• Pussyboy

    Patrick Autréaux

    Zakaria vient quand il veut, et s'en va à sa guise. C'est l'amant imprévisible, mais qui apporte quelque chose d'unique. Pas tout à fait l'amour et pas seulement le sexe. La rencontre d'un soir est peu à peu devenue une liaison qui se cache mais qui dure. Jusqu'à ce que l'interdit religieux et les fantômes s'en mêlent. Et que la complicité se grippe. Quelle relation inventer alors pour ne pas tout perdre??

  • Dans cet entre-temps qui sépare la chute du mur de Berlin et celle des Twin Towers, il y eut une époque, bouclant le siècle dernier, qui aura semblé à beaucoup en suspens. Solal fait alors ses études de médecine. Mais sa jeunesse est inquiète. Témoin de parents qui se déchirent, il connaît lui aussi les joies et désillusions du premier amour. Devenu interne aux urgences psychiatriques, il apprend au fil des nuits de garde à écouter, à ne plus avoir peur, à accepter parfois son impuissance. Roman d'apprentissage, d'initiation amoureuse, Quand la parole attend la nuit éclaire les méandres de ce labyrinthe où l'on prend conscience que l'on est bien plus que soi.

  • La Voix écrite retrace un cheminement entre médecine et écriture, accompagné par l'amitié d'un vieil homme. Une cartographie intime qui n'est pas sans rappeler les récits autobiographiques des auteurs spirituels. Interrogeant le rôle possible de la littérature dans les temps incertains, ce récit sonde ce qui y résiste et nous soutient, et suit les tâtonnements de cette subjectivité mouvante, sans frontière, que les mots savent si bien façonner et éroder en même temps.

  • Un cyclone arrive sur la ville. Enfermé chez lui, le narrateur regarde par la fenêtre le vent, la pluie malmener les maisons et les arbres. Soudain, il se rend compte que le vieil orme, auquel il se confie depuis longtemps, est menacé. Commence alors une plongée intérieure allant de l'incertitude à la terreur, au bord du vertige, vers un recommencement.

  • Ce livre vient d'un muséum intime et buissonnier, c'est-à-dire d'une boîte à trésors, d'où surgiront notamment un rat musqué, un cygne noir, un réalisateur tchèque un peu sadique, des yeux de verre, des modèles d'invertébrés, un bateau-lumière, des poulpes brandis sur des harpons, des girelles et bogues scintillantes, une invasion de mouches, la charogne d'une baleine, un grand artiste allemand, une meute de poètes, des bouleaux et des brumes, un paléontologue mystique, un carabin pris de vertige métaphysique, un neurobiologiste athée, l'ombre d'un entomologiste méridional, des parents terribles, une panthère en cage, des scarabées et quelques orthoptères, un foetus, une momie de cigale, un pyromane imaginaire, et d'autres bijoux minuscules.

  • Les irréguliers

    Patrick Autréaux

    Ivan apprend par un coup de fil que son ami Virgilio a été arrêté et aussitôt conduit au Centre de rétention de Vincennes, où sont enfermés les sans-papiers avant leur expulsion. Il part le rejoindre. Après une longue attente devant et derrière les grilles de ce centre, il parviendra à échanger quelques mots avec lui, les derniers.

    L'imminence de la perte de l'être aimé va faire resurgir le souvenir de deux grands absents, son frère et sa mère, et de leurs destins tragiques. Écrit comme une longue confidence, Les irréguliers croise un drame amoureux et le voyage intérieur d'un homme en quête de réconciliation.

  • « En quelques coups de sonde décisifs dans l'alphabet, je fus à poil. »

  • Soigner

    Patrick Autréaux

    «Soigner, c'est-à-dire soigner jusqu'au bout, c'est traverser un champ dont on ne connaît ni l'état du sol, ni la nature des herbes. C'est accepter les fleurs d'orties, la gadoue putride, les entorses et aussi les odeurs fraîches, l'ombre piquetée de soleil d'un arbre solitaire. C'est fatigant et dur. On se fait mal au dos, on en a marre, on voudrait que ça se termine vite, on se le reproche, on essaie de sourire et de ne pas se presser, et on pleure en cachette après l'avoir entendu appeler ce nom d'enfant que lui seul utilisait.»
    Patrick Autréaux.

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