• Avec la montée en puissance des économies émergentes, le centre de gravité du monde est en train de basculer. Une nouvelle carte du monde est-elle en train d'apparaître ? Une nouvelle Amérique latine est-elle en train de naître ? 
    L'Amérique latine change. En effet, qui aurait pu imaginer, il y a quelques décennies, que certains pays latino-américains deviendraient les économies émergentes de demain, capables de réduire leurs retards avec les pays avancés, de leur faire concurrence sur certains marchés, voire réduire, fût-ce légèrement, leurs inégalités de revenus et leur pauvreté ? 
    Comment penser que certains pays, parmi les plus importants, allaient renouer avec l'exportation de produits primaires, retrouvant ainsi partiellement leur spécialisation internationale de jadis, et attirer à eux les capitaux ? 
    Ce livre veut comprendre l'Amérique latine à l'aide des expériences asiatiques mais veut aussi éclairer la situation de l'Europe aux prises avec ses dettes souveraines et ses crises. 
    Pierre SALAMA, latino-américaniste reconnu, primé par la chaire Julio Cortazar, docteur honoris causa des universités UAM et de Guadalajara (Mexique), docteur d'État, est professeur émérite des universités (université de Paris XIII), membre du CEPN-CNRS, (UMR7115), membre du comité de rédaction de plusieurs revues étrangères et ancien directeur scientifique de la Revue Tiers Monde.

  • La relation entre inégalités et croissance ne peut être comprise sans prendre en compte une multitude d'autres variables. Un essai novateur.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2006.)
    Les inégalités constituent un défi. Un défi pour le développement parce que leur accroissement, ou leur maintien à un niveau élevé, produit des sociétés excluantes et instables. Un défi intellectuel également, car les relations entre inégalités et croissance sont plus complexes qu'on ne le pense souvent : selon les conditions, la croissance peut être favorisée aussi bien par de faibles inégalités que par de fortes inégalités. Comparer sous cet angle les performances économiques de l'Asie et de l'Amérique latine, comme le fait avec rigueur Pierre Salama dans ce livre novateur, se révèle très instructif. Il montre ainsi que la relation entre inégalités et croissance ne peut être comprise sans prendre en compte d'autres variables, étroitement dépendantes les unes des autres : degré d'ouverture des marchés, niveau d'intervention de l'État dans la sphère économique, etc. Lire les principaux échecs économiques latino-américains à partir de ce qui semble être des succès en Asie montre qu'il n'y a pas de " voie royale " pour le développement. Et cela permet d'établir à quelles conditions, en Amérique latine, de nouvelles politiques, plus volontaristes, pourraient relancer la croissance, diminuer la brèche entre citoyenneté politique et citoyenneté sociale et transformer ainsi la croissance en développement durable.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2006.)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le sous-développement ne peut être expliqué en soi. Toute tentative d'étudier le sous-développement en l'automatisant, en le séparant de l'évolution de l'économie mondiale, des besoins et nécessités de ses centres dominants, est voué d'emblée à l'échec, car elle élude le problème essentiel : celui de sa genèse. Pour Pierre Salama, l'accumulation du capital dans les économies du centre a un rôle surdéterminant. Les conditions dans lesquelles elle se réalise, les crises qu'elle connaît et la difficulté qu'elle peut avoir pour se reproduire, sont à l'origine des modifications des liens avec les économies de la périphérie. C'est pourquoi l'étude de l'accumulation du capital dans les économies du centre, des conditions de sa réalisation, apparaît comme essentielle pour une analyse scientifique de l'évolution des économies de la périphérie. L'objet de ce livre est donc de tenter d'analyser le caractère contradictoire du procès de l'accumulation du capital. Cette accumulation du capital - à l'échelle mondiale - a des effets différents selon le pôle (centre, périphérie) où elle se déroule. Ses effets diffèrent, tant au niveau de la répartition des revenus, qu'au niveau de la formation d'emplois productifs. Dans ces conditions, la reproduction élargie du capital « national » s'avère de plus en plus difficile. Le procès de l'accumulation du capital « national » trouve, dès lors, sa spécialité dans la production rapide de ses propres limites. Les difficultés croissantes d'accumuler de manière autonome le capital - une fois la crise du capitalisme mondial surmontée - effritent, puis sapent, les assises mêmes sur lesquelles reposait la bourgeoisie nationale. Au prix de convulsions multiples, la bourgeoisie nationale se transforme, progressivement, en bourgeoisie associée à l'impérialisme. L'exacerbation des contradictions fournira cependant la base objective au développement de la lutte de classes. (Extrait de l'introduction de l'auteur).

  • This book analyses the issue of migration in Europe in its multiple dimensions, claiming that appropriate responses to the changing ways in which we live together will emerge only through the development of a new model of integration, based on the principle of equal dignity for each individual.

  • Cet ouvrage examine la question de la migration en Europe sous ses différents et multiples aspects et fait le pari que des réponses adoptées pour un vivre ensemble renouvelé ne pourront émerger qu'en imaginant un nouveau modèle d'intégration interculturelle, fondé sur le principe de l'égale dignité de tous les individus.

