (politiques, religieuses, physiques, géographiques, culturelles) qui dictèrent cette histoire singulière. Ce faisant, il évalue la présence de l'héritage byzantin dans l'Europe d'aujourd'hui. Notre civilisation doit à Byzance la transmission du legs de la Grèce antique : la totalité des ouvrages conservés depuis l'Iliade jusqu'aux Pères de l'Église nous a été transmise par les manuscrits copiés par les Byzantins. Sur le plan artistique, largement lié à la religion, l'héritage byzantin est presque limité à l'Europe orthodoxe, avec le plan en croix grecque et l'art de l'icône, suite à l'événement le plus important de l'histoire byzantine, le rétablissement du culte des images en 843.

    Enfin, l'État byzantin a constitué durant tous ces siècles un État de droit. La justice reposait sur le corpus de Justinien ; le pouvoir impérial reste jusqu'au bout autocratique par principe, mais le droit prime la force.

    L'histoire de l'Occident plonge ses racines dans Théodoric l'Ostrogoth, Clovis le Franc et son continuateur Charlemagne, Otton Ier et ses successeurs, autant de souverains qui prenaient leurs exemples à Constantinople.

  • Continuateur de l'Empire romain depuis la fondation de Constantinople en 330 jusqu'à sa chute en 1453, l'Empire byzantin fut la première puissance de la chrétienté dont la religion orthodoxe est l'héritière directe. Établi en Asie comme en Europe, il a tissé un lien fort entre ces deux continents. Son héritage artistique fabuleux et son roele décisif dans la transmission des textes de l'Antiquité grecque ont assuré la gloire d'une civilisation qui a su enrichir son respect des traditions d'une fascinante audace créatrice.

  • La brillante civilisation urbaine byzantine tire ses moyens d'existence des campagnes ; alors que les villes, face aux invasions, se replient derrière leurs murailles, le village devient un élément décisif de la société byzantine. Michel Kaplan a tenté de reconstituer la vie rurale de cette époque (vie-xie siècle) où Byzance surmonte le choc des invasions pour redevenir une grande puissance. Pour cette période mal dotée en documents d'archives, il a exploité systématiquement l'hagiographie, mais aussi les résultats de l'archéologie dans les Balkans, en Asie Mineure et en Syrie, la sigillographie et les enluminures des manuscrits. Il propose ainsi d'abord une description des constantes de la vie rurale byzantine (productions, pratiques agraires, habitat et terroir) ; puis il montre l'émergence de la société villageoise byzantine et de ses institutions, notamment la communauté villageoise, au-delà de son simple aspect fiscal ; ensuite, il reconstitue l'ascension des puissants qui aboutit à la crise de la petite paysannerie, que tente de résoudre la politique de la dynastie macédonienne ; enfin, recherchant les mécanismes de l'économie rurale byzantine, il étudie l'impact des facteurs conjoncturels, tente de définir le fonctionnement de l'exploitation paysanne, cellule de base de la production agricole, pour rechercher une explication au « blocage » de la société byzantine qui caractérise le xie siècle.

  • Le présent volume rassemble seize auteurs autour d'une thématique qui a fait l'objet de deux années de séminaire à l'Université Paris I (Panthéon- Sorbonne) dans le cadre de l'équipe doctorale d'Histoire byzantine et s'est inscrite dans tout un courant de recherches sur la spatialisation du sacré. Sans tenter d'approfondir la notion même de sacré dans le christianisme, les auteurs ont recherché comment ce sacré, par essence omniprésent, s'inscrit dans un espace précis, souvent matériellement délimité, sorte d'adaptation de sa transcendance ontologique à la finitude humaine, mais aussi aux enjeux pas uniquement spirituels de la société humaine. L'ouvrage confronte les recherches et conceptions de spécialistes d'histoire, d'histoire de l'art et d'archéologie, aussi bien du monde chrétien oriental, principalement byzantin, que de l'Occident médiéval. Contributions de Jean-Pierre Arrignon, Marie-France Auzépy, Josiane Barbier, Catherine Bortoli-Doucet, Béatrice Caseau, Marie-Hélène Congourdeau, Anne-Marie Helvétius, Catherine Jolivet-Lévy, Michel Kaplan, Elisabeth Malamut, Arietta Papaconstantinou, Jean-Pierre Sodini, Alice-Mary Talbot, P. P. ToloÄko, Cécile Treffort, Michel Zimmermann.

  • Le présent volume regroupe deux réflexions collectives. La première est issue de la table ronde organisée par Margaret Mullett lors du XXe Congrès international des Etudes byzantines, tenu à Paris du 19 au 25 août 2001. Les débats ont tenté d'aborder le monachisme byzantin par de nouveaux moyens et d'appréhender la place décisive que les moines occupent à toutes les époques dans la société byzantine. La seconde, issue d'un séminaire tenu à l'université Paris I, étudie le second iconoclasme et ses suites. Cette période dite abusivement iconoclaste - abusivement, parce qu'une telle appellation pourrait réduire la perspective d'étude - est celle du rétablissement de l'Empire byzantin après le choc des invasions. Elle demande de nombreuses études dans tous les champs de la recherche historique pour livrer une partie de sa logique, notamment de 815 à 843 et dans le temps qui suit le rétablissement des Images en 843.

  • Le Manifeste de la sortie de crise
    " Bien que nous soyons conscients depuis quelques années que l'humanité vit une transition, nous avons été surpris par la forme et la brutalité de ce confinement. Nous savons que la crise sanitaire n'est qu'un aspect d'une mutation plus profonde qui touche la dimension économique, financière, culturelle, écologique et spirituelle. Nous ne pourrons voir l'avenir que dans un regard holistique. Sortirons-nous du confinement la peur au ventre (peur du virus, peur de l'autre, peur de l'inconnu) ? Ou au contraire dans l'espérance d'un possible changement qui s'imposait à tous ? Je voudrais partager ici, non pas des solutions, non pas des leçons, mais une invitation à prendre de la hauteur,
    à faire preuve de discernement, à s'informer, à prendre des initiatives, à faire confiance, à établir des liens. Souvent du reste, inspiré des sagesses anciennes. Alors, j'ai invité des auteurs à livrer leur analyse et à répondre à deux questions : Quelle est la nature profonde de cette crise, que représente-t-elle pour vous ? Qu'aurons-nous appris de ce confinement ? " A. R.
    Introduction d'Arnaud Riou suivi d'une quinzaine de collaborations.
    COLLABORENT À CET OUVRAGE :
    o Marion Kaplan, bionutritionniste, naturopathe, autrice
    o Michel Odoul, consultant en entreprise, praticien et fondateur de l'Institut Français de Shiatsu. Auteur de plusieurs autres ouvrages
    o Fabien Rodhain, auteur
    o Philippe Guillemant, ingénieur, physicien, chercheur au CNRS
    o Guibert Del Marmol, auteur, mentor de dirigeants
    o Sandrine Roudaut, éditrice, utopiste et autrice
    o Patrick Viveret, philosophe, économiste, maître honoraire à la cour des comptes
    o Romain Cristofini, entrepreneur, coach de dirigeant et conférencier
    o Arnaud Riou, enseignant spirituel, auteur et conférencier
    o Thomas d'Ansembourg, auteur
    o Muriel Siron, astrologue et numérologue
    o Jean-Philippe Magnen, thérapeute, accompagnant, ancien porte-parole Europe Ecologie les Verts
    o Sophie Andrieux, fondatrice de Women in Action
    o Sébastien Henry, enseignant méditation et auteur
    o Pascale D'Erm, réalisatrice

empty