• On ne  se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public

  • Qui se souvient que la pédophilie a été considérée comme une cause « juste » voici seulement une trentaine d´années ? Au nom de la libération des moeurs, de grands intellectuels, des éditeurs, des journaux renommés, à gauche, mais aussi à droite, des hétérosexuels comme des homosexuels, l´ont défendue avec passion. Certes, une telle position faisait débat : ce livre nous replonge dans les controverses de l´époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes.  Aujourd´hui, la pédophilie est quasi unanimement considérée comme une des pires choses qu´on puisse imaginer. Et celle-ci fait d´autant plus peur qu´elle est toujours plus envahissante : il n´est presque plus possible de consulter un média sans qu´il en soit question. Elle a colonisé aussi bien l´espace public que notre propre intériorité.  Pourtant, les sciences sociales sont restées inexplicablement muettes sur ce problème alors même que se posent de nombreuses questions : comment certaines élites ont-elles tenté de légitimer la pédophilie dans les années 1970-80 ? Comment, en l´espace de quelques années, le pédophile est-il devenu un danger pour la société ? Pourquoi ce retournement a-t-il été aussi rapide que radical ? Ce sont ces énigmes, et quelques autres, que cet ouvrage tente de résoudre.  Pierre Verdrager, chercheur en sociologie, est l´auteur de Ce que les savants pensent de nous et pourquoi ils ont tort. Critique de Pierre Bourdieu (La Découverte, 2010) et de L´Homosexualité dans tous ses états (Le Seuil, 2007).

  • La sociologie de Pierre Bourdieu s'est imposée bien au-delà du monde universitaire. Dans le même temps, ce dernier est devenu un défenseur des dominés et des opprimés, un militant de justes causes. Ce livre reprend certains des grands chantiers ouverts par le sociologue - les femmes, les classes populaires, les sciences, l'Algérie, l'épistémologie - afin de bien comprendre son mode d'exploration du monde.
    En confrontant les positions de Bourdieu à celles d'autres chercheurs, Pierre Verdrager fait apparaître des traits permanents qui caractérisent la " sociologie critique " qu'il a fondée : elle requiert des gens capables de trop peu, vulnérables en tout, mais des sociologues capables de tout et vulnérables en rien !
    Ce livre s'adresse d'abord aux acteurs et aux militants. Il n'est pas certain qu'on doive considérer comme un bon guide quelqu'un qui ne croyait pas en l'intelligence des gens, qui faisait dépendre le changement social de la survenue de miracles, qui considérait toute prise de conscience comme une impossibilité et qui disait pis que pendre des associations. Les militants n'ont pas besoin de guide ni d'homme providentiel capables d'indiquer ce qui est à faire : la science peut peut-être informer modestement l'action, certainement pas s'y substituer. La pédagogie ne remplacera jamais la politique.
    Tout compte fait, ce dont les acteurs ont d'abord besoin d'être libérés, c'est d'une sociologie critique qui se sent autorisée, au nom de son savoir accumulé et de ses " méthodes rigoureuses ", à les penser incapables de toute critique.

  • Comment les personnes jugent-elles la littérature ? C'est à cette question que l'auteur tente de répondre au travers du cas de Nathalie Sarraute saisie par la critique journalistique. En suivant pas à pas les critiques dans leurs évaluations et prises de position, il décrit minutieusement les arguments des uns et des autres, sans jamais intervenir dans le débat. Ceci lui permet de pousser très loin l'analyse en faisant comprendre de l'intérieur ce sens si familier et pourtant opaque à lui-même : le sens critique.

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