  • Baisse du pouvoir d'achat, tendances à l'hyper-inflation et à la dépression, crise fiscale, essor démesuré des activités financières, perte de confiance dans la monnaie nationale au profit du dollar d'un côté, excédents commerciaux souvent considérables, transferts nets de capital des pays endettés vers les pays développés d'un autre côté : tels sont les constats que l'on peut faire dans la plupart des pays sous-développés endettés, à l'exception parfois de ceux qui ont connu une extraversion très prononcée de leurs économies. Ce livre se donne pour objectif de montrer les mécanismes qui ont abouti à cette situation. L'auteur analyse la responsabilité des politiques d'ajustement - dites orthodoxes -, et l'incapacité des politiques économiques - dites hétérodoxes - à résoudre cette crise. La nécessité de trouver des solutions est urgente. Déjà les premiers effets sociaux politiques se manifestent et, au chaos économique, risque de succéder un chaos politique.

  • L'hyperinflation évoque une hausse des prix extrêmement forte, accompagnée d'un effondrement de la valeur de la monnaie. L'illustration caricaturale de ce processus est celle du consommateur allemand des années vingt, contraint d'acheter une boîte d'allumettes avec une brouette de marks... Signe d'un profond dysfonctionnement du système économique, cette hyperinflation était alors perçue, surtout, comme un symptôme de crise, nécessairement bref. Au cours des années quatre-vingt, la hausse accélérée des prix s'est, en revanche, affirmée comme un phénomène durable dans de nombreux pays : sur l'ensemble de la décennie, cette hausse a été de l'ordre de 15 000 % au Mexique, de 10 000 000 % au Pérou, de 40 000 000 % au Brésil, de 300 000 000 % en Argentine (on pourrait également évoquer les cas d'Israël, du Viêt Nam, des pays de l'Europe de l'Est...). Cette hyperinflation rampante a conduit les économistes à réviser leurs analyses et à préconiser de nouvelles politiques économiques. À partir d'une présentation critique des études anglo-saxonnes et sud-américaines les plus récentes, Pierre Salama et Jacques Valier exposent dans cet ouvrage une histoire immédiate de la pensée économique confrontée aux problèmes de l'hyperinflation. Et, s'appuyant sur une connaissance approfondie du terrain, ils proposent une interprétation originale du phénomène. Les enseignants, les étudiants, les économistes trouveront rassemblées ici les thèses encore inédites en France, et les données chiffrées les plus révélatrices de cette gangrénisation des économies capitalistes mal développées.

  • Depuis quelques décennies, les pays émergents montraient une croissance à deux chiffres que bien des pays industrialisés leur enviaient. Or, aujourd'hui, le ralentissement économique voire la crise, menace la plupart de ces pays. Assiste-t-on à un retournement de situation ? Le miracle économique se transforme-t-il en mirage ?
    Place au débat analyse la situation sans omettre d'évoquer les nouvelles puissances émergentes (exemple de l'Argentine) et aborde des questions-clés : baisse de la pauvreté, émergence de classes moyennes, coûts environnementaux de la croissance, etc.). Une synthèse à la fois dense et accessible.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'État est-il surdéveloppé ? Comment expliquer l'ampleur de l'intervention de l'État dans les économies occidentales, et la multiplication des dictatures dans les pays en voie de développement ? Dans les pays développés, l'État intervient relativement plus dans la reproduction de la force de travail, que dans le secteur industriel. Dans les pays en voie de développement, l'État intervient, en revanche, essentiellement dans ce dernier secteur. Analysant cette particularité du tiers monde, les auteurs formulent des aperçus originaux sur la faible socialisation de la force de travail, l'importance prise par le secteur informel et le rôle du secteur, dit domestique, dans les pays dominés. Dans les pays développés, l'état d'exception est la dictature, et l'état normal la démocratie ; mais, dans les pays en voie de développement, c'est l'inverse. Le tiers monde est-il condamné à cette fatalité ? P. Salama et G. Mathias montrent que si elle est économiquement déterminée, elle n'est pas inéluctable.

  • L'image courante d'un enfant squelettique et affamé n'est plus la seule image de pauvreté dans notre monde : les mal nourris existent dans les pays riches, la pauvreté aussi et l'obésité se développe particulièrement dans les catégories les plus pauvres des sociétés développées, elle est due à une nourriture de mauvaise qualité.La pauvreté est présente et s'impose avec l'urbanisation accélérée de nos sociétés et l'incapacité à crééer des emplois en nombre suffisant. La pauvreté a de multiples facettes, la mesurer c'est souvent la réduire et la méconnaître. La pauvreté est à la fois un fait et un sentiment et la synthèse en est difficile.Il importe également de multiplier les indicateurs dans la mesure de la pauvreté. Cette mesure est alors plus opérationnelle et permet d'établir une analyse de l'évolution de la pauvreté, du rôle des différents facteurs.Des mesures fondées sur divers critères et indicateurs permettent alors de construire une idée à la fois des efforts à faire (redistribution des revenus, mesures fiscales ...) et de la nature de ces efforts (programmes nationaux ou ciblés ...) pour atténuer la pauvreté.

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