• La mondialisation provoque tourbillons de croissance et intensification de flux de toutes natures - scientifiques, technologiques, démographiques, économiques, culturelles. La dynamique des réseaux tend à l'emporter sur le contrôle des territoires. Mais le monde, qui est aussi un lieu, est présent dans chaque endroit de la planète. Loin d'uniformiser celle-ci, la mondialisation n'est nullement une menace pour les positions acquises mais elle multiplie au contraire les opportunités.

    Référence sur la mondialisation, cet ouvrage d'Olivier Dollfus, inventeur dès 1984 du «système-monde », constitue, comme le souligne Jacques Lévy dans une passionnante préface à cette troisième édition, l'introduction à un mode de pensée qui rend possible une intelligence à la fois concrète et conceptuelle de la mondialisation.

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    Professeur de géographie à l'Université Paris-VII-Diderot, Olivier Dollfus (1931-2005) a analysé, en Amérique andine comme en Asie, les significations locales de la mondialisation et symétriquement, la force de projection des sociétés à l'échelle planétaire. Grand spécialiste de la haute montagne, il a également présidé le comité scientifique du parc national des Écrins.

    « Le fait qu'aujourd'hui le niveau mondial puisse être un objet géographique légitime et presque banal doit sans doute beaucoup à Olivier Dollfus » Christian Grataloup

  • Nouveaux Etats, nouvelles frontières, extension des villes, régression des forêts tropicales. Foyers et aires de développement, organisés en réseaux planétaires, sont entourés de terres de pauvreté, de lieux de misère et de malheurs. De plus en plus la carte de l'humanité se présente comme une peau de léopard. C'est à son analyse qu'invite ce livre.

  • A finales del siglo XX, los Andes continúan siendo la gran cadena de montañas más poblada del mundo. En ninguna otra parte se encuentra, como en Perú y Bolivia, a millones de hombres establecidos a más de 3,500 m.s.n.m. En los Andes, a diferencia de los Alpes -que perdieron sus campesinos durante los siglos XIX y XX- hay siempre campesinos y probablemente nunca ha habido tantos, pero éstos son ahora minoría en las sociedades nacionales; lo son tanto en número, en países en los que la mayoría está formada por población urbana, como por sus recursos bastante inferiores en términos de ingresos. ¿En qué medida está ligada a la naturaleza andina esta situación tan triste? ¿Las virtudes de la naturaleza andina se habrían transformado en defectos? y, en caso afirmativo, ¿de cuándo data este vuelco? Virtudes y defectos aparecen entonces como singularmente relativos a una época y a una población determinada. ¿Virtudes antaño, defectos hoy?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De Lima, les Andes sont très proches, même si la brume qui couvre une partie de l'année le désert côtier empêche de les apercevoir ; mais cette brume est par elle-même un motif d'évasion vers les pentes ensoleillées de la montagne. L'existence urbaine est également une incitation à la recherche des espaces silencieux. Le dialogue avec les paysages, qui est l'essence même de la géographie, est un exercice d'hygiène mentale d'excellente qualité et l'indispensable délassement apporté à des activités liméniennes, pourtant variées et parfois passionnantes. Telles sont les raisons qui me firent choisir comme sujet d'étude les Andes centrales et leurs piémonts.

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